Artistes contemporains chinois/ Chinese contemporary artists

Artistes chinois les plus reconnus sur le marché international   国际市场上最知名的中国艺术家  
The most renowned Chinese artists on the international market

En 2015 la Chine a perdu sa deuxième place acquise en 2014 sur le marché de l’art contemporain dans le monde dans le classement Artprice. Cette contraction du marché aurait toutefois eu peu d’impact sur l’évolution de l’art contemporain chinois qui témoignait d’une hausse de 470% sur les six dernières années. En 2015-2016, les Etats-Unis restaient le plus grand marché de l’art contemporain dans le monde générant 582 millions $ en 2015-2016, selon Artprice. La Chine venait en 3ème position avec 316 millions $, derrière le Royaume-Uni. Elle ne représentait que 24 % des recettes mondiales contre près de 33 % lors du précédent exerciceNéanmoins 187 artistes chinois et 99 artistes américains comptaient pour 60% du Top 500 des ventes. L'artiste chinois Zeng Fanzhi se classait 9ème du Top 500 avec des ventes de 22,6 millions $, suivi par Zhang Xiaogang en 12ème position avec des ventes de 16, 4 millions $. Liu Wei venait en 18ème position. Les artistes chinois restent performants aux enchères et chaque année le nombre de collectionneurs d’art chinois progresse. Actuellement il y a plus de 200 maisons de ventes aux enchères en Chine.
"L’art contemporain a émergé en Chine dans les années 1980, explique l'artiste chinois Zhu Wei. Au début, les oeuvres des artistes chinois contemporains étaient essentiellement achetées par des collectionneurs occidentaux. Avec l’émergence d’une classe moyenne chinoise, les acheteurs sont surtout devenus locaux". Puis après 2005 l’art contemporain chinois a  fait son apparition sur les marchés tant asiatiques qu'occidentaux.
Pour la troisième année consécutive l’artiste chinois Cui Ruzhuo - très connu pour ses peintures à l'encre - se situait au premier rang des artistes chinois dans la Hurun Art List 2017 consacrée au marché chinois de l'art, avec des ventes qui ont atteint l'année dernière 117 millions US$, suivi par Zeng Fanzhi qui a vendu un total de 20,5 millions $, en hausse de 28%. Fan Zeng, venait en 3ème position avec des ventes de 18,8 millions $. Quatre artistes femmes (3 en 2016) apparaissaient dans le Top 100 des artistes avec en tête Chen Peiqiu (95 ans), en 23ème place, avec des ventes de 5,4 millions $, suivie par Xu Lele, 67ème, Lou Zhenggang, 82ème et Yan Ping, 97ème. En 2016, les ventes totales cumulées des artistes chinois étaient les plus faibles depuis 10 ans ; elles étaient en baisse de 8% par rapport à 2015 à 489,8 millions $. Les ventes de peintures à l’encre représentaient la moitié du total des ventes et les peintures à l’huile 47%.
 2 sculpteurs étaient en bonne place dans le classement : Zhu Ming (Taiwan), qui se classait au 18ème rang avec des ventes de 7 millions $ et Xu Hongfei, au 22ème rang. Ai Weiwei est rentré dans la liste pour la première fois en 2017 avec des ventes de 2,25 millions $. 

L’art contemporain chinois témoigne de la situation actuelle de la Chine avec ses paradoxes, entre croissance économique et inégalités. L'art contemporain est ainsi un double miroir : d'une part il reflète la Chine intérieure, culturelle et politique, et d’autre part il donne une nouvelle image de ce pays dans le monde, confortée par sa création artistique et l'envol de ses ventes d’art ces dernières années.

ENGLISH

 

AI WEIWEI 艾未未

AI WEIWEI est devenu un des artistes majeurs de la scène artistique indépendante chinoise, à la fois sculpteur, performer, photographe, architecte, commissaire d'exposition, réalisateur et blogueur. C’est un artiste et un critique social, avec une œuvre prolifique, iconoclaste et provocatrice. Il aborde de front la question des conditions sociales en Chine et dans d’autres pays en livrant son témoignage sur les bouleversements que subit le pays. Il est un des 303 intellectuels chinois signataires de la "Charte 08" *. En Février 2011, son œuvre, une pile de 100g de Sunflower Seeds(graines de tournesol) s’est vendue pour 559 394 $ chez Sotheby’s Londres. Le 9 Mai 2012, un lot de Sunflower Seeds était acheté pour 650 000 $ chez Sotheby’s New York. En Février 2015, ses sculptures en bronze représentant les têtes du zodiac, ont été vendues par la société Phillips de Londres environ 4,4 millions $.
Avec des revenus cumulés de 11,7 millions $, il se classait au 23ème rang du classement Artprice (Produit des ventes) du marché de l’art dans le monde en 2015/2016.
L’artiste
Ai Weiwei est né à Pékin en 1957. En 1978, il est accepté à l'université de cinéma de Pékin. En 1979, il fonde avec d'autres le groupe d'avant-garde d’art contemporain « Les Étoiles ». Dès 1981, grâce à un réseau de relations, il part aux Etats-Unis, principalement à New York où il poursuit des études à
la Parsons School of Design. En 1993, son père étant malade, Ai Weiwei revient s'installer à Pékin. Il vit actuellement en Allemagne qui lui a accordé un visa de séjour de 3 ans.
Son œuvre
Au début des années 1980, Ai Weiwei choisit New York comme terrain d’expression, y photographiant quotidiennement le monde qui l’entoure. Andy Warhol était alors un artiste majeur de la scène contemporaine
. Il lance des performances artistiques et crée de l'art conceptuel.
  Il poursuit cette pratique à Pékin, où il revient en 1993, montrant les multiples aspects de la réalité urbaine et sociale de la Chine. Son nom est devenu célèbre récemment avec des réalisations comme le « nid d’oiseau » - le stade olympique construit pour les jeux olympiques d’été de 2008 - pour lequel il était conseiller artistique du cabinet d'architecture suisse Herzog & de Meuron. En Mai 2011, une œuvre très connue de l’artiste "Circle of Animals/Zodiac Heads" - 12 sculptures en bronze représentant les animaux du zodiaque chinois - était exposée devant la fontaine Pulitzer sur la Grand Army Plaza à New York City. Celles-ci sont basées sur les têtes placées à l’origine dans l’ancien Palais d’été de Pékin et brûlées en 1860 par les troupes anglaises et françaises. "Pour l’artiste, il s’agit d’un travail sur la liberté d’imagination et la persistance des idées".
Son installation "Sunflower Seeds", a été présentée dans le cadre des «Unilever Series», du 10 Octobre 2010 au 2 Mai 2011, à
la Tate Modern Museum de Londres. L'œuvre est constituée de plusieurs millions de représentations de graines de tournesol ; elle joue avec une métaphore célèbre de Mao Zedong où le peuple chinois devait se tourner vers lui comme les tournesols, vers le soleil. Cette sculpture, selon le mot choisi par la Tate Modern
pour présenter l'œuvre, est constituée de petites porcelaines peintes une à une, à la main, par près de 1 600 artisans et ouvriers de la ville de Jingdezhen. 
Expositions
Depuis le début de sa carrière, plus d'une cinquantaine d'expositions personnelles consacrées à Ai Weiwei ont été organisées et plus de 150 expositions collectives, notamment aux États-Unis, en Belgique, en Italie, en Allemagne, en France, en Espagne, en Australie, en Chine, en Corée et au Japon
.
“Ai Weiwei : Entrelacs” a été la première grande exposition personnelle en France consacrée à l’artiste, au Musée du Jeu de Paume à Paris, en 2012. Par la richesse de son iconographie, cette exposition voulait montrer la diversité et la complexité du personnage et sa manière d’être constamment en relation avec le monde. D’où cette idée d’entrelacs, de liens qui ne cessent de se tisser par-delà les frontières et les obstacles en tout genre.
“Evidence”, était le titre de l’exposition consacrée à l’artiste au Martin-Gropius-Bau, à Berlin, en Avril 2014. Composée d’œuvres monumentales, de photos et de vidéos, elle témoignait une fois de plus de sa rébellion face à un régime qui cherche à le bâillonner. Ne ménageant pas ses critiques vis-à-vis du gouvernement chinois, Ai Weiwei a en effet été arrêté et placé en détention le 3 avril 2011 par les autorités chinoises, détenu puis libéré sous caution le 22 juin 2011 et assigné à résidence, surveillé en permanence, accusé de fraude fiscale, privé de son passeport, interdit d’expositions.
Une exposition de l'artiste intitulée "Résistance et tradition" était organisée à Séville en Espagne du 31 Janvier au 30 Juin 2013. De Juin à Septembre 2015, il était exposé à la Galleria Continua/Tang Contemporary Art à Pékin.
En Septembre 2015, la Royal Academy of Arts offrait une rétrospective de l'artiste avec quelques uns de ses travaux les plus importants depuis son retour en Chine après son séjour aux Etats-Unis jusqu’à maintenant. L'artiste ayant récupéré son passeport en Juillet 2015, il a pu être présent à l'inauguration de l'exposition.

Organisées conjointement par la National Gallery of Victoria, Australie, et l'Andy Warhol Museum de Pittsburgh, Etats-Unis, deux expositions sont consacrées à  ces deux artistes majeurs pour l'art contemporain, Ai Weiwei et Andy Warhol, la première à Melbourne en Decembre 2015, la seconde en Juin 2016.
Invité à exposer par le grand magasin parisien Le Bon Marché en Janvier 2016, Ai Weiwei y a réalisé de magnifiques vitrines tout en symboles et en matières légères telles que le bambou ou le sisal  plus à l'intérieur du magasin une exposition 'Childplay' composée de cerfs-volants d'oiseaux fabuleux et de dragons :  1   2  3  4

Une grande exposition était consacrée à Ai Weiwei au Musée de l’Art des Cyclades à Athènes “Ai Weiwei at Cycladic” du 20 Mai au 30 Octobre 2016. L’exposition abordait des sujets sociaux et politiques. Du 14 Juillet au 20 Novembre 2016, il exposait au Museum of Contemporary Art, à Vienne 'Ai Weiwei : “Translocation—transformation”.
Une grande exposition rétrospective "Ai Weiwei libero" était organisée au Palazzo Strozzi à Florence du 23 Septembre 2016 au 22 Janvier 2017. En parallèle il avait accroché une installation appelée « Reframe » constituée de 22 canots pneumatiques sur la façade du Palazzo Strozzi. Son but : attirer l’attention sur  le drame des réfugiés en Méditerranée.
Pendant deux ans, l’artiste chinois Ai Weiwei a développé un nouveau projet au Château la Coste (Le Puy Saint-Réparade, France), intitulé Ruyi Path, inspiré du sceptre cérémonial de la culture chinoise symbolisant le pouvoir et la bonne fortune. Pour marquer l’accomplissement de ce projet, Ai Weiwei présentait une exposition parallèle intitulée «Mountains and Seas», du 8 Mai au 17 Juin 2017. Les œuvres exposées étaient réalisées à partir des techniques traditionnelles du cerf-volant et utilisaient un large éventail de références issues de la mythologie chinoise et de l’histoire personnelle d’Ai Weiwei.
http://aiweiwei.com/ 

Une exposition d’Ai Weiwei "Law of the Journey" est visible actuellement dans le grand hall de la galerie nationale de Prague depuis le 16 Mars 2017 jusqu’au 7 Janvier 2018. L'œuvre de l’artiste est un gigantesque canot gonflable de 70 mètres de long flottant dans le vide avec 258 réfugiés à son bord. 

Ai Weiwei prépare par ailleurs un projet ambitieux de création d’une centaine de palissades à travers New York cet automne : un multi-site intitulé “Good Fences Make Good Neighbors”. L’exposition s’ouvrira le 12 Octobre 2017 jusqu’au 11 Février 2018, elle est commissionnée par le Public Art Fund de Nyc.

Ai Weiwei, Ai Weiwei, Descending light, glass crystals/stainless brass, 2007

Ai Weiwei, colored vases (neolithic vases), industrial painting, 2007-2010

Ai Weiwei, Straight (foreground), names of the student earthquake victims 2008-2011 (Background: wall of inkjet printouts of the names of over 5000 dead children)

Ai Weiwei, surveillance camera, marble, 2010

Ai Weiwei, Circle of animals, zodiac heads, bronze, New York, 2011

Ai Weiwei, Forge, metal fragments, 2012

Ai Weiwei, He Xie (river crab), ceramics, 2012

Ai Weiwei, Bang Installation, stools, Venice, 2013

Ai Weiwei, installation set for sculpture in London, 2015

Ai Weiwei

BAI MING 白明

BAI MING est un des céramistes contemporains les plus reconnus en Chine. Il est aussi peintre, écrivain et professeur. « Parfois, quand je n’arrive pas à exprimer quelque chose par la peinture, je me tourne vers la sculpture », explique Bai Ming. L’artiste est un plasticien complet : il travaille aussi bien la forme des objets que les techniques comme les encres et les peintures pour redynamiser cet art ancien qu’est la céramique chinoise. Le Musée Cernuschi à Paris l’a d'ailleurs mis à l’honneur en lui organisant avec succès, une exposition personnelle en 2014. Il a par ailleurs été reçu en résidence au Kansas City International Residency at the Artists Coalition (USA) en Juillet 2013. Son oeuvre ‘Life Goes On-New Plum Vase’ s'est vendue à “Hosane Spring Auction 2012 – Contemporary Art’ pour 44 805. $
L’artiste
Bai Ming est né en 1965 à Jingdezhen (dans le nord de la province du Jiangxi), berceau de la porcelaine chinoise. Il est diplômé du Central Arts and Crafts College (1994) et du département de céramique de l’Institut Central de l’Artisanat et des Beaux-Arts. Il est Directeur du Art Museum of College of Fine Arts de l’université Tsinghua de Pékin.
Son œuvre
Bai Ming mêle l'ancien et le moderne, fait la synthèse entre l'Est et l'Ouest. Il est influencé par l’histoire et la philosophie chinoises autant que par des conceptions occidentales comme notamment celles de Tàpies et de Fontana. Ses pièces de céramiques sont fidèles aux formes et motifs de la céramique traditionnelle de l’Orient. Bai Ming crée de très belles céramiques, bleues et blanches, sans motifs appuyés et aux couleurs douces. Il utilise aussi des émaux et matériaux composites et créé des formes texturées comme ses grands vases-rouleaux (cylindres) couverts de motifs enchevêtrés. Les motifs abstraits dominent, comme des fragments de végétaux ou des lignes.
Bai Ming contribue activement au renouveau - depuis les années 90 - de la création contemporaine chinoise dans le domaine de la céramique. Il a repris et renouvelle en effet profondément la production de Jingdezhen. En 2004, il a obtenu le prix, « Contribution award for promoting Chinese modern ceramic craft », au Palais de l’Assemblée du peuple à Pékin.

Dans le domaine de la peinture, sa référence constante à la tradition l'a conduit à utiliser l’encre, à partir de 2003, tout en peignant à l’huile. L’artiste créé des peintures abstraites, "il alterne compositions géométrisées et pratiques gestuelles". "Il utilise l’encre, l’encens et le thé pour dessiner des entrelacs de traits parsemés de lacunes blanches pour symboliser des trous de ver à soie et le passage du temps. Un motif récurrent ».
Expositions

La dernière exposition personnelle de Bai Ming avait lieu début 2017 au Beijing's Minsheng Art Museum où il exposait des douzaines de porcelaines, peintures et installations, produit de ses dizaines d'années de recherche sur l'art de la porcelaine. Parmi ses autres expositions personnelles, citons : en 2016 Kansas City Artists Coalition, Etats-Unis ; en 2015 Centre d'art de Korea Electric, Séoul, Corée ; en 2014,  exposition «Bai Ming» au Musée Cernuschi, Paris , exposition Bai Ming à la galerie Fun Art Space (district 798), en  à Pékin; en Octobre 2013, exposition intitulée "L'encre et l'eau" au Centre culturel de Chine à Paris, 'Séeénité, nuit et réflexion Musée de Canton, Chine ; en 2010, Nuages et brumes blanches', galerie Xuexue, Taiwan ; « Transformation and Manufacturing—the Abstract Road for Bai Ming », Jindu Art Gallery à Pékin.
L’artiste a aussi été exposé dans plusieurs galeries et musées comme au Torrance Art Museum (Etats-Unis) en 2013. Toutefois Il reste pour l'instant peu connu à l'international bien qu'il participe à des expositions collectives depuis 1993, en Asie et à l'étranger. Citons parmi celles-ci : en 2016 'Cent ans de stèles', galerie Françoise Livinec, Paris ; 2014 'New ink of China'  Musée de Jinling, Nankin, Chine, ChiFra Sino-French Exhibition of Art au National Art Museum of China à Pékin, qui rassemblait environ 200 oeuvres de 40 grands artistes contemporains de Chine et de France ; 2013 'Art Beijing', Beijing, 'Elsewhere is here', Futuroscope France ; en 2012 US NCECA Exhibition Florida, Etats-Unis.
http://www.baimingart.com/en/chubanwu/

 

Bai Ming ceramic ,1995

Bai Ming, Series Heart Sutra of Mountains· Sea Between Black and White, acrylic on canvas, 2006

Bai Ming, Series Heart Sutra of Mountains·Sea Understand Black, acrylic on canvas, 2007

Bai Ming, 'porcelaine jardinière', "Visage doré", 2010

Bai Ming, Song of the Wind in the Reeds, porcelain vase, cobalt, blue, 2011

Bai Ming, three works, porcelain

Bai Ming, porcelain, 2013

Bai Ming, porcelain vase, 2013

Bai Ming's Metaphor - Mindfullness, Mystery, Philosophy, Guandong Art Museum, porcelain, 2013

