Artistes contemporains indiens/ Indian contemporary artists

SELECTION OF ARTISTS: BIOGRAPHY/EXHIBITIONS
Artistes indiens les plus reconnus sur le marché international /Most renowned Indian artists on the world market

Subodh Gupta, first retrospective exhibition of the work of Subodh Gupta in France, at Monnaie de Paris, from 13 April to 26 August 2018

Rina Banerjee, sculpture, triennial Prospect 4 New Orleans, Los Angeles, USA, 2017-2018

Indian contemporary art today is growing both culturally and commercially: “contemporary art has become one of the new emblems of the cultural modernity of Indian cities”. Until recent years, Indian art didn’t fall into the contemporary art category, it rather represented traditional and spiritual arts of this country. This is how its image was sold abroad and probably still is, like a sort of cliché. Today Indian artists use their cultural heritage to create new artworks. Like other artists in the world, they are observers and critiques at both social and political levels. And so they helped to change this stereotypical image of India and show a dynamic country that demonstrates great capabilities. The sales of contemporary art rised to 4.3 millions $ in 2015-2016, according to Artprice report 2016. The most popular artist is the Anglo-Indian Anish Kapoor, followed by Subodh Gupta and Raqib Shaw. These artists including Bharti Kher have seen works sold in New York, Paris, London and Hong Kong. In 2016, auction sales of the above artists accounted for $1.3 million. Anish Kapoor sold a work “Untitled” at Saffron Art, Mumbai, for $ 705 882. Bharti Kher sold her “Mother of Anything Possible, Anytime” at Christie's, New York $ 209 000. Indian contemporary artists also found their place on the French scene. The most famous of them - Anish Kapoor, Bharti Kher, Jitish Kallat, Anju Dodiya, Raqib Shaw - are indeed exposed in galleries that count in Paris: Daniel Templon, Perrotin, Thaddaeus Ropac. In October 2017, the Centre Pompidou in Paris organised a retrospective of the Indian artist Nalini Malani, making her the first Indian artist to have a retrospective at the prestigious venue
Since the beginning of India Art Fair in 2008, there have been more engagement and participation in the Indian cultural scene. Art became an investment option in India, as a way to fight against inflation. As a consequence, on December 17, 2015, in Mumbai, Christie’s recorded the highest total sales figures for an auction in India. Their third sale totalled INR 97,69,90,000 / $14.7 million. And Christie’s and Saffronart established Mumbai as an internationally significant center for Indian art auction. In December 2016, the sales of modern and contemporary art produced a total of Rs 68.01 crore. However that was far below Christie’s record sale previous December. In fact because of high prices of Indian contemporary artworks, there was only a handful of collectors and investors left. Based on Artery India data, while the art market is on the road to self-correction, 2017 has been particularly weak in terms of market performance of Indian contemporary art. According to ArtTactic Report 2017, "the confidence in the contemporary Indian art market has seen a marginal increase since December 2015, at 65 (up from 64). This is the fifth consecutive time that the Contemporary Confidence Indicator has remained above the 50 level, which implies that the majority of experts remain positive to the 12 month outlook for the Indian Contemporary art market​". 

SUJATA BAJAJ

SUJATA BAJAJ  est une artiste peintre contemporaine indienne. Elle travaille le multi-média - gravure, peinture, collages - après avoir réalisé des monotypes. Sa peinture est abstraite, très colorée et lumineuse. Elle compte parmi les plus importants artistes indiens de sa génération.
L’artiste
Sujata Bajaj est née à Jaipur, en 1958. Elle est diplômée de la S.N.D.T. Women University de Pune où elle obtenu un master en art et peinture. Elle a ensuite fait une thèse de doctorat sur l’art tribal indien pendant 5 ans. Elle est partie pour l’Europe en 1988 sur recommandation du célèbre peintre indien Haider Raza. Elle a ensuite étudié à l’Ecole des Beaux Arts de Paris et travaillé dans l’atelier du sculpteur Claude Viseux. Elle vit et travaille à Paris ; elle partage son temps entre la France, l’Inde et la Norvège.
Son œuvre
Sujata Bajaj lie papier, vêtement, ficelle, pour en faire des lignes au pinceau. Elle mélange collage, huile, dessin, encre. Elle utilise différents supports : monotype, eau forte, gravure sur bois, sculpture, céramique, fibre de verre, métal et depuis récemment l’acrylique sur toile. Elle fabrique aussi son propre papier. "Il y a dans mon travail l'influence de l'art français et l'art indien. Je choisis beaucoup de couleurs éclatantes que j'équilibre par la texture". Parlant de l’utilisation des couleurs, elle expliquait que chacune a une signification différente. Le rouge englobe tout : passion, violence, énergie, amour et agression, c’est la couleur de la divinité en Inde. 
Elle utilise des textes de documents de l’ancien Sanskrit comme le Bhagavad Gita, les Vedas et le Mahabharata. « Le language n’est pas abstrait pour moi… je n’utilise pas de textes qui ont des significations négatives», déclarait-t-elle en 2011. « Je ne choisis pas mes textes pour des raisons spirituelles, j’utilise les mots parce que je les souhaite dans mon travail. Par exemple Om est un des sons les plus puissants, beaucoup de gens méditent sur Om. Le son est un bloc de construction de la vie, de l’univers », poursuivait-elle.  
Expositions
Sujata Bajaj a fait l’objet de près de 25 expositions personnelles en Inde et plus de 20 expositions internationales et participé à plus d’une douzaine d’expositions collectives, en Inde et à l’étranger, en France, Norvège, Royaume-Uni, ou Los Angeles (Saffronart gallery). Parmi ses expositions personnelles les plus récentes, citons : en 2016,
Jehangir Art Gallery, et Gallery Art & Soul, Mumbai ; elle exposait au Paris Art Fair 2015 ; en 2012 'Aqua - Gallery Beyond', Mumbai, 'Aviraam: Celebrating the Pioneer Spirit- SH Raza at 90 - India Habitat Centre, New Delhi ; en 2011 'Form and Formlessness' - Art Alive Gallery, Gurgaon, India, 'Recent Works', Galerie Romain Rolland, Alliance Francaise de Delhi, New Delhi ;  en 2010 'Besides Paris - Birla', Academy of Art and Culture, Kolkata, India, 'Swasti Roop' - Art Alive Gallery, New Delhi, India ; 2009 'Think Small' - Art Alive Gallery, New Delhi, Manthan - Galerie Romain Rolland, New Delhi, Galerie Patrice Trigano, Paris ; en 2008, 'X at the rate of Jehangir' - Jehangir Art Gallery, Mumbai, 'Emergence - Osborne' Samuel and Berkely Square Gallery, Londres; en 2007 'L’ Ordre du Monde' - Tao Art Gallery, Mumbai, Osborne Samuel and Berkeley Square Gallery, London, Palette Art Gallery, New Delhi, 'An Evening in Paris....Rome....London' - Sanskriti Art Gallery, Kolkata, 'The Tale of Two Cities' - Sanskriti Art Gallery, Kolkata.
On trouve ses oeuvres dans des collections nationales et internationales, privées et publiques. Elle a reçu deux fois le State Art Award du gouvernement du Maharashtra and en 2003 le Raza Award.
Le célèbre auteur Jean-Claude Carrière a par ailleurs écrit les textes d’un ouvrage rassemblant ses œuvres, intitulé « L’Ordre du monde », publié en 2007.
http://www.sujatabajaj.com/

 

Sujata Bajaj, Water, mixed media on paper, 2005

Sujata Bajaj, Desire, acrylic on canvas, 2006

Sujata Bajaj, Brightness, oil on canvas, 2006

Sujata Bajaj, Ascend, acrylic on canvas, 2006

Sujata Bajaj, Fragments, acrylic on canvas, 2007

Sujata Bajaj, Brightness, acrylic on canvas, 2008

Sujata Bajaj, Debris, mixed media on paper, 2009

Sujata Bajaj, Perigrination, acrylic on canvas, 2012

Sujata Bajaj, Reds, acrylic on canvas, 2013

Sujata Bajaj

RINA BANERJEE est une artiste contemporaine d’origine indienne établie aux Etats-Unis. Elle pratique aussi bien la peinture, la sculpture ou le dessin et réalise de grandes installations.
L’artiste
Rina Banerjee est née à Calcutta en 1963. Elle a grandi à Londres puis à New York, Etats-Unis. Elle a d’abord obtenu un B.A. en ingénierie des polymères à la Case Western University (1993). Après avoir travaillé dans le secteur scientifique, elle a obtenu un Masters in Fine Arts à la Yale University (1995). Elle vit et travaille à New York City.
Son œuvre
Le monde de Rina Banerjee est à la fois personnel et cosmique. Elle créé  des assemblages de textiles et articles vestimentaires traditionnels indiens, des objets et ameublement de style colonial, des articles de mode, matériaux organiques, provenant de bric-à-brac de New York, transformés en de nouveaux objets comme par exemple : des crocodiles empaillés, des berceaux en bois, des os de poisson, oeufs d'autruche, plumes, parapluies, saris, pigments, coquillages. Synthétisant la mythologie, la religion, l'anthropologie et les contes de fées, Rina Banerjee est aussi inspirée par la culture occidentale et la tradition orientale, en particulier l'art tibétain, himalayen et indien. Elle offre un univers fluctuant et dynamique qui peut rendre le dégoût attrayant ou la beauté laide.
« Son oeuvre, explique-t-elle, explore diverses périodes coloniales du subcontinent et dresse la carte des étapes complexes d'une diaspora indienne réinventée, identifiée et située géographiquement ». « Je suis intéressée par toutes les mythologies, tous les récits qui parlent à la culture contemporaine et continuent de la façonner autour d’elles comme autant de graines d’où germent la fleur et le fruit. Nous vivons dans un monde contemporain, conscient des autres. A l’image des beautés endormies nous nous réveillerons pour partir à la recherche de l'intimité que nous avons tous toujours désirée et qui nous est nécessaire. Nous devons être prêts et ouverts pour voir la « famille entière des cultures humaines » se rencontrer et figurer ce moment, tendre vers elle comme si elle était la nourriture et le fruit qui les unies. Ceci génèrera beaucoup de défis, exigera de nous de la maturité ».
Rina Banerjee participait à la 57ème Biennale de Venise en Mai 2017 avec quatre nouvelles sculptures, chargées d’allusions satiriques et accompagnées de titres longs et énigmatiques comme souvent dans les oeuvres de Rina Banerjee comme ‘Excessive flower, hour by hour, banal and decorative, banished and vanished of power, reckless and greased she steals like jewel thieves, fierce, always in theater as actor, often captured in oils, thrown in air, robbed in vitality as death appears for all who have more color, see her as unequal in sting to sun and processions of pomp if in marriage and funeral bearing in mind possessions of inheritance acquired.’ 
En 2011, elle présentait au Musée Guimet, à Paris, une installation « Take me, take me… to the Palace of Love » (2003). Articulant un discours sur ses origines et la vision occidentale-orientaliste de l'Orient, elle a réalisé un pavillon en plastique rose en forme de Taj Mahal pour évoquer une vue de l'Inde au travers des verres teintés de roses, caractéristiques de la présence coloniale britannique en Inde, et un assemblage central de matériaux «exotiques».
Elle présentait au Prospect New Orleans, Los Angeles, Prospect 4 Triennal, en Novembre 2017 jusqu'à Février 2018, une grande sculpture représentant une silhouette ailée attachée à ce qui semble être un parachute ailé derrière elle. L'artiste s'est inspirée du mariage de Viola Ida Lewis, une femme afro-américaine, et Joseph Abdin, qui était indien.

Expositions
Rina Banerjee a exposé partout dans le monde depuis les années 2000. Parmi ses dernières expositions personnelles, citons : en 2017 'Rina Banerjee: Human Likeness', Hosfelt Gallery, San Francisco, ‘Rina Banerjee “A bundle of twine and difficulties of the tongue", Ota Fine Arts, Tokyo ; en 2015 Rina Banerjee: Tropical Urban, Jacob Lewis Gallery, New York, ‘Migration’s Breaths’, Ota Fine Arts, Singapore; en 2014 'Rina Banerjee: Disgust', L.A.Louver, Venice ; en 2013 ‘Rina Banerjee: “What am I made of and how do you know my name?”, Ota Fine Arts, Tokyo, Smithsonian, Washington DC. ; en 2012 "Creastionism's Kiss", Galerie Nathalie Obadia, Brussels, "A World of Lies", Galerie Espace, Hong Kong ; en 2011  "Chimeras of the India & the West", Musée Guimet, Paris, "Imagining the other half of the world from here", Galerie Nathalie Obadia, Paris, France. 
L’artiste participait par ailleurs à la Biennale de Venise en 2013 et 2017, l’India Art Fair 2016, la Yokohoma Triennale (2011), Art Basel (2008), Tsumari-Echigo Exhibition 3rd Triennial (2006), Whitney Biennale (2000).
En 2017, elle faisait partie de l’exposition de groupe ‘En toute modestie’ - Archipel Di Rosa’, au MIAM Sète (Musée International des Arts Modestes) en France. Rina Banerjee a participé depuis près de 20 ans à de nombreuses expositions collectives.
Les travaux de Rina Banerjee font partie de collections publiques et privées :  the Whitney Museum of American Art, New York, NY; San Francisco Museum of Modern Art, Centre George Pompidou, Paris,  Pennsylvania Academy of Fine Arts, Philadelphia, Queens Museum, NY, Brooklyn Museum, NY.
http://rinabanerjee.com/home.html

Rina Banerjee, "Take me, Take me...", mixed media installation, plastic, antique Anglo-Indian Bombay dark wood chair, steel and copper framework, floral picks, foam balls, cowrie shells, quilting pins, colored moss, antique stone globe, glass, synthetic fabric, shells, fake birds, 2003

Rina Banerjee, installation “Lure of Place”, Tsumari-Echigo Exhibition 3rd Triennial, 2006

Rina Banerjee, ‘‘Can you believe the beast in her beauty was born out of a vilified attack on her mother’s moment when she and she a shared sexuality," 2009, Galerie Nathalie Obadia, Brussels

Rina Banerjee, "Ill get you my pretty", multimedia installation, detail, Yokohoma Triennale 2011

Rina Banerjee, Mad woman, mixed media, GoMA, Queensland Art Gallery, 2013

Rina Banerjee, "Difference must leave its cave and cease to be monster, not a level thorny and pointed pierce to emasculate the persistence of powerful middle -fat and feathery finds fault with it neck, arm and ankle”, feather fans ,light bulbs, glass tiger’s eye, feather trim, steel, plastic basket, glass beads, thread, ruffle trim, acrylic horm, ceramic, 2013

Rina Banerjee, “Ugly boy...”, acrylic and ink on watercolor paper, 2014

Rina Banerjee, "In transparent soil she spoke to welcome her other more mouthy voice , sliced open tunnel, mountain and air, tugged, tumbled even tackled to rise lighter,higher more quicker knocking who?", ink, acrylic, gold & copper on paper, 2015

Rina Banerjee, "Virtues of courage, loyalty and the perils of desire twisted her fear", ink and acrylic on watercolor paper, 2016

Rina Banerjee, Hardness of living, sculpture, steel, wood, glass, silver leaf, cowrie shells, sea shells, taxidermy, 2017

Rina Banerjee, Ceramic vintage negro head, Victorian brown bitters bottle, red silk tassels, Murano glass, and steel armature, 2017

Rina Banerjee, Viola, sculpture, Prospect 4 New Orleans, triennal, Los Angeles, 2017

Rina Banerjee

ANJU DODIYA

ANJU DODIYA  est une artiste contemporaine indienne. Elle peint au pastel, à l’acrylique, dessine au fusain ; elle décrit des scènes quelques peu mystérieuses, proches du rêve, dans lesquelles elle est souvent le principal protagoniste. Elle est considérée comme un(e) des artistes contemporains indiens les plus importants aujourd’hui. Son oeuvre 'Daphne' s’est vendue chez Saffronart New York 'Spring Online Auction' en 2008 pour 129 375 $.  En Mars 2014, une peinture intitulée Victor s’est vendue 31 250 $.
L’artiste
Anju Dodiya est née en 1963 à Bombay. Elle a étudié à
la Sir JJ School of Arts à Bombay où elle a obtenu son Bachelor’s Degree in Fine Arts (B.F.A) (1986). De 1991 à 1992, bénéficiant d’une bourse de la part du gouvernement français, elle a étudié à l’Ecole des Beaux Arts à Paris. Elle vit et travaille à Bombay. Elle est mariée au peintre Atul Dodiya.
Son œuvre
Anju Dodiya créé des peintures au pastel montrant des images superposées et symboliques. Ses références sont souvent historiques, elles vont des peintures médiévales classiques, de la Renaissance aux estampes japonaises ukiyo-e (« image du monde flottant ») de l’époque d’Edo aux films d’Ingmar Bergman. Elle utilise les masques et le théâtre pour construire ses différentes fictions : costumes élaborés, masques, magiciens, acteurs et arlequins apparaissent ainsi tout au long de son œuvre. Le soi est au centre de son travail ; elle précise toutefois que ses peintures ne sont pas exactement des portraits d’elle-même « Ce sont des images de fiction d’un artiste qui mime la souffrance ». Elle travaille essentiellement sur les expressions humaines et notamment sur l'émotion.

