Artistes contemporains japonais

 

Le Musée en Herbe à Paris, propose une plongée dans l'art fantastique japonais, à travers les œuvres de l'artiste TAKASHI MURAKAMI et de son collectif, la Kaïkaï Kiki, dans l'exposition "Monstres, mangas et Murakami,  jusqu'au 22 septembre 2019

Grande exposition de HIROSHO SUGIMOTO en Israel, au Tel Aviv Museum of Art, du 14 Novembre 2018 au 8 Juin 2019. L'exposition présente 34 photographies de grande taille, en noir et blanc, extraites des Series majeures de l'artiste depuis le début de sa carrière jusqu'à nos jours.

L'artiste japonaise YAYOI KUSAMA présente sa "Vision for Painting" à la Fondation Louis Vuitton à Paris, dans le cadre du cycle "La collection de la Fondation. Le parti de la peinture', jusqu'au 26 Août 2019

 

Ranked seventh in the world, Japan has great opportunities for development in the field of auctions as domestic artists are increasingly sought abroad. In the year 2018, more than $ 122.3 million of works were sold in Japan, which was a remarkable leap forward. + 31% compared to the performance of 2017, and enviable growth by many of the marketplaces around the world. The Japanese market owes its development to artists who have built an international career during their lifetime as Yajoi Kusama or even Foujita, and as neo-pop artists as Takashi Murakami or Yoshitomo Nara. It is thanks to these signatures that Japan plays a real role on the international market today. Beyond neo-pop, curators, collectors and international galleries give great attention to Japanese avant-garde movements such as Gutaï and Mono-ha (a pioneering art movement that emerged in Tokyo in the mid-1960s whose artists, instead of making traditional representational artworks, explored other materials and their properties such as stones). The market was really structured around the 2000s thanks to the activity of "first generation" galleries such as Taka Ishii, Mizuma Gallery or Tomio Koyama but also thanks to Takashi Murakami who woke up the Tokyo art scene with his gallery KaiKai Kiki. In addition to these Japanese reference galleries, Tokyo attracts leading international players as Blum & Poe and Perrotin.

Tetsuya Ishida

TETSUYA ISHIDA est un artiste peintre surréaliste japonais, né à Yaizu, Shizuoka, Japon, en 1973. Il est mort prématurément dans un accident de train, en 2005, à l'âge de 31 ans.
Son œuvre
Tetsuya Ishida explore le coté noir de la vie moderne, la déshumanisation d’une société au profit de la mécanisation. Il peint des personnages humanoides dans des environnements surréalistes, réfléchissant sur l’incertitude et le mal être. Il est parti d’un portrait de lui-même qui utilisait l’humour absurde pour parler de ses émotions. « J’ai essayé de faire de moi-même, de ma faiblesse, de mon triste état, de mon anxiété, une plaisanterie ou quelque chose de drôle dont on peut se moquer », déclarait l’artiste. Dans « Waiting for a Chance » (1999) par exemple, Ishida peint une chambre d’hôpital dans laquelle les personnages présentent des visages mélancoliques et inquiets. Les patients sont assis ou couchés sur des voitures abandonnées à la place de lits : une façon de relier cette atmosphère pleine d’émotion aux questions concernant l’incertitude du futur, tant industriel qu’économique et social, du Japon. Ses personnages profondément malheureux sont souvent enchevêtrés dans des constructions ou des machines, ils sont représentatifs de sa vision du Japon comme une société sans âme, mécanisée.
Expositions
Tetsuya Ishida a commencé à exposer au Japon en 1999 ; après son décès en 2005, les expositions personnelles de l'artiste se sont succédées au Japon, à Tokyo notamment. En 2013, la galerie Gagosian Hong Kong organisait une première exposition personnelle de Tetsuya Ishida. En Novembre 2014, une exposition - la première pour l'artiste aux Etats-Unis - "Tetsuya Ishida. Saving the world with a brushstroke" lui était consacrée au Asian Art Museum de San Francisco. L'artiste était exposé à la Biennale de Venise 2015. Du 26 Septembre au 29 Novembre 2015, une exposition lui était dédiée 'The world of Tetsuya Ishida', au Hiratsuka-shi art museum, Nishiyawata, au Japon. Une peinture de l’artiste "Earthquake / Terremoto” s’est vendue en Avril 2014 chez Christie’s pour près de 350 000 $, soit 10 fois le prix estimé, preuve de sa popularité constante. Son oeuvre Prisoner a été vendue au United Asian Aucitoneers 'United Asian Auctioneer Evening Sale' en 2012 pour près de 820 000 $.