Bai Ming

BU HUA

BU HUA est une jeune artiste chinoise contemporaine qui relève du mouvement pop culture, très ancrée dans son époque. Son travail montre un monde fantastique sur base de culture chinoise. Elle réalise tout à la fois des peintures à l’huile, des illustrations, des bandes dessinées, des peintures digitales, des animations. Elle est en train de prendre vraiment sa place dans le cercle des jeunes artistes chinois, avec son utilisation de logiciels Flash qui est son principal moyen d’expression et ses dessins numérisés.
L’artiste
Bu Hua est née à Pékin en 1973. Elle est Diplômée de l'Académie Centrale d'Art et de Design de l’Université de Tsinghua, Pékin (1995) et de l’Académie des Beaux-arts de l’Université d’Art d’Amsterdam (1998).
Son œuvre
Bu Hua a toujours dessiné mais elle a réellement trouvé sa voie artistique quand elle a découvert Flash Animation autour de ses 20 ans. La plupart de ses travaux la décrivent comme elle était dans son enfance, une jeune fille pleine de fougue en chemisier blanc et foulard rouge des Young Pioneers (une version des pionniers de l’époque communiste) qui trouvait toutes sortes de tourments au monde adulte. “When we become adults we have to find our ‘real’ selves. My work records the process of finding myself.”, déclare-t-elle. Que ce soit dans ses illustrations, ses peintures digitales, ses peintures à l’huile ou l’animation, son style et son vocabulaire unique lui ont apporté un formidable succès. Elle travaille ainsi entre imagination, rêves et réalité. Au-delà d’être très visuel, son travail touche aussi le cœur des jeunes de son époque.
Bu Hua est un(e) de ces artistes talentueux dans le digital qui ont fait leur réputation au travers de l'Internet au 21ème siècle. Son travail d’animation « Cat » (2002) a été téléchargé plus d’un million de fois et a remporté plusieurs prix en Chine. « Savage Growth » qui a été exposé à la Biennale de Shanghai en 2008, lui a apporté le prix de « l’international new youth media artist ». En 2009, elle  été sollicitée pour créer une oeuvre pour 'le Pavillon du futur" à l'exposition de Shanghai 2010. Dans les œuvres de Bu Hua, d’un coté le monde virtuel est vu comme un paradis rempli de choses luxueuses et de superbes architectures chinoises. D’un autre coté, le ciel sombre en arrière-plan s’oppose à toute utopie dans une Chine industrialisée. Son œuvre LV Forest (2010) de même parle des différents aspects des relations dans notre société.
Expositions
Bu Hua dessinait comme une professionnelle quand elle avait 10 ans et elle a eu sa première exposition personnelle à 16 ans. Parmi ses expositions personnelles récentes, citons : en 2016 'The best has already come', Line gallery, Beijing ; 
en 2015, 'Sami à Pékin', A2Z Art Gallery, Paris ; en 2014  ‘A.D.3012’ , Mouart Space, Beijing 798, Pékin, ‘My one hundred Million times waiting for you’, Joy Art Space, Beijing 798 ; en 2012  ‘Buhua’, 27 Gallery, Hong Kong ; en 2011  ‘Buhua’, Fang Gallery, Indonésie ; en 2010  ‘Buhua’, Project Fulfill Art Space, Taipei, Taiwan, ‘Buhua’, Eastation Gallery, Pékin, ‘Buhua’, buyi Gallery, Hong Kong, ‘Buhua, front line contemporary Gallery, Shanghai ;  en 2009  ‘Beauty’, Nihaoart Gallery, Xiamen, Chine, ‘Meeting again without Panic’, Digital art China, Pékin ; en 2008  ‘Man-made Fairyland’, Sipek Gallery, Shanghai, Chine, Buhua’, Yi Dong Gallery, Shanghai.
Bu Hua a aussi participé à de nombreuses expositions collectives dont les plus récentes : en 2016 Paris Art Fair, en 2015 ‘Exposition comparant le travail de l'art conceptuel allemand et chinois’, Chine ; en 2014 ‘The 5th Fukuoka Asian Art Triennale , Fukuoka, Japon ; en 2013 ‘Exposition sur l'art digital en Chine’ ,Today Art Museum, Pékin, ‘Mirror and Shadow’, Musée national d'Indonésie, ‘The Third Beijing Film Academy International New Media Arts Triennial Exhibition’, Chine ; en 2012 China oil painting Biennale’, Musée national des Beaux-arts de Chine, Pékin, Chine, ‘Research Exhibition On “Post-70s Generation”Artsts Jianghan Star Plan’ ; en 2009 Animamix Biennial’, Shanghai, Digitle Art Of China@China’, Pékin, Chine, Malaisie, Hong Kong, ‘Jelly Time - a new force of Chinese Contemporary Art’, Anvers, Belgique, ‘The second session of the Media Arts Week,’ Wuhan, Chine, ‘SHANGHYPE!’ Londres, Royaume-Uni, ‘Every human being is an artist’, Shanghai, Chine, ‘Rebirth-Art Moots Architecture’, Shanghai, ‘Reality·Imagination-Contemporary Young Artist Exhibition’, Taiwan, Moving Pictures’-Coreana Museum of Art, Corée du Sud, Slovenia graphic art Biennale’, Slovénie, Present Tense Biennial’, San Francisco, USA, ‘Big Word: Chinese Recent age art show’, Chicago, USA, Digital Art Invitational Exhibition’, Hangzhou, Chine.
En 2004 et 2005 elle a participé au 14ème et 15ème Festival International Français de la Nuit des Lumières’Bordeaux, France.

 

Bu Hua, Beijing Babe 7, 2008

Bu Hua, Savage Growth, Flash digital animation, 2008

Bu Hua, Savage Growth, Flash digital animation, 2008

Bu Hua, Man-Made Fairyland No. 7, giclée print, 2008

Bu Hua, painting, buhua.com

Bu Hua, The water is deep here in Beijing, C Print, 2010

Bu Hua, The water is deep here in Beijing, C Print, 2010

Bu Hua, 2012 I, Digital drawing C Print, 2011

Bu Hua, New Digital painting 1, 2014

Bu Hua

CAI GUO-QIANG 蔡国强

 CAI GUO-QIANG est un artiste plasticien chinois, devenu maître en matière d’événements pyrotechniques.
C'est une figure majeure de la scène artistique internationale. "Homeland," un tableau en huit panneaux aux teintes ocre évoquant une peinture rupestre et figurant sa ville natale, Quanzhou, a été vendu en Septembre 2013 chez Christie's à Shanghai pour 2,45 millions$ (15 millions de yuans). Un ensemble de 14 dessins de l’artiste utilisant de la poudre explosive pour l’Asia-Pacific Economic Cooperation est devenu l’œuvre d’art contemporain la plus chère vendue aux enchères en Asie, à 9,5 millions $, en 2007. Avec des ventes annuelles cumulées de 951 466 $, il se situait au 173ème rang du classement Artprice (Produit des ventes) du marché de l’art dans le monde en 2015/2016.
L’artiste
Cai Guo-Qiang est né le 8 décembre 1957 à Quanzhou, province du Fujian, en Chine. Il a fait ses études à 
la Shanghai Drama Institute de 1981 to 1985. Il a par ailleurs suivi des cours à l’Institute for Contemporary Art, à Long Island City (Etats-Unis). Il vit et travaille à New York.
Son œuvre
L’œuvre de Cai Guo-Qiang tourne beaucoup autour de la pyrotechnie. Utilisant déjà divers médias, comme le dessin, les installations et les vidéos, Cai Guo-Qiang a commencé à utiliser la poudre explosive dans son travail, se confrontant ainsi à une tradition artistique chinoise. Alors qu’il vivait au Japon, de 1986 à 1995, il a en effet étudié les propriétés de la poudre à canon dans ses dessins. Il a par ailleurs été choisi pour concevoir les feux d’artifices lors des Jeux Olympiques de Pékin en 2008. Il a été aussi l’organisateur des feux d’artifice organisés pour la 60ème fête nationale de la Chine à Pékin en 2009.
 
Cai Guao-Qiang utilise une variété de matériaux et de symboles : des éléments du feng shui, de la médecine et la philosophie chinoises, des images de dragons et de tigres, des ordinateurs, des distributeurs automatiques et de la poudre à canon. « Cai Guo-Qiang lie ancienne et moderne cosmologie pour développer une vision de l’art comme une science de la transformation ». Son œuvre est souvent participative, exigeant le concours du public qui agit comme un transmetteur d’énergie. Il réalise ainsi des « explosion events », des conceptions pyrotechniques comme en Octobre 2013 
la “One Night Stand (Aventure d’un Soir) » pour la Nuit Blanche à Paris. Il propose des installations poétiques souvent démesurées. Il conçoit également des œuvres en papier mâché, résine et plâtre représentant des animaux.
Après une quatrième tentative, Cai Guo-Qiang créé en 2014 un évènement autour de la « Sky ladder », une échelle qui se dresse et s’enflamme dans le ciel. Celle-ci était réalisée à l’attention de sa grand-mère, alors âgée de 98 ans. L’artiste a réalisé cette installation dans le port de Huiyu Island dans la province du Fujian en Chine (voir le documentaire sur l’évènement sur Netflix).

Expositions
Parmi les expositions personnelles récentes de l'artiste, citons : en 2016 Exposition de spectaculaires explosions de poudre colorées au Centre des Arts et de la Nature de Chaumont sur Loire, France, 'Cai Guo­Qiang: My Stories of Painting', Bonnefantenmuseum, Maastricht, Pays-Bas ; en 2015
 'Cai Guo Qiang: there and back again', Yokohama Museum of Art, Japan,11 July- 18 October 2015, en Janvier 2015 “Life is a Milonga: Tango Fireworks for Argentina»,dans les environs de La Boca, Buenos Aires ; en 2014, première exposition de Cai Guo-Qiang en Argentine, « Cai Guo-Qiang: Impromptu », à 
la Fundación Proa, à Buenos Aires ; en 2014 « Cai Guo-Qiang: The Ninth Wave », Power Station of Art, Shanghai ; en 2013 « Falling Back to Earth » Queensland Art Gallery, « Cai Guo-Qiang: Da Vincis do Povo », au Brésil.
Cai Guo-Qiang a aussi participé à de nombreuse expositions collectives depuis 1985. Parmi les plus récentes, citons en 2017 'Highlights', Fondation Cartier collection, Seoul Museum of Art ;2015, « Scenes for a New Heritage: Contemporary Art from the Collection, Museum of Modern Art, New York » du 8 Mars 2015 au 31 Mars 2016, « Heaven and Hell. From magic carpets to drones”, Boghossian Foundation, Brussels, Belgique, du 6 Mars au 6 Septembre; en 2014, « Ravaged », M-Museum Leuven, Belgique, « I Look At Things...”, à 
la Faurschou Foundation, Copenhagen, Danemark, « Vivid Memories », Fondation Cartier pour l’art contemporain, Paris, « Guess What? Hardcore Contemporary Art’s Truly a World Treasure: Selected Works from YAGEO Foundation”, The National Museum of Modern Art, à Tokyo, “Solaris Chronicles”, Atelier de la Mécanique, Campus LUMA, Arles, France, “China’s Changing Landscape: Contemporary Chinese Ink”, Nordiska Akvarellmuseet, Skârhamn, Suède; en 2013 “Ink Art: Past as Present in Contemporary China, The Metropolitan Museum of Art, New York”, “Portrait of the Times – 30 Years of Chinese Contemporary Art, Power Station of Art, Shanghai, China, “Mamac 20 ans d'art contemporain”, Musée d'Art Moderne et d'Art Contemporain, Nice, France, “White Light/White Heat”, Istituto Veneto di Scienze Lettere ed Arti, Palazzo Cavalli Franchetti, Italie.
En 2012, il fut un des lauréats de 
la prestigieuse Praemium Imperiale, qui récompense des artistes pour l’ensemble de leurs des réalisations dans des catégories non couvertes par le prix Nobel. En 1993, il avait  reçu le prix de la Fondation Cartier pour l’art contemporain, à Paris, puis ensuite de nombreuses récompenses dans plusieurs pays dans le monde. Cai Guoqiang, est le premier artiste chinois contemporain auquel le Guggenheim de New York a consacré une rétrospective, en 2008.
http://www.caiguoqiang.com/ 


Cai Guo-Qiang va illuminer le 
Benjamin Franklin Parkway, à Philadelphie, USA, du 14 Septembre au 18 Octobre 2017. 'Fireflies' va inviter le public à vivre pleinement ce grand boulevard comme un paysage nocturne de rêve, créé par les mouvements doux et langoureux de lanternes chinoises artisanales lumineuses et de véhicules à pédales personnalisés. Neuf cents lanternes illuminées dans une multitude de couleurs et de formes flotteront le long de la promenade Benjamin Franklin, portées par un groupe de 27 piétons.

Le Pushkin State Museum of Fine Arts à Moscou présente la première exposition personnelle de l’artiste chinois Cai Guo-Qiang en Russie, du 13 Septembre au 12 Novembre 2017. L’exposition intitulée « Cai Guo-Qiang: October » est une réflexion autour du 100e anniversaire de la Révolution russe. A Moscou, l’artiste créera aussi deux peintures à la poudre à canon de 20 mètres de long et une calligraphie sur soie, le tout avec la participation de résidents locaux. 

Le Musée du Prado annonce aussi une exposition personnelles de Cai Guo-Qiang : The Spirit of Painting, du 24 Octobre 2017 au 4 Mars 2018      

                                                

Cai Guo-Qiang, Dream, 2008, Photo Tatsumi Masatoshi, Cai Studio.

Cai Guo-Qiang, Fallen Blossoms, gunpowder explosion, Philadelphia Museum, 2009

Cai Guo-Qiang, Ninety horses: Saraab, gunpowder, installation, Museum of Modern Art, Doha, 2011

Cai Guo-Qiang, Mystery circle, LA, USA, 2012

Cai Guo-Qiang, gun powder drawings, New York, 2012

Cai Guo-Qiang, Homeland, gunpowder drawings, 2013

Cai Guo-Qiang, The ninth wave, exhibition Power station of Art, Shanghai, 2014

Cai Guo-Qiang, Elegy Explosion Event,The Ninth-Wave, Power Station of Art, Shanghai, 2014, Photo by Zhang Feiyu, Cai Studio

Cai Guo-Qiang, Impromptu, gunpowder drawings, installation, 2014

Cai Guo-Qiang, gunpowder drawing, 2014

Cai Guo-Qiang, Sky Ladder, fireworks, 2014

Cai Guo-Qiang

CHEN YIFEI 陈逸飞

CHEN YIFEI est un peintre chinois contemporain qui compte parmi les artistes chinois les plus renommés, père de l’école réaliste chinoise. Il était aussi réalisateur de films. Chen Yifei a été un des peintres leaders de la révolution culturelle. Il devint célèbre pour ses grands portraits de Mao. Son tableau "Eloge du Fleuve jaune" s’est vendu 4,2 millions d’euros en Mai 2007 à Pékin. En 2011, sa peinture « Upland Wind » de sa Série « Tibet » s’est vendue à 81,6 millions yuan, battant des records et plaçant l’œuvre au niveau des prix les plus élevés des peintures chinoises. Avec des ventes cumulées de 12,3 millions $, il se situait au 20ème rang/500 du classement Artprice (Produit des ventes) du marché de l’art dans le monde en 2015/2016.
L'artiste
Chen Yifei est né en 1946 à Ningbo dans la province du Zhejiang. Il était diplômé de la Shanghai High School for Art (1964) et de la Shanghai Training School of Art (1965). Il devint en 1970 l’artiste principal de l’Institut de peinture de Shanghai. En 1980, Chen Yifei  devint un des premiers artistes de la République populaire de Chine autorisé à étudier aux Etats-Unis où il résidera de 1980 à 1990. Il est ensuite retourné en Chine et s’est installé à Shanghai. Il est mort prématurément en 2005.
Son oeuvre
Après la révolution culturelle, Chen Yifei fut le précurseur d’un nouvel âge dans l’esthétique chinoise, montrant un nouveau sens de la modernité et du style de vie dans ses peintures aussi bien que dans la mode, le cinéma et le design. Il abandonnera la glorification du Parti pour mélanger technique réaliste et romantique dans un style de peinture appelé « réalisme romantique », comme par exemple ces femmes en habits traditionnels quelque peu mélancoliques.
A partir de 1990, il peint des paysages impressionnistes du Tibet et de sa province natale le Zhejiang. Il a ainsi mis en valeur les régions au sud du Yangstsé, « le bourg d’eau » dans le Zheijang. L’une de ses œuvres « Double pont » (de la petite ville de Zhouzhuang) a été offerte à Deng Xiaoping par une compagnie pétrolière américaine. Chen Yifei a aussi peint Venise où il a séjourné en 1992.
Chen Yifei était aussi créateur de mode, il vendait des vêtements et des meubles d’intérieur hauts de gamme. Il a par ailleurs commencé une carrière de producteur de film en 1993 avec un film autobiographique intitulé "Old Dream at Sea: Personal Recollections on Chen Yifei."Son premier long métrage : "A date at dusk" a été présenté au Festival de Cannes et en 2005, alors qu’il travaillait sur la scénario d’un film « Barber », il est tombé malade et est soudain décédé.
Critiqué sur l’aspect commercial de son travail, Chen Yifei répondait : "I love paintings, clothing and films because they are all beautiful things".
En 1983, juste avant qu’il n’obtienne son diplôme du Hunter College aux Etats-Unis, son exposition personnelle à
la Hammer Galleries avait déjà été un grand succès, attirant dès lors les acheteurs occidentaux. En 1994, il a commencé son amical partenariat avec Gilbert Lloyd de la Marlborough Fine Art Gallery à Londres et ce jusqu’à sa mort. La France lui a consacré une exposition au Musée Granet d’Aix En Provence, en 1998. Plus récemment, il était exposé en 2006 au Museum of Contemporary Art Shanghai (MOCA Shanghai) et au Summer Exhibition, Marlborough Fine Art Ltd.à Londres. 

 

Chen Yifei, Red flag, oil painting, 1972

Chen Yifei, Suzhou, oil on canvas, 1983

Chen Yifei, Venise, oil on canvas, 1992

Chen Yifei, Reclining woman with fan, oil on canvas, ,1996

Chen Yifei, Wind, Tibet Series, oil on canvas ,1996

Chen Yifei, six beauties, oil on canvas ,1998

Chen Yifei, oil on canvas , 2001

Chen Yifei, Tibetan girl, oil on canvas, 2003

Chen Yifei (background : Double bridge)

CUI RUZHUO

CUI RUZHUO est peintre chinois réputé en Chine pour ses peintures à l’encre. L’artiste réalise des créations contemporaines tout en renouvelant la grande tradition chinoise. Cui Ruzhuo, peu connu en Occident jusque récemment, se classait en tête du classement Hurun 2014, pour la première fois, avec un chiffre d'affaires total de 77 m $. Il était de nouveau en tête du classement Hurun 2016 et 2017 avec des ventes de 120 m $ et 117 m $. Il est l'artiste chinois de sa génération qui vend le plus actuellement.
L’artiste
Cui Ruzhuo est né en 1944 à Pékin. Il a étudié la peinture avec le peintre Li Kuchan, un des maîtres de la peinture à l’encre traditionnelle chinoise, puis il a été professeur à l’Academy of Arts and Design de Pékin jusqu’à son départ pour les Etats-Unis en 1981. Un doctorat honorifique en art lui a été décerné par le Dewey College à New York en 1984.

Il est depuis revenu dans son pays où il forme des étudiants en doctorat au sein de la Chinese National Academy of Arts.
Son œuvre

Cui Ruzhuo peint à l’encre de Chine sur papier des tableaux inspirés des grands maîtres classiques chinois, desquels se dégage une grande sérénité. Pendant plus de 10 ans, il s'est spécialisé dans le "finger painting", une peinture qu'on pouvait voir du temps de la dynastie Qing
. Il est très connu en Chine pour ses paysages majestueux enneigés, dans un style très proche de l’art traditionnel chinois, ses lavis de montagnes et ses lacs.
Cui Ruzhuo, apparemment à contre-courant de la tendance générale, multiplie néanmoins les ventes et il est en Chine l'artiste qui vend le plus et à des prix élevés. 
En Mai 2015, un polyptique de Cui Ruzhuo composé de 8 panneaux, peint en 2013, représentant les montagnes enneigées du Jiangnan, s’est ainsi vendu pour 30 millions $. L’année précédente, en 2014, chez Poly, une autre de ses œuvres intitulée « Landscape in Snow», peinte en 2006, avait été vendue 23,7 millions $. C’est lors de cette vente chez Poly qu’une de ses œuvres « Snowy mountain » adjugée à 28 million HK$ (plus de 3,7 millions $), avait été  jetée à la poubelle par une employée de l’hotel Hyatt de Hong Kong qui faisait le ménage après la vente aux enchères. Le 3 Avril 2016, Poly Auction Hong Kong vendait pour 36,6 millions $ une œuvre de Cui Ruzhuo intitulée "The Grand Snowing Mountains" (2013), un record pour la maison de ventes aux enchères. Elle vendait aussi un dessin à l’encre de l’artiste intitulé "Misty Autumn in the Drizzling Rain" (2010), pour 141.6 millions HK$ (18,2 million $ ).
Cui Ruzhuo est en fait un passionné d’art chinois et aussi un grand collectionneur. Il possède même un musée à Pékin et un autre dans la ville de Ito au Japon. Il déclarait au South China Morning Post (Hong Kong) en Août 2014 qu’un investisseur chinois allait engager une somme de 600 million HK$ pour construire un musée privé à son nom, qu’il espérait ouvrir d’ici deux ans . «Je veux avoir plus d’exposition à Hong Kong. Hong Kong est une vitrine non seulement pour la Chine mais aussi pour les artistes chinois. Hong Kong, en tant que  plateforme internationale, joue un rôle de pionnier dans la promotion de l’art chinois dans le monde. C’est une place très précieuse », expliquait Cui Rushuo au South China Morning Post.
Expositions
Parmi les expositions personnelles récentes de Cui Ruzhuo, citons : en Octobre 2016 'Cui Ruzhuo: Glossiness of Uncarved Jade' à Moscou et à Saint Petesbourg en Septembre 2016. Une grande exposition 'Cui Ruzhuo's 'finger-ink' show' était présentée au Palace Museum à Pékin de Mars à Juin 2016. Durant l'été 2014, plus de 200 oeuvres de l'artiste étaient exposées au National Museum of China à Pékin, permettant de mieux faire connaître ce qu'on appelle le "finger painting". '
The Glossiness of Uncarved Jade - Solo Exhibition of Cui Ruzhuo [III]', présentée par Lotus Arts Group, en association avec Poly Auction, était organisée au Hong Kong Arts Centre en Août 2014.
Les œuvres de Cui Ruzhuo font partie de la collection de nombreux musées, universités et collectionneurs privés ; ses collections s’arrachent à Hong Kong. De nombreuses œuvres de l’artiste ont obtenu des prix dans les expositions internationales. 