Anju Dodiya peint sur divers matériaux comme des pièces de tissu ou de matelas ; elle utilise aussi des morceaux de miroirs brisés.
Fin 2016, elle exposait à la Galerie Daniel Templon How to be Brave’Dans une époque faite de violence et d’incertitudes politiques, Anju Dodiya s’interrogeait sur les défis que doit relever l’artiste.
Anju Dodiya avait une exposition personnelle en parallèle de l’India Art Fair début 2018. Dans cette exposition, intitulée ‘The Air is a Mill of Hooks’, Anju Dodiya Dodiya s’extrait du corps et examine l'espace dans lequel est né le poème 'Mystic' de la poétesse américaine Sylvia Plath, qui donne son nom à l'exposition. Bikaner House, où se déroule l’exposition, semble être un lieu approprié pour ce genre de mélange inconscient de paranoïa et de grandes peurs contenues dans son travail. La femme qui apparaît dans le travail d'Anju Dodiya peut sembler incarner l'histoire récente (une histoire qui comprend #MeToo). Elle semble contrainte par la domesticité, et parfois par le fardeau même de devoir s'en affranchir ... d'une certaine manière, recréant la poésie viscérale et parfois cauchemardesque de Sylvia Plath, qui après son suicide et ses poèmes confessionnels devint une icône pour le mouvement féministe. De sa vitalité tragiquement évidente, Dodiya est un disciple
Dans ses dernières Series Anju Dodiya revient à l’utilisation du matelas comme medium. Elle a en effet déjà exploré la chambre à coucher et le choix du matelas comme médium porte en lui une métaphore sur la place de la femme. Depuis Harvey Weinstein, le monde de l'art - curieusement éloigné des échelles de mesure de la moralité - a fait l'objet d'une agitation sans précédent. La chambre à coucher a parlé, et les femmes, les artistes elles-mêmes, ont roulé du tambour et rappelé les cicatrices. "A propos du mouvement cette année, je dis comme tant d'autres: " il est grand temps ". C'est un peu agressif, mais parfois l'approche d'un problème requiert d'avoir plutôt une position agressive », ajoute Anju Dodiya.

Expositions
La première exposition personnelle de Anju Dodiya, Necklace of Echoes, était organisée en 1991 par
la Chemould Art Gallery, à Bombay. Parmi ses expositions personnelles récentes, citons : en 2018 ‘The Air is a Mill of Hooks’,  Vadehra Art Gallery, New Delhi en 2016 'How to be brave', Galerie Daniel Templon ; en 2015 “Imagined Immortals”, Vadehra Art Gallery, New Delhi ; en 2013, Aicon Gallery, New York; en 2012 Room for Erasures, Chemould Prescott Road, Mumbai; en 2011 Cloud-Hunter and other works, Kalakriti Art Gallery, Hyderabad, Inde; en 2010 Face à Face(d'après Kuniyoshi), Galerie Daniel Templon, Paris, France, Necklace of Echoes,  Vadehra Art Gallery, New Delhi, Inde; en 2008 All Night I Shall Gallop, Bhodi Art, New York, USA.
L'artiste a par aillleurs participé à de nombreuses expositions collectives dont les plus récentes : en 2015 “Continuing Traditions”, Musée de la Toile de Jouy, France ; en 2013, “Freedom to March: Rediscovering Gandhi through Dandi”, Ojas Art, New Delhi, “Ideas of the Sublime”,Vadehra Art Gallery , New Delhi “Ideas of the Sublime”, Lalit Kala Akademi Galleries - New Delhi “Mapmakers II - The Evolution of Contemporary Indian Art (Part Two)”, AICON GALLERY - New York, ‘Aesthetic Bind : Subject of Death’, curated by Geeta Kapur, Chemould Prescott Road, Mumbai ; en 2012, Fifth Beijing International Art Biennale, National Museum of China, 'A Further Global Encounter', Grosvenor Vadehra, London, 'Voicing a Presence: Women Artists', in the Jehangir Nicholson Collection, The Chhatrapati Shivaji Maharaj Vastu Sangrahalaya, Mumbai, Inscribing the Female Body, Vadehra Art Gallery, Delhi, To Let the World In: Narrative and Beyond in Contemporary Indian Art, Chennai, Narratives of the Self, Gallery Espace, Delhi, Terrestrial Bodies, 1x1 Gallery, Dubai, Art for Humanity, Coomaraswamy Hall, Mumbai.

Anju Dodya, Untitled, watercolour on paper, 1993

Anju Dodiya, In custody, watercolour on paper, 1999

Anju Dodya, The stumble, watercolour on paper, 1996

Anju Dodya, Changing skin, watercolour, charcoal, 2006

Anju Dodya, Necklace, watercolour, charcoal, 2008

Anju Dodya, Continental drift I, watercolour, charcoal, soft pastel and collage on paper, 2009

Anju Dodiya, Walled city II watercolour on paper 2009

Anju Dodiya, Mourner, watercolour, charcoal, 2013

Anju Dodiya, Panic Room (for Bunuel), watercolour, charcoal & soft pastel on paper, 2014

Anju Dodiya, Bedroom With Two Square, collage, 2018

Anju Dodiya, The Reader, 'The Air is a Mill of Hooks’ exhibition, 2018

Anju Dodya

ATUL DODIYA

ATUL DODIYA  est un artiste plasticien contemporain indien. Il est considéré comme l’un des pionniers de la nouvelle génération post moderne. Le cinéma, les images de Bollywood, sont une des dominantes du travail de l'artiste qui réalise des installations, des assemblages ou des peintures sur volets. Une peinture de Atul Dodiya dédiée à l’ancien capitaine de l’équipe indienne de cricket Rahul Dravid, intitulée "The Wall"  a atteint chez Christie’s 57,6 millions roupies (115 800$) en Février 2009. Le 24 Mai 2008, son œuvre "Woman from Kabul" s’était vendue 186 364$ chez Christies’s Hong Kong. Sa peinture intitulée "Fool’s house" s’est vendue le 20 Mars 2013 chez Christie’s 75 000$.
L’artiste
Atul Dodiya est né le 20 janvier 1959 à Bombay. En 1982, Il a obtenu son BFA (Bachelor of Fine Arts) à
la Sir J. J. School of Art. Il a poursuivi une formation à l’Ecole des Beaux Arts de Paris de 1991 à 1992 grâce à une bourse du gouvernement français. Il vit et travaille à Mumbai. Il est marié à l'artiste Anju Dodiya.
Son œuvre
Atul Dodiya s’est fait connaître dès 1999 avec sa Serie sur le Mahatma Gandhi. Il connaîtra une reconnaissance internationale avec une autre Série - the Bombay: labyrinth/laboratory show - au Japan Foundation Asia Center à Tokyo. Après avoir résidé à l’école des Beaux Arts à Paris, il prend un autre tournant, dans son style et ses supports :  passant du photo-réalisme à la peinture à l’huile sur toile jusqu’aux rideaux métalliques. Cette réflexion sur l’objet reflète ici son intérêt pour les aspirations de la classe moyenne indienne et l’impact de la globalisation sur ses traditions. Il a été le pionnier dans ce mélange d’influences et références entre l’histoire de l’art occidental et indien ou oriental.
« Quand j’étais étudiant à Bombay, je me suis beaucoup intéressé aux réalisateurs français comme Truffaut, Chabrol, Bresson... mais c’était surtout Godard qui m’avait profondément touché. Dans ses films, il y a souvent plusieurs choses qui se passent au même moment. Les références et les citations que vous pouvez trouver dans mon travail prennent leurs racines quelque part aussi dans le travail de Godard. »
Le saccage des mosquées et l’histoire des scribes de Tombouctou l’ont aussi profondément bouleversé. « Les scribes ont gardé un respect très profond pour la tradition et leurs fameux manuscrits du temps quand Tombouctou était une des capitales du savoir, au 12e siècle. Un aspect important de mon travail, c’est l’usage de
la langue. Et la langue officielle du Mali, c’est le français. Quand j’ai pensé à écrire quelque chose dans mes tableaux, j’ai pensé que le français serait la langue idéale. ».
Début 2017, Atul Dodiya exposait à la Vadehra Art Gallery, à New Delhi, « Girlfriends: French, German, Italian, Egyptian, Santiniketan, Ghatkopa...». Il revisitait des portraits de femmes dans l'histoire, des portraits de grands maîtres comme Francis Picabia, Albrecht Durer, Piero della Francesca’s Arezzo Frescos ou encore Rabindranath Tagore. Ce nouvel ensemble d'œuvres d'Atul Dodiya est peut-être l'une de ses expériences les plus polyvalentes en matière de forme et de contenu.

Expositions
Parmi les dernières expositions personnelles d’Atul Dodiya, citons : en 2017 'Girlfriends: French, German, Italian, Egyptian, Santiniketan, Ghatkopar…', Vadehra Gallery, New Delhi
en 2015, 'Mahatma and the Masters', Galerie Daniel Templon, Bruxelles, Belgique ; en 2014-15 '7000 Museums: A Project for the Republic of India', Dr. Bhau Daji Lad Museum, Bombay ; en 2014 'Atul Dodiya at the Picasso Museum', Barcelona, Espagne ; en 2013/2014 'Experiments with Truth: Atul Dodiya, Works 1981-2013', National Gallery of Modern Art, New Delhi, 'Duplicator's Dilemma' à la Chancery Lane Gallery, Central, à Hong Kong, 'Atul Dodiya 'Contemporary Arts Center, Cincinnati (Etats-Unis) ; en 2012, Scribes from Timbuktu à la Galerie Daniel Templon, à Paris ; en 2011, Bako Exists. Imagine, Chemould Prescott Road,  à Mumbai.
Atul Dodiya a aussi participé à la plupart des grandes expositions sur l’art indien organisées aux Etats-Unis, en Europe et en Asie ces dernières années : en 2017 Paris Art Fair, representé par la galerie Daniel Templon, en 2016 Art Dubai, Paris Art Fair Galerie Daniel Templon),  Palexpo (galerie Daniel Templon) ; en  2015, ‘After Midnight: Indian Modernism to Contemporary India 1947/1997’, Queens Museum, New York ; en 2014, ‘Une histoire, art, architecture et design, des années 80 à aujourd’hui, Musée National d’art moderne, Paris, ‘Is It What You Think? Ruminations on Time, Memory and Site, Kiran Nadar Museum of Art, New Delhi ; en 2013, ‘Still Life, Gallery Art Motif’, New Delhi, ‘Ideas of the Sublime Vadehra Art Gallery’ at Lalit Kala Akademi, New Delhi ; en 2012 Biennale de Kochi-Muziris, Kochi, Kerala, ‘India: Art Now, ARKEN, Musée d’art contemporain, Ishøj, Danemark ; en 2011, ‘La Route de la soie’ au Tri Postal à Lille et Paris Delhi Bombay au Centre Pompidou ; ‘Roots in the Air, Branches Below’, Modern and Contemporary Art from India, San Jose Museum of Art, San Jose, États-Unis.
Il a également a participé à la Documenta de Kassel en 2007, à la Biennale de Gwangju en 2008, à la Biennale de Moscou en 2009 et à Art Basel – Hong Kong, en 2013.

D'Avril à Juin 2017, Atul Dodiya avait prévu de mener un projet de recherche: "Méditation les yeux ouverts" à la Fondation Institut d’Études Avancées de Nantes, France. 

Atul Dodiya, Mahatma Gandhi, expressions of existence, 1999

Atul Dodiya, Enamel paint on metal roller shutter, acrylic and marble dust on canvas, 2002

Atul Dodiya, Black Moon, Enamel paint on metal roller shutters and acrylic and marble dust on canvas, 2002

Atul Dodiya, Unmerry monarch, enamel paint, synthetic varnish and acrylic epoxy on laminate, 2003

Atul Dodiya, Karuna, enamel paint and synthetic varnish on laminate, 2004-2006

Atul Dodiya, Collage, 2011

Atul Dodya, prayer//scribes of Tombouctou, oil, acrylic and marble dust, 2012

Atul Dodiya at the Picasso Museum, Barcelona, 2014

Atul Dodiya, Breaking the Salt Law, Pinjarat, April 1930, oil on canvas, 2015

Atul Dodiya, Untitled (Egyptian Girlfriend), oil on canvas, 2016

Atul Dodiya, Olga Hidden, oil on canvas, 2016

Atul Dodiya, Untitled IV (German Girlfriend), watercolour, gesso, charcoal, soft pastel, pencil, light molding paste on paper, 2016

Atul Dodiya

SHEELA GOWDA

SHEELA GOWDA est une plasticienne contemporaine indienne. Elle utilise différents supports comme la peinture, le dessin, la sculpture et les installations. Son travail souvent se situe entre beaux arts et artisanat. Dans ses œuvres elle s’interroge sur le rôle de la subjectivité féminine dans le mélange des religions, le nationalisme et la violence qui caractérisent la société indienne contemporaine.
L’artiste
Sheela Gowda est née en 1957 à Bhadravati. Elle est diplômée en art et peinture de l’université de Bangalore (1979), de l’université Vishwabharati à Santiniketan (1980-82) et du Royal College of Art de Londres (1984-86). Elle vit de façon permanente à Bangalore et par intermittence en Suisse.
Son œuvre
Sheela Gowda choisit des matériaux pour leur symbolisme : bouse de vache, encens, aiguilles, fils, fibres et teintures. Elle utilise souvent ces matériaux ordinaires pour créer des effets semi-mystiques. En détournant ces objets, elle dénonce par ailleurs la violence faite aux femmes dans la société indienne. Elle utilise également des déchets fabriqués par la société indienne tels que des bidons de bitume ou des feuilles de plastique recyclées pour la construction des routes. Sheela Gowda photographie les bouses de vache dans leur contexte pour les placer ensuite sur les lieux d’expositions.
Ce qui a déclenché chez elle ce type d’œuvres fut ce qu’elle a vécu pendant les violentes émeutes des fondamentalistes hindous, en 1992 en particulier, qui l’a conduite à se détourner de moyens de peinture conventionnels et à rechercher des formes plus fortes d’expression pour ses sculptures.
En 1997, Sheela Gowda revisite le Mahabharata en créant une allégorie minimaliste au  travers de son oeuvre 'Draupadi’s Vow'. Elle représente une cascade de cheveux suspendue à un mur dont les extrémités sont teintées de curcuma rouge, la couleur du sang coagulé. Cette œuvre fait référence à Draupadi, une femme qu' un de ses cinq maris avait humiliée, en la perdant au jeu. Les vainqueurs la traînèrent par les cheveux et elle se fit alors la promesse de ne plus les attacher jusqu’à ce qu’elle puisse les rincer dans le sang de ses ennemis.
Son oeuvre ‘Crime Fiction’, en 2008, pourrait être vue comme une façon d'explorer et de redéfinir le concept de crime dans sa négativité.
Son œuvre "Kagebangara" (2008) est basée sur le détournement par les ouvriers préposés au goudronnage des routes autour de Bangalore, des barils métalliques, qu’ils aplatissent en plaques et brûlent afin de les vendre, et de bâtir des abris. 
En 2014, la Tate Gallery à Londres a fait l'acquisition de son installation spectaculaire 'Behold' (2009), faite de pare-chocs de voitures et de cheveux humains.
Expositions
Pour Paris-Delhi-Bombay en 2011 au Centre Pompidou à Paris, Sheela Gowda a présenté "Gallant Hearts", une guirlande de galettes de bouse de vache (sacrée en Inde) enduites de kumkum (pigment vermillon). 
Pour la Biennale de Lyon 2007, elle a exposé des pierres de meulage. La pierre de meulage - outil important dans les cuisines, chargé de connotations rituelles - était placée sur le sol des cuisines dans des maisons de quartier de Bangalore quand elles furent construites il y a plus de cinquante ans.
Parmi ses récentes expositions personnelles, citons :  en 2015-2016 "Project Gallery: Sheela Gowda" Pérez Art Museum ,Miami
; en 2015, sa première exposition personnelle en Asie de l'Est, Para Site, Hong Kong ; en 2014, Open eye policy, Lunds Konsthall, Lund, Suède ; en 2013, musée Van Abbemuseum, Eindhoven, Pays-Bas ; en 2011, Iniva (Institute of International Visual Arts), Londres, Postulates of Contiguity, Office For Contemporary Art (OCA), Oslo, Norvège et Behold, NAS Gallery, Sydney.
Elle a aussi participé à de nombreuses expositions collectives : Kochi-Muziris Biennale 2012-2013, Garden of Learning, Busan Biennial, Corée (2012), Paris-Delhi-Bombay, Centre Pompidou, Paris (2011), Documenta 12 à Paris (2007).
Elle était finaliste pour le prix Hugo Boss 2014.

Sheela Gowda, Gallant hearts, cowdung & kumkum threads, 1996

Sheela Gowda, Draupadi wow, hair, 1997

Sheela Gowda, And Tell Him of My Pain, 2002-2007, photo Sheela Gowda

Sheela Gowda, Tell him of my pain, twisted wires, covered by kumkum, spins, 2007

Sheela Gowda, Kagebandara, metal tar-drums, installation, 2008

Sheela Gowda, Protest My Son, watercolor on print on paper, 2011

Sheela Gowda, Collateral, installation 2011

Sheela Gowda, Stopover, grinding stones, installation, Kochi-Muziris Biennale, 2012

Sheela Gowda, And that is no lie, installation, Pérez Art Museum, 2015

Sheela Gowda

SAKSHI GUPTA

SAKSHI GUPTA  est une sculptrice, plasticienne, issue de la jeune génération artistique indienne. Elle utilise des matériaux du quotidien qu’elle réinterprète en sculptures. Elle débat notamment des contradictions du monde réel et de ses complexités. Elle a déjà participé à plusieurs expositions en dehors de l'Inde, en Europe notamment.
L’artiste
Sakshi Gupta est née en 1979 à
New Delhi. Elle a obtenu un BFA (Sculpture) (2001) et un Master's Degree (2004) au Government College of Art, Chandigarh. Elle vit et travaille à New Delhi.
Son oeuvre
Sakshi Gupta recycle des matériaux usagés, souvent d’origine industrielle, pour en faire des sculptures qui transforment la signification des matériaux et leur donnent une certaine spiritualité. Elle utilise d’un coté le poids de la matière et de l'autre elle créé de la lumière et de la fragilité. Ses œuvres peuvent être vues comme une vision sur le monde contemporain : le passage de l’industrie lourde à l’ère de l’information et des technologies de l’information.
Dans sa sculpture spectaculaire, intitulée « Some Beasts », 2008, par exemple, elle a utilisé le fer rouillé pour créer la forme d’un ventilateur de plafond qui ressemble à une bête qui se tord. Elle fait référence à la domination attribuée aux animaux religieux mythiques dans la culture traditionnelle indienne et les machines de guerre d’aujourd’hui. Sakshi Gupta se sert aussi de sa propre expérience. Dans son œuvre « Nothing is freedom, Freedom is everything, Everything is you », 2007, elle se réfère aux contradictions auxquelles sont confrontés les jeunes actuellement : les espoirs et les attentes, sans garantie, ou bien les combats et les joies inespérées. La première pièce de la série rassemble une collection de 7 oreillers qui évoquent non le repos mais les nuits sans sommeil dans un environnement claustrophobe. Une autre représente un tapis traditionnel, fait de pièces détachées de voiture, montrant les hauts et les bas de la vie. La troisième pièce figure un buste fait de chaînes de vélos, témoignant de la croyance de l’artiste en la liberté de choix chez les individus.
Elle a aussi créé plusieurs sculptures et installations spécifiques dans des lieux publics.
Expositions
Parmi ses expositions personnelles les plus récentes, citons : en 2015 'At the still point of the turning world', Galleryske, New Delhi ; en 2013 ‘Become the Wind’, Galleryske, Bangalore et deux autres expositions à
la Galleryske, à Bangalore en 2009 et 2007 ;  'I Object' at Gallery One, Bangalore, en 2006.
Sakshi Gupta a participé à plusieurs expositions collectives en Inde et dans le monde : en 2016 India Art Fair, Art Basel ; en 2015, Gallery of Old & New Masters Schwerin, Tilton Gallery, Basel, en Allemagne ; en  2014 ‘Nothing, No Thing’, Art Stage, Singapour ; en 2013 'Indian Highway', Ullens Center for Contemporary Art, Beijing, Critical Mass, Tel Aviv Museum of Art, Tel Aviv; 'Indian Highway', à
la Serpentine Art Gallery, Londres (2009-2012) ;  en 2011, Paris-Delhi-Bombay, Centre Pompidou, Paris ; Astrup Fearnley Museum of Modern Art, Oslo, and HEART Herning Museum, Denmark, 'Crazy Jane and Jack the journeyman', Galerie Krinzinger. Son travail a été aussi montré à New Delhi, Miami, New York, Vienna, Milan and Lucknow.