Takashi Murakami

TAKASHI MURAKAMI, né en 1962, peintre et sculpteur japonais, est aujourd’hui un des artistes japonais les plus cotés, représentant de la nouvelle culture japonaise. Son œuvre ‘My lonesome cowboy’ s’est vendue chez Sotheby’s plus de 15 millions de dollars en Mai 2008. Plus récemment en 2012, "The Castle of Tin Tin" (1998) a été vendu pour 4,4 millions $ chez Sotheby's New York. Takashi Murakami’s diptych The World of Sphere (2003) a été vendu pour 2 millions $ chez Sotheby’s Hong Kong à l'automne 2013. Avec des ventes cumulées de 8 millions $ il se situait au 25ème rang du classement Artprice 2017 (produits des ventes) du marché de l'art dans le monde (373 lots vendus).

BIOGRAPHIE/OEUVRE

Actualité
Plongée dans l'art fantastique japonais, à travers les œuvres de l'artiste Takashi Murakami et de son collectif, la Kaïkaï Kiki, dans l'exposition "Monstres, mangas et Murakami" au Musée en Herbe, à Paris, jusqu'au 2 Septembre 2019
Expositions
Takashi Murakami multiplie les expositions à travers le monde et dans de prestigieuses galeries. Citons parmi ses principales expositions personnelles : en 2019, Gyatei, Gagosian Gallery, Los Angeles ; en 2018 "Takashi Murakami: In Wonderland", 'Murakami Galerie Perrotin, Shanghai, "Change the rule!", Gagosian Gallery HK, 'The Octopus eats its own leg', Vancouver Gallery, Canada ; en 2017-2018 “Under the Radiation Falls”, Garage Museum of Contemporary Art, Moscow, Russie, “The Deep End of the Universe”, Abright-Knox Museum, Buffalo, USA ; 2017 "Octopus eats its own leg », au Museum of Contemporary Art, Chicago du 6 Juin au 4 Septembre 2017, « Murakami by Murakami", à l’Astrup Fearnley Museet, Oslo, Norvège ; Décembre 2016, la Galerie Perrotin à Paris présentait "Learning the Magic of Painting" de Takashi Murakami. C'était la douzième exposition de l'artiste à la Galerie Perrotin ; en 2015, "Takashi Murakami's Superflat Collection - From Shohaku and Rosanjin to Anselm Kiefer", était exposée au Yokohama Museum of Art, Japon, "The 500 Arhats", au Mori Art Museum, Tokyo,"Ensō Pop-up show organisé par la Galerie Perrotin" à la Kaikai Kiki Gallery, Tokyo et "Takashi Murakami" Art Projects, à Ibiza, Espagne ; en Novembre 2014, la galerie Gagosian à New York présentait ‘Takashi Murakami, In the land of the dead, stepping up on the tail of a rainbow’, “Murakami-Ego,” dont la pièce centrale était une étonnante peinture de 100 mètres, inspirée par le tremblement de terre, était présenté en 2012 au Al Riwaq Hall à Doha, Qatar ; Septembre 2010, exposition dans les Grands appartements et la Galerie des glaces du château de Versailles ; The comprehensive survey exhibition “© MURAKAMI” était organisée par le Museum of Contemporary Art de Los Angeles en 2007 ; elle a voyagé au  Brooklyn Museum, New York ; Museum für Moderne Kunst, Frankfort et Guggenheim Museum, Bilbao, Espagne pendant l’année 2008-2009 ; Fondation Cartier pour l'art contemporain, Paris (2002); Serpentine Gallery, London (2002) ; Museum of Contemporary Art, Tokyo (2001); Museum of Fine Arts, Boston (2001).
Takashi Murakami a aussi réalisé ‘Jellyfish Eyes’, le premier d’une trilogie de films dirigés et produits par lui, et montré en Avril 2013 au Los Angeles County Museum of Art.
Il était curateur avec le magazine Juxtapoz et Toilet Paper pour l’exposition « Juxtapoz x Superflat » à la Vancouver Art Gallery jusqu’au 5 Février 2017.
Dans le cadre de l’exposition "Au Diapason du Monde" en 2018, la Fondation Louis Vuitton à Paris, France, consacrait un étage entier à Takashi Murakami, lui permettant ainsi de recréer son univers néo-pop. 