Cui Ruzhuo, Finger painting of landscape, ink on paper, 2008

Cui Ruzhuo, Finger painting of landscape, ink and colour on paper

Cui Ruzhuo, Scholar under the bamboo Scroll, ink and colour on paper 2010

Cui Ruzhuo, Pine Forest, scroll, ink and colour on paper

Cui Ruzhuo, sounds of spring, ink and colour on paper, 2010

Cui Ruzhuo, Boating in Spring, scroll, ink and colour on paper, 2011

Cui Ruzhuo, flowers by the river, ink and colour on paper, 2012

Cui Ruzhuo, Landscapes of four pieces, ink and colour on paper

Cui Ruzhuo, The grand Snowing Mountainous Jiangnan Landscape, ink and colour on paper, 2013

Cui Ruzhuo

FANG LIJUN 方力钧

FANG LIJUN est un peintre et graveur qui appartient à la jeune génération de l'avant-garde contemporaine chinoise. Il est aussi un des initiateurs du mouvement pictural chinois « le réalisme cynique », qui s'est développé après les évènements tragiques du 4 juin 1989, place TienAnmen. Il est considéré comme une des figures les plus importantes dans l’art contemporain chinois. Début Octobre 2014, sa « Series 2 N°4 » s’est vendue chez Sotheby’s pour 59,48 millions HKD (7,63 millions $) à Hong Kong, son record mondial et le double de son estimation. Son image de marque est un Chinois chauve, à la peau jaune ou rosée, au visage bouffi et aux traits épais. Avec des ventes cumulées de 539 258 $, il se situait au 273ème rang du classement Artprice (Produit des ventes) du marché de l’art contemporain dans le monde en 2015/2016.
L’artiste
Fang Lijun est né en 1963 à Handan, dans la province de Hebei. Il est diplômé de  l'Académie des Beaux-arts de Pékin (1989). Il a aussi étudié la céramique à
la Hebei Light Industry Technical College Il vit actuellement à Tongxian, à l'est de Pékin et dans la province du Yunnan.
Son œuvre
Les peintures de Fang Lijun font apparaître des sentiments de désenchantement, colère et rébellion. Certains critiques disent que ses peintures montrent souvent un monde de jeunes perdus après 1989. Ses gravures de taille monumentale font par contre revivre une pratique asiatique ancienne de la gravure sur bois. En 1993, l’eau est devenue un sujet récurrent dans son travail.
Fang Lijun a commencé à exposer son travail en 1989, avec l’aide de son ami d’enfance et critique Li Xiantang. Ses peintures ont ainsi été montrées à la China/Avant-garde Exhibition, en même temps que celles d’autres artistes émergents issus de la Révolution culturelle
. Suite à cette exposition, et en partie grâce à son ami Li Xintang qui lui a ouvert les portes de galeristes et marchands d’art, sa carrière a décollé. En 1993, ses travaux Series 2, N° 2 (1991-1992), communément appelés “The Yawn” or “The Howl,”, ont eu l’honneur de faire la couverture du New York Times Magazine, donnant à Fang Lijun une réputation internationale. La même année, il a été sélectionné pour exposer à la 45ème Biennale de Venise puis de nouveau à la Biennale de 1999.
Du 11 Novembre 2016 au 2 Avril 2017, le Musée Ariana à Genève faisait découvrir les installations de céramique de Fang Lijun, moins connues que ses peintures. "L’artiste part de petites briques de polystyrène, qu’il revêt de porcelaine et empile les unes sur les autres. A la cuisson, le polystyrène disparaît: ne reste plus que la structure de céramique".

Expositions
Sa première exposition personnelle "Human Images in an Uncertain Age", a été accueillie à Tokyo en 1996 par
la Japan Foundation Asia Center, faisant de Fang Lijun le premier artiste chinois contemporain à obtenir une exposition personnelle à l’étranger.
Parmi ses expositions personnelles les plus récentes citons : en 2016-2017 "Fang Lijun Espaces interdits", Musée Mariana, Genève ; en 2013, Hanart TZ Gallery, Hong Kong ; en 2012 'Fang Lijun- Documenta', MOCA, Singapour, 'Fang Lijun, The precipices over the clouds', GAM, Turin, Italie ; en 2011 "From symbols to analysis", Xi'an museum, Chine, "Accidental myth", Chongqing museum, en 2010 "Fang Lijun", Today Art Museum, Beijing, en 2009 "Fang Lijun, sea and sky", Kunsthalle Bielefeld, Allemagne.
Il a aussi présenté son travail dans le cadre d’expositions collectives d’art contemporain chinois dont la China - Facing Reality exhibition qui a eu lieu au MUMOK (Museum Moderner Kunst Stiftung Ludwig), à Vienne, en 2007, ou encore dans le cadre de l’exposition “Beijing- Havana: New Contemporary Chinese Art Revolution,” au Musée National des Beaux Arts de Cuba, à la Havane, en 2009-2010,  'Future pass', Venise, Wereldmuseum Rotterdam, en 2011 ; 'Latitude/Attitude 20th anniversary exhibition, Schoeni Art Gallery, Hong Kong, Today Art Museum, Taiwan Museum of Fine arts en 2012. Il a participé récemment, en Juillet-Août 2015, à une exposition collective 'Tempo', à Monaco.
Il faisait partie des peintres exposés dans le cadre de l'exposition intitulée "Alors la Chine?" au Centre Pompidou en 2003.

Fang Lijun, acrylic, 1983

Fang Lijun, faces, oil on canvas, 1991

Fang Lijun, Series 2 N°4, oil on canvas, 1992

Fang Lijun, oil on canvas, 1993

Fang Lijun, water and face, oil on canvas, 1995-96

Fang Lijun, drowned, oil on canvas, 1999

Fang Lijun, wood engraving , sans titre, 1999

Fang Lijun, oil on canvas, 2002

Fang Lijun, bricks, ceramics, 'Espaces Interdits' Exhibition, Musée Ariana, 2016

Fang Lijun in front of his self portrait

FRERES GAO 高氏兄弟

Les frères Gao - ZHEN et QIANG - sont des artistes chinois contemporains multimedias. Ils travaillent sur les installations, la performance, la sculpture, la photographie et l’écriture. Artistes dissidents, les frères Gao ont vécu les évènements de la Révolution Culturelle qui les a profondément touchés, leur père étant décédé en prison en 1968. Pour dénoncer le régime chinois, ils créent une image grotesque, une Miss Mao, 'Minnie Pinocchio' rouge aux gros seins. Ils parlent des conditions de vie à Pékin et dénoncent la destruction progressive du vieux Pékin. « Leurs créations artistiques sont une ‘allégorie des émotions humaines’ ». Une de leurs sculptures 'Miss Mao' s’est vendue chez Phillips New York, Chelsea 'Contemporary Art Part II', en 2007 pour 54 000$.
Les artistes
Les frères Gao sont nés à Jinan, dans la province de Shandong, respectivement en 1956 et 1962. Zhen est diplomé de  
la Shandong Academy of Fine Arts et Qiang de la Qufu Normal University.  Ils vivent et travaillent à Pékin
Leur œuvre
L'espace a une fonction symbolique forte pour les Frères Gao. Le point central de leur univers photographique est la relation entre l’individu et son espace spirituel comme on peut le voir dans ‘Spiritual and Material Spaces: the Photographic World of the Gao Brothers’Dans leur serie ‘The Forever Unfinished Building’ (L’immeuble jamais terminé) (2008), des gens de différentes classes sociales oucroyances partagent les mêmes espaces, jusqu’au coin le plus dissimulé d’un labyrinthe sans fin. Les frères Gao dénoncent ainsi  les conditions quotidiennes et la déshumanisation des villes avec les sentiments divers qui les accompagnent : solitude, mélancolie, indifférence mais aussi curiosité et joie. Dans une scénographie en 2000 – ‘The Utopia of 20 Minutes Embrace' -  ils ont demandé à des individus anonymes de se mettre nus et de s’embrasser pendant 20mn. Le nu joue un très grand rôle dans le travail photographique des frères Gao, en dépit des tabous de la société chinoise. « Entourés d’environnements urbains et émergeant d’univers sombres, ces corps évoquent les états d’esprit purs et non pollués, conduisant le spectateur à constater la vulnérabilité des êtres humains et à réfléchir entre espaces spirituels et matériels ». Dans leur série ’High Place’ en 2004, on voit des personnes nues en haut d’immenses piles de livres, en référence au gratte-ciel à Pékin ou d’ailleurs. Dans ‘Outer project - Map of China’, on voit d’innombrables petites cellules contenant des gens différents, au centre d’un périmètre formant la carte de
la Chine. Les individus sont ainsi pris dans un  système hiérarchique avec de petits espaces de vie. L’espace devient plus grand dans ‘The New World of Nuclear Cloud Shape’.
Les deux frères n’ont cessé d’organiser des performances depuis 2000. Toutefois les autorités chinoises censurent souvent leurs expositions car elles montrent les erreurs du passé de la Chine comme dans leur sculpture ‘Mao’s guilt’ (2009) ou celle « Miss Mao » transformée en « Minnie Pinocchio » .
Expositions
Outre leurs très nombreuses performances, les frères Gao exposent un peu partout dans le monde. Parmi leurs expositions personnelles récentes, citons : en 2015 'Gao Brothers - Between the Walls of Utopia' - Ifa Gallery, Bruxelles ; en 2013  ‘The Gao Brothers:The Execution of Christ’ Albert Benamou Gallery, Paris, ‘The Gao Brothers’, Galerie Post + García, Maastricht, Pays-Bas ; en 2012 ‘The Gao Brothers’, Vue Privée Gallery – Art Stage Singapore, ‘The Utopia of 20 Minutes Embrace’, à la Piazza del Popolo, Rome, Italie; en 2011 ‘The Gao Brothers: Grandeur and Catharsis’, Walsh Gallery, Chicago, USA ; en 2010 ‘The Gao Brothers: Grandeur and Catharsis’, Kemper Museum Of Contemporary Art, Kansas City, USA, ‘The Gao Brothers’, Gallery Adrian David, Knokke-zoute ( Kustlaan 335), Belgique, ‘The Gao Brothers’, Duncan Miller Gallery, Los Angeles, USA, ‘Portrait: Gao Brothers' Painting Exhibition’, China Art Archives & Warehouse, Beijing.
Ils participent aussi à des expositions collectives, notamment autour de la Chine comme :  en 2016 Enduring Magnetism (Gao Brothers, Huang Rui, Zhang Dali (group), 1x3 Gallery, Beijing,
Gao Brothers and Le Guo, Hua Gallery, Beijing ; en 2013 ‘Like Thunder Out of China’, Arsenal Montreal, Montreal, Canada ; en 2012 ‘Un-Forbidden City: The Post-Revolution of New Chinese Art’, Macro Museum, Rome, Italy, ‘A History of Chinese Photography’, Paris-Beijing Gallery - Hotel Winssinger, Brussels, Belgique, ‘Bridge Over Trouble’, 798 Yi Zhao Space, 798 Art District, Beijing, China, ‘Bore——Fear’, 798 Yi Zhao Space, 798 Art District, Beijing; en 2011 ‘Drapeau rouge / Red Flag, Contemporary Chinese Art in Montreal Collections, Montreal Museum of Fine Arts, Montreal, Canada ‘In God We Trust Contemporary Chinese Art’, Bard College, New York, USA ; en 2010 , ‘Reshaping history’: China Art from 2000 to 2009’, National Conference Center, Beijing, ‘State of the Dao: Chinese Contemporary Art’, Lehman College Art Gallery, New York, ‘Hotbed: Shandong Contemporary Art’, Sunshine International Museum, Beijing.

Gao Brothers, Paid for a hug, photographie, 2000

Gao Brothers, Sense of space, photographie, 2003

Gao Brothers, Miss Mao, résine en fibre de verre peinte, 2007

Gao Brothers, Miss Mao trying to poise herself at the top of Lenin head, acier, 2008

Gao Brothers, Outer space, Map of China, photographie, 2009

Gao Brothers, Outer space, Map of China, details, 2009

Gao Brothers, The execution of Christ, bronze, 2009

Gao Brothers, Mao guilt, bronze, 2009

Gao Brothers

LI HAO

LI HAO  est un artiste chinois contemporain, réputé pour ses peintures à l’encre. Il fait partie de cette génération de jeunes artistes qui participent du changement contemporain tout en restant fidèle aux méthodes traditionnelles avec l’utilisation de l’encre.
L’artiste
Li Hao est né en 1982 à Beidahe dans la province de Hebei en Chine. Il est diplômé de la Tianjin Academy of Fine Arts (2005) et de la Central Academy of Fine Arts de Pékin (2012) où il s’est spécialisé dans la peinture à l’encre traditionnelle. En 2012 son oeuvre “The Transformation About 798” sera sélectionnée pour être exposée au Second Modeling Art Exhibition of New Artists au National Art Museum of China. La même année, une autre de ses oeuvres “Get Lost”, faisait partie de la The Fifth Beijing International Art Biennale au National Art Museum of China. Li Hao vit et travaille à Düsseldorf
en Allemagne depuis quelques années.
Son oeuvre
Li Hao brise les règles de la peinture traditionnelle à l’encre. Il expliquait à la revue Art Radar en Juin 2016: « Je pense que mes peintures peuvent être catégorisées comme de la peinture abstraite à l’encre, comme par exemple la peinture abstraite dans le modernisme en Occident. Pourtant il y a une différence essentielle entre l’art abstrait chinois et occidental […] L’art chinois de la peinture à l’encre s’appuie sur une philosophie traditionnelle chinoise avec l’encre comme medium ». L’oeuvre de Li Hao a considérablement évolué à partir de 2014 : l’artiste ne se limite  plus seulement à un travail figuratif, il réalise des œuvres abstraites comme les « “Guixiang” and “Moxiang” series. Il vit en Allemagne, à Dusseldorf, dans un autre environnement que la Chine qui semble l’avoir inspiré dans ses travaux récents.  Avec des œuvres basées sur une nouvelle idée de « l’encre », il tend à l’élever à un niveau spirituel. L’artiste montre une fluidité particulière unique et un style individuel : la pièce entière apparaît ainsi comme si elle avait été peinte d’un seul coup de pinceau unifié combinant texture, épaisseurs et espace. Nombre de ses œuvres sont très grandes : plusieurs mesurent plus d’un mètre de hauteur, ce sont soit des pièces uniques ou alors plusieurs panneaux individuels rassemblés pour faire 3 mètres de largeur. Interrogé par Art Radar, il se définissait ainsi : « je n’ai pas créé beaucoup de nouvelles techniques et j’utilise toujours les techniques de base de la peinture traditionnelle à l’encre comme le mélange ou l’utilisation de l’eau pour couvrir et rentrer dans l’encre ce qui permet à la couleur de l’encre d’être infiltrée et mise hors de l’eau et vice versa.[ …] En termes d’influence, je dirais que j’ai observé le travail de Mark Rothko, Anselm Kiefer and Cy Twombly ».
Expositions
Li Hao a déjà eu plusieurs expositions personnelles, en Chine essentiellement jusqu'à présent : en 2016 ‘Mo Xiang’, Galerie du Monde, Hong Kong ; en 2014 ‘The Dissapearing Future’, Galerie du Monde, HK ; en 2013 Li Hao et Jiang Chuan Double solo exhibition, Galerie du Monde, HK ; en 2012, ‘Retrograde’, National Conference Center, Pékin.
Il a par ailleurs participé à plusieurs expositions collectives depuis 2007 : en 2015, Art central, représenté par la Galerie du Monde, HK, 'Li Hao, C.N. Liew, Qi Yu, Zhong Yueying 'Inkchronicity
', Galerie du Monde, HK;  en 2014, the 12th National Exhibition, NAMOC, Beijing, the 12th National Exhibition, Hebei Museum, China ; ‘Is water and ink important ?’ – Cold ink, 798, Parkview Green, Beijing, ART 14 London Art Ex ; en 2013, ‘After Arther C. Danto, where will we go? Exhibition Yuan Art Museum, Beijing, Art Tapei, represented by Galerie du Monde, ‘Function and structure’, 80s, New artists exhibition, represented by Galerie du Monde, Parkview Green, Beijing ; en 2012 ‘Merry-Go-Round’ : Works by Three Artists, Debut Space, Beijing.

http://lihao-artist.tumblr.com/

Li Hao, Gua N°1, mixed media on paper, 2012, website of the artist

Li Hao, Changge No.1, ink on paper, 2013

Li Hao, Moxiang No.39, Ink on Xuan paper, 2014, Galerie du Monde

Li Hao “Guaxiang, No.18″, Mixed media on paper, 2014, Galerie du Monde

Li Hao, Moxiang No.59, mixed media on paper, 2015

Li-Hao, Chen No.02, mixed media on paper, 2015

Li Hao, Moxiang No.56, Ink on Xuan paper, 2015, Galerie du Monde

Li Hao, Moxiang, No.72, mixed media on paper, 2016, Galerie du Monde

Li Hao, Untitle, mixed media on paper, 2016, website of the artist

Li Hao

LIU BOLIN 刘勃麟

LIU BOLIN est un artiste contemporain chinois. Sculpteur de formation, il pratique aussi l'art de la photographie et de la performance. On le surnomme « l’homme invisible » ou « l’homme caméléon » pour ses camouflages, l’artiste se confondant en effet avec les paysages dans ses photographies. Toutefois Liu Bolin s’intéresse surtout aux problèmes sociaux rencontrés par les êtres humains. « Le camouflage est un moyen pour avertir les gens de ce qui les menace », estime-t-il. L’artiste a acquis une réputation mondiale et expose régulièrement dans de nombreux pays.
L’artiste
Liu Bolin est né dans le Shandong en 1973. Il obtient d’abord un diplôme de sculpture à l’université des Beaux Arts du Shandong où il enseigne pendant 4 ans. Il poursuit ses études à Pékin où  il obtient un master en sculpture (MFA) à l'Académie centrale des Beaux-Arts de Pékin (2001). Il s’orientera vers la photographie et les performances après la destruction de son atelier par le gouvernement chinois pour des intérêts immobiliers en 2005. Il vit et travaille à Pékin.
Son œuvre
« Je disparais dans mes décors pour dénoncer », déclarait Liu Bolin dans le journal Le Monde, le 25 Février 2015. Dissimulé sous le maquillage – dont la préparation peut durer des heures, avec la seule aide de ses peintres-assistants -  l’artiste est bien souvent le sujet de ses créations, même s’il met aussi en scène des femmes. Liu Bolin mélange ainsi photographie, happening et body art. Pour ses photographies, il choisit le plus souvent des endroits qui symbolisent la révolution culturelle chinoise ou qui montrent les grands changements dans le pays. Pour Liu Bolin, ce sont des métaphores pour exprimer le sentiment d’anonymat et d’ostracisme qu’il rencontre en tant qu’artiste contemporain en Chine.
Après la démolition de son atelier, en 2005, son travail est en effet devenu nettement plus politique, sous la forme d’une protestation silencieuse contre l’Etat. Il a ainsi réalisé un autoportrait de lui-même immobile, recouvert de peinture, se confondant avec les décombres de son atelier. 
Il démarre alors une série intitulée « Camouflages » mêlant performance et photographie. Depuis près de 10 ans, il poursuit sa série intitulée « Hiding in the city » qui l’a fait connaître au niveau mondial. Son oeuvre se structure autour de quatre grands thèmes principaux : la politique et la censure, la tradition et la culture chinoise, la société de consommation et la liberté de la presse. "Caché devant un drapeau, il nous montre comment l’individu se perd dans une identité collective ; noyé dans le rayon d’un supermarché devant des canettes de boissons importées, il dénonce la société de consommation".
Liu Bolin continue en parallèle ses sculptures. Il fait des hommes alignés, sans tête, les mains rouges sur les yeux ou des corps d’hommes très maigres  avec des visages sans yeux. « L'homme avance à l'aveugle dans le monde, il ne voit pas clair. Il se cache à lui-même certaines choses, on lui en cache aussi» explique-t-il. Il fait par ailleurs des sculptures qui s’enfllammment comme sa série « Burning man » : « Dans la tradition chinoise, l'élément “feu” est associé à la couleur rouge qui est celle de la nation chinoise. L'homme en brûlant devient rouge. Ces statues reflètent la réalité chinoise ». Dans son dernier travail de sculptures, sa série « crawling man » Liu Bolin parle encore de dissimulation. 
Dans une photographie de 2013, l'artiste s’est fondu, au milieu des naufragés, vêtu de son costume militaire de l'époque Mao, dans le célèbre tableau d’Eugène Delacroix « La Liberté guidant le Peuple ».