Sakshi Gupta, Freedom is everything, scrap metal, constructed from small auto parts, wheels and bolts, 2007

Sakshi Gupta, Everything is freedom, metal chips, 2007

Sakshi Gupta, Some beasts, scrap iron, soldering material, 2008

Sakshi Gupta, Untitled, industrial waste, Krinzinger Projekte, 2008

Sakshi Gupta, Untitled, donkey, sand, fibre, matt, resine, 2009

Sakshi Gupta, Crazy Jack And Jane The journeyman, installation, Galerie Krinzinger, 2011

Sakshi Gupta, Untitled, Tilton Gallery, metal scrap, 2012

Sakshi Gupta, Become the wind, metal, metal scrap, motor, 2012-2013

Sakshi Gupta, Untitled, Detail, Galleryske, 2015

Sakshi Gupta

SHILPA GUPTA

SHILPA GUPTA est une artiste contemporaine indienne. C’est une plasticienne vidéaste qui utilise vidéos, websites, objets, photographies, son et réalise des performances.  Ses œuvres se concentrent autour de thèmes tout autant politiques (violence raciale, religieuse, insécurité) que philosophiques. Shilpa Gupta a commencé à se faire connaître à l'international à partir des années 90. Son record de ventes était de plus de 39 000 $ pour "Untitled", sa première vente aux enchères, chez Sotheby's à Londres, le 2 mai 2008 et "Untitled" vendu par Saffronart New York 'Spring Online Auction' en 2008 pour 27 797 $. 
L’artiste
Shilpa Gupta est née en 1976 à Bombay.  Elle s’est formée à la sculpture à l’école d’art Sir J. J. School à Mumbai entre 1992 et 1997 où elle a obtenu son BFA (1997). Elle vit et travaille à Mumbai.
Son œuvre
L’artiste réalise des œuvres sculpturales et des installations multimédias. Dans ses œuvres, elle mélange objets usuels et objets technologiques. 'Ce qui l’intéresse avant tout dans la technologie est sa « portée émotionnelle et conceptuelle et sa capacité à interroger nos modes de vies et croyances, notre psychisme et nos automatismes, les appartenances communautaires et les préjugés". L'artiste a été confrontée à la violence entre Hindous et Musulmans et elle nous parle de peur et d''insécurité. Shilpa Gupta a travaillé avec une neuropsychologue indienne -  Mazharin Banaji - sur la peur et ses origines "pour tenter de comprendre les divergences entre pensée et conscience". En 2009, elle présentait une œuvre monumentale "Singing Cloud", une sculpture suspendue, composée d’environ 4000 micros au Laboratoire de Paris. "Réagissant à l’environnement, alternant sommeil et sursauts, cet essaim se transforme en une créature polyphonique, une forme de gigantesque œil de mouche d’où émanent à certains moments, une multitude de voix, de souvenirs et de langues", explique le Musée d'Art Contemporain du Val de Marne où l'artiste a été en résidence en 2007. Shilpa Gupta travaille régulièrement avec des chercheurs, des scientifiques comme Noam Chomsky qu’elle a interrogé sur l'influence des médias et le pouvoir des images autant que des mots.
Travaillant toujours sur la peur, elle a proposé à des individus de se déplacer dans l’espace public avec un sac sur lequel était inscrit « There is no explosive in this ». Elle a fait de cette expérience un ensemble photographique très personnel.
Dans sa dernière exposition "Drawing in the Dark" au centre d'art contemporain, la synagogue de Delme, en 2017, Shilpa Gupta poursuit avec ses recherches sur la porosité des frontières. Elle présente pour cette exposition un ensemble d’oeuvres nouvelles liées plus particulièrement à la frontière entre l’Inde et le Bangladesh, qui court sur plusieurs milliers de kilomètres. "Les oeuvres produites pour l’exposition évoquent l’ensemble des stratégies de détournement, d’évitement ou de perturbation des systèmes de contrôle. Les dessins que Shilpa Gupta réalise à partir de marijuana, les photographies dans lesquelles elle superpose des pièces détachées sur des images de ciel, la forme qu’elle sculpte à partir de lambeaux de sari, rappellent autant d’objets qui traversent la frontière illégalement"​.
Expositions
Le travail de Shilpa Gupta a été montré dans les plus grandes institutions internationales et musées tels que
la Tate Modern, la galerie Serpentine, la Fondazione Sandretto Re Rebaudengo, Daimler Chrysler Contemporary, Solomon R.Guggengheim Museum, Chicago Cultural center, Louisiana Museum et Devi Art Foundation à Gurgaon entre autres. En 2011, Gupta a reçu la Bienal Award, Bienal De Cuenca, en Equateur.
Parmi ses dernières expositions personnelles, citons : en 2017 " Drawing in the Dark", Synagogue de Delme, France ; en 2016 "My East is your West", Vadehra Art Gallery, New Delhi ;  
en 2014, l’exposition « Someone Else by Shilpa Gupta », organisée au  Kiran Nadar Museum of Art, Saket, New Delhi  et au Kunstnemes Hus, à Oslo, Norvège, Shilpal Gupta, Galeria Continua, Sangigimano, Italie; en 2013 elle a exposé '24:00:01', Mucsarnok / Kunsthalle, à Budapest, 'MO' la MAAP Space à Brisbane, en Australie, à la Galerie im TaxisPalais à Innsburg, Autriche, et participé à la Sharjah Biennale et à l’exposition No Country au Solomon R. Guggenheim Museum ; en 2010-2012, elle exposait au Contemporary Art Center à Cincinnati, au Museum voor Moderne Kunst à Arnhem (Pays-Bas) , Arnolfini à Bristol (Royaume-Uni), Château de Blandy en France, Center for Contemporary Art à Linz (Autriche) et aussi dans les galeries suivantes : Galerie Yvon Lambert à Paris, Chemould Prescott Road à Mumbai, Galleria Continua à San Gimignano (Italie), la galerie Lalit Kala Akademi, à New Delhi.
Shilpa Gupta a par ailleurs participé à de nombreuses expositions collectives à travers le monde depuis 1996. Elle faisait partie des artistes exposés, du 4 Février au 11 Juin 2017, dans la collection du Mori Art Museum (MORI), Japon, avec une installation sonore "Tryst with Destiny - Speech on the granting of Indian Independence", August 14th, 1947, Jawaharlal Nehru (1889-1964) (2007-08
). Autres expositions collectives : en 2014, 'LANDSEASKY : revisiting spatiality in video', Seoul, Corée du Sud, 'Made : Quotidian Practices and Everyday Rituals', Maraya Art Centre, Sharja, AE, 'My Voice Would Reach You: Nine Contemporary Artists from Asia', Museum of Fine Arts, Houston and Rice University, Boston, US, 'From Speaker to Receiver', Anna K. Meredith Gallery, Des Moines Art Center, Iowa, US, 'Experiments with Truth: Gandhi and Images of Nonviolence'The Menil Collection, Houston, US, 'Dhaka Art Summit'Bangladesh, 'No Country : Contemporary Art for South and Southeast Asia',  Asia Society Hong Kong Center.
En 2012, elle a participé à l'exposition 'Vivement Demain', MAC/VAL, au Musée d'Art Contemporain du Val de Marne, France et en 2011 à l’exposition Paris-Delhi-Bombay, Centre Pompidou, Paris.
En 2012 elle a conçu le livre ‘dates.sites: Project Cinema City Bombay/Mumbai’, édité par Madhusree Dutta. La même année, elle était choisie par le directeur du Chatelet à Paris pour créer les décors du spectacle "Nixon in China".
En 2015, elle collaborait avec l'artiste pakistanais Rashid Rana pour l'exposition "Your East is my West" à la 56ème Biennale de Venise, qui questionnait sur les frontières, notamment celles entre l'Inde et le Bangladesh
http://shilpagupta.com/

« Drawing in the Dark » : l’artiste indienne Shilpa Gupta expose au Bielefelder Kunstverein Museum, en Allemagne, jusqu’au 16 Juillet 2017. Elle examine la nature poreuse des frontières et leurs conséquences, notamment celles entre l'Inde et le Bangladesh. Cette exposition sera exposée dans deux autres lieux : la synagogue de Delme contemporary art center en France (Octobre 2017-Février 2018), une église à Kassel en Allemagne (19 Mai-17 Septembre 2017)

Shilpa Gupta, Untitled, Interactive video projection, Toronto, 2004

Shilpa Gupta, Liveerpool Biennale, audience participation, 2006

Shilpa Gupta, Queues in a city, installation, 2007

Shilpa Gupta, There is no explosive in this, photograph, 2007

Shilpa Gupta, Singing cloud, microphones, installation, 2009

Shilpa Gupta, Speaking wall, installation, 2010

Shilpa Gupta, I live Under your sky, installation, 2011, Photo: Nakao Toshiyuki

ShilpaGupta, Untitled-Skewers, Indian Highway, Maxxi, Roma 2012

Shilpa Gupta, 998.9, My East is your West, exhibition, Venice Biennale, 2015

Shilpa Gupta, Fragments of car parts, c-print on dibond, Drawing in the Dark Exhibition, 2017

Shilpa Gupta, 12138, shredded garment, brass plate, vitrine, 2017, Galleria Continua, Photo Tom Callemin

Shilpa Gupta

SUBODH GUPTA

SUBODH GUPTA est un artiste plasticien, actuellement "star de l’art contemporain" en Inde. En 2008, son œuvre "Vehicle for Seven Seas", un chariot et trois valises sculptées en aluminium, s'est vendue aux enchères pour 500 000 € (785 243$). Avec des ventes cumulées de 1,3 million $, Subodh Gupta se situait au 149ème rang du classement Artprice (Produit des ventes) du marché de l’art dans le monde en 2015/2016. Il était 365ème avec 309 832 $ en 2016/2017.
L’artiste
Subodh Gupta est né en 1964 à Khagaul au Bihar. Issu d’un milieu modeste, il devient artiste sous l’influence d’un instituteur. Il a étudié au College of Arts de Patna (1983-1988) dont il est diplômé (Bachelor of Fine Arts), avant de partir pour New Delhi où il vit et travaille actuellement. Il est marié à l’artiste indienne Bharti Kher.
Son oeuvre
Subodh Gupta a été formé à la peinture puis s’est ensuite ouvert à une variété de medias tels que les installations, performances, la photographie et la vidéo pour ne se consacrer ensuite qu’à la sculpture. Comme le reconnaît l’artiste lui-même, ses créations ressemblent beaucoup à une œuvre théâtrale. En 1999, il présentait sa première installation « 29 Mornings » - de petits bancs de bois qu'il a agrémentés pour raconter sa vie en 29 jours
à la Triennale de Fukuoka au Japon. Ce sera son entrée sur la scène contemporaine indienne.
Subodh Gupta  travaille sur les icônes de la culture indienne : la vache, le fer galvanisé (électrisé), des ustensiles de cuisine, le scooter du livreur de lait, la bouse de vache, l'Ambassador. L'œuvre de Subodh Gupta tente de comprendre comment tous ces objets, emblématiques d'une culture, construisent à la fois les identités individuelles ou collectives et le corps politique de la nation elle-même.
La déferlante de vaisselle chez Subodh Gupta revêt plusieurs significations en lien direct avec sa propre culture. Premièrement, l’utilisation de vaisselle en inox – récurrente dans ses œuvres – témoigne des mutations de la société indienne. L’abandon des objets traditionnels au profit d’objets plus modernes, symbolise l’ascension sociale et les migrations de la campagne vers les villes.  D’autre part, cet amas d’objets désordonnés évoque, pour lui, le Tsunami de 2004 qui a touché la côte Est de l’Inde. Cette catastrophe naturelle a été perçue par les hindouistes comme l’expression de la colère divine.
Subodh Gupta est ainsi un maître du “ kitchen-kitsch ». Influencé par l’artiste allemand Gerhard Richter, sa série de Pots rappelle les séries de « Photo-painting » de Richter, en agrandissant sur toile de simples objets du quotidien pour parler de sujets relatifs aux différences de classes, religion et identité.

L'artiste utilise aussi beaucoup des techniques du conceptualiste Marcel Duchamp en élevant le "ready-made" au rang d'objet d'art. L'artiste revendique cet héritage artistique. Il a notamment réalisé en 2009 une sculpture en bronze et noir, intitulée "Et tu, Duchamp?", une interprétation de l´œuvre originale de Marcel Duchamp LHOOQ de 1919, qui représentait une Mona Lisa avec une moustache et une barbe de bouc. 
L’oeuvre la plus célèbre de Subodh Gupta, "Very Hungry God" (2006), une tête de mort géante composée d’ustensiles en Inox, a été exposée sur le quai du Grand Canal à Venise en 2007. Lors de l’'Altermodern, Tate Triennal 2009 à Londres, son nuage atomique en vaisselle inox tombait en cascade des cimaises et des stucs de la Tate Britain : "l'Inde dedans, la neige sur la Tamise dehors". Le contraste était fort. Et Ali Baba et sa profusion féerique de vaisselle en inox était très attractive au milieu des autres œuvres d’artistes indiens présentées lors de l’exposition Paris-Delhi-Bombay au Centre Pompidou, à Paris, en 2011.
La ville de Lille, en France, a fait l’acquisition de son oeuvre "Hungry God", de la vaisselle qui surgissait en cascade des arches de l’église Sainte Marie Madeleine. Une œuvre monumentale réalisée à l’occasion de Bombaysers de Lille en 2006 en mémoire du tsunami de décembre 2004.
Lors de l'édition d'Art Basel en Juin 2017, Subodh Gupta créait une impressionnante installation, Cooking the World I (2017), présentée par Gallerie Continua San Gimignano et Hauser & Wirth, Zurich : il a ainsi créé une cabane ouverte faite d'ustensiles usagés en aluminium, à l'intérieur de laquelle il a réalisé une performance culinaire pour commémorer ces pratiques rituelles.
Subodh Gupta a aussi réalisé une installation monumentale, "Terminal" (2010), faite de 30 tours de cuivre, étincelantes,
 dans le cadre de la réouverture de la Freer Gallery of Art et de la Arthur M. Sackler Gallery, à Washington, Usa, le 14 Octobre 2017. L’installation est visible du 14 octobre au 3 Février 2019. Les tours rappellent la forme des flèches souvent ornées de symboles religieux et installées au sommet des mosquées, des temples et des églises« Quand j'ai créé ceci en 2010, je l’ai fait en pensant à une histoire cosmique et collective [...] », déclarait Subodh Gupta en 2016.
En Mars 2018, le président de la République française Emmanuel Macron et sa femme ont visité l'atelier de Subodh Gupta à Gurgaon, dans la banlieue de New Delhi, lors de leur voyage en Inde. 