Yoshitomo Nara

YOSHITOMO NARA est un des artistes leaders du Neo Pop Movement au Japon. Il est surtout connu pour ses représentations d'enfants et d'animaux à la fois charmants et diaboliques. Il pratique la peinture, le dessin et la sculpture. Avec des revenus cumulés de 35 millions USD (339 lots vendus), il se situait au 11ème rang du classement Artprice 2018 des 500 premiers artistes contemporains dans le monde (Produits des ventes).
L’artiste
Yoshitomo Nara est né à Hirosaki, Aomori, Japon, en 1959. Il a fait ses études à l’Aichi Prefectural University of Fine Arts and Music, où il a obtenu son BFA et son MFA (1987). En 1988, il part pour l’Allemagne et suit les cours à la Kunstakademie de Düsseldorf (1993). En 1998 il a enseigné à l’University of California, Los Angeles comme professeur invité. En 2000, il est revenu au Japon. Actuellement il vit et travaille à Tokyo.
Son œuvre
Yoshitomo Nara est influencé par des éléments de la culture populaire tels que l'Anime, le manga, les dessins animés de Walt Disney et le punk rock. Son œuvre est issue du mouvement néo-pop japonais. L’artiste explore les thèmes de la rébellion, l'isolement et la spiritualité. Ses sculptures, fabriquées principalement en fibre de verre, et ses dessins sur cartes postales, enveloppes ou bouts de papier, poursuivent cette exploration avec la même élégance de ligne et de couleurs que dans ses peintures. Yoshitomo Nara est un contemporain de Takashi Murakami dans le mouvement néo-pop du Japon mais il estime réductrices les associations entre son travail et celui d'autres artistes reconnus de la culture visuelle japonaise tels que le mouvement ‘’Superflat’ des années 1990, ainsi que les bandes dessinées et les romans graphiques de Manga et sa forme vidéo, Anime. L’artiste insiste sur les origines très personnelles de ses personnages qui font revivre une nostalgie de la fantaisie et l’émotion qu’il a retirées de ses livres de fiction lorsqu’il était enfant. Malgré une connexion apparente avec le manga et l'animation, Yoshitomo Nara cite la musique, en particulier le rock et le punk, comme sa source d'inspiration. La solitude et la rébellion dans son art sont souvent renforcées par des références à des musiciens et des chansons. Par exemple, le titre "Who's Fool", choisi par l'artiste, se réfère à une chanson du chanteur américain Dan Penn. Son œuvre « Wish World Peace » pourrait être considérée comme une parfaite illustration de la pratique artistique de Yoshitomo Nara. C'est grâce à ce sujet emblématique de la petite fille que l’artiste a captivé l'imagination et s’est fait respecter par les musées et collectionneurs du monde entier, faisant de lui le peintre japonais presque le plus connu internationalement. Si au début des années 1990, Yoshitomo Nara a utilisé l'emblème de la jeune fille pour explorer l'hostilité et la révolte, à la fin de la décennie et au début des années 2000, l'artiste a adouci les tempéraments de ses personnages. Fin 2017, Yoshitomo Nara avait une grande rétrospective au Musée municipal d'art de Toyota, intitulée “For Better Or Worse, couvrant trois décennies d'œuvres d'art. Le personnage emblématique de Nara - la jeune fille aux yeux perçants – était exposé sur un grand nombre de toiles à côté d'œuvres plus sensibles qui touchaient à des thèmes d'espoir, de défi et de questions sociopolitiques relatives au Japon. Il exposait ses dessins 1988-2018, à la Kaikai Kiki Gallery à Tokyo, du 9 Février au 8 Mars 2018 S’expliquant sur son travail artistique début 2018, Yoshitomo Nara déclarait : « Les dessins m'ont toujours aidé en tant qu'artiste quand mon processus de peinture n'allait pas bien, mais depuis que j'ai utilisé l'argile pour la première fois il y a environ 10 ans, c'est devenu quelque chose qui lie fortement la peinture et dessin à mon sens […] Je pense que c'est parce qu'elle diffère des autres médiums de sculpture qui peuvent être contrôlés, mais ma rencontre avec la création de céramique a été l'une des plus importantes de ma vie artistique ». L'artiste poursuivait : « récemment j'ai réalisé que l'argile est plus libre que le crayon ».
Expositions
Yoshitomo Nara a eu de nombreuses expositions personnelles depuis 2007. Citons les plus récentes : 2019 Taiwan Ceramics Biennale ; 2018 , Photos de Yoshitomo Nara, Pace/Maggill Gallery, New York, « Yoshitomo Nara : Ceramic Works and… », Pace Gallery, Hong Kong
Expositions passées/Past exhibitions