En 2014, Liu Bolin a présenté au Paris Art Fair une oeuvre sculptée impressionnante « Iron fist » représentant son poing gauche gravé du slogan de propagande actuel de la ville de Pékin.
En soutien à Charlie Hebdo en 2015, il a réalisé une grande photo sur fond de couvertures de l'hebdomadaire dans lesquelles lui-même et des rédacteurs du journal se fondaient.
En Février 2017, Liu Bolin réalisait sa première performance à Madrid : 'Undercover', à la Odalys Galería de Arte. Celle-ci définissait la proposition de Liu Bolin par un terme de l’artiste lui-même, à savoir “self-induced disintegration”, faisant référence à la désintégration qui découle de la dissolution psychologique du citoyen.
Le 11 Juin 2017, à Biarritz, en France, Liu Bolin organisait une performance (video) dans les locaux de la Surfrider Foundation, une ONG qui défend les océans, se fondant peu à peu dans des déchets collectés sur les plages. Le projet est une collaboration entre l’artiste lui-même, la Galerie Paris-Beijing, les élèves et étudiants de Biarritz et la Surfrider Foundation Europe.

Liu Bolin Hiding in the city in New York  on 2011-2012 (video)
Visite guidée exposition Liu Bolin à la Galerie Paris-Beijing Paris en 2015 (video)

Expositions
Liu Bolin expose dans de nombreuses galeries de par le monde ainsi que dans des festivals de photographies comme en 2007 au festival d'Arles, en France ou en 2012 à la Biennale de photographie de Moscou.
Parmi les expositions personnelles les plus récentes de Liu Bolin, on peut citer : en 2017, 'Undercover', Odalys Galeria del Arte, Madrid ; en 2015, Galerie
Paris-Beijing
, 'Camuflaje', Galeria Oscar Roman, Mexico city ; en 2014, ‘A Colorful World?’, Klein Sun Gallery, New York, Hadrien de Montferrand gallery, Hangzhou et Pékin, 'the Heroic apparition', Scream gallery, Londres ; en 2013, 'Mimesis', la Cometa Gallery, Bogota, colombie,, la C‘Liu Bolin Part 2 The Crawling Man’, Magda Danysz Gallery, Shanghai, Galerie Paris-Pékin, Paris ; en 2012  ‘Liu Bolin/2006 to 2012 Retrospective’, Galerie Magda Danysz, Shanghai, ‘ The Invisible Man’, Ekaterina Cultural Foundation, Moscou, Russie, Eli Klein Fine Art, New York, Etats-Unis ; en 2011 ‘Liu Bolin’, Galerie Paris-Beijing, Pékin, Chine, ‘The Invisible Man’, Eli Klein Fine Art, New York, ‘Hiding in the City’, Fotografiska Museet, Stockholm, Sweden, Galerie Paris-Beijing, Paris, France ; en 2010  Sylvia White Gallery, Ventura, Etats-Unis, ‘Hiding in Italy ‘, Forma Centro Internazionale Di Fotografia, Milano, Italie, Museo de Bellas Artes, Caracas, Venezuela, Sunshine International Art Museum, Songzhuang, Pékin, ‘On Fire’, Eli Klein Fine Art, New York, Galerie Du Monde, Hong Kong, Chine, Young Gallery, Bruxelles, Belgique ; en 2009  ‘Hiding in the City’, Galeria Tagomago, Barcelone, Espagne, ‘Getting Accustomed to Being Impermanent’, Vanguard Gallery, Shanghai, ‘Hiding in the City’ Yu Gallery, Paris, France.
Parmi les expositions collectives récentes auxquelle participait Liu Bolin, citons : 'Dans le regard de l'autre' au Carreau de Cergy Pontoise, France du 1er Octobre au 27 Novembre 2016,  ASIA NOW à Paris du 20 au 23 Octobre 2016.
http://www.liubolinart.com

Rétrospective à ciel ouvert de Liu Bolin (60 photos) au festival Portrait(s) dédié au portrait en photographie, à Vichy, France, du 16 Juin au 10 Septembre 2017

'Revealing Disappearance’, une exposition des derniers travaux de Liu Bolin dans lesquels il dénonce la pollution et la destruction de l'environnement, à la Galerie Paris Beijing, du 7 Septembre au 28 Octobre 2017 (voir interview France 2). Ses photographies liées à sa plus récente intervention en France figureront dans l’exposition, à côté de ses précédentes performances réalisées en Chine et en Inde. Une vidéo de 28 minutes Winter Solstice (2016) sera également présentée au public pour la première fois à Paris. 

trospective de Liu Bolin à la Maison Européenne de la Photographie du 6 au 29 octobre 2017.

Du 9 septembre au 8 janvier 2018, Liu Bolin investira la Galerie des Enfants du Centre Pompidou dans le cadre de l'événement Galerie Party pour célébrer le 40ème anniversaire du Musée

Liu Bolin, Hiding in the city, photography of the artist in front of his studio, 2005, Galerie Paris-Beijing

Liu Bolin, Hiding in the city N°36, Unity to Promote Education, Archival pigment print, 2006

Liu Bolin, Red Hand serie, sculpture, resin and fiberglass, 2008

Liu Bolin, Tiananmen place, photo performance, 2009

Liu Bolin, Burning man Obama, sculpture, bronze, 2009

Liu Bolin, camouflage serie, photo performance, 2011

Liu Bolin, Grand Palais, Paris, photo performance, 2011

Liu Bolin, Invisible man, New York, photo performance, 2012

Liu Bolin, Mobile Phone, photography, 2012

Liu Bolin, the crawling man, fiberglass and cell phones chargers, 2013

Liu Bolin, "La liberté Guidant le Peuple", photo performance, 2013, Galerie Paris-Beijing

Liu Bolin, Hiding in the city 11 meat factory, 2013 Ghost stories MEP 2017

Liu Bolin, Iron fist, Grand Palais, iron sculpture, 2014

Liu Bolin ne fait plus qu'un avec les déchets, performance, Biarritz, 2017, photo Emilie Drouinaud

Liu Bolin

LIU WEI 刘韡.

LIU WEI est un artiste visuel qui utilise une variété de medias : vidéo, installations, dessin, sculpture et peinture. Il est considéré comme un des artistes les plus talentueux dans le milieu de l’art contemporain en Chine.
Liu Wei explore les contradictions de la société contemporaine et les transformations des villes et du paysage urbain. En 1999, Liu Wei faisait partie d’un groupe d’artistes subversifs connus sous le nom de Post-Sense Sensibility Group.
Avec des ventes cumulées de 3,5 millions $, il se classait au 66ème rang du classement Artprice (Produit des ventes) du marché de l’art dans le monde en 2015/2016. Il venait en 4ème place du classement de la Hurun Art List 2017(+19%).
L’artiste
Liu Wei est né en 1972 à Pékin où il vit actuellement. Il est diplômé de la China Academy of Art 
de Hangzhou (1996).
Son œuvre
L’urbanisation rapide de la période post Mao a beaucoup influencé l’art de Liu Wei. A partir de 2006, ses travaux parlent de corruption, d’aliénation ou de l’immense verticalité de l’infrastructure d’une mégapole. Liu Wei déclare : «Les villes sont une réalité ; toute la Chine est une ville en construction et bien sûr ceci m’influence ». La ville de Liu Wei n’a pas d’histoire et dans cette ville une personne ne peut vivre que "le présent chaotique". En 2015, il présentait dans une exposition au White Club à Hong Kong des peintures, sculptures et vidéos pour lesquelles il utilisait des matériaux brillants comme des miroirs et de l’acier poli, créant ainsi par leur réfraction un certain espace architectural tout en déstabilisant la perception des spectateurs.
Son œuvre 'Indigestion' (2004) était une pile de deux mètres de goudrons, un résidu pétrochimique. Son travail "Love it! Bite it!" (2005) représentait une scène urbaine avec des immeubles miniatures composés de morceaux d’intestins séchés, comme on en trouve dans les boutiques pour chiens, ainsi que dans son oeuvre « Don’t Touch ». Liu Wei fut surpris par l’accueil réservé à ses œuvres et la focalisation des spectateurs sur l’esthétisme des bâtiments qui sont avant tout des symboles du pouvoir.
Liu Wei a aussi réalisé une série de produits artistiques qui sont en fait des objets du quotidien. Sa Art Series comme "Anti-Matter" (2006) et "As Long as I See It" (2006) est composée d’objets ménagers comme les machines à laver, les ventilateurs et les télévisions. En 2013 il réalisait une série de tasses pour la Illy Collection (Pays-Bas) dans lesquelles on retrouvait des images de gratte-ciels stylisés.
« Liu Wei est un des plus grands artistes de sa génération », déclare Michelle Yun, curateur au New York’s Asia Society Museum », il est capable d’être présent sur la scène artistique à l’intérieur de la Chine tout autant que dans le milieu international.
Une première expérience pour lui, à l'été 2015, il était, avec son assistant Bowen Li, le curateur d’une exposition intitulée ‘Nocturnal Friendships’, qui examinait les différents formes et relations d’amitié, à la Lehmann Maupin gallery à Hong Kong. 
Le 16 Mai 2016 à Pékin, the Award of Art of China (AAC), le prix de l’art contemporain chinois, était décerné à Liu Wei. 

Expositions
La première exposition personnelle de Liu Wei était organisée par
la Courtyard Gallery à Pékin en 2005. A ce jour, la plus grande exposition de l'artiste a été organisée au Ullens 
Centre for Contemporary Art en Février 2015.
Parmi les expositions personnelles les plus récentes de Liu Wei, citons : en 2016, Lehmann Maupin Gallery, New York,  Qatar Museum, Doha, Plateau, Samsung Museum of Art, Seoul ; en 2015 Saatchi Gallery, Londres, the Ullens Center for Contemporary Art, Beijing ; en 2014 Miami Long Museum, Shanghai, Sensory Spaces 4, Museum Boijmans Van Beuningen, Rotterdam, Density, White Cube, Londres ; en 2013, Lehmann Maupin Gallery, New York ; en 2012, Long March Space, Beijing, Liu Wei: Foreign, Almine Rech Gallery, Paris, France ; en 2011, Myriad Beings, Today Art Museum, Beijing, Trilogy, Minsheng Art Museum, Shanghai;  en 2010 Diversion Era: Liu Wei, CAN Foundation, Seoul.
Il a par ailleurs participé à diverses expositions collectives telles que : en 2016 Fondation Louis Vuitton, Paris ; en 2013, Towards a New Cultural Cartography, Sharjah Biennial, United Arab Emirates, 28 Chinese, Rubell Family Collection, Miami Art Basel Unlimited 2013, Bâle, Suisse ; en 2012 la 4th Guangzhou Triennial, Guangdong Museum of Art, Guangzhou, Martell Artists of the Year, Today Art Museum, Beijing; Guangdong Art Museum, Guangzhou; Shanghai Art; en 2011, Thirty years of Chinese Contemporary Art – Moving Image in China 1988-2011, Minsheng Art Museum, Shanghai, Shanshui, Lucerne Museum of Art, Lucerne, Suisse; The Hague Under the Heaven, The Hague Sculpture, Hague, Pays-Bas; en 2010 Dreamland, Centre Pompidou, Paris, France, Shanghai Biennale – Rehearsal, Shanghai Art Museum, Shanghai.

Liu Wei, Love it bite it, dog chews, 2004

Liu Wei, Don't touch, oxhide, wood, metal, 2011

Liu Wei, Untitled, books, stainless steel iron, 2011

Liu Wei, installation, doorframes, 2013

Liu Wei, Evoking New York, books, wood, iron and hardware, 2013

Liu Wei, coffee cups, illy art collection, 2013

Liu Wei, Liberation, oil on canvas, 2013

Liu Wei, Colors, Ullens Center, Beijing, 2015

Liu Wei, Panorama, PLATEAU, Samaung Museum of Art Seoul, 2016, Photo Sang Tae Kim

Liu Wei

LIU XIAODONG 刘小东

LIU XIADONG est un peintre figuratif chinois, un des artistes les plus brillants de Chine. C’est un des leaders des peintres chinois néo-réalistes qui ont émergé dans les années 1990. Ses sujets, généralement tirés de la vie quotidienne, mettent en avant la dimension humaine. En Avril  2008, un acheteur asiatique a fait l'acquisition pour 7,9 millions $ de son oeuvre « Battlefield Realism: The Eighteen Arhats” chez Sotheby’s. En Septembre 2011, ses 17 toiles "Yan' Guan Town," exposées à la Mary Boone Gallery à New York, se sont vendues entre 75 000 et 800 000 $. Le 7 Octobre 2014, son œuvre intitulée « Désobéir aux règles », a été achetée autour de 8,5 millions $. Avec des revenus de ventes de 6,4 millions $, il se classait au 37ème rang du classement Artprice (Produit des ventes) du marché de l’art dans le monde en 2015/2016. Il se situait eu 13ème rang du classement de la Hurun Art List 2017 (+12%).
L’artiste
Liu Xiaodong  est né à Jincheng dans la province de Liaoning en 1963.  Il est diplômé de l’Académie Centrale des Beaux Arts de Pékin, section peinture à l’huile (BFA, 1988 ; MFA, 1995). A partir de 1988, il part suivre des études à l’étranger, à l’Académie des Beaux Arts de l’université de Complutense à Madrid, en Espagne. Actuellement il enseigne à l’Académie des Beaux Arts de Pékin.
Son œuvre
Liu Xiaodong tire son inspiration de scènes de famille ou d’amis dans leurs activités quotidiennes mais il fait aussi souvent allusion aux problèmes sociaux qu’il tend à montrer au travers de son art. Ses sujets sont ainsi souvent des gens du peuple ou en marge de
la société. Il peint en plein air, ce qui donne une autre dimension à la pratique de son art.
Créé en 1996, Disobeying the Rules est un de ses travaux les plus représentatifs et une de ses premières peintures à utiliser le thème des travailleurs migrants et exprimer ainsi ses préoccupations au plan social. L’œuvre représente un groupe de travailleurs migrants nus sur un camion, "liant leurs conditions au manque général d’auto-détermination du peuple chinois".
Quelque soit le lieu, Liu Xiaodong aime trouver des scènes de la vie de tous les jours.« Quand je peins quelqu’un, je veux capter son environnement, son cadre de vie. Je veux montrer l’histoire derrière l’image de la personne », déclarait-il dans le cadre d’un projet réalisé à Londres pour 
la Lisson Gallery en 2006.
Dans un autre projet intitulé Hotan Project de 2012, l’artiste documentait dans ses peintures sur la vie des mineurs ouîghours prospectant le jade dans le lit de la rivière Hotan, à l’ouest du Xinjiang.

En Mars-Avril 2017, la galerie Massimo de Carlo à Milan, présentait une exposition de l'artiste : 'Liu Xioadong: Chittagong'. Ses derniers travaux étaient ainsi le résultat d'un voyage dans la ville de Chittagong, au Bangladesh, où l'artiste a constaté la dure réalité des conditions de vie des travailleurs dans l'industrie du démantèlement de bateaux. Son objectif était de s'immerger dans cette réalité en vue de redonner de la dignité humaine, même dans les pires conditions.
En 2016, il exposait à Milan au Palazzo Strozzi, 'Liu Xiadong: Migrations'. Il s'agissait de peintures, dessins et photographies sur lesquels l'artiste a travaillé en Toscane, de l'automne 2015 au printemps 2016. L'idée derrière le projet du Palazzo Strozzi était guidée par l'intérêt tout particulier de l'artiste pour la communauté chinoise du Prato, la plus graande communauté chinoise en Italie et une des plus importantes en Europe.
Expositions
L’artiste a été exposé partout dans le monde. Ses expositions personnelles les plus récentes ont été organisées : en 2017 'Liu Xaodong: Chittagong', à la galerie Massimo, Milan ; en 2016 'Liu Xiadong: Migrations', Palazzo Strozzi, Florence ; en 2015 'Liu Xiadong: Diary of an Empty City', 
Faurschou Foundation, Beijing, Liu Xiadong. Painting as shooting', Fondazione Giorgio Maggiore, Venise, Italie; en 2014 au Minsheng Art Museum, à Shanghai : 'Childhood Friends Getting Fat: Moving Image of Liu Xiaodong 1984-2014', au Today Art Museum à Pékin 'Liu Xiaodong: Hotan Project', à la Mary Boone Gallery à New York : 'In Between Israel and Palestine'', à la Lisson Gallery, à Londres : Half Street' ; en 2013, à la Kunsthaus Graz, en Autriche : 'Liu Xiaodong: The Process of Painting'; en 2012 à la Massimo De Carlo, à Milan, en Italie : 'These Days, Very Happy' .
Liu Xaodong a aussi participé à diverses expositions collectives comme la Biennale de Venise (2015, 1997) la Biennale de Shanghai (2000, 2010), la 15ème Biennale de Sydney (2006). Fin 2016, Liu Xiadong participait à une exposition collective au
Chronus Art Center, à Shanghai, avec une installation intitulée “Weight of Insomnia,” différente de ses travaux habituels puisqu’il y expérimentait le digital.
Il a par ailleurs travaillé sur de nombreux projets dans le monde, en Autriche, à Cuba, au Japon, en Italie, Israel, au Royaume-Uni et aussi en Chine, dans sa province de Liaoning, au Tibet.
Dès les années 1990, Liu Xiaodong a aussi travaillé avec des réalisateurs de films indépendants de Chine. Ses peintures et les films de 6ème Génération – qui sont le produit de la transformation sociale en Chine après 1989 - partagent une profonde connection spirituelle. Il a dirigé des films, partagé l’affiche avec Yu Hong dans le premier film de Wang Xiaoshuai "The Days", qui était à la base une adaptation de ses expériences personnelles. Le cinéaste Jia Zhangke lui a consacré un film documentaire intitulé Dong qu’il a montré à la Mostra de Venise en 2006.