Expositions
Parmi les dernières expositions personnelles de l'artiste, citons : en 2018 "Adda/Rendez-vous", Monnaie de Paris, 75006 ; en 2017, 'From Far Away Uncle Moon Calls', Warwick Arts Centre - Mead Gallery, Coventry, Angleterre, "Cooking the World", Art Unlimited, Art Basel 2017, Switzerland 
,"In This Vessel Lies the Philosopher’s Stone", Galleria Continua, San Gimignano, Italie,  ; en 2016-2017 Ali Baba, Les Moulins, Galleria Continua, Italieen 2016 'Subodh Gupta: Every Divine' (collection privée de l'américain Larry Wash) National Gallery of Victoria, Melbourne, 'Invisible reality', Hauser & Wirth Somerset (UK) ; en 2015, 'When Soak Becomes Spill', Victoria & Albert Museum, London, 'Seven billion light year', à la Galerie Hauser et Wirth, New York ; en 2014, Arario Gallery, à Séoul, Corée du Sud, Arario Gallery, Shanghai, Chine, MMK Museum für Moderne Kunst Frankfurt am Main, ‘Everything is Inside’, Frankfort sur Main, en Allemagne, National Gallery of Modern Art, ‘Everything is Inside’, New Delhi, Inde ; en 2013, Centro de Arte Contemporáneo, ‘The imaginary order of things’, Malaga, Espagne, Gallery SKE, ‘Recent Works’, Bangalore, Inde,  Hauser & Wirth London, ‘What does the vessel contain, that the river does not’, Londres, Royaume-Uni, Kunstmuseum Thun, ‘Spirit Eaters’, à Thun, en Suisse;  2012, Kiran Nadar Museum, ‘Line of Control’, New Delhi, Inde
Subodh Gupta a par ailleurs participé à de nombreuses expositions collectives à travers le monde entier depuis 1983. Citons parmi celles-ci : en 2017, 'No Place like Home,' The Israel Museum, Jerusalem, Israel Portable Art, Hauser&Wirth, New York, NY
en 2016, Singapore Biennale, 'Megacities Asia', Museum of Fine Arts Boston, Boston MA, 'An Atlas of Mirrors', Singapore Art Museum 
en 2015 'ArtZuid 2015', Foundation ArtZuid, Amsterdam, The Netherlands, 'A Secret Affair', FLAG Art Foundation, New York, 'After Midnight. Indian Modernism to Contemporary India 1947/1997', Queens Museum, New York, 'Arts and Foods', La Triennale di Milano, Milan, Italie, 'A Republic of Art. French regional collections of contemporary art', Van Abbemuseum, Eindhoven, the Netherlands, 'Parcours 2015', Domaine Du Muy, Le Muy, France, Follia Continua! Les 25 ans de Galleria Continua, Le Centquatre, Paris, France en 2014, ‘Le Festin de l’Art’, à Dinard, France ; en 2011, l’exposition  ‘Paris – Delhi – Bombay’, au Centre Pompidou, Indian Highway IV, Lyon Museum of Contemporary Art, Lyon, France (Travelling Exhibition), Artzuid 2011, Avenues of Berlage’s Plan-Zuid, Amsterdam, Pays-Bas, Eating Art. From Goya to Ferran Adrià, Caixa Forum, Barcelone, Espagne,  In Praise of Doubt, Punta della Dogana, , Venise, Italie, Indian Highway V, MAXXI Museo Nazionale delle Arti del XXI Secolo, Rome, Italie, Time Unfolded, Kiran Nadar Museum of Art, New Delhi, Inde. 
En 2010, il a été aussi scénographe du ballet d’Angelin Preljocaj : 'Suivront mille ans de calme', à Paris.

La Monnaie de Paris présente - du 13 Avril au 26 Août 2018 - la première rétrospective en France de Subodh Gupta. Elle s’articule autour de pièces historiques, rendant compte des origines de son travail, d’œuvres monumentales et de ses plus récentes explorations autour du son.

Subodh Gupta, The Way Home, resin and stainless, 2000

Subodh Gupta, Saat Samunder, oil on canvas, 2003

Subodh Gupta, Saat Samunder paar II, oil on canvas, 2003

Subodh Gupta, Untitled, oil on canvas, 2004

Subodh Gupta, Very Hungry God, Venice, stainless, 2006

Subodh Gupta, Two cows, bronze, chrome, 2003-2008

Subodh Gupta, eggs, stainless, installation, 2010

Subodh Gupta, Alibaba, Centre Pompidou Paris, stainless, 2011

Subodh Gupta, Installation, Ray, stainless, 2012

Subodh Gupta, installation « Everything is Inside », National Gallery of Modern Art, New Delhi, 2014, image of the artist

Subodth Gupta, Pressed for Space VI, Aluminium, fabric, resin, 2015

Subodh Gupta, Cooking the World 2016, used aluminium kitchen utensils, Singapore Biennale 2016, photo of the artist

Subodh Gupta, installation, Cooking the World 2017, used aluminium kitchen utensils, Art Basel 2017, Photo Hauser & Wirth and Continua Gallery.

Subodh Gupta,Terminal (2010), brass towers, installation Freer Gallery 2017

Subodh Gupta, Long Now, steel, plaster, found bronze utensil, wood, oil, 2017, Gallery Continua, photo Ela Bialkowska

Subodh Gupta

JITISH KALLAT

JITISH KALLAT  incarne le renouveau de l’art contemporain indien. Parallèlement à la peinture, il utilise d’autres médias tels que la vidéo, la photographie ou la sculpture. Il réalise des peintures de grands formats, très colorées. Il est aussi connu pour ses chevelures (turbans ou casques) dessinées en noir et blanc, très graphiques. Un rickshaw de taille réelle réalisé par l'artiste à partir de semblants d’os a été vendu 125 000 $ à la Shanghai Art Fair à un collectionneur britannique en Septembre 2007. En 2009, Jitish Kallat a dépassé pour la première fois les 386 500 $ avec "Dawn chorus 7", chez Christie’s, à New York. Avec des ventes cumulées de 291 193 €, il se situait au 448ème rang du classement Artprice (Produit des ventes) du marché de l’art dans le monde en 2013/2014.
L’artiste
Jitish Kallat est né en 1974 à Bombay. En 1996 il obtient son Bachelor of Fine Arts (peinture) à
la Sir Jamsetjee Jeejebhoy School of Art, à Mumbai. Il vit et travaille à Bombay.
Son œuvre
Beaucoup d’œuvres de Jitish Kallat sont consacrées aux habitants démunis de Bombay même s’il les traite de façon très colorée et graphique. L’artiste utilise un langage visuel fort qui fait référence à la fois aux traditions artistiques asiatiques et européennes tout en utilisant l’image de
la publicité. Parmi ses influences : le Pop Art, la miniature persane, le Dadaisme, ou encore les affiches.  Les acteurs principaux de ses œuvres sont des personnages issus du quotidien, dont les chevelures, composées d'accumulations d'objets divers, semblent des condensés de vie ou alors il réalise des sculptures squelettes de véhicules de grande taille comme la voiture, la moto, ou le camion,  inspirées notamment de ses photos de véhicules incendiés lors d’émeutes. Sa Série “Dawn Chorus” (2007) dépeint ainsi des enfants des rues dont les têtes sont comme des scènes urbaines en noir et blanc.
Jitish Kallat s'intéresse aussi à
l' Histoire de l'Inde : sa sculpture en bronze « Public Notice 2 »* (2006) rappelle le discours délivré par le Mahatma Gandhi, au début de la marche épique du 12 Mars 1930 contre la taxe sur le sel instituée par les Britanniques, ce en vue d'arracher l'indépendance de l’Inde. Une autre de ses œuvres dans sa Serie Public Notice fait référence au Premier ministre indien, Jawaharlal Nehru, délivrant un discours sur la liberté d’expression le 15 Aôut 1947. La plus connue est son installation Public Notice 3, présentée à l’Art Institute de Chicago qui renvoyait au discours historique de Swami Vivekananda au premier Parlement mondial des religions à Chicago en 1893.  Il a par ailleurs découvert  la lettre ouverte de Gandhi à Hitler lui disant que dans son monde il n’y avait pas d’ennemis : celle-ci était projetée sur un rideau de vapeur lors de son exposition à la galerie Templon. Elle était aussi exposée au Philadelphia Museum of Art du 13 Novembre 2016 au 5 Mars 2017.
Expositions
Les œuvres de Jitish Kallat ont été exposées dans la plupart des musées tels que la Tate Modern
à Londres et le Musée ZKM à Karlsruhe ou bien dans des collections de galeries comme la Saatchi Gallery et le Musée d’Art contemporain à Los Angeles. La plus grande exposition à ce jour de Jitish Kallat – plus de 100 œuvres - intitulée ‘Here After Here’, était organisée à la National Gallery of Modern Art, à New Delhi, du 15 Janvier 2017 au 14 Mars 2017.
Parmi ses autres expositions personnelles les plus récentes, citons : 2017 
"Covariance", première exposition personnelle de Jitish Kallat en Belgique, Galerie Templon, 2016-2017 'Jitish Kallat: Covering Letter', Philadelphia Museum of Art, USA . en 2016, Jitish Kallat, Armory Show, New York, 'Sightings' Chemould gallery, Mumbai ; en 2015 'The Infinite Episode', Galerie Daniel Templon, Paris, Public Notice 2’, une installation de 4360 lettres reprenant un discours donné par le Mahatma Gandhi à l'aube de la marche du sel, en 1930, exposée à l' Art Gallery of New South Wales, Sydney, Australie, 14 Mai - 5 Octobre 2015,  'Postdate: Photography and Inherited History in India', San Jose Museum of Art, USA ; en 2014, 'Drawing', Gallery Espace, Mumbai, 'Jitish Kallat : Epilogue', San Jose Museum of Art, San Jose, USA ; en Septembre 2013, la galerie Daniel Templon, Paris, lui consacrait une exposition : 'The Hour of the Day of the Month of the Season' ; Circa était la première exposition individuelle de Jitish Kallat dans un musée australien, le Ian Potter Museum of Art, à Melbourne d’Octobre 2012 à Avril 2013. En 2011 le Dr Bau Daji Lad Museum de Mumbai lui a consacré une grande exposition personnelle, 'Fieldnotes : Tomorrow was Here Yesterday'.
L’artiste a par ailleurs participé à de nombreuse expositions collectives dont les plus récentes : en 2017 Expo Chicago (représenté par la galerie Daniel Templon), '
A World in the City. Zoological and Botanic Gardens', IFA Gallery, Stuttgart, Allemagne en 2016, Expo Chicago, ArtGenève (représenté par la galerie Daniel Templon), Palexpo ; Paris Art Fair 2015 (représenté par la galerie Templon) ; en 2014, 'An appetite for painting. Contemporary Painting 2000 – 2014', Musée d’Art Contemporain, Oslo, Norvège, 'Le festin de l’art', Palais des Beaux-Arts, Dinard, France, 'Forms of Activism', Lalit Kala Akademi Galleries, New Delhi, Inde ; en 2012 "India: Art Now", Arken Museum, Ishoj, Danemark (2012-13); "Public Notice 3", Art Institute of Chicago (2010-2011); Musée national d’art moderne-Centre Pompidou (Paris, Delhi, Bombay, 2011), MAC à Lyon (Indian Highway, 2011) et Tri Postal à Lille (La Route de la Soie, 2010/11).
Jitish Kallat a été choisi comme curateur pour la Biennale Kochi-Muziris, en 2014.

Jitish Kallat, Public Notice N°2, Series, 2007, speech delivered by the great freedom fighter Mahatma Gandhi on the historic day of March 11, 1930, famously known as the Salt March

Jitish Kallat, Cenotaph, simulated bone car, 2007

Jitish Kallat, Collidonthus, resin, paint,brass, 2007

Jitish Kallat, Untitled (Eclipse), acrylic on canvas, 2008

Jitish Kallat, Untitled, mixed media, 2008

Jitish Kallat, The Antonym Allegory 2011-2012, acrylic on canvas and bronze

Jitish Kallat, The hour of the day of the month of the season, acrylic on canvas, 2012

Jitish Kallat, Syzygy 2, slice of life, dental plaster and wood, 2012-2013

Jitish Kallat, Circadian rhyme 1 2012-2013, 24 resin figurins

Jitish Kallat, Sacred Geometry Covariance, sculpture, plâtre-pour empreintes dentaires/dental-plaster

Jitish Kallat

REENA SAINI KALLAT est une artiste contemporaine qui fait partie de la nouvelle génération d’artistes indiens. Sa pratique artistique va du dessin à la photographie, la sculpture, la vidéo et les installations.
L’artiste
Reena Saini Kallat est née à Delhi en 1974. Elle a obtenu un BFA en peinture à la Sir J.J. School of Art, Mumbai (1996). Elle vit et travaille à Mumbai. Elle est mariée à l'artiste indien Jitish Kallat.
Son oeuvre
L'œuvre de Reena Saini Kallat aborde les cycles sans fin de la nature et la fragilité de la condition humaine. Un motif récurrent dans ses travaux est le cable électrique, un symbole de la révolution de la communication et un moyen de faire passer l'énergie et les idées.
 Toutefois l'artiste fait aussi valoir que le cable électrique est à la fois un transmetteur et une barrière. 
Dans la rétrospective qui lui est consacrée au Manchester Museum, au Royaume-Uni, (30/9/2017 -25/2/2018) Reena Saini Kallat invite à réfléchir sur les frontières, les barrières et les liens qui les transcendent, sur cette planète que nous appelons tous « home ».
Dans ses œuvres faites avec des câbles électriques, les fils qui servent habituellement de conduits pour transmettre des idées et des informations, deviennent des enchevêtrements minutieusement tissés qui se transforment en barbelés comme des barrières. Par exemple dans Woven Chronicle (2011-2016) une bande de fils électriques tissés à la main s'entrelacent pour ressembler à une clôture à mailles losangées. Les brins créent une carte du monde recouverte de routes migratoires qui relient les gens et les marchandises tout en contribuant aux barrières culturelles. Dans son exposition à la Vancouver Art Gallery en 2015, l’artiste recréait des routes de migration dans le monde à travers un réseau symbolique de mouvements et d'échanges humains et culturels. La sculpture de Reena Kallat évoquait des stratégies temporelles et spatiales pour traiter des situations globales au niveau local.
Sa Series Hyphenated Lives 2013-2015, imaginait des mutations dans le monde naturel, où de nouvelles espèces hybrides d'oiseaux, d'animaux, d'arbres et de fleurs, sont faits à partir de symboles nationaux de pays politiquement divisés. Ces êtres inventés défient la «nature», et plus spécifiquement, le désir enraciné de l'homme de combattre, de conquérir et de diviser. J'envisage ces travaux comme des propositions pour un futur où ce genre d'hybridation, ou de réunification, pourrait être possible. "J'ai ressenti le besoin de me tourner vers des espèces autres que la race humaine pour nous dire comment cohabiter sur la planète, où l'existence de l'une dépend de l'autre et l'absence de l'autre affecte les autres. Je pense souvent à ces formes conjointes comme une allusion au mépris de la nature des divisions artificielles imposées par l'homme sur le terrain; une provocation poétique du passé ou une proposition pour un futur imaginaire où, en effet, ils peuvent se réunir », explique Reena Saini Kallat.
Dans Half Oxygen (2014), comme s'il s'agissait d'une analogie entre le corps humain et la nature, le Banyan et le Deodar, tous deux désignés comme arbres nationaux de l'Inde et du Pakistan, s'entremêlent pour former une paire de poumons
De Septembre 2017 à Février 2018, une rétrospective de Reena Saini Kallat - intitulée « Earth Families” - était organisée au Manchester Museum en Angleterre. Les œuvres de l’artiste interagissaient avec la collection du Musée dans un dialogue sur l'identité, la mémoire, l'histoire et le monde naturel.

Expositions
Reena Raini Kallat expose dans de nombreux pays. Parmi ses dernières expositions personnelles, citons : en 2017-2018, “Earth Families”,The Manchester Museum, United Kingdom ; 2015 “Hyphenated Lives”, Chemould Prescott Road, Mumbai, “Porous Passages”, Nature Morte, New Delhi, “Offsite Public Art Project”, Vancouver Art Gallery ; 2014 Anatomy of forking paths, Art Houz, Art Chennai  ;2013 ZegnArt Public project with Dr. Bhaudaji Lad Museum, Mumbai ; 2011 Falling Fables, part of Maximum India at the Kennedy Centre, Washington, Labyrinth of Absences, Nature Morte, New Delhi ; 2009 Drift, Primo Marella Gallery, Milan ;  2008, Silt of Seasons, Chemould Prescott Road, Mumbai (2008).
Elle participe aussi à des expositions collectives dont les plus récentes : 2017-2018 Contemporary Art Acquisitions, Dr. Bhau Daji Lad Museum, Mumbai, Manchester Museum, UK, Sculpture Park at Madhavendra Palace, Nahargarh Fort, Jaipur, India Re-worlded: Seventy years of Investigating a Nation, Gallery Odyssey, Lower Parel, Mumbai ; 2017  “I don’t want to be there when it happens”, Perth Institute of Contemporary Arts, Australia 2017 et 2015 India Art Fair ; 2016 6th Colombo Art Biennale, Insecurities Tracing Displacement and Shelter MOMA, New York, Busan Biennale (Corée), Ronneby kommun Kulturcentrum, The eye and the mind : New Interventions in Indian art – National Gallery of Modern Art, New Delhi ; 2015 A summer Mix, Chemould Prescott Road, Mumbai, One and one make eleven – Contemporary Art from India, Kunsthaus Langenthal, Mumbai ; 2014 Sam. St Moritz Art Masters 2014, Aesthetic Bind : Floating World, Chemould Prescott Road, Mumbai ; 2013 No-mad-nes In No Man, Eslite Gallery, Taipei, Spell of Spill Utopia of Ecology, Palette Art Gallery, New Delhi.
Ses travaux font par ailleurs partie de plusieurs collections publiques et privées comme : le National Taiwan Museum of Fine Arts, Vancouver Art Gallery, Canada, Initial Access (Frank Cohen Collection), UK, Fondazione Golinelli, Italy; Bhaudaji Lad Museum, Mumbai, National Gallery of Modern Art, New Delhi, Devi Art Foundation, New Delhi, Saatchi Gallery, London; Tiroche DeLeon Collection, Israel, Ermenegildo Zegna Group, Italy, JSW Foundation, Mumbai and Burger Collection, Hongkong, parmi d’autres.