Liu Xiaodong, Sons, oil on canvas, 1995

Liu Xiaodong, Disobeying the rules, oil on canvas, 1996

Liu Xiaodong, Eating, oil on canvas, 2000

Liu Xiaodong, Man on Kang, oil on canvas, 2003

Liu Xiaodong, H's family, "Yan, Guan Town", oil on canvas, 2009

Liu Xiaodong, Into Tahu, oil on canvas, 2010

Liu Xiaodong, Majiang parlor, oil on canvas, 2012

Liu Xiaodong, South, oil on canvas, 2012

Liu Xiaodong, Steel 1, oil on canvas, 2016

Liu Xiaodong

LUO ZHONGLI 罗中立

LUO ZHONGLI est un peintre chinois contemporain, très côté. Il est réputé pour ses peintures de la vie rurale en Chine et notamment pour son œuvre intitulée « Mon Père », dépeignant le visage buriné d’un paysan chinois, qui a définitivement marqué une étape dans la peinture contemporaine chinoise. En 2007, son œuvre ‘Crossing the river’ s’est vendue 17,6 millions RMB. En Août 2011, 784 de ses peintures étaient mises en ventes aux enchères et 581 d’entre elles ont atteint un total de 422 millions RMB. Peu de peintres chinois ont atteint une telle popularité chez les collectionneurs. 'Spring silkworms' s’est vendue en 2014 chez Beijing Poly Auction, pour 43 millions RMB, soit près de 7 millions $.  Avec des ventes cumulées de 1,9 millions $, il se situait au 104ème rang du classement Artprice (Produit des ventes) du marché de l’art dans le monde en 2015/2016.
L’artiste
Luo Zhongli est né dans la banlieue de Chongqing dans le Sichuan en 1948. Après des études au Sichuan Fine Arts Institute, il part en 1968 travailler dans une aciérie, située dans une région montagneuse rurale, ce pendant 10 ans. En 1978 il est embauché par le Sichuan Fine Arts Institute où il devient enseignant après obtenu son diplôme en 1982. Puis de 1983 à 1986, il poursuit des études à la Royal Academy of Fine Arts d’Anvers en Belgique. Il reviendra au Sichuan Fine Arts Institute dont il est actuellement le président
Son oeuvre
Luo Zhongli est passé maître en portraits de la population rurale du sud ouest de la Chine. Sa conception de la peinture – comme celle qu’on a découverte avec son œuvre « Father »(1981) - a d’abord choqué le cercle des beaux arts puis l’ensemble de la société chinoise. L'artiste a pourtant obtenu le First Prize of the Second National Art Exhibition à Pékin en 1982 pour cette oeuvre ainsi que pour ‘Spring Silkworms’, une peinture représentant une femme âgée nourrissant des vers à soie dans un panier. Si l’artiste montre toujours des êtres humains dans leur cadre de vie, ses techniques de peinture n’évoquent pas seulement la vie humble des gens du peuple, elles ont placé l’art au niveau des préoccupations humanistes. Luo Zhongli est ainsi un des meilleurs peintres réalistes chinois qui a mis en valeur la campagne et ses habitants dans des peintures à l’huile magistrales.
Expositions
Luo Zhongli a fait l’objet de nombreuses expositions personnelles depuis 1985. Parmi les plus récentes, citons : en 2017 'Luo Zhongli', Shanghai ; en 2015 CAFA Art Museum, Beijing ; en 2012 ‘Luo Zhongli sketches and pastels alongside his oil paintings’, National Museum of History, Taipei; en 2006 ‘Home Town’, 798 Mt. Art Space, Pékin, Oil Painting Art, Guiyang Art Museum, Guizhou ; en 2005, Luo’s Small Oil Painting, Shanghai Museum of Fine Art.  L’artiste a exposé à Paris, Sydney, Hong Kong, New York et Chicago, entre autres, obtenant ainsi une reconnaissance internationale.
Luo Zhongli a aussi participé à diverses expositions collectives dont : en Juillet 2016, il faisait partie des artistes chinois ayant participé à l'exposition 'Résonance chinoise' au Palais Brongniart, Paris ; en 2012 ‘20 Years of Nurturing by Mountains and Rivers’, National Art Museum of China, Dongcheng ; en 2010 ‘On Ink and Wash: A Dialogue between Contemporary Artists’, Shanghai, Duolun Museum of Modern Art, China, Shanghai, ‘Reshaping History: Chinart from 2000 to 2009’, National Convention Center, Pékin ; en 2009 ‘Contemporary Art Exhibition of TaiWan & the Mainland, China’, the Art Gallery, Taipei : en 2008 ‘Source-The Exhibition of the Oi lPainting Research’, the National Art Museum of China, Pékin, Art & the Revolution of China, Asia Art Museum, New York, China Contemporary Art Exhibition, National Art Museum, Singapour, ‘The Art Successes to the Memorial of the National Reform & Open 30 Years’, National Grand Theater, Pékin.
Par ailleurs les oeuvres de Luo Zhongli font partie des collections de nombreuses institutions artistiques comme le National Art Museum of China, Shanghai Art Museum, Harvard University, Singapore Art Museum et le National History Museum in Belgium

Luo Zhongli, portrait, oil painting, 1982

Luo Zhongli, oil painting, 1983

Luo Zhongli, Yi Peole from Liang Shan mountain, oil on canvas, 1989

Luo Zhongli, Winding mountain roads, 1988

Luo Zhongli, Crossing the river, oil painting, 1994

Luo Zhongli, Series Manuscripts N°11, 2003

Luo Zhongli, River series, oil painting, 2007

Luo Zhongli, Bathing woman, 2009

Luo Zhongli, Thunder, shower, painted on fiberglass, 2009-2015

Luo Zhongli

MAO YAN

MAO YAN compte parmi les grands peintres chinois contemporains. Il est très connu pour ses portraits et visages peints de telle façon qu’ils semblent disparaître. Le critique d’art Li Xianting définit l’artiste comme le représentant du néo-réalisme chinois, déclarant que « ses portraits sont ceux d’une génération dont les émotions sont peu à peu en train de disparaître.» Avec des ventes cumulées de 4,9 millions $, il se situait au 49ème rang du classement Artprice (Produit des ventes) du marché de l’art dans le monde en 2015/2016. En 2011, Mao Yan a vendu une oeuvre intitulée 'Portrait of Xiaoka' (1996) chez Poly International Auction Co. pour 1,8 million $.
L’artiste
Mao Yan est né dans la province du Hunan en 1968. Il a commencé à étudier la peinture très tôt avec son père. Il est diplômé de la Central Academy of Fine Arts de Pékin (1991). Il a ensuite enseigné à l’université des Arts de Nankin où il a commencé à travailler le portrait. Il vit actuellement à Nankin.
Son oeuvre
Mao Yan a commencé à peindre des portraits de Thomas, un étranger luxembourgeois rencontré dans un banquet en 1999. Il a ensuite fait plus d’une centaine de portraits de son ami. Il avait déjà peint des portraits de ses élèves, des membres de sa famille mais en trouvant un personnage de type européen, il s’est alors complètement libéré, évitant le concept ou symbole du « Made in China » et se concentrant sur l’exploration de son art de la peinture. Ce procédé de répétition a pu être un chemin vers une sorte de méditation et en même temps une manière de plonger au plus profond de l’imagination. Ses portraits lumineux, légèrement colorés, ne montrent pas une émotion évidente ou une expression et les vêtements souvent ne sont que simplement soulignés. Mao Yan simplifie les formes et capture l’essence plutôt que la ressemblance. "Je n’attache pas plus d’attention que çà à la représentation de l’individualité ; une attention excessive à la représentation pourrait seulement conduire à une étroitesse d’esprit », déclarait-il. Ses séries de portraits comme celle de Thomas ressemblent plus à une ombre éthérée. Les peintures de Mao Yan ont participé à une évolution dans le domaine des portraits à l’huile contemporains chinois et ces portraits iconiques lui ont aussi donné un statut irremplaçable dans la Chine contemporaine.
L'artiste devrait bientôt collaborer avec le musée national français Eugène-Delacroix à Paris fin 2016, a indiqué sa directrice, Dominique de Font-Réaulx, lors d'une interview accordée le 12 Janvier 2016 à l’agence chinoise Xinhua. "Mao Yan est très enthousiaste à l'idée de pouvoir venir choisir des œuvres d'Eugène Delacroix et de créer dans cet atelier", a précisé Dominique de Font-Réaulx.
Expositions
Mao Yan  a déjà exposé dans le monde entier. Citons ses expositions personnelles : en 2015, première exposition personnelle à New York, Pace Gallery ; en 2013, Mao Yan Solo Exhibition, Pace Gallery, Beijing
; en 2012 Ethos: Mao Yan Works, Art & Public, Genève,  Paint X Ing,Lin & Lin Gallery, Taipei, Taiwan ; en 2011 Mao Yan Works on PaperHadrien de Montferrand Gallery, Pékin ; en 2010 Mao Yan in Duffton, ShanghART Gallery, Shanghai ; en 2009 Longing for More — Mao Yan Solo Exhibition, Shanghai Art Museum, China ; en 2008 Mao Yan Solo Exhibition, China Today Gallery, Belgique, Art Changsha, Hunan Provincial Museum. Il a aussi exposé au Museum of Art of Sao Paolo ou le Belvue Museum à  Bruxelles.
Il par ailleurs participé à de nombreuses expositions collectives dont les plus récentes : 2012 The Image Behind The Image -Jorg Immendorf & Maoyan, Basel, Switzerland,  N Time-2012 Chinese Oil Painting Biennale, The National Art Museum of China, Beijing, China, FACE, Minsheng Art Museum,Shanghai ; 2011 Growing Up, Shanghai World Financial Center, Shanghai, Collecting History:China New Art,Chengdu MOCA, Chengdu, China; 2010 Thirty Years of Chinese Contemporary Art, The Official Opening of Minsheng ArtMuseum,  Minsheng ArtMuseum, Shanghai, The First China (Beijing) Contemporary Documenta: Reshaping History – Chinart from 2000 to 2009, China National Convention Center, Beijing, China ; en 2009 Sex & Love, Hadrien de Montferrand Gallery, Beijing, Phenomena and Situation since 1985: Trends in Hubei and Hunan Chinese Contemporary Art 1985- 2009, Guangdong Museum of Art,Guangdong, China Mania, ARKEN Museum of Modern Art , Denmark.

Mao Yan, Young guoli in the memory of Delacroix, 1996

Mao Yan, portrait of Thomas no 8, oil on canvas, 2002

Mao Yan, Thomas, oil on canvas, 2008-2009, Pace Gallery

Mao Yan, Sophie lying down girls series, oil on canvas, 2008

Mao Yan, Posie-Musgran-No.2, oil on canvas, 2010

Mao Yan, El Greco, oil on canvas, 2012-2013

Mao Yan, Lin, oil on canvas, 2012

Mao Yan, Plump lady, oil on canvas, 2013

Mao Yan, Xiao-Dai, unfinished, oil on-canvas, 2013-2014

Mao Yan

MIAO XIAOCHUN

MIAO XIAOCHUN est un artiste chinois contemporain considéré comme un pionnier dans l’art digital en Chine. Il créé des peintures, des photographies, des animations 3D et des installations. Depuis plus de 20 ans, il réalise d’étonnants paysages urbains futuristes et des vidéos qui réinterprètent les peintures européennes en utilisant un média très technologique.
L’artiste
Miao Xiaochun est né à Wuxi en 1964. Il est diplômé de la Nanjing University, de la Central Academy of Fine Art, Beijing (1989) et de la Kunsthochschule Kassel, en Allemagne (1999). Il est professeur au Department of Photography and Digital Media de la Central Academy of Fine Arts (CAFA) à Pékin où il vit et travaille avec ses assistants.

Son œuvre
Miao Xiaochun est très connu pour ses photographies d’une Chine contemporaine, donnant à voir une autre vision – futuriste - de son pays natal. Miao Xiaochun explore les interfaces entre le réel et le virtuel, l’humain et le digital, la culture et la technologie. De ses compositions digitales, il fait des impressions : à l'encre sur papier, à la peinture acrylique ou à l'huile. L'artiste réalise par ailleurs des dessins très précis au stylo à l'encre. Il peint aussi à la main comme dans son travail récent 'Le Triomphe de la mort' (2015).
Dans une biographie consacrée à l’artiste par Saatchi Gallery, on peut lire : « En combinant le caractère effrayant et sublime de la peinture religieuse avec le thème malveillant de la science fiction, Mia Xiaochun entraîne le spectateur dans un monde ultra moderne. En utilisant le procédé digital pour créer son sujet ‘en partant de rien’, les photos de Miao Xiaochun authentifient un monde virtuel plutôt que documentent sur le réel ».

Dans un tableau réalisé en 2006, « The last Judgement in the Cyberspace », Miao Xiaochun s’est approprié les fresques de la chapelle Sixtine peintes par Michel-Ange. Il a construit un modèle virtuel de l’Apocalypse, en noir et blanc. Dans ‘Microcosm’ en 2008, une immense installation, il réinventait le « Jardins des délices » de Jérôme Bosch. Dans Restart (2008-2010), une animation 3D de 14mn, l’artiste combine divers objets dont beaucoup font référence à l’histoire de l’art classique et l’architecture. Des fresques de Rafael (Parnassus, 2009) et des peintures de Bruegel sont retravaillées bien que reconnaissables, créant une transfiguration surréelle entre passé et présent. Limitless (2011 – 2012) et Samsara (2014) explorent le livre de la Genèse et le cycle de vie, mélangeant histoire, culture, technologie et des images d’un monde visionnaire.
Mais l’artiste a aussi réalisé une série de photographies modernes ‘Beijing Hand Scroll’ (2007-2009). L’ensemble des photographies superposées dépeignent des intersections bondées de monde, des marchés de rues, les petites allées des hutongs et la puissante poussée du développement.
Expositions
Le travail de Miao Xiaochun a été très largement montré à travers le monde au cours de ces vingt dernières années.
Parmi ses expositions personnelles, citons les plus récentes : 2016, 'Metamorphosis', Klein Sun Gallery, New York, Miao Xiaochun, Galerie Paris-Beijing
, "Stories of the Life - Chinese Contemporary Art Exhibition," China Cultural Centre, Sydney, Australia, "The Shadow Never Lies," Shanghai 21st Century Minsheng Art Museum, Shanghai ; 2015 “Save As: Miao Xiaochun’s Algorithmic Paintings,” White Box, Beijing, “Miao Xiaochun,” Art Museum of Nanjing University of the Arts, Nanjing ; 2014 ‘Dreamland’, K.Gallery, Chengdu, Chine, “Microcosms,” Es Baluard – Museu d’Art Modern i Contemporani de Palma, Palma, Spain ; 2012 ‘Miao Xiaochun: The Real in the Virtual’, The Dennos Museum Center, MI, USA ; 2011 ‘Limitless—Feng Mengbo | Miao Xiaochun’, Arario Gallery, Beijing, ‘Out of Body’, White Box Museum of Art, 798 Beijing, Beijing Handscrolls, Guardini Foundation, Berlin, Allemagne,’Miao Xiaochun’, Galeria Arsenał w Białymstoku, Pologne ; 2010 ‘Macromania’, Ludwig Museum, Koblenz, Allemagne, Miao Xiaochun—Two Big Video Works, Today Art Museum, Beijing ; en 2009 ‘Miao Xiaochun’, Guanshanyue Art Museum, Shenzhen, China, ‘Index’, White Space Beijing et Alexander Ochs Galleries Berlin | Beijing, ‘Miao Xiaochun-Microcosm’, Arario Gallery, Beijing-New York-Seoul, 2009-2010 : 2008 ‘The Last Judgment in Cyberspace’, Museum of Contemporary Religious Art, St. Louis, MO. USA, ‘Miao Xiaochun: Microcosm’, Osage Galleries Singapore-Hong Kong, ‘Miao Xiaochun | Microcosm’, Alexander Ochs Galleries Berlin | Beijing, Berlin, Germany.
‘Parmi les très nombreuses expositions collectives auxquelles l’artiste a aussi participé, citons : en 2017 '
Image of the Mind: Contemporary Chinese Art’, The third "Happy Chinese New Year: Fantastic Art China” festival, New York City ; en 2014 ‘Future Returns: Contemporary Art from China’, Eli and Edythe Broad Art Museum, Michigan, State University, MI, USA, ‘Performance and Imaginations: Photography from China 1911-2014’, Stavanger Art Museum, Stavanger, Norvège ; en 2013 55ème Biennale de Venice en 2013, Chinese Pavilion, Italie, ‘Rewriting the Landscape’, National Museum of Modern and Contemporary Art, Korea, ‘Spectacle reconstruction—Chinese Contemporary Art’, MODEM Centre for Modern and Contemporary Arts, Debrecen, Hungary ; en 2012 Arsenale 2012, The 1st Kiev International Biennial of Contemporary Art, Kiev, Ukraine, Photo España—Image Anxiety, Fundación Telefónica, Madrid, Spain, Future Pass, Wereldmuseum, Rotterdam, Netherlands; Taiwan Museum of Fine Arts, Taichung, Taiwan; Today Art Museum, Beijing, Chine.
Miao Xiaochun a participé à une exposition "Comment bâtir un univers qui ne s'effondre pas deux jours plus tard 3/3 : Entropies" à la Maison de Montreuil (93) du 5 Octobre au 10 Décembre 2016
 

Miao Xiaochun expose au musée du Château d’Annecy, dans le cadre de l’exposition « Chine, art en mouvement », du 1er Juin au 2 Octobre 2017

Miao Xiaochun, The last Judgement in Cyberspace, C-print, 2006

Mia Xiaochun, Beijing Handscroll, Digital ink painting, 2007-2009

Mia Xiaochun, Beijing Handscroll, Digital ink painting, 2007-2009

Miao Xiaochun, Self-Examination, C-print, 2008

Miao Xiaochun, Microcosm, Central Panel, C Print, 2008

Miao Xiaochun, The new school of Athens, digital oil painting, 2009

Miao Xiaochun, Limitless, video 3D animation, 2011

Miao Xiachun, Four musicians, acrylic on linen, 2012

Miao Xiaochun, the Triumph of Death, acrylic on linen, 2015

Miao Xiaochun

MU BOYAN 牟柏岩

 MU BOYAN est un sculpteur contemporain chinois. Il est très connu pour ses personnages obèses, nus, humoristiques. Il remet toutefois en cause le système économique et politique de la Chine actuelle sur fond d'art contemporain hyper-réaliste. Mu Boyan est identifié en Occident comme le « Ron Mueck engagé aux yeux bridés ».
L’artiste
Mu Boyan est né en 1976 à Jinan, dans la province du Shandong. Il a obtenu un master’s degree à
la China Central Academy of Fine Arts (Sculpture Department) en 2005.
Son oeuvre
Mu Boyan peint des hommes obèses, chauves, nus, à la peau lisse, quelque fois très gros, quelque fois se déplaçant dans l’air. Dans ses “Fatty series”, il montre des personnages géants ou pour certains petits, inspirés des sumos, toujours dans des situations improbables. « Les personnages gigantesques semblent comprimés, il leur manque de l’espace, ils étouffent ». Les petits, on les croirait perdus. Ses sculptures font penser aux proportions d’un Fernando Botero ou encore à la mascotte des pneus Michelin. En 2003, il a exposé son travail « Bath Center » dans la maison des bains publics de la Central Academy of Fine Arts. Depuis, il n’a cessé de créer ces personnages obèses et drôles, parfois dérangeants. L’artiste cherche ainsi à faire réfléchir sur le thème de l’obésité dans la société chinoise avec ce qu’il révèle au plan économique et politique, à savoir les inégalités, entre richesse et pauvreté en Chine.
Expositions
Plusieurs expositions personnelles consacrées à Mu Boyan ont été organisées dès 2007 par
la Aye Gallery, à Pékin : « Fatty at Aye Gallery », en 2007, “Year Month Day”, Mu Boyan’s New Solo Exhibition en 2009, “Process – Mu Boyan Works 2012”, Practic-Mu Boyan Works, 2015. Il a aussi exposé en 2015 au Ludwig Museum de Koblenz, Allemagne 'Surreal RealitiesMu Boyan'.
L’artiste a par ailleurs participé à plusieurs expositions collectives depuis 2003 en Asie, Europe et aux Etats-Unis. Parmi les plus récentes : en 2017 'Image of the Mind: Contemporary Chinese Art’, ‘The third "Happy Chinese New Year: Fantastic Art Chinafestival, New York City ; en 2015, Liberating: the past from the present: contemporary art in China, Diaghilev, Museum of Modern Art, San Petersburg, Russie ; 2014, Busan Biennale, Corée, la 12th National Exhibition of Fine Arts, Taiyuan, Chine ; 2012 “Ctrl+N Non-Linear Practice – 2012 Gwangju Biennale Special Exhibition”, Gwangju Museum of Art, Corée du Sud, “Chinese Public Art – Kulturjahr Chinas in Deutschland 2012”, Kassel, Allemagne, “Sculpture China”, CAFA Art Centre, Beijing, “Hong Kong Art Walk,” Wellington Gallery, Hong Kong, “Art HK12”, Aye Gallery, Hong Kong ; 2010  “The 8th Shanghai Biennale–Rehearsal”, Shanghai Art Museum, Shanghai, “Art Wave”, Injoy Museum of Art, Beijing, China, “Datong International Sculpture Biennale”, Datong He Yang Art Musuem, Shanxi, “East/West: Visually Speaking”, Paul and Lulu Hilliard University Art Museum, University of Louisiana, Lafayette, USA; 2009 “Chinettik”, Museum Tinguely, Basel, Suisse, “Confliction and Confrontation”, AD Annual Fine Art Collection. TAD Associates INC. Interior Design, Shanghai, “Art Exhibition For Charity”, Special Charity Event on Wenchuan Earthquakes Anniversary, National Agriculture Exhibition Center, Beijing, “Chin’s Revision”, Eastation Gallery, Beijing, “Micro Paradise”, Art Gallery, Taipei, “Chinetik”, A collaboration between Museum Tinguely and Littmann Kulturprojekte, Basel, Suisse.

Mu Boyan, Fatty, Untitled, colour on resin, 2006-2007

Mu Boyan, Fatty, colour on resin, stainless steel, 2006-2007

Mu Boyan, Fatty, mixed media, 2008

Mu Boyan, Fat serie, colour on resin, stainless steel, 2010

Mu Boyan, colour on resin, 2011

Mu Boyan, process, colour on resin, stainless steel, 2012

Mu Boyan, Colour on resin, stainless steel, 2012

Mu Boyan, Fix, colour on resin, stainless steel, 2013

Mu Boyan, Cheer, colour on resin, stainless steel, 2013

Mu Boyan

WANG GUANGYI 王广义

WANG GUANGYI est un peintre chinois, sculpteur et créateur d'installations. Il fait partie des artistes contemporains les plus célèbres et les plus significatifs travaillant actuellement en Chine. Il est connu comme un des leaders du mouvement autour de l’art qui a commencé en Chine après 1989 puis comme une des figures centrales du Political Pop movement. Il compte parmi les nouveaux artistes chinois les plus cotés. Son Mao AO, un triptyque de grande dimension, datant de 1988, a été  adjugé 3 millions € lors d'une vente chez Phillips de Pury & Company à Londres, en décembre 2007. Wang Guangyi se classait au 136ème rang du classement Artprice (Produit des ventes) du marché de l’art dans le monde en 2015/2016 avec des revenus cumulés de 1,4 million $.
L’artiste
Wang Guangyi est né en 1957 à Harbin dans le nord-est de
la Chine. Il est diplômé de l'Académie des Beaux-Arts du Zhejiang (Hangzhou) (1984). Il vit aujourd'hui à Pékin.
Son œuvre
Wang Guangyi est considéré comme un des artistes qui a complètement renouvelé la peinture en Chine depuis les années 80. Il est particulièrement connu pour ses tableaux de la série "Great Criticism", initiée dans les années 1990 où il détourne la propagande maoïste en juxtaposant, avec des affiches vantant la Révolution culturelle, des symboles et des publicités commerciales de l’Occident comme Armani, BMW, Carlsberg, Chanel, Coca cola, Dior, Disney, Ferrari, Gillette, Porsche, ou Rolex. Certains qualifient son travail de « pop politique », combinant le pouvoir idéologique de la propagande communiste et l’aspect attractif de la publicité et des images de notre société de consommation. 
Juxtaposant ou superposant des images révolutionnaires avec des logos mercantiles, Wang Guangyi propose un message provocateur, qui montre le caractère ambigu de la Chine, prise entre son passé politique et ses ambitions commerciales. Utilisant les couleurs et les codes visuels du langage « Warholien » du Pop Art américain, l’artiste parle ainsi du phénomène croissant de globalisation, qui touche aussi son pays.
Une première rétrospective de l'artiste en Europe était organisée par le MAC A Coruña (Museum of Contemporary Art Gas Natural Fenosa A Coruna), en Espagne, intitulée 'The Relics of believers', de Juillet à Novembre 2015. L’exposition présentait une synthèse de ses 30 années de travail, allant de ses premières series de 1985, intitulées ‘The back of humanity’ au ‘Relics of believers’, un travail réalisé pour cette exposition.
En Avril 2017, Wang Guangyi était à l'initiative avec d’autres artistes chinois d’une exposition organisée pour honorer la mémoire de Huang Zhuan, curateur, critique et historien d’art chinois, très respecté dans la communauté de l’art contemporain chinois, à l’OCAT ( Contemporary Art Terminal) de Shenzen.

Expositions
Sa première exposition personnelle en Chine était organisée par
la Hanart Gallery TZ à Hong Kong en 1992. A Paris, la Galerie Bellefroid a organisé la première exposition personnelle de l'artiste en 1993, puis la Galerie Klaus Littman à Bâle, Suisse, en 1997, Soobin Art Int'L, Singapour en 2001, Galerie Enrico, Paris en 2003, la Galerie Arario, Séoul, Corée, en 2006, la Galerie Thaddaeus Ropac, Paris en 2006, l’Institut de la Fondation Louise Blouin à Londres en 2008 et 2009.
Depuis 2007, Wang Guangyi a exposé en Chine, en Europe, aux Etats-Unis, ainsi qu’en Nouvelle Zélande et en Afrique du Sud. Citons ses dernières expositions personnelles : en 2015 ‘Relics of believers’, Museum of Contemporary Art Gas Natural Fenosa A Coruña
,​ Espagne, 'Wang Guangqyi - Great Criticism - Opera Gallery, Dubai ;  en 2014 'Negatives of idols' Springs Center of Art, Beijing ; en 2011 et 2012 : 'The Interactive Mirror Image, Tank Loft',  au Chongqing Contemporary Art Center, 'Thing-In-Itself: Utopia, Pop and Personal Theology', 'Wang Guangyi Retrospective' au Today Art Museum, à Pékin, 'Cold War Aesthetics, Pujiang Oversea Chinese Town', à Shanghai.
Il a par ailleurs participé à des expositions collectives dans de nombreux pays dans le monde dont les plus récentes : en 2016 'Historicode : Scarcity and Supply' Nanjing International Festival, Nanjing, Jiangsu, Busan Biennale 2016, ‘Origines et horizon’, la Collection d’art Nestlé, Musée Jenisch, Vevey; en 2015 The M+Sigg Collection: Chinese art from the 1970s to now – The Whitworth Art Gallery, Manchester, Exhibition of Today Art Museum’s collections – Today Art Museum, Beijing ; en 2014 Post Pop: East Meets West – The Saatchi Gallery, London, West Says East Says – Chinese Contemporary Art Research Exhibition – United Art Museum Wuhan, Right is wrong: Four decades of Chinese Art from the M+Sigg Collection – Bildmuseet Umea, Asian crossover – 2C for Art Salzburg, Anniversary: A Selection From Soa Collections – Shanghai Gallery of Art, Three on the Bund, Shanghai.

Les œuvres de Wang Guangyi sont aujourd’hui présentes dans les plus grandes collections publiques et privées du monde.

Wang Guangyi, Frozen North pole, oil on canvas, 1985

Wang Guangyi, Post classical : Gospel of Matthew, oil on canvas, 1986

Wang Guangyi, Mao, red squares, oil on canvas, 1988

Wang Guangyi, Great criticism, Coca Cola, oil on canvas, 1992

Wang Guangyi, Materialist Series, sculpture, 2001

Wang Guangyi, Great criticism series, Prints and Multiples, lithograph, 2002

Wang Guangyi, Materialist art, oil on canvas, 2006

Wang Guangyi, visual polity, installation, 2008

Wang Guangyi, aesthetics of cold war, exhibition, 2012

Wang Guangyi

WANG YIDONG 王沂東

WANG YIDONG est un artiste contemporain chinois. Il a fait partie du Realist Art movement en 1994 et créé avec Chen Yifei, Ai Xuan, Yang Yunfei et d'autres, le mouvement "China Realism" en 2005. Ses peintures représentent souvent de belles jeunes filles en costumes locaux, souvent rouges, comme on en rencontre dans les montagnes natales de l'artiste. En 2013, sa peinture 'Spring is Arriving in Yupinggou' était vendue chez Poly International Auction Co., 'Modern & Contemporary Chinese Arts Evening Sale' pour 3,4 millions HK $. Plus récemment, le 24 Novembre 2013, une de ses oeuvres  'Wang Yidong 1988' (Tobacco Curing House) s’est vendue 5 millions HK$ chez Christie’s. Avec des ventes cumulées de 686 737 $,  il se situait au 222ème rang du classement Artprice (Produit des ventes) du marché de l’art dans le monde en 2015/2016.
L’artiste
Wang Yidong est né en 1955 dans les montagnes de la province du Shandong. Il est diplômé de l’Académie centrale des Beaux Arts de Pékin (1982) où il enseigne.
Son oeuvre
En 1988, "Teasing the Newlyweds" a été le premier portrait de groupe de l’artiste : une scène de mariage, riches en métaphores. Ainsi "la chaleur du chandelier et la composition du travail renforcent l'intériorité des émotions émanant de
la fiancée". Quand cette œuvre fut achetée par un collectionneur privé à Hong Kong, Wang Yidong était si réticent au fait qu’elle parte dans des mains privées qu’il a demandé à la Schoeni Art Gallery de signer un accord avec l’acheteur pour que l’œuvre soit exposée dans la galerie pendant un an afin que le public puisse en profiter. Peinte la même année « Letter from far away » fait rentrer le spectateur dans la quiétude de la peinture. « Spring Reflections », un précédent travail de la Série Black & White montre la vitalité et la jeunesse de deux jeunes filles.
L’artiste utilise beaucoup le rouge, le noir, le soleil et de jolies paysannes dans ses peintures; il a en effet gardé un profond attachement à sa région des montagnes du Yimeng. La campagne est le paradis d’origine des êtres humains pour Wang Yidong. A son retour des Etats-Unis, l’artiste a ainsi voulu revenir aux sources, et il a créé un nouveau style très lié à la culture traditionnelle de ses montagnes d’enfance tout en la combinant avec les techniques et les esthétismes occidentaux.
Expositions
Parmi ses expositions personnelles, citons : en 2011 “A Date with Spring—Wang Yidong Art Exhibition” Triumph Art Space, Pékin; en 1993 et 2003 à la Schoeni Art Gallery (Dessins et croquis), Hong Kong ; en 1987 à la Hefner Gallery à New York (USA).
Wang Yidong a aussi participé à de nombreuses expositions collectives dont : en 2016 The Second Invitation Exhibition of Chinese Landscape Oil Painting by Chinese Natural Sound Oil Painting Institute—Symphony of Mountains and Rivers, National Art Museum of China, Beijing ; en 2014 'Chinese Realism 10 Years Art Exhibition', National Art Museum of China, Beijing ; en 2013 CAFA Art Museum, Beijing, The 9th Anniversary Exhibition Of China Realism Oil Painting, National Art Museum of China, Beijing ; en 2011 'Sale on Chinese Contemporary Fine Art', Yang Gallery, Singapore, en 2011 'Scenery, Silhouette', au Triumph Art Space, Pékin ; en 2010 'A date with Spring', au Triumph Art Space, Pékin.
A partir de 1990 il a ainsi été représenté dans des expositions collectives en Chine, Hong Kong, et Taiwan, à l’International Art Fair à Chicago (1990) et à Dallas (USA), en 1998 à Berlin, en 1996 à Bruxelles et en Suisse, en 2001 à l’Art Exchange Tour, à Paris. En 
2004 et 2005, il participait aux premières expositions Beijing Neo-realism Group au National Museum of Art à Pékin  et la Schoeni Art Gallery à Hong Kong. 
Il a obtenu en 1984 le Golden Prize of the Sixth National Art Exhibition, organisé par la National Gallery, à Pékin. Son oeuvre 'The 'Old Village' fait parie de la collection de la China National Art Gallery

Wang Yidong, Letter from far away, huile sur toile,1988

Wang Yidong, Teasing the newly weds, huile sur toile,1988

Wang Yidong, sister spring, huile sur toile, 1992

Wang Yidong, Early morning, 1999

Wang Yidong, young girl, huile sur toile, 2002-2003

Wang Yidong, Bird of luck, huile sur toile, 2003

Wang Yidong, Teasing the newly weds n°2, lucky cigarettes, huile sur toile, 2007-2008

Wang Yidong, Spring is arriving in Yupinggou, huile sur toile, 2010

Wang Yidong, bride, 2011

Wang Yidong

YANG FEIYUN 杨飞云

YANG FEIYUN est un maître du réalisme chinois. C’est un des peintres les plus connus dans la tradition classique de la peinture chinoise. Le sujet principal de ses peintures est sa femme. En 2007 sa peinture «The Clouds of the Northwest” s’est vendue 6,6 millions yuan à la Treasure International Auction à Pékin. En 2012, son tableau « Girl in front still life », s’est vendu à la Poly International Auction Co 34,5 millions yuan (5,415 417 $) (3 825 000 €). Avec des ventes cumulées de 3,4 millions €, il se situait à la 70ème place du classement Artprice (Produit des ventes) du marché de l’art dans le monde en 2015/2016.
L’artiste
Yang Feiyun est né à Baotou en 1954, une municipalité de Mongolie intérieure. Il est diplômé de l’Académie des Beaux Arts de Chine, Département Peinture à l’huile (1982). Il a ensuite été chargé de cours à l’Académie centrale d’Art dramatique, Département du Design, à Pékin, en 1984. Il y est actuellement professeur associé. Il réside à Pékin avec sa femme, peintre et modèle.
Son œuvre
Les travaux de Yang Feiyung sont majoritairement des portraits, souvent des gens avec lesquels l’artiste est très lié. Bien que sa femme Pen Peng ne soit pas son seul sujet, il est le plus constant. Elle est sa muse.
Yang Feiyun a fondé 
la “China Realistic School” avec Chen Yifei, Ai Xuan, Wang Xidong et quelques autres artistes en 2006. Dans les années 1980, l’artiste a voyagé aux Etats-Unis, en Angleterre, Italie et France pour acquérir de l’expérience en matière d’expositions. Il a eu l’occasion de montrer son travail dans plus de 20 expositions à travers le monde, en Asie, au Japon et aux Etats-Unis. Il est reparti en Chine en 1991 où il a continué à enseigner.
En Février 2017, il présentait à L'Academy of Drawing Arts de Florence 50 peintures à l'huile ainsi qu'une sélection de dessins.
Expositions
Parmi les expositions personnelles de Yang Feiyun, citons : en Février 2017, 'Yang Fei Yun's 'Looking For Her Origin, Academy of Drawing Arts, Florence, Italie ; en 2012, exposition personnelle à l’Art Gallery of Chinese Academy of Oil Painting, Pékin. Sa première exposition solo a eu lieu en Novembre 2003 à Pékin au National Museum of Fine Arts. 
L'artiste a participé à de nombreuses expositions collectives depuis 1981. Citons parmi les plus récentes récentes : e
n 2015 ‘The 5th “Road of Great Masters”, National Art Museum of China – NAMOC, Beijing ; en 2014 ‘Chifra China-France Art Touring Exhibition- National Art Museum of China – NAMOC, Beijing ; en 2013 The Second Invitation Exhibition of Chinese Landscape Oil Painting by Chinese Natural Sound Oil Painting Institute—Symphony of Mountains and Rivers, National Art Museum of China, Beijing ; en 2010 'Thirty Years of Chinese Contemporary Art' – Minsheng Art Museum, Shanghai. 
En 2013, l’artiste venu en Espagne à la tête d'un groupe de 17 autres peintres, mettait la touche finale à sa dernière oeuvre: un portrait du roi espagnol Philippe IV. L’artiste a exposé en France, à Paris dans le cadre de l’exposition Chine-France, CHIFRA #1, en Octobre 2013, créée sur l’impulsion d’une collectionneuse de Pékin, Deng Xihong, désireuse de montrer trois générations d’artistes chinois de premier plan, et coordonnée par le directeur du Namoc à Pékin. Parmi les artistes présentés : Yang Feiyun, Guo Runwen, Chao Ge, Hing Ling, Pierre Soulages et Yan Pei-Ming. En Novembre 2014, il a participé à l’exposition «Chinese Realism 10 years Art Exhibition », au National Art Museum of China.