Reena Saini Kallat, Walls of the Womb, tied-and-dyed silk, brass, bonded marble, handwritten recipe books, 2007

Reena Saini Kallat, Lunar Notes, hundreds of bounded-marble beads, each carved with names of lovers, into a curtain., 2008

Reena Saini Kallat, Your Mileage May Vary, acrylic paint, archival inks on handmade paper, 2009

Reena Saini Kallat, color curtain (between shores ans the sea), acrylic paint, rubber stamps, metal, 2009

Reena Saini Kallat, Falling Fables-1, acrylic on canvas, 2010, Nature Morte Gallery

Reena Saini Kallat, Measurement from evaporating oceans, 2013, Chemould Prescott Road

Reena Saini Kallat, Woven Chronicle Series (detail), 2015

Reena Saini Kallat, Woven Chronicle Series, 2011-2016, intricate web of handwoven electrical wires, Museum of Modern Art, New York

Reena Saini Kallat, Hyphenated Lives (Man-yan Tree), gouache, charcoal, ink and electric wire on handmade paper, 2015

Reena Saini Kallat, Hyphenated Lives (Pea-kar), gouache, charcoal, ink and electric wire on handmade paper, 2015

Reena Saini Kallat, Hyphenated lives Series, 2015, Chemould Prescott Road Gallery

Reena Saini Kallat, White Birds, gouache, charcoal, electric wire on deckle-edge handmade paper. Sculpture: Painted FRP, 2015, Nature Morte Gallery

Reena Saini Kallat, ‘Shifting Ectones’ (travelling tree), 2017

Reena Saini Kallat, Cleft, landscape, hybrid animals, electric cable wire, 2017, Manchester Museum, UK

Reena Saini Kallat, ‘Ti-khor’ “Hyphenated Lives” series, gouache, charcoal, ink and electric wire, 2017 Manchester Museum

Reena Saini Kallat

ANISH KAPOOR

ANISH KAPOOR est un plasticien contemporain, britannique d'origine indienne. C’est un des sculpteurs les plus influents de sa génération. Son oeuvre est totalement abstraite avec pour inspiration tout autant l'orient que l'occident. Il a été récompensé en 1991 par le très convoité prix Turner, décerné notamment aux artistes utilisant les nouveaux médias, tels que l'art vidéo, l'installation et la sculpture non conventionnelle. Avec des ventes cumulées de 5,6 millions $ (37 lots), il se situait au 40ème rang/500 du classement Artprice (Produit des ventes) du marché de l’art dans le monde en 2016/2017.
L’artiste
Anish Kapoor est né le 12 mars 1954 à Bombay.  En 1973 il part étudier l’art au Horsey College of Arts (1973-1977) et à
la Chelsea School of Arts and Design à Londres (1977-78). On définit le plus souvent Anish Kapoor comme un artiste d’origine indienne, vivant en Angleterre. L’artiste insiste sur le fait qu’il n’aime pas ces sortes de classifications, surtout quand elles portent sur ses origines indiennes : « Je pense que nous devons résister à cette catégorisation ; cela ne m’intéresse pas d’être un artiste indien ; je n’ai pas besoin de définition de ce genre à laquelle m’accrocher », déclarait-il dans un entretien avec Farah Nayeri, pour Bloomberg News, le 30 Octobre 2008. Il vit et travaille à Londres bien que retournant fréquemment en Inde.
Son œuvre
Anish Kapoor réalise des formes simples, harmonieuses et souvent très colorées; il utilise des matériaux très variés (marbre, poudres, cire, miroirs, plastiques, etc.). On trouve ses sculptures dans les Musées et les collections privées du monde entier mais également dans toutes sortes de lieux publics. Les plus spectaculaires d’entre elles – comme, par exemple, la gigantesque sculpture en miroir qui orne une des places de Chicago (Cloud Gate ou the Bean) dans le Millenium Park depuis 2006 - ont acquis un statut iconique, estimait la Revue européenne des Migrations Internationales en Octobre 2012.
Ses premières œuvres, inspirées de son Inde natale où Anish Kapoor voyait des tas d'épices colorées sur les marchés et les temples, montrent des sculptures recouvertes de pigments aux couleurs intenses. Ses travaux ultérieurs s'intéressent à de massives pierres issues de carrières, "et jouant avec la dualité terre-ciel, matière-esprit, lumière-obscurité, visible-invisible, conscient-inconscient, mâle-femelle et corps-âme". Ses travaux récents sont basés sur des surfaces réfléchissantes et miroirs, renvoyant au spectateur une image déformée de lui-même et de l'environnement. A L’automne 2006, un vaste miroir - version plus grande du Sky Mirror située devant le théâtre de Wellington Circus à Nottingham (Royaume-Uni) - a ainsi été installé au Rockfeller Center à New York.
Anish Kapoor est un maître de l’abstraction. Ses œuvres sont poétiques, très riches en imagination et en métaphores. Anish Kapoor se définit comme un artiste engagé : "L’art a quelque chose d’éminemment politique. Chacun a son rôle à jouer". Son « Leviathan », sculpture d’air monumentale, a marqué les visiteurs de Monumenta au Grand Palais en 2011. "Le ventre de l’œuvre faisait l’effet d’un utérus sombre" laissant à peine reconnaître l’immense coupole de verre à travers un jeu d’ombres. 
Anish Kapoor est connu mondialement pour ses oeuvres monumentales comme Taratantara (1999) une pièce de 36m de longueur installée dans le Baltic Centre of Contemporary Art à Gateshead (Royaume-Uni), Marsyas (2002), une œuvre d’acier en PVC installée dans la salle des turbines de
la Tate Modern ou Tall tree and the Eye (2009), une sculpture en acier de près de 15m de haut consistant en 73 sphères réfléchissantes disposées sur trois axes. En Juin 2016, il a créé des décors pour the English National Opera 'Tristan and Isolde'.
Anish Kappor participait à 'La nuit blanche' le 1er Octobre 2016 à Paris avec '
Descension', un vortex sculpté dans l'eau, un tourbillon hypnotisant à sept mètres au-dessous du niveau de la ville et situé à la pointe de l'île de la cité.
Pour ses 30 ans en Novembre 2017, le Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Étienne Métropole, France a donné carte blanche au sculpteur Anish Kapoor dont des oeuvres inédites côtoyaient, jusqu'en avril 2018, une exposition issue des riches collections stéphanoises. L'installation "My Red Homeland" (2003) était présentée pour la première fois en France dans la grande salle centrale du bâtiment, entourée d'autres oeuvres conçues par Kapoor pour cet événement.

Expositions
Parmi les expositions personnelles  récentes d'Anish Kapoor, citons : en 2017, 'Descension', Brooklyn Bridge Park 2017, Public Art Fund New York, Nouveaux travaux d'Anish Kapoor, Lisson Gallery, Londres ; en 2016-2017 Anish Kapoor, MACRO – Museo d’Arte Contemporanea, Romeen 2016, 'Mountain, Museum Beelden aan Zee, The Hague, NL, 'Arqueologia: Biologia', Museo Universitario Arte Contemporáneo, Mexico city, Anish Kapoor, Galerie Gagossian, HK, 'Today you will be in paradise', Gladstone Gallery, New York, Lisson Gallery, Milan. Du 9 Juin au 1er Novembre 2015, Anish Kapoor a exposé 6 pièces monumentales dans les jardins du château de Versailles. En Septembre 2015, il exposait aussi dans le cadre de la Biennale de Lyon : "Anish Kapoor chez Le Corbusier", exposition monographique en écho au modernisme de l'architecture de Le Corbusier. En Septembre 2015, il revenait pour une exposition à la Galleria Continua à San Giminagno en Italie. Du 29 Mars au 9 Mai 2015,  il était exposé à la Lisson Gallery à Londres. En Octobre 2013, l’artiste présentait près de 70 de ses œuvres au musée Martin-Gropius-Bau à Berlin. Parmi ses autres expositions personnelles récentes, citons : Sakıp Sabancı Museum, Istanbul (2013); Museum of Contemporary Art, Sydney (2012); Le Grand Palais, Paris (2011); Lisson Gallery, London (2012); Manchester Art Gallery (2011); Pinchuk Art Center, Kiew, Guggenheim, Bilbao, Solomon R.Guggenheim Gallery, New York (2010); Mehboob Studios, Mumbai and National Gallery of Modern Art, New Delhi (2010); Royal Academy of Arts (2009).
Il a aussi représenté la Grande-Bretagne à la 44ème Biennale de Venise en 1990 où le prix Premio Duemila lui fut décerné.
Anish Kapoor a par ailleurs participé à de nombreuses expositions collectives dont en 2014 “Whorles Explorations,” Kochi-Muziris Biennale, Kochi, Inde ou “A Secret Affair: Selections from the Fuhrman Family Collection,” The Contemporary Austin, Austin, "Making Links: 25 Years," SCAI the Bathhouse, à Tokyo, Japon ; en 2013, "Out of Hand: Materializing the Postdigital," Museum of Arts and Design, New York, "Drawing Line into Form: Works on Paper by Sculptors from the Collection of BNY Mellon," Tacoma Art Museum, Tacoma (USA) ; en 2012, “Landscape and Light,” Storm King Art Center, New York, "Ashes and Gold, A World’s Journey," Marta Herford, Herford, Allemagne, "Prism. Drawings from 1990 to 2012," Museum of Contemporary Art, Oslo (Norvège), "Lux Perpetua," Galerie Kamel Mennour, Paris, 26 Mars – 26 May, 2012, "Klein/Byars/Kapoor," Musee d'Art Moderne et d'Art Contemporain, Nice ; en 2011 “Fondazione Prada at Ca’ Corner della Regina,” Venise, Italie, “Watercolour,” Tate Britain, Londres,  “Picasso to Koons: The Artist as Jeweler,” Museum of Arts and Design, New York.

In 2016, Anish Kapoor sold a work “Untitled” at Saffron Art, Mumbai, for $ 705 882. 
http://anishkapoor.com/

Anish Kapoor, Taratanrara, installation, pvc and steel, Baltic Centre for Contemporary Art, 1999

Anish Kapoor, Marsayas, installation Tate Modern, steel circles, composite membrane, 2002

Anish Kapoor, My Red Homeland, oil-based paint and wax, steel arm, and motor, 2003, Lisson Gallery

Anish Kapoor, The Bean, Chicago, polished steel, 2004

Anish Kapoor, Sky mirror, Kensington Gardens, London, steel, 2007

Anish Kapoor, Tall tree and the eye, steel, 2009, Bilbao

Anish Kapoor, Curve, stainless, 2009

Anish Kapoor, Monumenta Leviathan, PVC inflated structure, Paris 2011

Anish Kapoor, Dirty Corner, Versailles gardens, 2015, Photo Fabrice Seixas/Kapoor studio

Anish Kapoor, Installation View, painted silicone sculpture and mirror, 2017, Lisson Gallery

Anish Kapoor, Proposal for the UK Holocaust Memorial 2017, with Zaha Hadid architects

Anish Kapoor

BHARTI KHER

BHARTI KHER est une artiste contemporaine indienne surtout connue pour ses travaux de sculpture. Le 28 Juin 2010, elle a vendu chez Sotheby’s à Londres - pour 1,5 million $ - une sculpture représentant un éléphant couché, couvert de milliers de bindis, devenant ainsi l’artiste indienne la plus cotée. Elle battait un autre record en Mai 2013 avec la vente d'une sculpture éléphant 'The Skin Speaks A Language Not Its Own' (2006), pour 1,8 million $ chez Christies.
L'artiste
Bharti Kher est née en 1969 à Londres. Elle a étudié à
la Middlesex Polytechnic de Londres (1987-1988) où elle a obtenu son Bachelor’s degree in Fine Art painting en 1988. Elle obtient ensuite son BA Honours, Fine Art, Painting à la Foundation Course in Art & Design Newcastle Polytechnic, Newcastle, Angleterre (1988 -1991). Elle vit et travaille à New Delhi.  Elle est mariée avec l'artiste indien Subodh Gupta.           
Son oeuvre

Bharti Kher réalise des sculptures mais aussi des peintures et installations autour des tabous culturels et sociaux en Inde. Au travers de son travail elle explore les questions d’identité personnelle, des rôles sociaux et des traditions indiennes mais aussi de façon plus large le 21ème siècle avec des sujets ayant trait à la génétique, l’évolution, la technologie et l’écologie.
Le travail de Bharti Kher fait largement usage de bindis qu'elle utilise pour parer des sculptures monumentales en fibre de verre souvent inspirées du monde animal et créer des compositions picturales sur panneaux. Symphony, son travail digital sur le Bindi en 2012, en était une belle illustration. Le bindi est une décoration portée sur le front par les hommes et les femmes hindoues, fait de pigment rouge. Il représente le troisième œil, le troisième regard, celui de la connaissance de soi, c’est aussi un symbole du statut marital.
En 2011, sa sculpture "The Messenger" marquait un développement dans la pratique de Bharti Kher. Nue et sans bindi, la figure hybride en fibre de verre évoquait la déesse hindoue Dakini, qui serait un agent de révélation et de transformation. Ce personnage délivre un message, à l’instar du bindi, vu comme le troisième œil.

Bharti Kher est connue pour ses sculptures de créatures hybrides avec des corps d'humains ou d'animaux. "Le monstre est un présage pour l'avenir. Il / elle ouvre les portes de votre esprit et étend les possibilités du corps", déclarait Bharti Kher. "Le corps est au centre de mon travailLe corps hybridé, défié, glorifié, questionné et souvent même complètement absent", ajoutait-elleEn 2016, les sculptures de sa Series "The Intermediaries" étaient dans la continuité de ses personnages hybrides. 
Bharti Kher est inspirée par des artistes comme Hieronymus Bosch, Francisco Goya ou William Blake, pour inventer des bêtes magiques, monstres mythiques ou histoires allégoriques. Autres sources d'inspiration pour l'artiste : Titien, Velázquez, Van Eyck, Chardin, Morandi, Da Vinci, Michelangelo, Flavin, Lewitt, Martin, Bourgeois.
Interrogée sur sa célèbre sculpture l’éléphant couché (2006) « The skin speaks a language not its own », elle expliquait, “un éléphant blanc en Europe, c’est une folie, alors qu’en Asie, c’est un signe de bonne chance et qu’en Thailande, le roi de Siam pourrait donner un éléphant en cadeau à une personne qu’il voudrait détruire».
Bharti Kher a par ailleurs travaillé ces dernieres années à ce qu’elle nomme des ‘double sided cabinets’, des vitrines à deux faces, encadrées de bois massif à l'intérieur desquelles elle place divers objets. 

Les peintures figuratives de Bharti Kher étudient aussi le futur pour les femmes dans la société moderne indienne patriarcale, au travers de représentations d’intérieurs indiens. En réponse aux répressions envers les femmes en Inde, certains de ses travaux dénoncent les tyrannies domestiques qui caractérisent la vie des femmes. Dans son œuvre, 'The Girl with the Hairy Lip said No', de 2004, Bharti Kher critique aussi bien les habitudes britanniques de l’afternoon tea que les rites indiens de la cérémonie du thé pour présenter la fiancée dans le cadre de mariages arrangés. Dans sa sculpture 'Six women' (2013-2014) (6 professionnelles du sexe), présentée à la Biennale de Sydney en 2016, l'artiste parle de la vulnérabilité et de la perception du corps des femmes dans notre monde contemporain.
Dans sa sculpture Solarum Series (2007) ou 'the Waq tree' (2009), l’artiste se tourne vers le monde de la nature. Elle utilise des références à l’arbre, un symbole puissant qui apparaît dans les mythologies anciennes dans de nombreuses cultures, et les combinent avec des références contemporaines, comme des clones biologiques.
Bharti Kher donne en quelque sorte une réinterprétation de l’Inde moderne.
Conçue spécifiquement pour l'exposition au Museum Frieder Burda/Salon Berlin qui s'est ouverte en Octobre 2017, l'installation Virus VIII entremêle la pensée conceptuelle et magique. L'artiste a lancé la Series Virus en 2010, qui devrait s’achever en 2039. Au Salon Berlin, le virus de Bharthi Kher entre en dialogue avec une œuvre de la Collection Frieder Burda: l'une des célèbres «Grey Paintings» de 1974 de Gerhard Richter.

Expositions
Parmi les expositions récentes de Bharti Kher, citons : en 2018 "Messengers", Grunwald Gallery (Indian University), en 2017-2018 "Dark Matter MM", Museum Frieder Burda/Salon Berlin ; en 2016
 'The laws of reversed effort', Galerie Perrotin, Paris, "Bharthi Kher Matter", 
Vancouver Art Gallery, Canada, ‘In Her Own Language’, Lawrence Wilson Art Gallery, Perth, Australie ; en 2014-2015 'Three decimal points of a minute of a second degree', Hauser & Wirth Gallery, Zurich, Allemagne. Une exposition – comprenant 20 œuvres - était organisée au Rockbund Art Museum, à Shanghai du 11 Janvier au  20 Avril 2014. ; en 2012, Parasol Unit, Londres, Royaume-Uni, Nature Morte, New Delhi, Inde, Hauser & Wirth, New York ;  en 2011, Leave Your Smell, Galerie Emmanuel Perrotin, Paris, France, Inevitable Undeniable Necessary, Hauser & Wirth, Londres, Hauser and Wirth Outdoor Sculpture: Bharti Kher, Londres, Disturbia, Utopia ; en 2010, House Beautiful, Gallery SKE, Bangalore, Inde. 
L'artiste a aussi participé aussi à de nombreuses expositions collectives dont les plus récentes, : en 2016 Biennale de Sydney ; en  2014 Kochi-Muziris Biennale, à Kochi, Inde, L’Institut Culturel Bernard Magrez, ‘Entre deux expositions. Collection et nouvelles acquisitions de l’Institut’, Bordeaux, France, Galerie Perrotin, ‘GIRL – curated by Pharrell Williams’, Paris, Guggenheim Abu Dhabi, ‘Seeing through Light’, Abu Dhabi (Emirats arabes unis); en 2013, Hauser & Wirth London, ‘Trade Routes’, Londres, Khoj International Artists’ Association, ‘We are Ours: A Collection of Manifestos for the Instant’, New Delhi, Inde, Kunstmuseum Wolfsburg, ‘Art & Textiles – Fabric as Material and Concept in Modern Art from Klimt to the Present’, Wolfsburg, Allemagne, Museum of Contemporary Canadian Art, ‘Misled by Nature: Contemporary Art and the Baroque’, Toronto, Canada (Travelling Exhibition); en 2012 Arken Museum of Modern Art, ‘India: Art Now, Arken, Denmark, Art Gallery of Alberta, ‘Misled by Nature: Contemporary Art and the Baroque’, Edmonton, Canada (Travelling Exhibition), Institut Culturel Bernard Magrez, ‘La Belle & la Bête’, Bordeaux, Mystetskyi Arsenal, ‘First International Biennale of Contemporary Art: “The Best of Times, Tel Aviv Museum of Art, ‘Massive/Intensive: Contemporary Art from India’, Tel Aviv, Israel, Wilhelm-Hack-Museum, ‘Dot. Systems. From Pointillism to Pixelation’,
Ludwigshafen, Allemagne, The Worst of Times. Rebirth and Apocalypse in Contemporary Art”’, Kiev, Ukraine ; en 2011 Indian Highway, Musee d’Art Contemporain, Lyon. 
Barthi Kher été faite “Chevalier dans l’Ordre des Arts et des Lettres” par M.François Richier, Ambassadeur de France en Inde, le 23 Mars 2015. Cette distinction lui a été attribuée pour sa participation - par son travail depuis des années - à la reconnaissance croissante de l’art contemporain indien en Inde et dans le monde.