Yang Feiyun, Peng Peng portrait, huile sur toile

Yang Feiyun, Nude, oil on canvas, 1984

Yang Feiyun, Beach at Yantai, oil on canvas, 1985

Yang Feiyun, portrait of a lady, oil on canvas, 1991

Yang Feiyun, self-portrait, oil on canvas, 1991

Yang Feiyun, summer assignment, oil on canvas, 2003

Yang Feiyun, student, oil on canvas, 2003

Yang Feiyun, golden cloud, oil on canvas, 2006

Yang Feiyun, The clouds of the Northwest, oil on canvas, 2006-2007

Yang Feiyun painting in Madrid, 2013

YU HUI

YU HUI est une artiste femme chinoise, célèbre pour son style de peinture Gongbi que lui a transmis son père, Yu Jigao. Yu Hui est entrée pour la première fois dans le classement de la Hurun Art List 2016 avec des ventes cumulées de 1,4 millions $ en 2015. Seules trois artistes femmes faisaient partie de ce classement des 100 premiers artistes chinois.
L’artiste
Yu Hui est née en 1960 à Nankin, dans la province du Jiangsu. Elle a obtenu son BA au Jiangsu Traditional Chinese Painting Institute (1983). Elle a ensuite obtenu un Master degree à la Nanjing Arts University. Elle est par ailleurs diplômée de l’Academic Research department, Art School of Peking University, Beijing (2006). Elle vit actuellement à Nankin.
Son œuvre
Les peintures de Yu Hui, avec son langage personnel et ses propres modes artistiques, occupent une place importante dans l’art contemporain en Chine.
Yu Hui peint des scènes d’oiseaux et de fleurs dans un style très élaboré, très raffiné, le style Gongbi
. L’exposition « Transcended Prints » qui lui était consacrée au National Art Museum of China en Avril 2015, montrait les travaux de l’artiste et son évolution au fil des années. Les créations artistiques de Yu Hui au cours de ces trente dernières années se sont construites en trois étapes. La première a été marquée par ses peintures de fleurs et d’oiseaux dans le style traditionnel sous l’influence du néo-classicisme. La deuxième étape était une période de conversion et de développement de ses peintures néo classiques d’oiseaux et de fleurs vers un nouveau style de peinture au pinceau, plus actuel. Elle était largement consacrée aux pierres du Taiku Kake. La troisième période a été la déconstruction des peintures néo classiques d’oiseaux et des fleurs. Yu Hui a ainsi opéré une déconstruction de la nature et de la tradition pour réorganiser son propre art.
Expositions
Yu Hui a été invitée à participer à de nombreuses expositions tant en Chine qu’à l’étranger.
Parmi ses expositions personnelles récentes, citons : en 2015 Transcended Prints - Fine Art Exhibition by Yu Hui, National Art Museum of China ; en 2013 "Time and Space; Flow Marks" Yu Hui's Personal Works Exhibition in Jiangsu Art Museum
L’artiste a participé à de très nombreuses expositions collectives comme pur ne citer que les plus récentes : en 2015 Gentle Jinling – Chinese Painting Exhibition in Palazzo Medici Riccardi, Italie ; ‘Fine Art Asia 2014’, represented by Alisan Fine Arts Gallery, Hong Kong ; 2013 Art Beijing – Contemporary Chinese Painting Exhibition 2013, Nantong Center Galleries Chinese Painting Exhibition; "Shengshi Chun Light" - Jiangsu Province Guohua Exhibition; "Inheritance" - 1865 van der Masters Invitational Exhibition; "Art Beijing" - Contemporary Chinese Painting Exhibition; Tenth National Art Festival Exhibition; 2012 Second Session of Hangzhou Chinese Painting Biennial Exhibition – Long Scroll Visions in 2012 (London) Olympic Fine Arts Exhibition of the General Assembly; • Classic Art - China National Academy of Fine Arts Exhibition; Asian Art Week in New York - New Chinese Painting Exhibition performance; Jiangsu Painting Exhibition; Second Hangzhou scroll horizon - Chinese Painting Biennial; The second session of the "Water Cube Art Cup" Art Award; 2009 Exhibition by Hundred Artists, Jiangsu Art Museum, Nanjing, China (Gold Prize) Exhibition of Bird & Flower Painting by Yu Jigao & Yu Hui, Zhuzi Art Museum, Nanjing.
Les oeuvres de Yu Hui font en outre partie des collections du National Art Museum of China, Beijing; Shanghai Art Museum, Jiangsu Art Museum, Jiangsu Traditional Chinese Painting Institute, Nanjing; Olympic Committee, Beijing.
Elle est membre de la Chinese Artists Association and the dean of the flowers and birds painting research department du Jiangsu Traditional Chinese Painting Institute.
http://yuhui.artron.net/

Yu Hui, Bird, 1994, image artist website

Yu Hui, The swallows are coming, ink and colour on paper, 1996

Yu Hui, ink and colour on paper, 2002, image artist website

Yu Hui, The sky, ink and colour on paper, 2009

Yu Hui, ink and colour on paper

Yu Hui, ink and colour on paper, 2009, image artist website

Yu Hui, Dangerous love rose, Glimpse of time and space series, 2010, image website of the artist

Yu Hui, Six Auspicious Cranes, Chinese ink colour on paper, 2012

Yu Hui, Tree space series, 2014, image website of the artist

Yu Hui

YUE MINJUN 岳敏君

YUE MINJUN est un artiste chinois contemporain. Il est connu pour ses toiles le dépeignant dans diverses mises en scène, figé dans un rictus hilare. Cette image est devenue sa signature, son logo, qu’il a reproduit en sculpture, aquarelle et gravure. On l’associe souvent au mouvement artistique « Réalisme cynique » développé en Chine après 1989 mais Yue Minjun rejette cette appellation. Il affirme une position d’artiste indépendant « ne se sentant pas concerné par ce que les gens disent de lui ». C’est l’un des peintres chinois actuels les plus cotés. À partir de 2007, treize de ses peintures se sont vendues plus d’un million de dollars. Sa peinture à l’huile "Execution" (1995) est en 2007 l’œuvre d’art la plus chère de l’histoire de l’art contemporain chinois, vendue pour 3,7 millions €, chez Sotheby’s. Le record de vente a eu lieu une semaine plus tard avec la peinture "The Massacre at Chios" (1994) vendue à Hong Kong pour près de 4,1 millions  €. Dans les années 2008-2009, ses prix sont montés de façon exponentielle et spéculative, pour dépasser 4 millions d'euros. Avec des revenus cumulés de 3 millions €, il se classait au 75ème rang du classement Artprice (Produit des ventes) du marché de l’art dans le monde en 2015/2016. En Mai 2017, chez Christie's Hong Kong, son oeuvre ‘Free at Leisure No. 11’ (2004) s'est vendue 4,9 millions HKD (626.720 USD).
L’artiste
Yue Minjun est né en 1962 dans la province de Heilongjiang. Il a d’abord peint en amateur, avant de partir étudier l’art de 1985 à 1989 à l’École normale de la province du Hebei. Il vit aujourd’hui dans le village de Songzhuang dans la banlieue de Pékin  avec une cinquantaine d’autres artistes chinois.
Son œuvre
C’est dans la communauté d’artistes du village de Yuanmingyuan, près de Pékin, au début des années 1990, que Yue Minjun  commence à définir son style ainsi que les contours de son principal sujet : le rire. En 1989, il aurait eu une révélation en voyant  le visage riant du peintre Geng Jianyi exposé à Pékin. "Ses portraits, d’abord inspirés par ses amis d’alors, se fondent peu à peu dans un seul et même visage, celui de Yue Minjun, apparaissant dès lors comme autant de miroirs reflétant ce que chacun veut y voir".
Dans les années 2000, Yue Minjun nourrit son style de multiples influences et développe de nouvelles séries comme celles des Labyrinthes, Re-portraits, Overlappings (2012). Au fil des ans, son style s'est développé, l'artiste remettant souvent en question les conventions sociales et culturelles, traitant même des questions politiques d'une manière radicale et abstraite. Ses autoportraits ont été décrits par le théoricien Li Xianting comme « une réaction auto-ironique au vide spirituel et à la folie de la Chine moderne".
Son attachement à l’autoportrait vient d’une idée simple qu’il explique : "comme je voulais devenir rapidement une star dans le domaine de la peinture, je me suis dit que la meilleure façon de me faire connaître était de faire circuler le plus possible mon portrait. Ensuite je me suis aperçu qu’en reproduisant systématiquement mon visage, j’arrivais, à travers la constance de cette image, à faire passer beaucoup de choses". Il poursuit : "comme je peins des éclats de rire, et donc des bouches grandes ouvertes, je suis bien obligé de les remplir de rangées de dents. D’autre part, comme je cherche un effet visuel fort, la multiplication de ces dents, toutes très blanches, donne une image frappante. Cela se rapproche de la technique du gros plan au cinéma, avec l’effet coup-de-poing induit. Lorsqu’on regarde d’un côté l’expérience de la vie, avec toutes ses souffrances, et de l’autre, ce que pourrait être l’existence idéale à laquelle tout le monde aspire, on s’aperçoit que l’absurdité prévaut. Et que la seule façon de pouvoir supporter ce décalage est d’en rire. C’est pour cela que le fait de sourire, de rire pour cacher son impuissance a [une grande] importance pour ma génération », écrit Yue Minjun.
L'artiste brouille les pistes comme dans son tableau "The Execution", inspiré de La Mort de l’Empereur Maximilien de Mexico, d’Édouard Manet (1868) : tous les protagonistes sont ainsi remplacés par des personnages souriants, avec au second plan une évocation directe de l’enceinte de la Cité interdite.  De même, dans la série autour de la question de l’absence dans l’image, il reproduit à l’identique des tableaux des grands maîtres de la peinture occidentale et chinoise, en les vidant de l’ensemble de leurs personnages. Ne subsiste que le fond, véritable décor de théâtre révélant des paysages lunaires et des architectures étonnantes. Invité à participer à la Biennale de Venise en 1999, il a choisi de réaliser des bronzes de son auto-portrait parodiant ainsi la sculpture en terre cuite de l’armée de 
la dynastie Qin. Ce coup d’éclat lui ouvrira les portes du marché international de l’art.
Du 30 Mars 18 Avril 2017, la Lu Xun Academy of Fine Arts Museum (Shenyang, Chine), consacrait une grande exposition personnelle à Yue Minjun, “Out of the Maze – Yue Minjun Solo Exhibition”. Celle-ci comprenait 61 peintures de l’artiste, 11 manuscrits et 15 sculptures, couvant presque toutes les séries qu’il a créées ces dernières années. 
Expositions
Parmi ses expositions personnelles récentes, citons : en 2017 “Out of the Maze – Yue Minjun Solo Exhibition”, Lu Xun Academy of Fine Arts Museum, Chine
en 2014, 'Yue Minjun, Neo Idolatry', Macau Museum ; en 2013, Yue Minjun, Galerie Templon, Paris ; en 2012-2013 « Yue Minjun, l'ombre du fou-rire », une rétrospective de son travail en plus de 40 oeuvres, Fondation Cartier pour l'art contemporain, Paris ; en 2011 'The Archaeological Discovery in A.D. 3009', ARoS Aarhus Kunstmuseum, Aarhus, Denmark, 'The Road', Pace, Pékin ; en 2010 'The Spirit Scenes from Time Past : Yue Minjun Solo Exhibition of Paintings Series Landscapes with No One', Shanghai Gallery of Art ; en 2007-2008, « Yue Minjun and the Symbolic Smile » au Queens Mueum of Art, New York, 'Yue Minjun : Looking for Art', Beijing Commune, 'Yue Minjun : I Love Laughing', Asia Society, New York ; en 2006 'Yue Minjun : Manipulation Series', Galerie Enrico Navarra, Paris, 'Reproduction Icons : Yue Minjun Works' ; en 2004 –2006, He Xiangning Art Museum, Shenzhen, China Looking for Terrorists, Beijing, Commune, Beijing, China 2005 Post Auratic Self Portrayal of Yue Minjun, CP Foundation, Jakarta, Indonesia ; en 2004 'Yue Min Jun: Sculptures And Paintings', Schoeni Art Gallery, Hong Kong; en 2003 Yue Min Jun: Beijing Ironicals, Prüss & Ochs Gallery, Berlin, Allemagne, Meile Gallery, Suisse.
Il a participé de nombreuses fois à la 7ème Biennale de Shanghai, et autres expositions collectives comme : en 2012 'Face : Exhibition', Minsheng Art Museum, Shanghai, China ; en  2011 Surreal Versus Surrealism in Contemporary Art, Instituto Valenciano de Arte Moderno, Valencia, Espagne ; en 2010 'The Construction Dimension : 2010, Chinese Contemporary Art International Exhibition, National Art Museum of China, Beijing ; en  2009 Vancouver Biennale 2009–2011, Canada.
Il est aussi exposé au musée d'Art de Berne, au Denver Art Museum aux Etats-Unis, au musée Beelden Zee aux Pays-Bas ou encore à l'Indonesia National Gallery de Jakarta. 

Yue Minjun, Water, oil on canvas,1998

Yue Minjun, Life 15, oil on canvas, 1999

Yue Minjun, Fighting, acrylic on canvas, 2002

Yue Minjun, Hat series, oil on canvas, 2005

Yue Minjun, Arche de Noé, huile sur toile, 2006

Yue Minjun, Mao Xinlan, Labyrinth Serie, oil on canvas, 2007

Yue Minjun, Terracotta soldiers, autoportrait, 2007

Yue Minjun,' I am a cow', woodcut Print, 2008

Yue Minjun, Overlapping Series, oil on canvas, 2012

Yue Minjun

YUAN YUAN

YUAN YUAN  est un artiste contemporain chinois de la nouvelle génération. Il s’est fait connaître très rapidement en Chine, reconnu par un groupe d’artistes qui lui a organisé deux expositions personnelles à la Xiaoping Gallery à Shanghai en 2008 et 2009. Ses peintures ont été exposées pour la première fois en Europe à la Galerie JGM à Paris en 2011 (Steam Rooms). L’artiste peint avec force détails des intérieurs architecturaux dont l’atmosphère très particulière se rapproche d’un certain classicisme.
L’artiste
Yuan Yuan est né à Zhejiang en 1973. Il a étudié la peinture au Département Peinture à l’huile de la China Academy of Art de Hangzhou où il a obtenu un BFA en 1996 et un MFA en 2008. Il a aussi étudié la peinture chinoise traditionnelle par laquelle il est influencé. Il vit et travaille à Hangzhou.
Œuvre
Les sujets de Yuan Yuan sont principalement des intérieurs, de très grands halls avec des arches néo-classiques et des balcons, ou plus modestes des entrées et des couloirs de bâtiments anciens. Ils sont basés sur des lieux réels principalement en Chine auxquels il ajoute quelques éléments imaginaires car il veut imposer son propre système de design. Il est notamment fasciné par les mosaïques, les motifs de tuiles, qu’elles soient sur le sol, les murs, ou dans les piscines. Il peint toujours de façon très précise chaque surface à l’intérieur d’une composition. Les très grands formats de ses toiles sont impressionnants. Ils décrivent des lieux chargés de patine et d’histoire. L’artiste ne considère pas que ses œuvres soient tristes bien qu’il admette dépeindre un certain sens de la nostalgie inhérente aux bâtiments et aux espaces. Au contraire, il trouve un certain confort dans ces lieux abandonnés. Là où les autres y voient de la solitude, il y voit richesse et puissance car ces lieux sont pleins de traces d’activité humaine. Dans ses travaux récents, il se focalise toujours sur des endroits fermés, comme les passages étroits entre des immeubles anciens ou les escaliers de vieux immeubles et les ascenseurs.
Expositions
Depuis la fin de ses études en 2008 Yuan Yuan a déjà eu de nombreuses expositions. Citons ses expositions personnelles :  en 2015 ‘There is no there there’, Galerie Malingue, Hong Kong et Paris ; en 2014 Art Basel Hong Kong, Edouard Malingue Gallery, Hong Kong ; en 2012 Edouard Malingue Gallery, Hong Kong Imagined Memory - A Home From Home, ShanghART H-Space, Shanghai Dawn, New Art From China, Zhong Gallery, Berlin ; en 2011 La Vie en Rose Dayanita Singh & Yuan Yuan Dute Exhibition Sakshi Gallery, Taipei ; en 2011 ‘Steam Rooms’, JGM (Jean-Gabriel Mitterand) Gallery, Paris, France 2009 ; Polar Night, Xiaopin Gallery, Shanghai ; en 2008 The Blind Man and The Elephant, Xiaoping Gallery, Shanghai.
Il a aussi participé à plusieurs expositions de groupe, dont les plus récentes : en 2016 Art Basel Hong Kong, Edouard Malingue Gallery, Hong Kong Takashi Murakami’s Superflat Collection - Shōhaku and Rosanjin to Anselm Kiefer, Yokohama Museum of Art, Yokohama, Japon ; en  2015 Luo Zhongli Scholarship Ten Years Review Exhibition, Chongqing MOMA, Chongqing, China ; en 2014 In Memory of a Landscape, James Cohan Gallery, Shanghai, China Art 021 Shanghai, China Bazaar Art Jakarta 14, Edouard Malingue Gallery, Jakarta, Indonesia Reformation, White Rabbit Gallery, Sydney, Australia Art Stage Singapore, Edouard Malingue Gallery, Singapore China platform curated by Huang Du, Art Stage Singapore, Edouard Malingue Gallery, Hong Kong.
En 2009, l’artiste a vendu chez Christies une oeuvre intitulée Red Chamber pour 133. 740 $. En 2015, une autre oeuvre de l'artiste 'Cage' s'est vendue aussi chez Christies 160.275$

Yuan Yuan, Red Chamber, oil on canvas, 2009

Yuan Yuan, Agate Room, oil on canvas, 2010

Yuan Yuan, Meteoric water, oïl on canvas, 2011

Yuan Yuan, Paris II, oil on canvas, 2012

Yuan Yuan, Ground Floor, oil on canvas, 2012

Yuan Yuan, Metropolitan Home Pavilion, 2013 Edouard Malingue Gallery

Yuan Yuan, Behind the Door, Oil on Linen, 2013, Edouard Malingue Gallery

Yuan Yuan, Steamed room Serie, 2014

Yuan Yuan, Romantic Museum, 2015, Edouard Malingue Gallery

Yuan Yuan

ZENG FANZHI 曾梵志

ZENG FANZHI est un artiste plasticien contemporain chinois. Ses peintures mélangent les apports de l’art occidental avec la tradition et la culture chinoises. C’est l’artiste le plus coté en Chine actuellement. Quelques jours avant l'ouverture de sa première exposition française au Musée d'Art Mo­derne de la Ville de Paris le 18 Octobre 2013, son œuvre le Dernier souper – version ironique de la cène, célèbre toile de Léonard de Vinci - battait un record aussi bien pour une œuvre d’art asiatique contemporaine que pour un artiste chinois encore vivant, chez Sotheby's, à Hongkong, au prix vertigineux de 160 millions HK $ (17 millions d’euros). En 2008, il avait déjà battu un record du prix d'une œuvre asiatique avec « Mask Series 1996 No. 6 », vendu 75,4 millions HK $ (9,7 millions $) à Hong Kong. En Mai 2017, chez Christie's Hong Kong, son oeuvre Mask Series (Blue) (1998) s'est vendue 4, 3 millions HKD (549.347 USD).
Avec des ventes cumulées de 22,6 millions $, il se situait au 9ème rang du classement Artprice (Produit des ventes) du marché de l’art dans le monde (Top 500) en 2015/206. Il venait en seconde place du classement de la Hurun Art List 2017.
L’artiste
Zeng Fanzhi est né en 1964 à Wuhan dans la province de Hubei. Il a étudié à l’Académie des Beaux Arts du Hubei où il a découvert l’art contemporain chinois et occidental. En 1993, il part s’installer à Pékin où il vit et travaille depuis.
Son œuvre
L’œuvre de Zeng Fanzhi va des portraits aux paysages ruraux à des sujets plus politiques. C’est un mélange d’histoire de la Chine et d’histoire personnelle. Ses souvenirs de jeunesse, lorsqu’il vivait près de l’hôpital de Wuhan, marque la première série de toiles qui représentent opérations, salles d’attente, viandes et corps dévêtus. D’autres toiles des années 2000 rappellent le passé politique de la Chine, comme Tian’An Men où l’on reconnaît Mao (2004). Zeng Fanzhi a en effet grandi dans la révolution maoïste. Il utilisera ainsi le foulard rouge des Gardes rouges comme un leitmotiv dans ses oeuvres. Pus tard, la cravate remplacera le foulard. Les mains, souvent immenses et rouges, rappellent le passé ouvrier de l'artiste.
Sa solitude lors de son arrivée à Pékin lui inspirera les séries Mask : « Tout le monde portait des costumes », raconte l'artiste « mais ça avait quelque chose d’un peu faux. Derrière la plupart de ces masques, c'est moi. J'avais très peu d'amis. » Tous sourient mais quels visages présentent-ils derrière leurs masques ? Si les tableaux appartenant aux Mask Series sont sous l’influence du Pop Art, les récents portraits et paysages sont d’une abstraction plus sombre. Ces polyptyques gigantesques, barrés de ronces d’où fourmillent animaux - comme ce lièvre gigantesque qui rappelle celui tout petit d’Albrecht Dürer - et corps humains, sont d’un expressionnisme qui semble se réfèrer à la peinture allemande.
Dans son last supper (dernier souper) inspiré de la Cène de Léonard de Vinci, peint en 2001, Judas, «porte une cravate dorée, qui évoque le pouvoir de l'argent, le capitalisme », explique Zeng Fanzhi.  Certains le lisent comme une trahison du communisme corrompu par le pouvoir de l’argent. Zeng Fanzhi a revisité le célèbre tableau de Léonard de Vinci à sa manière, y ajoutant une touche de modernité, représentant 13 écoliers chinois, cravates rouges au cou, en train de manger une pastèque. Zeng Fanzhi toutefois ne revendique pas de représentation politique à proprement parler. Même si sa peinture de la solitude de l’homme contemporain en Chine peut être lue comme une critique sociale. L’artiste qui a multiplié les styles et les thématiques, fait preuve d’une volonté de recherche, tant picturale qu’intellectuelle, et d’une technique contrôlée.
Expositions
Une première rétrospective française de Zeng Fanzhi depuis 1990, était organisée au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris du 18 octobre 2013 au 16 février 2014. Une quarantaine de toiles étaient réunies dont "The last supper" (2001), une version chinoise de la "Cène". « C'est la première fois de ma vie qu'autant de mes oeuvres sont réunies pour une rétrospective. C'est très important pour moi", déclarait Zeng Fanzhi à l'AFP.
Zeng Fanzhi a par ailleurs réalisé une œuvre pour le Musée du Louvre, dans les Salles Rouges, à côté de La Liberté guidant le peuple, d’Eugène Delacroix. Avec 'From 1830 till now N°4', Zeng Fanzhi rend hommage au célèbre tableau d'Eugène Delacroix. L'œuvre était exposée du 22 octobre au 17 novembre 2014.
Parmi les autres expositions personnelles de Zeng Fanzhi, citons les plus récentes : en 2016 'Parcours' de Zeng Fanzhi au Ullens Center for Contemporary Art (UCCA) à Pékin du 19 Septembre au 19 Novembre 2016 ; en Mars 2015, 'Zeng Fanzhi The Louvre Project', ShanghART Beijing, la dernière exposition personnelle de l'artiste en Chine depuis 5 ans; en 2012 et 2011, Gagosian Gallery, Hong Kong; en 2010 'Zeng Fanzhi: The Sublime', Union Temple, New York , Shanghai Rockbund Art Museum, Shanghai, The National Gallery of Foreign Art, Sofia, Bulgarie; en 2009 Godia Fundation, Barcelona, Espagne, Art Beijing 2009 - Zeng Fanzhi, Art Fairs Agricultural Exhibition Centre of China, Pékin, Narcissus looks for Echo, Zeng Fanzhi Suzhou Exhibition, Suzhou Museum, Jiangsu Province, Acquavella Gallery, New York ; en 2008. Tai Ping You Xiang-Zeng Fanzhi solo exhibition, ShanghART Beijing; en 2007 Musee d'art Moderne Saint-Etienne Metropole, France, 'Zeng Fanzhi Idealism', National Art Museum, Singapour, Zeng Fanzhi 1989-2007, Gallery Hyondai, Seoul,Corée
Il a aussi participé à plusieurs expositions collectives internationales comme la première Guangzhou Triennale (2002); la Biennale de Venise, China Gold, Museum Maillol, Paris, France en 2009 ; Made in popland, National Museum of Contemporary art  And-Writers 2010 - Nan Jing Biennale, Jiangsu Provingcial Art Museum,; Thirty Years of Chinese Contemporary Art, Minsheng Art Museum, Shanghai , Fairy Tales Selections from the MaGMA's collection, Opera Gallery, Singapour en 2010 ; Photo Exhibition of Contemporary Artists, Today Art Museum, Beijing, l’exposition "I mondo vi appartiene" à la Fondation François Pinault, au Palazzo Grassi, à Venise, Fusion. Contemporary Art Exhibition, Yiyuan Space, Wuhan, Chine en 2011. Zeng Fanzhi est présent dans les plus grandes collections mondiales comme celle de François Pinault qui expose actuellement certaines de ses œuvres à Venise.