Barthi Kher était la sixième artiste en résidence invitée à créer une oeuvre temporaire - de Juillet 2015 à Janvier 2016 - pour la façade du Isabella Stewart Gardner Museum à Boston, USA.

Barthi Kher expose : Sketchbooks and Diaries au Isabella Stewart Gardener Museum, à Boston, USA, de Septembre 2017 à Septembre 2018.

Bharti Kher, Rinky-dink panther, Bindis on fiberglass, 2004

Bharti Kher, Elephant and Bindis, fiberglass, 2006

Bharti Kher, Elephant, iconic bindis on fiberglass, detail, 2006

Bharti Kher, Bindis on painted board, 2008

BhartI Kher, Train’D To Kill, Bindis on gold painted wood panel, 2008

Bharti Kher, "warrior with cloak and shield", fiberglass, 2008

Barthi Kher, The Messenger, Hybrid figure, fiberglass, wooden rake, sari, and resin, 2011

Bharti Kher, Symphony, ready-made coloured bindis, 2012

Bharti Kher, Man, Woman 2, radiator, sari, resin, granite, 2013

Bharti Kher, Six women, plaster, wood, metal, 2013-2015

Bharti Kher, Virus V, Bindis, mahogany wood, brass, 2014 photo Yan Tao

Bharti Kher, Virus VIII, installation, bindis, mahogany wood, brass, 2016, Photo Maegan Hill-Carroll

Barthi Kher, Intermediaries Series, cement, wax, brass, 2016 photo Jeetin Jagdish

Barthi Kher, Intermediaries Series, cement, wax, 2016

Bharti Kher

NALINI MALANI

NALINI MALANI est une artiste contemporaine indienne. Elle est considérée comme une des artistes de premier plan aujourd’hui en Inde. Elle utilise la technique de peinture sous verre mais elle est surtout connue pour ses installations multimedia. Son travail tourne autour de thèmes récurrents comme le genre, la mémoire, la race et les politiques multinationales en référence à l’histoire post coloniale de l’Inde après l’indépendance et la répartition. Ses oeuvres engagées politiquement ont été montrées dans les plus grandes expositions, en Inde, au Japon, en Australie, Angleterre, à Cuba et en Afrique du Sud. Elle est exposée dans des collections de musées nationaux à travers le monde.
L’artiste
Nalini Malani est née à Karachi (Pakistan) en 1946 (juste avant la partition de l’Inde en 1947). Elle a étudié la peinture à
la Sir Jamsetjee Jeejebhoy School of Art à Mumbai (1964–1969). Elle a ensuite poursuivi ses études à Paris. Elle vit et travaille à Bombay.
Son oeuvre
D’abord peintre figuratif autour de sujets comme la classe, la race, le genre, Nalini Malani s’est fait connaître dans les années 1980 pour son combat féministe et plus tard au début des années 1990 pour son théâtre novateur et ses installations vidéos. Elle a ainsi fait partie de la première génération d’artistes vidéastes en Inde. Elle a présenté ses premières installations à la Biennale de Johannesburg en 1995. Basé sur l’adaptation d’Euripide de l’allemand Heiner Muller, son travail « Medea project » montrait l’exploitation sexuelle comme un aspect de
la colonisation. Elle s’inspire souvent de la mythologie hindoue et grecque, des auteurs du 19ème siècle comme Lewis Carroll et Edward Lear, et du théâtre expérimental du début du 20ème siècle. Son exposition à la Vadehra Gallery à New Delhi, intitulée "Cassandra gift" (19 Janvier-22 Février 2014), était basée sur une réinterprétation du mythe de Cassandre.
La vidéo permet à l'artiste une densité spatiale et temporelle sans limite avec laquelle elle peut travailler son approche de
la peinture.  Son travail consiste essentiellement en des installations multi-média et le théâtre expérimental mais la peinture et le dessin restent centraux pour elle. Dans ses installations, elle combine en effet peinture, lumière et ombre. 
Dans sa dernière exposition « Transgressions » au Stedelijk Museum d’Amsterdam début 2017, Nalini Malani présentait une installation composée de 5 cylindres en plastique peints de l’intérieur et qui tournaient à un rythme de 4 rotations par minute (2001).
Récemment, Nalini Malani a commencé une grande série de peintures All We Imagine as Light (2016-2017) en réaction aux récentes explosions de violence au Cachemire. "Dans cette vaste composition, en plusieurs tableaux, s’expriment aussi les liens qui relient les humains et leur permettent d’affronter ces atrocités".
Du 18 Octobre 2017 au 8 Janvier 2018, le Centre Pompidou/Paris présentait une rétrospective de Nalini Malini, faisant d’elle la première artiste indienne à avoir une rétrospective dans ce lieu prestigieux : La rébellion des morts, rétrospective 1969-2018 ainsi que l'installation 'Traces'.
 Des films 16 mm en noir et blanc récemment découverts, datant de 1969 à 1976, étaient présentés pour la première fois. L'artiste réactivait également une œuvre spectaculaire des collections du Centre Pompidou : la « vidéo/théâtre d’ombres » Remembering Mad Meg (2007).     
Expositions
Parmi les expositions personnelles récentes de Nalini Malani, citons : en 2017 'La rébellion des morts, rétrospective 1969-2018', Centre Pompidou, Paris France, "People come and go", Galerie Lelong, Paris, 'Transgressions', Stedelijk Museum, Amsterdam, 2016-2017 "Utopia from the collection: the 1960's", MOMA, New York
, 'Gamepieces in Scenes for a New Heritage", en 2015 Galerie Lelong, Paris
, 'Stories retold' à l'Institute of Contemporary Art Indian Ocean', Ile Maurice ; en  2014 au Kiran Nadar Museum of Art, New Delhi, Imperial War Museum North, Manchester (Royaume-Uni), Engadiner Museum, St Moritz, Asia Society Museum, New York, Dr. Bhau Daji Lad Mumbai City Museum, Mumbai, Centre de la Gravure et de l'Image Imprimée, la Louvière – Belgique, Cassandra’s Gift, Vadehra Art Gallery, New Delhi ; en 2013 au Fukuoka Asian Art Museum, Japon, Galerie Lelong, New-York, Peabody Essex Museum, Salem - MA, (Etats-Unis).
Elle a aussi participé récemment à plusieurs expositions collectives : en 2015, Galerie Lelong, Paris, 2013 au National Art Center, Tokyo, à la Biennale de Kochi ; en 2012 13 Documenta, Kassel – Allemagne, Singapore Art Museum ; Mother India: Video Plays by Nalini Malani', Art Gallery of New South Wales, Sydney ; en 2011, "Paris, Dehli, Bombay" Centre Pompidou, Paris, "Indian Highway IV" MAC Lyon, →plus : http://www.nalinimalani.com/ 
Elle a par ailleurs été récompensée par le prix Fukuoka 2013 pour les Arts et la Culture.  


Nalini Malani exposera "La rébellion des morts. Rétrospective 1969 - 2018" au Castello du Rivoli, Turin, Italie, du 27 Mars au 22 Juillet 2018.    

Nalini Malini, Endgame, watercolour on paper, 1990

Nalini Malani Alleyway, Lohar Chawl, installation 5 Mylar leaves de Mylar, reverse painting, 1991

Nalini Malini, Cities of Desires, installation, ephemeral wall drawings and paintings,1992

Nalini Malani, Remembering Mad-Meg, video, shadow play, 2007

Nalini Malani, Game pieces, MOMA, 2009

Nalini Malani, Splitting the other, Detail, 2007, National Art Center, Tokyo, intallation, 2013

Nalini Malani, Alice's world 4, acrylic, ink and enamel reverse painting, 2010

Nalini Malani, Three channel video-shadow play, sound, Transgressions III, 2001/2014 (Photo Kiran Nadar Museum of Art)

Nalini Malani, In search of vanished blood, installation, 2013

Nalini Malani, Twice upon a time, reverse painting, 2014

Nalini Malani, All We Imagine As Light, Detail, reverse painting, 2016

Nalini Malani Remembering Mad Meg, theater of shadows/ video (2007-2017), photo Payal Kapadia

Nalini Malani

SURENDRAN NAIR

SURENDRAN NAIR  est un artiste plasticien indien. Il fait partie des plus grands artistes indiens contemporains. Ses peintures sont faites d’un mélange d’imagerie traditionnelle - tirée principalement des mythologies indiennes, grecques et contemporaines - souvent pour parler de la politique post coloniale de l’Inde. Un bon nombre de ses oeuvres ont été vendues aux enchères dont 'Doctrine of the Forest: An Actor at Play (Cuckoonebulopolis)', vendue chez Saffronart New York 'Spring Online Auction' en 2008 pour 558 969 $. 
L’artiste
Surendran Nair est né en 1956 à Onkkoor dans l’Etat du Kerala en Inde. Après avoir obtenu son BFA au College of Fine Arts de Trivandrum (1982), il a poursuivi des études à la Faculté des Beaux Arts, M.S.U. de Baroda où il a passé un diplôme en estampe (1986). Il vit et travaille à
Baroda.
Son œuvre
L’artiste utilise dans ses peintures beaucoup des stratégies picturales du surréalisme telles que des paysages de rêve, la juxtaposition d’objets qui semblent n’avoir aucun lien ou des créatures symboliques ; il fait penser à René Magritte ou Francesco Clement. Lui-même rejette le label surréaliste, ses tableaux ne révélant pas de paysages de l’inconscient mais des scènes plus dramatiques.
Son œuvre la plus connue, An Actor Rehearsing the Interior Monologue of Icarus (2000) montre un homme nu, ailé, qui se tient sur
la colonne Ashoka – un symbole sacré en Inde. L’indignation généralisée qu’elle a provoquée l’a obligé à retirer toutes ses peintures d’une exposition à la National Gallery of Modern Art à New Delhi en 2002, ne faisant là que renforcer sa réputation. Dans son oeuvre Cuckoonebulopolis, Surendran Nair parle d’un univers parallèle vaguement inspiré par « Les oiseaux » du dramaturge grec antique Aristophane dans lequel les habitants d’une ville - dans les nuages - jouent les médiateurs entre des dieux et leurs sujets sur terre.
Deux des peintures de sa série five subseries, “Elysium” (2010) et “Doctrine of the Forest” (2009) parlent des relations de l’humain et de l’animal avec le divin. « Doctrine of the Forest » se réfère aussi à une des origines du Kathakali, une danse et tradition théâtrale du 17ème siècle du Kerala dont l’artiste est natif. Ainsi il faut être familier des légendes des divinités indiennes pour rentrer dans l’univers du peintre.
En 2017, Surendran Nair avait sa première grande exposition personnelle à la Aicon Gallery à New York  : « Cuckoonebulopolis: (Flora and) Fauna ». L'artiste présentait une collection de ses peintures et de dessins inspirés par « The Birds », d'Aristophane.

Expositions
Parmi ses dernières expositions personnelles, citons : en 2017 "
Cuckoonebulopolis: (Flora and) Fauna", Aicon Gallery, New York en 2015 'Surendran Nair', Sakshi Gallery, New Delhi ; en 2010, 'Neti, Neti', la première exposition solo de l’artiste aux Etats-Unis, à San Francisco ; en 2009 Pernoctation and Early Drawings à la Sakshi Gallery, Darbar Hall, à Cochin ; en 2008 Pernoctation and Early Drawings, à la Sakshi Gallery, à Mumbai.
Surendran Nair a par ailleurs participé à de nombreuses expositions collectives en Inde, Australie, Allemagne, Chine, Etats-Unis, Norvège, Royaume-Uni, Suisse et Singapour dont les plus récentes : en 2014 Group show au Indira Gandhi National Centre For Arts, Gallery Espace, 'In-Between', Sakshi Gallery, Mumbai, Biennale Kochi-Muziris ; en 2012, plusieurs expositions collectives à la Sakshi Gallery, Mumbai ; en 2011, Anecdotes, Pause, a collection, à la Sakshi Gallery, San Jose Museum of Art, Palette art gallery, New Delhi ; en 2010, 'On view', Sakshi Gallery, Mumbai.
En 2005, il était parmi les 38 artistes sélectionnés pour la première grande exposition sur l’art contemporain indien aux Etats-Unis : Recent Art in India, organisée par le Queens Museum of Art à New York.
Les œuvres de Surendran Nair font par ailleurs partie des collections du Fukuoka Asian Art Museum, Queensland Art Gallery, National Gallery of Australia et National Gallery of Modern Art, à New Delhi.

Surendran Nair, Clouds, oil on canvas, 2000

Surendran Nair, Further adventures of Zeus, watercolour on paper, 2002

Surendran Nair, Edge Desire Mephistopheles, oil on canvas, 2003

Surendran Nair, Darwaza Kholo (Cuckoonebulopolis), watercolour on paper, 2004

Surendran Nair, The doctrine of forest, oil on canvas, 2009

Surendran Nair, Tathaagata Tathagata Thatha Gaatha , oil on canvas, 2008

Surendran Nair, Elysium Cuckoonebulopolis, oil on canvas, 2010

Surendran Nair, Epiphany, part of triptych, oil on canvas, 2012-2013

Surendran Nair, Untitled, oil on canvas, 2013

Surendran Nair, Pelican and a Flamingo, oil on canvas, 2016-2017, Aicon Gallery

Surendran Nair, 'Black Shouldered Kite', oil on canvas, 2017, Aicon Gallery

Surendran Nair, Mallard, oil on canvas, 2017, Aicon Gallery

Surendran Nair, Laughing Thrush, oil on canvas, 2017, Aicon Gallery

Surendran Nair

G.RAVINDER REDDY

RAVINDER REDDY est un artiste-sculpteur indien, parmi les plus réputés. Il réalise des sculptures monumentales, généralement des têtes beaucoup plus grandes qu’en réalité. Ses œuvres sont un mélange de différentes sources iconographiques et de différents procédés techniques : leurs formes totémiques ont quelque chose du Pop Art. Sa sculpture extraite de la Amaya Collection, "Family" s’est vendue 341 000 $ chez Sotheby's en Juin  2013. « Untitled (Head) » s’est vendue 40 988 euros chez Christie’s, à Londres le 11 Juin 2013. Avec des ventes cumulées de 325 278 €, il se situait au 322ème rang du classement Artprice (Produit des ventes) du marché de l’art dans le monde en 2012/2013.
L’artiste
G. Ravinder Reddy  est né en 1956 à Suryapet dans l'Andhra Pradesh. Il a obtenu un B.A. (1980) et un M.A. sculpture (1982) à l’Université M.S. de Baroda (1982). Il est diplômé du Goldsmith College of Arts (Art & Design), University of London (1983) puis il s'est formé à  la céramique au Royal College of Arts en 1984, ajoutant la terracotta à la fibre de verre parmi ses médiums. Il enseigne au Département des Beaux Arts à l’Andhra University, Visakhapatnam, où il vit.
Son œuvre
G. Ravinder Reddy  utilise des éléments contemporains et traditionnels dans ses créations qui sont très colorées, ce qui pourrait les ranger dans la catégorie "folk art" plutôt que dans celle des Beaux Arts. Ses images de femmes, couples ou familles, montrent le corps humain comme lieu d’identité sociale, sexuelle, religieuse et culturelle. “Without women there is no life”, déclare G.Ravinder Reddy. Ces femmes sont souvent des divinités indiennes qu'il rend contemporaines. Les têtes sont sans passion et impersonnelles même si on peut voir une sorte de vivacité dans leurs expressions. Elles regardent droit devant, jamais sur les cotés, les yeux grand ouverts.
Ses références viennent de sources variées telles que les sculptures égyptiennes, africaines et même les travaux de Niki de Saint Phalle, Fernando Botero, Luis Jimenez et Jeff Koons. L’artiste utilise la fibre de verre en résine de polyester : il couvre cette fibre de verre avec une peinture de voiture opaque ou une feuille d’or métallisée.
Bien qu'il n'ait pas fait partie ces dernières années du Top 500 du marché de l'art d'Artprice, ses têtes de divinités dans des couleurs très vives - réminiscence de l’art statuaire traditionnel indien - continuent à être très prisées.
Expositions
Parmi les expositions personnelles récentes de l’artiste, citons : Aicon Gallery, New York 14 Mars - 12 Avril 2014, Arken Museum of Modern Art, Danemark 18 Août 2012 - Janvier 13, 2013 ; en 2011 Smart Museum of Art, Université de Chicago ; en 2008 Grosvenor Vadehra, Londres ; en 2007 Incridible India, Le Jardin d'Acclimation, Paris, France
Ravinder Reddy participe aussi à de nombreuses expositions collectives, citons les plus récentes :  India Art Fair 2016, Art Basel Hong Kong 2016 ; en 2012 Mapmakers: the evolution of contemporary Indian Art, Aicon Gallery, New York ; en 2011 il faisait notamment partie des artistes indiens exposés au Centre Pompidou, à Paris, dans le cadre de l’exposition « Paris- Delhi-Bombay ». Sa tête monumentale, « Tara »,  comme une sorte d’icône de la femme indienne contemporaine, trônait au centre de la salle documentaire circulaire autour de laquelle était organisée l’exposition ; en
2009 Body Chatter: An Exhibition of Contemporary Indian Art, Walsh Gallery, Chicago ; en 2008 Freedom 2008: Sixty Years After Indian Independence, Centre for International Modern Art (CIMA), Kolkata ; en 2007-08 India Art Now: Between Continuity and Transformation, Province of Milan, Milan, Italie, Indian Art at Swarovski Crystal World Show, 2nd Exhibition, Tirol – Austria Polyphonies, Gallery Hosp, Tirol – Austria

Ravinder Reddy, Untitled (Radha), terracota, 1990

Ravinder Reddy, Head 3, Pigment and gold leaf on terracotta, 1996

Ravinder Reddy, India family, painted and gilded polyester-resin fiberglass, 1997

Ravinder Reddy, Girija, painted and gilded cast polyester resin fiberglass, 2000

Ravinder Reddy, Untitled, Head Gold, painted and gilded fiberglass, 2003

Ravinder Reddy, Head, fiberglass, 2008

Ravinder Reddy, Untitled, background: Husain's painting, fiberglass, 2009

Ravinder Reddy, Golden Head, fiberglass, 2013

Ravinder Reddy, Portrait of a girl, 2014

Ravinder Reddy

RAQIB SHAW

RAQIB SHAW est un peintre et sculpteur indien, connu pour ses peintures finement détaillées de paradis imaginés. Peintures et sculptures évoquent le travail des maîtres anciens tels que Holbein et Bosch. En 2006, un travail représentatif de son style, entre arts visuels et décoratifs, était vendu aux enchères pour la première fois, au prix de 60 000 $. En 2010 et 2011, ses meilleures ventes se situaient entre 750 000 $ à 740 000 $ : 'Garden of Earthly Delights XIV' vendu chez Christie’s et 'Absence of God III And His Tears of Blood will drown the cities of Men II', vendu chez Phillips de Pury & Company, à Londres. En Juin 2014 il a vendu 349 656 $ une peinture « Garden of Earthly Delights XIII » chez Sotheby’s. Il se situait à la 488ème place du classement Artprice (Produits cumulés) avec des ventes de 262 936 $ en 2015-2016.
L’artiste
Raqib Shaw est né en 1974 à Calcutta. En 1998, il part faire ses études à Londres ; il obtient son BA Fine Art (2001) et MA Fine Art (2002) à
la Central Saint Martins School of Art. Il vit et travaille à Londres.
Son œuvre
Les œuvres de Raqib Shaw sont à la lisière entre arts plastiques et arts décoratifs. Des toiles peuplées de créatures hybrides, au croisement entre divinités, hommes et animaux, toutes enchevêtrées dans des compositions spectaculaires.  "Ses peintures suggèrent un monde fantastique, derrière lequel il y a en fait une collection d’images sexuelles très violentes". Par exemple, son inspiration pour sa première grande exposition (2002-2006) était le jardin des délices de Hieronymus Bosch (1480–90) : il y décrit un monde sous marin érotique. De son enfance au Cachemire, l’artiste a été exposé à une quadruple culture: bouddhiste, hindoue, musulmane, chrétienne. Ce qui explique que ses toiles semblent aussi bien inspirées par les miniatures persanes, l’artisanat indien ou les frises sculptées qui décorent les temples.
L’artiste témoigne d’une technique unique, utilisant des émaux et de la peinture industrielle métallique pour souligner les détails à l’intérieur de ses peintures, comme les coraux, les plumes ou les fleurs. Chaque motif est souligné en relief avec de l’or, une technique semblable au « cloisonné » des poteries asiatiques anciennes, qui sont une source d’inspiration pour Raqib Shaw, de même que les Uchikake (kimonos de mariage japonais), les lithographies d’Hokusai, les châles Kashmiri, ou encore les blasons du Moyen Age.
Raqib Shaw exposait à l’Université de Manchester the Whitworth, de Juin à Novembre 2017.
Dans cette exposition, les peintures de mondes fantastiques de l’artiste étaient combinées avec des tissus, meubles et dessins anciens de la Whitworth collection. L’exposition se présentait sous la forme d’une installation, reflétant les influences de l’imagerie de la renaissance et du baroque, alliées à la nature, la poésie et l’extravagance théâtrale, pour venir en écho avec l’espace mythique que Raqib Shaw créé dans ses peintures. L’exposition sera repensée et programmée dans le contexte du Dhaka Art Summit, au Bangladesh, en 2018. 

Expositions
L’artiste est exposé dans le monde. Des
peintures de Raqib Shaw - basées sur deux des opéras du festival Wagner 2016 - ont été présentées au Glyndebourne Festival 2016, Angleterre. Citons parmi ses expositions personnelles : en 2017, Raqib Shaw, University of Manchester the Whitworth ; en 2016 'Self-portraits', White Cube Bermondsey, Londres ; en 2015 Art Basel, Miami, Galerie Thaddaeus Ropac, Paris ; en 2013, Pace Gallery,  New York, « Paradise lost », à la galerie Rudolfinium, à Prague et à la Manchester Art Gallery. En Mars 2012 La Galerie Thaddaeus Ropac présentait « Of Beasts and Super-Beasts », la première exposition personnelle en France de Raqib Shaw.  « Paradise lost » était présentée à la galerie White Cube, London Masons Yard en 2011. En 2008 il était exposé au Museum of Modern Art à New York.
A partir de 2001, il a aussi participé à de nombreuse expositions collectives à travers le monde, excepté en Inde, son pays natal. Parmi les plus récentes : en 2015 'Thief Among Thieves', Museum Of Contemporary Art Denver, Denver, USA; en 2014 'Eurasia - A view on painting', Galerie Thaddaeus Ropac, Pantin, France; en 2012, 7th Asia Pacific Triennal, Queensland Art Gallery, Brisbane, Australie, Summer Exhibition, Royal Academy, Londres,  'The Best of Times, The Worst of Times - Rebirth and Apocalypse in Contemporary Art', ARSENALE The First Kiev
 International Biennale of Contemporary Art, Kiev, Ukraine, 'Phantoms of Asia', Asian Art Museum, San Francisco, USA; 2011, 'Asian Contemporary Art from Private Collections', Singapore Art Museum, Singapour, 'A Dream of Eternity', Villa Empain, Bruxelles, Belgique, P'ainting Between the Lines', CCA Wattis Institute for Contemporary Arts, San Francisco, 'East ex East', Brand New Gallery, Milan, Italie.

Raqib Shaw participe au Dhaka Art Summit au Bangladesh, du 2 au 10 Février 2018.

Raqib Shaw, Garden of earthly delights, mixed media on board, 2004

Raqib Shaw, Narcissus, painted bronze, silicone oil and Portland stone composite, 2006

Raqib Shaw, Paradise lost Serie, oil, acrylic, glitter, enamel and rhinestones on birch wood, 2011

Raqib Shaw, Tree, paradise lost Serie, painted bronze, 2011

Raqib Shaw, Suite of the Rouge Boudoir Of Beasts, metallic paints, enamel, gold thread, semi precious stones, 2012

Raqib Shaw, Whimsy beasties, graphite, watercolour, acrylic Liner, glitter, enamel and rhinestones on paper, 2012

Raqib Shaw, Trio, bronze with renaissance patina, 2014, photo Eric Simon for Thaddaeus Ropac Gallery

Raqib Shaw, Duo I, bronze with renaissance patina, 2014, photo Eric Simon for Thaddaeus Ropac Gallery

Raqib Shaw, La Danse, graphite, enamel, acrylic, glitter and rhinestones on paper, 2014, White Cube

Raqib Shaw, Self portrait at the studio at Peckham I Serie, acrylic, enamel, 2014, photo Prudence Cuming Associates

Raqib shaw, Selfportrait as Bottom (A Midsummer Nights Dream), acrylic, enamel and rhinestones on birchwood, 2016, White Cube

Raqib Shaw, Installation View, The Whitworth Manchester, 2017

Raqib Shaw, Kaskmir Danae (detail), The Whithworth Manchester, 2017, photo Veronica Simpson

Raqib Shaw, Exhibition, Dhaka Art Summit, Bangladesh, February 2018

Raqib Shaw

SUDARSHAN SHETTY

SUDARSHAN SHETTY  est un artiste indien contemporain. Cet artiste conceptuel est connu pour ses installations sculpturales et son utilisation du multi-média. Peu reconnu jusqu’en 2002, il est aujourd’hui l’un des créateurs les plus innovants de la génération d’artistes contemporains indiens qui s’impose aujourd’hui sur la scène internationale. Il a vendu une œuvre « Untitled » pour 52 500 $  ou « Missing » pour 23 204 $ (Juin 2008) chez Christie’s à Londres. En Mars 2014, une œuvre « Untitled » était proposée à la vente chez Sotheby’s, New York et estimée entre 30 000 et 50 000 $.
L’artiste 
Sudarshan Shetty est né à Mangalore, Karnataka, Inde, en 1961. Il a obtenu son BFA de peinture à
la Sir J. J. School of Art, Bombay, en 1980. De 1989 à 1991, il a travaillé au Kanoria Centre for the Arts à Ahmedabad. Il a par ailleurs été résident à la Mattress Factory (musée d’art contemporain) à Pitttsburgh (USA). Il vit et travaille à Bombay.     
Son œuvre
"Sudarshan Shetty créé des constructions hybrides qui interrogent la fusion des traditions indienne et occidentale mais aussi les préoccupations domestiques et la question du mouvement ». On en trouve une illustration par exemple dans cette voiture accidentée qu’il présentait en 2011 à la Galerie Daniel Templon, réalisée en bois finement sculpté dans la tradition de l’artisanat indien : "Tournant lentement sur elle-même, la voiture apparait comme un objet archéologique et soulève de nombreuses questions sur l’accident - et la civilisation - qui lui ont donné forme". Ou encore ce tapis à motifs traditionnels, sculpté dans du bois recyclé présenté à la galerie Templon en 2015. 
Sudarshan Shetty est célèbre aussi pour ses énormes sculptures mécaniques et cinétiques telles que « Love »(2006), un squelette de dinosaure gigantesque copulant avec une voiture de sport ou bien les
9 000 kg d’un bus à deux étages avec des ailes, Flying bus (2012). L’artiste aime en effet mélanger le macabre et l'humour.
A la première Biennale de Kochi en 2013, Sudarshan Shetty s’était littéralement démarqué des autres artistes. Ayant disposé presque pour lui-même d’un dépotoir abandonné en dehors du Fort Kochi, il avait creusé un grand trou dans la terre pour créer une sculpture en bois. Il expliquait « je n’en connais pas l’issue », c’est une tentative délibérée d’explorer l’irréel avec une création ‘réelle’.

Ses dernières créations exposées à la NGMA en Janvier 2016 s'avéraient toutefois davantage inspirées par la poésie. Sudarshan Shetty est un des artistes indiens les plus reconnus en matière de vidéo, d’installations et de performances. Les structures en bois qui formaient l'installation « Shoonya Ghar »  au Bhau Daji Lad Museum à Mumbai en Décembre 2017, étaient tirées du scénario du film que Shetty écrivait quatre ans auparavant. Il était alors inspiré par un poème du poète Goraknath du 12ème siècle intitulé Shonnya Ghar. « Qui dort et qui est éveillé dans cette ville, cette maison, cette implantation, cette forteresse du néant? s'interrogeait-il.
Expositions
En Décembre 2017, Sudarshan Shetty présentait une installation « Shoonya Ghar » au Bhau Daji Lad museum à Mumbai, inspirée par un poème du 12ème siècle du poète Goraknath intitulé 'Shonnya Ghar'.
 En Janvier 2016, la National Gallery of Modern Art (NGMA) à Delhi organisait une exposition consacrée aux derniers travaux de Sudarshan Shetty, 'Shoonya Ghar' (Empty is this house). En 2015, il était exposé à la galerie Daniel Templon à Paris, 'Mimic Momento', et à la Galleryske à Bangalore 'Who must write these lines'. L'exposition à la Galleryske, à New Delhi en Janvier 2014, intitulée « Every Broken Moment, Piece by Piece », était composée de grandes sculptures en bois, de plusieurs pièces mixed-media et d’un brillant travail de vidéo (« Waiting for others to arrive »). Parmi ses autres expositions personnelles les plus récentes, citons : en 2012, The pieces earth took away, Galerie Krinzinger, Vienne, Autriche; en 2011 Listen outside this house, Galleryske, Bangalore, Inde, Between the tea cup and a sinking constellation, Galerie Daniel Templon, Paris;  en 2010 This is too shall pass, Dr. Bhau Daji Lad Museum, Bombay, The more I die the lighter I get, Tilton Gallery, New York ; en 2009 Galerie Daniel Templon, Paris.
En 2010, le musée de Mumbai, le Dr Bau Daji Lad Museum choisissait Sudarshan Shetty pour la première exposition d’art contemporain organisée en son sein « This Too Shall Pass ». Toujours en 2010,
la société Louis Vuitton demandait à Sudarshan Shetty un travail qu’il a intitulé « the House of Shades », une installation cinétique avec 700 paires de lunettes, à la Galleria de Milano. Son travail a aussi été montré dans divers musées tel que le Kiran Nadar Museum of Art et la Devi Art Foundation à Delhi ou encore à la Fukuoka Asian Art Museum, au Japon et aussi au Astrup Fearnley Museet for Modern Kunst d'Oslo.
Il a aussi participé à diverses expositions collectives : en 2017 Expo Chicago (représenté par la galerie Daniel Templon) ; en 2016 At Dubai (galerie Daniel Templon) ; en 2014 'Rebirth of Detail', Sunaparanta Goa Center for The Arts, Goa, Inde ; en 2013 Delhi inaugural show, Galleryske, New Delhi, Art Walk: Water, Europalia, Liège, Belgique; en 2012 Kochi Muziris Biennale, Komu, Kochi Critical Mass, Tel Aviv Museum of Art, Israel, Indian Highway, Ullens Center for Contemporary Art, Beijing, China; en 2011, Indian Highway IV, Musée d'Art contemporain de Lyon, France, Paris, Delhi, Bombay, Centre Georges Pompidou, Paris ;  en 2010 Contemplating the Void, curated by Nancy Spector, Solomon R, Guggenheim Museum, New York, Indian Highway, Herning Museum of Contemporary Art, Denmark;  en 2009 Vancouver Biennale, Canada Spheres 2009, galerie Goodman, Le Moulin, Indian Highway, Astrup Fearnley Museum of Modern Art, Oslo, India: New Giants, Gem Museum for Contemporary Art, La Hague, India Contemporary, Gem Museum for Contemporary Art, La Hague, For Life: The Language of Communication, Tilton Gallery, New York.
Sudarshan Shetty
 a été désigné comme commissaire de la troisième édition de la  Kochi-Muziris Biennale 2016. Il lui a par ailleurs été demandé de créer une oeuvre pour le prestigieux Roll-Royce Art Programme 2016. Une maquette des éléments architecturaux de ses sculptures et la vidéo réalisés dans ce cadre ont été présentés à la Biennale de Sydney qui s'est terminée en Juin 2016.

Further information on the artist work
https://www.artsy.net/artwork/sudarshan-shetty-untitled-16
(Artsy is a commercial website for collectors)

 

Sudarshan Shetty, No title, Consanguinity Serie, wood, bricks, bone, motor mechanical device, 2003

Sudarshan Shetty, Untitled, stainless steel, 2006

Sudarshan Shetty Untitled (Red beetle), oil on canvas, 2007

Sudarshan Shetty, Untitled, wood, 2010

Sudarshan Shetty, Untitled, From Here to there and back again, brass, ruberpipe, 2010

Sudarshan shetty, No title From the pieces earth took away Serie, hand-carved teak wood, acrylic, water pump 2012

Sudarshan Shetty, Waiting for others to arrive, Video installation, 2013

Sudarshan Shetty, Untitled, 3 vases, ceramics, 2014

Sudarshan Shetty, Untiled, recycle wood, Galerie Templon, 2015

Sudarshan Shetty, Shoonya Ghar exhibition, Mumbai 2017

Sudarshan Shetty

DAYANITA SINGH

DAYANITA SINGH  est une artiste contemporaine indienne. Son art est la photographie et le livre son expression. Elle a commencé sa carrière comme photo journaliste mais se considère aujourd’hui comme un bookmaker travaillant avec la photographie. Ses images généralement en noir et blanc sont celles de familles urbaines de classes moyenne et supérieure dans leur environnement. Un ‘portrait de famille’ de l’artiste s’est vendu fin 2014 chez Christie’s à Mumbai, 36 476$
L’artiste
Dayanita Singh est née en 1961 à New Delhi. Elle a étudié la Communication Visuelle au National Insitute of Design à Ahmedabad (1980-1986) et la photographie documentaire à l’International Center of Photography à New York en 1988. Elle vit et travaille à New Delhi.
Son oeuvre
Au cours de ces 30 dernières années, Dayanita Singh a travaillé sur des séries de photos qu’elle revisite dans différents contextes et présente souvent sous forme de livres. Elle a publié à ce jour 12 livres. En 2013 elle a commencé à travailler sur ce qu’elle appelle les « musées portables », à savoir de larges structures en bois qui peuvent être ouvertes et placées dans différentes configurations architecturales, chacune contenant 70 à 140 photos. Pour chaque présentation, elle réorganise les photos de façon à ce que seulement une partie de la photo soit visible pendant un temps donné, tandis que les autres attendent leur tour à l’intérieur de la structure. Sa série ‘Myself Mona Ahmed’ (1989-2001) - un photo-reportage en noir et blanc sur un transexuel/eunuque, âgé, vivant dans un cimetière dans le vieux Delhi - a été récemment acquise par l’Art Institute de Chicago ainsi que ‘Museum of Chance’ (2013) - un livre sur la façon dont la vie se déroule. Son travail ‘Sent a letter’ (2008) consiste en 7 petites photos du quotidien réunies dans une petite boîte dessinée par l’artiste. 'Go Away Closer' (2006) est une nouvelle sans mots, à partir de rapprochement de photographies.
Dans ses travaux récents Dayanita Singh utilise plutôt les possibilités et les particularités des films couleur pour produire des photographies saturées de couleurs intenses comme dans son œuvre ‘House of Love’ (2011) ( il y est fait référence au Taj Mahal).
Expositions
Parmi les expositions personnelles récentes de Dayanita Singh, citons : en 2016, Dayanita Singh, Museum of Machines (MAST), Bologne, Italie
, 'Conversation Chambers', Kiran Museum of Art (Museum Bhavan), New Delhi ; en 2015, ‘Dayanita Singh: Book Works’, Goethe Institut / Max Mueller Bhavan, New Delhi ; en 2014, ‘Museum of Chance – A Book Story’, Max Mueller Bhavan, Mumbai, ‘Go Away Closer’, Museum für Moderne Kunst, Frankfurt, ‘Dayanita Singh’, The Art Institute of Chicago ; en 2013, ‘Go Away Closer’, Hayward Gallery Southbank Centre, Londres ;  en  2012, ‘File Museum’, Frith Street Gallery, Londres, ‘Dayanita Singh / The Adventures of a Photographer’, Bildmuseet, Umea University, Suède, ‘Monuments of Knowledge’, Photographs by Dayanita Singh, Kings College, Londres, ‘House of Love, Nature Morte’, New Delhi ; en 2011, ‘Adventures of a Photographer’, Shiseido Gallery, Tokyo, House of Love, Peabody Museum, Boston, ‘Dayanita Singh’, Museum of Modern Art, Bogota ; en 2010, ‘Dream Villa, Nature Morte’, New Delhi, ‘Dayanita Singh, Mapfre Foundaciao’, Madrid, ‘Dayanita Singh’, Huis Marseille Museum, Amsterdam.
L'artiste a aussi participé à de nombreuse expositions collectives :  en 2014, Whorled Explorations: Kochi-Muziris Biennale 2014, Kochi,  en 2013, Biennale de Venise, dans le Pavillion allemand, ‘Seven Contemporaries’, au Kiran Nadar Museum of Art, New Delhi, en 2011, Illuminations, 54ème Biennale de Venise.
Dayanita Singh a en outre publié plusieurs livres : Zakir Hussain (1986), Myself, Mona Ahmed (2001), Privacy (2003), Chairs (2005), Go Away Closer(2007), Sent A Letter (2008), Blue Book (2009), Dream Villa (2010), Dayanita Singh (2010), House of Love (2011), File Room (2013), and Museum of Chance (2014). En 2008, elle a reçu le Prince Claus Award, Amsterdam, et le Robert Gadner Fellowship, de la Harvard University, Boston. 
http://www.dayanitasingh.com/