Zeng Fanzhi, Mask Serie N° 24, oil on canvas,1996

Zeng Fanzhi, Mask Serie N°8, oil on canvas,1998

Zeng Fanzhi, Le dernier souper, oil on canvas, , 2001

Zeng Fanzhi, We series, oil on canvas, 2003

Zeng Fanzhi, This land so rich in beauty N°1, oil on canvas, 2006

Zeng Fanzhi, portrait, oil on canvas, 2008

Zeng Fanzhi, Francis Bacon, oil on canvas, 2010

Zeng Fanzhi, lièvre, oil on canvas, 2012

Zeng Fanzhi, praying hands, oil on canvas, 2012

Zeng Fanzhi

ZHAN WANG

ZHAN WANG est un sculpteur chinois contemporain. Il est aussi connu pour d’autres formes d’expression comme les installations, la photographie, la vidéo. L’artiste est considéré comme un des sculpteurs conceptuels commercialement les plus recherchés en Chine. Ses oeuvres sont caractéristiques dans leur représentation de gros rochers. Avec des ventes cumulées de 1, 4 millions $, il se situait au 129ème rang du classement Artprice (Produit des ventes) du marché de l’art dans le monde en 2015/2016.
L’artiste
Zhan Wang est né en 1962, à Pékin. Il a étudié l’art au Beijing Industrial Arts College en 1978. Il a poursuivi ses études au Département Sculpture de la Central Academy of Fine Arts (1983-1988) à Pékin. Il y a obtenu un Master of Fine Arts en 1996. Il vit et travaille à Pékin.
Son œuvre
Zhan Wang créé des formes abstraites, de grosses « pierres flottantes », qui ressemblent à des rochers recouverts de chrome. Ses rochers artificiels comme les « Scholar Rocks »(1995) sont très connus. Dans la culture traditionnelle chinoise, les rochers – qui font partie des cinq éléments - ont beaucoup d’importance. Avec sa Sidewalk Series en 1990, il a essayé de rompre avec la tradition en sculpture de ne représenter que des personnages religieux ou héroiques. Ainsi il a commencé à utiliser d’autres matériaux comme le medium au lieu du bronze et du marbre. Vers la fin 1993, il a commencé à faire de la sculpture plus conceptuelle, réalisant une nouvelle Série, « Mao suit ». L’idée de mettre l’accent sur l’enveloppe plutôt que sur ce qu’il y a en dessous a alors fait son chemin, donnant lieu à sa célèbre « Artifical Rock » Series (2006). Cette oeuvre a été la première sculpture contemporaine chinoise à être achetée pour la collection du Metropolitan Museum of Art.
Avec sa Série "Urban Landscape" (2003-2006), composée d'ustensiles en acier inoxydable, l'artiste cherche à attirer l’attention sur la modernisation économique que connaissent des villes comme Pékin ou encore Chicago mais aussi la contradiction et la confrontation existant entre la tradition et le développement.

Pour son exposition ‘My Personal Universe’ en 2012, financée par la société Louis Vuitton (France), Zhan Wang a essayé de recréer le commencement de l’univers au travers de l’explosion d’un seul rocher et montrer la puissance du spectacle dans sa forme première.
Dans son exposition 'Morph' à la Long March Space à Pékin en 2014-2015, il présentait 5 immenses sculptures sur un piédestal de marbre, à coté de ses 'Artificial Rocks", créant ainsi une justaposition surprenante.

Expositions
Parmi les dernières expositions personnelles de Zhan Wang, citons : en 2015 Zhan Wang ‘Notting for the Time Being’ solo exhibition Shanghai pujang ; en 2014-2015 'Morph', Long March Space, Pékin ; en 2013 Zhan Wang - Interactive Perspectives: Contemporary Art Exhibition Across the Taiwan Straits 2013 ;
en 2012 « Form of Formless », Long March Space, Pékin, « Universe », Singapore Tyler Print Institute, Singapour, « Zhan Wang: My Personal Universe », Ullens Center for Contemporary Art, Pékin ; en 2011, On Site: « Zhan Wang », Milwaukee Art Museum, Milwaukee, WI (Etas-Unis), Voyages, National Museum of China, Pékin, Urben Arcadia, MOT/ARTS, Taipei ; en 2010, “One Hour Equals 100 Million Years”, Suyuan Stone Generator, Today Art Museum, Pékin, Reflection, Eslite Gallery, Taipei.
Par ailleurs, Zhan Wang a participé à de très nombreuses expositions collectives dans le monde depuis le début des années 1990 sans discontinuer jusqu’à ce jour. Citons les plus récentes : en 2016, Before the Beginning and After the End II, Long March Space, Beijin
g ; en 2014 The 12th National Art Exhibition - Experimental Art Today Art Museum, Beijing, Fundamental Abstraction III, Haines Gallery, San Francisco, CA ; en 2013 Ink Art: Past as Present in Contemporary China, The Metropolitan Museum of Art, New York City, NY, Pure Views  Chengdu Museum of Contemporary Art MoCA, Chengdu, Sichuan, Passage to History: 20 Years of La Biennale di Venezia and Chinese Contemporary Art Arsenale di Venezia, Venice.
L’artiste participait avec 16 autres artistes contemporains chinois à l’exposition ‘Image of the Mind: Contemporary Chinese Art’, dans le cadre du
 The third "Happy Chinese New Year: Fantastic Art China” festival qui a eu lieu à New York City et dans ses environs début 2017.

Zhan Wang a reçu diverses récompenses : en 2006 Martell Extraordinary Artist Award, en 2011, AAC Art China·Annual Influence (Award) et Harper’s Bazaar Men’s Style (Award).
http://www.zhanwangart.com/

 

Zhan Wang, Mao suit Series, 1994-2002

Zhan Wang, Urban landscape, Chicago, stainless steel, 2005

Zhan Wang, Floating islands of immortals, stainless steel, 2006

Zhan Wang, On gold mountain Series, 2006-2008

Zhan Wang, ornamental rock, stainless steel, 2008

Zhan Wang, San Francisco, stainless steel, 2008

Zhan Wang, Artificial rock, Hotel Bristol Paris, stainless steel, 2010

Zhan Wang, My personal universe, installation, 2011

Zhan Wang, installation 'morph', Long March Space, 2014

Zhan Wang

ZHANG XIAOGANG

ZHANG XIAOGANG est un artiste contemporain chinois, peintre symboliste surréaliste. Il est célèbre pour sa Bloodline Série, portraits stylisés et souvent monochromatiques (noir et blanc) de familles chinoises, évocateurs de l’ère Mao. Ses peintures sont vues comme des « portrait de l'âme chinoise moderne ». Les œuvres de Zhang  Xiaogang ont atteint des prix records : le 21 Mars 2007, son oeuvre Bloodline Three Comrades était vendue 2, 1 millions $ à New York chez Sotheby’s. En 2012, à Hong Kong, lors de la vente Sotheby’s de la collection Ullens, une oeuvre tryptique a été adjugée pour 10 millions $. En 2013, Zhang Xiaogang a vendu une œuvre intitulée Private Notes No.1, pour 1,2 million $ (HK$9.6 million) chez Sotheby’s HK. Avec des ventes cumulées de 16,4 millions $ , il se classait au 12ème rang du classement Artprice (Produit des ventes) du marché de l’art dans le monde en 2015/2016. Il venait en 7ème position du classement de la Hurun Art List 2017 (+10%).
L’artiste
Zhang Xiaogang est né en 1958 à Kunming. En 1963, sa famille déménage à Chengdu dans la province du Sichuan. Il est diplômé de l’Institut des Beaux Arts du Sichuan (1982). Il vit au Sichuan et à Pékin.
Son œuvre
Zhang Xiaogang utilise sa mémoire pour recréer une version hautement personnelle de l’histoire de son pays mais en dit plus à propos de lui-même que du passé de la Chine. Ses portraits de familles imaginaires de sa Série Bloodline, the big family, du début des années 1990, et inspirée par de vieilles photos de famille, interroge sur la place de l'individu dans la famille et la société moderne chinoises, les aspirations et les échecs de la Révolution Culturelle tout autant que sur ses propres émotions. Souvent noir et blanc, ses portraits traduisent en peinture le langage de la photographie.
En 1986, Xhang Xiaogang avait formé le South West Art Group avec quelques uns de ses contemporains. Il a commencé à se faire connaître dans les années 1990. En 1994, il  a présenté sa Série ‘Bloodline: The big family’ à la 22ème Biennale Internationale de Sao Paulo au Brésil et en 1995 à la Biennale de Venise. Après avoir séjourné 3 mois en Allemagne où il a rencontré entre autres artistes célèbres, Gerhard Richter, il a eu là  l’idée de sa Série Bloodline. Sa carrière a été fulgurante autour des années 2000 : forcé d'exporter ses peintures à l'huile quand la Chine refusait toute oeuvre rappelant la Révolution Culturelle, il est devenu très demandé par les galeristes et les collectionneurs à Taiwan, à Hong-Kong, en Europe et aux Etats-Unis. Il a ainsi commencé une carrière internationale avec une série d’expositions à l’étranger – en Amérique du Nord et du Sud, en Europe et en Australie. En 2002, Zhang Xiaogang commence sa dream-like ‘Amnesia and Memory’ Series qui comme les ‘Bloodline' examinent la façon dont les souvenirs sont constamment repris dans le présent. 
Deuis les années 2000, l’artiste a commencé à explorer d’autres sujets de création mais finalement partout dans le monde, le public le connaît d’abord pour ses peintures de personnages pâles, d’apparence timide dans le style des vieilles photos. Zhang Xiaogang est devenu un repère de l’art chinois contemporain et une légende en même temps.
L’artiste se consacre désormais à la sculpture. Ses sculptures de têtes et bustes monumentales est une parfaite continuation de ses portraits de famille Bloodline.

Expositions
Citons parmi les expositions personnelles de Zhang Xiaogang : en 2014 ‘Oil on paper’, Pace Gallery HK ; en 2013, exposition des sculptures en bronze à la Pace Gallery à New York ; en 2012 'Beijing Voice : Zhang Xiaogang', Pac Gallery, Beijing, Zhang Xiaogang: Beijing Voice, Pace London, Lexington Street, UK, London ; en 2010, Today Art Museum, à Pékin ; 2009 Zhang Xiaogang: The Records, Pace Beijing, Zhang Xiaogang: Shadow,Soul, Queensland Art Gallery, Queensland Australie ; en 2008 Revision, Pace Wildenstein, New York ; 2007, Sara Hilden Art Museum, Tampere, Finlande ; 2006 The Art Centre of Tokyo, Japan, Solo Show, Beijing Commune, Pékin. 
Il a par ailleurs participé à plus de 150 expositions collectives en Chine et partout dans le monde. Parmi les plus récentes : Triangle, Gallery Artside Seoul, Corée du Sud, Jongro-guen Novembre 2016, 20 peintures de l'artiste étaient exposées avec des sculptures et dessins muraux de l'américain Sol LeWitt, à la Pace Gallery, Beijing, 2016 M+ Sigg Collection: Four Decades of Chinese Contemporary Art, M+, Hong Kong, Hong Kong, Rising Asia, Zane Bennett Contemporary Art Gallery, USA, Santa Fe, Talking on Paper, Pace Beijing, China, Beijing, China.Real?, ArtChina Contemporary Art Gallery, Germany, Hamburg ; en 2015 'The M+ Sigg Collection: Chinese art from the 1970s to Now,' The Whitworth Art Gallery, UK, Manchester, FACE TO FACE, Ethan Cohen, New York, USA, New York, China.Real?, ArtChina Contemporary Art Gallery, Germany, Hamburg, A New Dynasty - Created In China, ARoS Aarhus Kunstmuseum, Denmark, Århus ; en 2014 Focus Beijing - De Heus-Zomer Collection, Museum Boijmans Van Beuningen, Netherlands, Rotterdam, Art Multiples, 313 Art Project, South Korea, Gangnam-gu.
http://zhangxiaogang.org/Enworks.aspx?type=year

Zhang Xiaogang, Private Notes N°1, oil on canvas, 1990

Zhang Xiaogang, Three comrades, Bloodline Series, oil on canvas,1994

Zhang Xiaogang, Big Family N° 3, oïl on canvas, 1995

Zhang Xiaogang, Amnesia and Memory, oil on canvas, 2001

Zhang Xiaogang, Amnesia and Memory, oil on canvas, 2002

Zhang Xiaogang, Brothers, oil on canvas, 2005-2006

Zhang Xiaogang, Black and white portrait, oil on canvas, 2005-2006

Zhang Xiaogang, Red plum tree, oil on canvas, 2011

Zhang Xiaogang, Young boy N°1,sculpture, painted bronze, 2013

Zhang Xiaogang

ZHOU CHUNYA

ZHOU CHUNYA est un peintre et sculpteur contemporain chinois. Il est connu principalement pour sa série de peintures colorées « chien vert », mais est également considéré comme un des peintres de scènes rurales et de nature les plus doués de son pays. Avec des ventes cumulées de 5,1 millions de $, il se situait en 46ème position du classement Artprice (produits de ventes) du marché de l'art dans le monde, en 2015/2016. Il venait au 15ème rang dans le classement de la Hurun Art List 2017.
L'artiste
Zhou Chunya est né en 1955 à Chongqing, province du Sichuan. Il est diplômé du département de peinture de l'Académie des Beaux Arts du Sichuan (1982). Il a complété sa formation à l'Académie des Beaux Arts de Kassel en Allemagne. Zhou Chunya réside et travaille actuellement dans la ville de Chengdu en Chine.
Son oeuvre
Les travaux de Zhou Chunya sont un mélange savant de la  peinture traditionnelle chinoise et de l'influence du mouvement du néo-expressionnisme allemand. Son style de peinture a été décrit comme un mélange de modernisme occidental, peinture traditionnelle et “Social Réalisme” qu’il a appris lors des ses études en Allemagne.

Zhou Chunya se considère avant tout comme un coloriste : sa couleur préférée est le vert italien Classico Verde 290. Ses premières peintures montraient des images de pierres et de fleurs empruntées à l’iconographie des peintures chinoises mais sous l’influence de l’Expressionnisme allemand. L'artiste s'est en effet imprégné du style artistique exubérant ou encore frénétique des néo expressionnistes des années 1980.
Au début des années 80, Zhou Chunya réalise sa Série Tibet : New Generation of Tibetan (1980) et Sheep Shearing (1981). Il a en effet séjourné avec son ami étudiant Zhang Xiaogang dans l’enclave tibétaine de le Ruoergai Prairie dans le Sichuan’s Hongyuan County.

Mais u
ne des œuvres qui l'a rendu célèbre est sans aucun doute sa série Green Dogs, son berger allemand appelé Heigen, sa source d'inspiration. En effet, le principal sujet des œuvres qu'il a produit pendant plus de dix ans était le chien. Il parle de la série Green Dogs comme d'une sorte d'auto portrait symbolique.
Sa Série Landscape (1995) dès lors apparaît presque abstraite, les toiles font penser aux anciens paysages chinois.

A partir de 1999, après la mort de son chien, il  a commencé à peindre des fleurs de pêchers avec des hommes et des femmes en rose, s’enlaçant, combinant ainsi le sujet traditionnel chinois de la fleur de pêcher avec une approche moderne et libérale de la sexualité. En Mai 2011 l'artiste a vendu chez Christie's une toile intitulée 'Peach Blossom and Green Dog' pour 467.152 $.
Expositions
Une rétrospective résumant plus de 30 ans du travail de l'artiste a été organisée au Shanghai Art Museum en 2010.
Zhou Chunya a été exposé dans de nombreuses galeries internationales et musées dont la Shanghai Gallery of Art, the National Art Museum, à Pékin ou le Musée des Beaux Arts de Houston, Texas, en 2007, Domach-Auh of Culture, Liz, Autriche, Sino-German Friendship Association, Dusseldorf, Allemagne.
Il participe à diverses expositions collectives : en 2017 Exposition 
China/Dialogue. Transmission, au Ludwig Museum, Koblenz, Allemagneen 2016, Zhou Chunya faisait partie des 15 artistes vivants nés en Chine exposés à Doha au Qatar Museum Gallery, Al Riwaq dans le cadre de l'exposition intitulée 'What About Art? Contemporary Art from China'; en 2015 Guan Xiang Art Gallery, Art Tapei, Taiwan.

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Zhou Chunya, Mountain Rock Series, oil on canvas, 1990

Zhou Chunya, Black Stone and Horse, oil on canvas, 1991

Zhou Chunya, Heaven, oil on canvas, 1993

Zhou Chunya, Stone, 2000

Zhou Chunya, Green dog, sculpture bronze, 2006-2007

Zhou Chunya, Green Little dog, painted stainless steel

Zhou Chunya, Peach Blossom & Dog, oil on canvas, 2008

Zhou Chunya, Peach Blossom, litograph on paper, Yang Gallery

Zhou Chunya, Peach Blossom, oil on canvas,2014

Zhou Chunya