Dayanita Singh, 'I am as I am', photo, 1999

Dayanita Singh, Myself Mona Ahmed, 2001

Dayanita Singh, Mona and Myself, 2001

Dayanita Singh, Privacy, 2004

Dayanita Singh, Nature morte, 2007-2008

Dayanita Singh, Dream villa, 2008

Dayanita Singh, Ladies of Cacutta, 2008

Dayanita Singh, From the Blue Book series, 2009

Dayanita Singh, Go away closer, installation, 2013, Photo Stephen White

Dayanita Singh

JANGARH SINGH SHYAM art tribal indien

JANGARH SINGH SHYAM  est un artiste d’art tribal contemporain indien, un art qu’il a contribué à porter sur la scène artistique indienne. « Longtemps marginalisés pour leur apparente naïveté, les artistes (d'art tribal) Gond occupent désormais le devant de la scène artistique, avec des œuvres qui se vendent dans les galeries et musées du monde entier », rapportait le journal Le Monde en Février 2011.
L'artiste
Jangarh Singh Shyam est né en 1962, il appartenait à la tribu des Gonds du Madhya Pradesh.
Il est mort tragiquement en 2011, au Japon, où il était en résidence.
Son oeuvre
Au début des années 80, l’artiste fut introduit auprès du musée Bharat Bhawan de Bhopal et repéré par le conservateur du Musée. Il peindra notamment le dôme de ce musée, un des plus prestigieux en matière d’art tribal contemporain indien. Il fut un des premiers de la tribu des Gonds à utiliser - à l'invitation du musée - papier et toile pour ses peintures au lieu de peindre directement sur la terre ou les murs de la maison, passant ainsi de l’art éphémère à des supports durables. Ses sujets majeurs sont l’arbre de vie et les animaux.
Expositions
Jangarh Singh Shyam expose au musée tribal Bharat Mahotsav au Japon en 1988. Il participe en 1989 à sa première grande exposition « les Magiciens de la Terre » au Centre Pompidou à Paris puis à l’exposition « Others Masters » à New Delhi en 1998. En 2010, dans le cadre de l’exposition « Autres maîtres de l’Inde », le Musée du quai Branly exposait une magnifique sélection de ses grands formats de la collection Poddar. La galerie Hervé Perdriolle à Paris lui consacrait une exposition personnelle la même année. Il était exposé à la Fondation Cartier dans l’exposition « Histoire de voir », en 2012. La Gallerie Ganesha à Delhi en Janvier 2015 organisait une exposition à la mémoire de l’artiste, intitulée « Tribal tales » : 20 œuvres de Jangarh Singh Shyam et de sa fille y étaient présentées. « Depuis sa ville natale où il a créé des peintures murales à ses derniers travaux avant sa mort soudaine en 2001, il a continué à évoluer et sa créativité est à la hauteur des plus grands noms de l’art contemporain » déclarait Shobha Bhatia, Directeur de la Gallerie.
Les oeuvres de Jangarh Singh Shyam font partie des collections de musées comme le Centre Pompidou à Paris, le Saitagawa Museum de Tokyo et le Musée Municipal d’Arnhem, Pay-Bas.
En septembre 2010, une peinture intitulée ‘Paysage avec araignée(1988)de Jangarh Singh Shyam, a été adjugée 31 250 dollars, un record, lors d'une vente aux enchères organisée par Christie's à New York. En 2011, la Fondation Cartier pour l’art contemporain faisait l’acquisition de trois peintures sur papier de l’artiste. Lors de la vente d’art tribal de Saffronart en 2012, une œuvre de l’artiste s’est vendue à  Rs 9 lakh, le prix le plus élevé pour ses œuvres.

Jangarh Singh Shyam fait partie des artistes indiens exposés au Manoir de Martigny, Suisse, du 26 Août au 5 Août 2018.

Japani Shyam est la fille de Jangarh Singh Shyam. Née en 1988, son père l’a prénommée Japani après un voyage dans un de ses pays favoris, le Japon. Elle a commencé à peindre très jeune, sous la guidance de son père et à 11 ans, elle remportait le Kmala Devi Award. Ses motifs principaux sont les animaux ou les oiseaux. Elle essaie de capturer l’écosystème dans lequel ces animaux survivent. Elle peint aussi le monde des rituels et des croyances parmi les Gonds qu’elle a pu voir dans les villages de Pantangarh and Sonpur d’où ses parents étaient originaires. Elle travaille le monochrome, le noir et le blanc étant ses couleurs favorites. Elle était exposée à la Gallerie Ganesha à Delhi en Janvier 2015 dans une exposition partagée avec son père. Elle participait en Mars 2014 à une exposition collective intitulée ‘Katha’ avec quatre autres artistes Gonds à la Gallery Gitanjali à Goa.

 

Jangarh Singh Shyam, Untitled, acrylic on paper, 1990

Jangarh Singh Shyam, Peacok, acrylic on paper

Jangarh Singh Shyam, Tiger, oil and silkscreen on canvas, 1995

Jangarh Singh Shyam, Tiger, oil and silkscreen on canvas, 1995

Jangarh Singh Shyam, deer, acrylic on paper, exhibition 2014

Japani Shyam, fish, acrylic on canvas, exhibition 2014

Japani Shyam, spotted bird, acrylic on canvas, exhibition 2014

Japani Shyam, pink bird, acrylic on canvas, exhibition 2014

Japani Shyam, deer, acrylic on canvas, exhibition 2014

Jangarh Singh Shyam

SUBHASH VYAM est un artiste d’art tribal indien contemporain. Il fait partie de la tribu des artistes Gond du Madhya Pradesh.
Son oeuvre
Subhash Vyam, né en 1970, a commencé à sculpter la terre dès l’âge de 10 ans. Il est devenu par la suite sculpteur sur bois. Il s'est orienté vers la peinture après avoir obtenu du gouvernement du Madhya Pradesh le prix Rajya Hastha Shilpa Puraskar en 2002 pour un de ses dessins à l’encre. Ses thèmes favoris sont la composition de la nature qu’il a pu observer dans son enfance dans le village de Sonpuri. Il a aussi puisé son inspiration dans les nombreux contes populaires dont sa femme Durga Bai connaissait un grand nombre et il a alors commencé à peindre des personnages et des scènes inspirés de ces histoires.

Subhash Vyam peint sur toile et sur papier. Il aime la couleur noire – il pense que le noir est bon pour lui - et utilise souvent comme medium l’encre sur papier. Il utilise notamment les motifs de graines étalées sur des plumes de paon.
Il organise par ailleurs des ateliers de peinture au cours desquels il peut enseigner la sculpture en terre et en bois.
Subhash Vyam a commencé à travailler très tôt, avant ses dix ans. Son frère ainé étant parti s’établir ailleurs, il a du en effet soutenir sa famille en vendant des feuilles de betel. Après ses études scolaires, il est parti à Bhopal dans l’état du Madhya Pradesh. Il a alors continué à faire des sculptures en terre et en bois à ses temps perdus. Il a exercé plusieurs métiers, allant de constructeur de routes à ouvrier en atelier d’impression sérigraphique.
MANSINGH VYAM, le fils de Subhash Vyam et Durga Bai est aussi un artiste Gond dont le talent a été reconnu dès son plus jeune âge : il créé des dessins à l’encre d’oiseaux et de forêts qu’il a lui aussi pu observer dans le village de Sonpori. En juillet 2015, il a vendu une oeuvre chez Saffronart pour Rs 22,680 ($360).
Subhash Vyam et Durga Bai sont aussi les auteurs d’une bande dessinée, « Bhimayana », qui raconte l’histoire d’Ambedkar (1891- 1956), grand homme politique indien qui s’est engagé dans la défense du droit des Intouchables,  caste dont il était lui-même issu.

Subhash Vyam, Tree of life, acrylic, pen & ink on paper

Subhash Vyam, Multi color birds, acrylic and permanent ink

Subhash Vyam, Illustration, tale, seven brothers, acrylic and ink on paper, 2014

Subhash Vyam, Illustration, tale, seven brothers, acrylic and ink on paper, 2014

Subhash Vyam, Untitled, acrylic, pen & ink on paper

Mansingh Vyam, untitled, permanent ink on paper, 2010

Mansingh Vyam, Untitled, permanent ink on paper, 2010

Mansingh Vyam, Untitled, permanent ink on paper 2012

Mansingh Vyam, Human Tree II, acrylic on canvas

Subhash Vyam

JIVYA SOMA MASHE est un artiste contemporain indien de la tribu Warli. Il est le fondateur du mouvement contemporain d’art Warli, art tribal indien .
L’artiste
Jivya Soma Mashe est né en 1934. Il fait partie de la tribu Warli de l'Etat du Maharashtra. Il a eu un parcours atypique, il a en effet perdu sa mère à l’âge de 7 ans et choqué n’a pu parler pendant de nombreuses années, ne communiquant avec les autres qu’au travers de dessins sur le sol, un art pratiqué seulement dans la tribu Warli. Sa pratique quotidienne de cet art a attiré l’attention d’émissaires du gouvernement, en charge de la conservation de l’art Warli. Son talent a dès lors été reconnu au niveau national, au-delà de sa communauté. Il a été découvert un peu plus tard par Bhaskar Kulkarni, un artiste de Mumbai. En 1976 , il a reçu son premier National Award - la plus haute récompense en matière d’art - des mains d’Indira Ghandi.


Son œuvre
La peinture Warli était un art ancestral essentiellement rituel jusque dans les années 70 ; elle a pris un tournant radical quand Jivya Soma Mashe a commencé à peindre chaque jour, en dehors donc du cadre rituel.
Les peintures de Jivya Soma Mashe décrivent l'activité quotidienne et les légendes des tribus Warlis. "Il y a les êtres humains, les oiseaux, les animaux, les insectes, etc. Jour et nuit il y a du mouvement. La vie est mouvement." déclare Jivya Soma Mashe. L’artiste s’inspire du foklore et des histoires de célébrations racontées aux enfants de sa tribu dès le plus jeune âge. Ses images sont basées sur de simples formes comme le cercle emprunté à la lune ou le soleil, le triangle des montagnes et des arbres. Les corps des êtres humains ou des animaux sont dépeints par deux triangles. Jivya Soma Mashe a transformé l’aspect de ces peintures éphémères brutes pour travailler sur papier et toile.
En 2009, il a été honoré du Prince Claus Award pour sa réinvention créative d’un vocabulaire artistique qui était en train de disparaître, pour sa représentation de la vision de la nature des Warlis, et pour sa contribution significative à la culture et au développement des populations tribales.
Expositions
La première exposition personnelle de Jivya Soma Mashe a eu lieu à la Gallery Chemould à Bombay en 1975. 
Il participe ensuite à diverses expositions collectives comme ‘les Magiciens de la Terre’ au Centre Pompidou, Paris, France, en 1989.

 Puis il expose avec Richard Long, rencontré en Inde, au Museum Kunst Palast, Düsseldorf, en Allemagne, en 2003 et au PAC de Milan (2004). Il est ensuite exposé à la Halle Saint Pierre, Paris, France en 2007, aux côtés des sculptures de Neck Chand puis à la Gallery Chemould « Warli, paintings by Jivya Soma Mashe and Balu ». Il participe en 2010 à l’exposition organisée par le Musée du Quai Branly, Paris France, « Autres Maîtres de l’Inde». La même année, il est exposé à la galerie Hervé Perdriolle à Paris. En 2011, il participe à l’exposition organisée à la Galerie du Jour/Agnès B., Paris, ‘(M)other India’, puis en 2012 à la Fondation Cartier « Histoires de voir ». En 2013 il est exposé avec d’autres peintres Warli à la galerie Frédéric Moisan à Paris, puis à Madrid, Reina Sofia, ‘Formas Biograficas’. Il a aussi participé à l’exposition en 2015, Chinese Utopia Revisited, Bozar, Bruxelles

Jivya Soma Mashe fait partie des artistes indiens exposés au Manoir de Martigny, en Suisse, du 26 Mai au 5 Août 2018

Jivya Soma Mashe, Fishnet, acrylic and cowdung on canvas 1997

Jivya Soma Mashe, rice paste and water with gum, 1997

Jivya Soma Mashe, acrylic and cow dung on canvas, 1999

Jivya Soma Mashe, acrylic and cow dung on canvas, 2003

Jivya Soma Mashe, Ants Spirale, acrylic and cow dung on canvas, 2007

Jivya Soma Mashe, Memories, rice paste and cow dung on raw canvas, 2008

Jivya Soma Mashe, The Crab Story, rice paste & geru on raw canvas, 2008

Jivya Soma Mashe, Untitled, acrylic and cow dung on canvas, 2010

Jivya Soma Mashe, Birds spiral, acrylic and cow dung on canvas, 2012

Jivya Soma Mashe

RAM SINGH URVETI est avec Jangarh Singh Shyam, une des figures historiques de l’art tribal contemporain indien. Ses peintures célèbrent les esprits de sa tribu, les Gonds.
L’artiste
Ram Singh Urveti est né dans l’Etat du Madhya Pradesh en 1970.  Comme beaucoup d’artistes d'art tribal, il n’a pas fait d’études particulières, s’exerçant lui-même sur des couleurs de peinture. Il a surtout été influencé par Jangarh Singh Shyam.
Son œuvre
Les peintures de Ram Singh Urveti trouvent leur source dans l’art même de la tribu des Gonds, essentiellement centré sur les esprits. Ceux-ci sont représentés au travers de buffles, totems, chamans, pots à offrande, serpents, et arbres. L’arbre est en effet omniprésent dans les peintures de Ram Singh Urveti et plus particulièrement le tronc d’arbre, pour évoquer la puissance. Le tronc est là où se concentre l’énergie ; il semble indestructible, comme la montagne. C’est aussi l’espace que choisissent les esprits. Les arbres s’entrelacent jusqu’à former des sortes de silhouettes évanescentes, sans contour. Les dessins de Ram Singh Urveti ont la force énigmatique qu’on peut notamment trouver dans l’Art brut.
Expositions
Ram Singh Urveti a participé à de nombreuses expositions en Inde et ailleurs dans le monde. Parmi les expositions collectives récentes auxquelles il a participé, citons : en 2016 ‘Indian dreaming’ Librairie Artcurial, Paris ; en 2015 Galerie Da-End, Paris, France, 2015 Art Tribal Contemporain Inde, Galerie Louis Gendre, France ; en 2014 Kaleidoscopic India, Maison Guerlain Champs-Elysées, Paris, France ; en 2010, ‘Five Contemporary Artists from India’, Art Gallery, Pasadena, California ; en 2009, “Now that the trees have spoken”, Pundole Art Gallery, Mumbai ; en 2008 The exhibition ‘Freedom’, pour le 6ème anniversaire de l’Indépendance de l’Inde, aux cotés de grands noms de l’art moderne et contemporain  (CIMA, Centre of International Modern Art, Calcutta, 2008).
De très belles peintures murales de Ram Singh Urveti sont aussi conservées au Musée de l’Homme de Bhopal.
L’artiste a par ailleurs reçu différentes récompenses comme le 2001 Kali Das Award in Ujjain, MP and the South Central Zone Cultural Centre Award for Tribal Art, 1998.
Il a publié un ouvrage intitulé “The Night life of Trees”, Tara Publishing, Chennai, en collaboration avec Durga Bai et Bhajju Shyam, qui a obtenu le prestigieux Bolognaragazzi Award from Italy en 2008.

Ram Singh Urveti, ink on paper, 1996

Ram Singh Urveti, Ganesh, acrylic on paper, 1996

Ram Singh Urveti, The Night life of Trees, book illustration, 2008

Ram Singh Urveti, Gond painting, acrylic on canvas

Ram Singh Urveti, Untitled, acrylic on canvas, 2010

Ram Singh Urveti, acrylic on canvas

Ram Singh Urveti, acrylic on canvas

Ram Singh Urveti, Untitled, acrylic on canvas, 2011

Ram Singh Urveti, oil on canvas, 2014

Ram Singh Urveti

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