https://www.facebook.com/michinara3/ 

Hiroshi Senju

HIROSHI SENJU, né en 1958, the "waterfall artist », est un peintre contemporain japonais, connu dans le monde pour ses sublimes images de cascades et de falaises, à échelle souvent monumentale. Il combine un langage visuel minimaliste avec des techniques de peinture ancienne japonaise : il est largement reconnu comme étant un des maîtres actuels du style de peinture ‘nihonga’. Avec des ventes cumulées de 1,8 million $ (83 lots), il se situait au 91ème rang du classement Artprice (produits de ventes) du marché de l'art dans le monde en 2016/2017.
http://www.hiroshisenju.com/

BIOGRAPHIE/OEUVRE

Expositions
Parmi les expositions personnelles récentes de Hiroshi Senju, citons : en 2018 "Hiroshi Senju & Teamlab Collaborative Exhibition : Waterness, Dojima River Forum, Osaka, “Senju Hiroshi: Commemorating the Completion of Fusuma Paintings for Kongobuji Temple, Koyasan”, Toyama Prefectural Museum of Art and Design ; en 2017 "At World's End", Sundaram Tagore Gallery, New York ; en 2015 ‘Hiroshi Senju : Day Falls/Night Falls' ; en 2013 ‘Day Falls/Night Falls’, Sundaram Tagore Gallery, Hong Kong, ‘The Tale of Genji – the Skies of Heian Period’, Sagawa Art Museum, Shiga, Japan ; en 2012 ‘Cliffs’, Sundaram Tagore gallery, New York, USA, Mural for OUB Centre, Singapour ; en 2010 ‘Senju Hiroshi: World of Blue’ – Echoes of Higashiyama Kaii, Higashiyama Kaii Setouchi Museum, Kagawa, Japon  ; en 2009 ‘New Light from a Far’, Sundaram Tagore Gallery, Los Angels, USA, ‘Out of Nature: Cliffs and Falling Water’, solo exhibition, Sundaram Tagore Gallery, Hong Kong ; en 2006 ‘Hiroshi Senju’, Yamatane Museum of Art, Tokyo, Japan.
Hiroshi Senju a par ailleurs participé à de nombreux projets. Parmi les derniers : en 2013 ‘Mural for Ekoin Temple’, Tokyo, Japan, Art Direction pour  Sazaedo building, Taisho University, Tokyo, Japon, ‘Art Direction for Message Cherry Blossoms project’, KITTE Marunouchi, Tokyo, Japon ; en 2011 Art Direction for new building of Japan Railways Hakata Station Water, Fire and Earth. The Source of Creativity, group exhibition, Contemporary Art Museum Kumamoto, Kumamoto, Japon, Art Direction for Gucci 90th anniversary archive exhibition at Kinkakuji Temple, Kyoto, Japon ; en 2010 Art Direction for APEC Japan 2010, Yokohama, Japon, Art Direction for new Tokyo International Airport; international terminal and expanded terminal 2, Tokyo, Japon ; en 2009 Art House project Ishibashi, Benesse Art Site, Kagawa, Japon.
L’artiste a aussi participé à de nombreuses expositions collectives. Citons parmi les plus récentes : ‘Forces of nature : Annie Leibovitz et Hiroshi Senju, Sundaram Tagore Gallery, Hong Kong. En 1995 il a été le premier artiste asiatique à recevoir un « Honorable Mention Award » à la Biennale de Venise en 1995. Il était invité à la 6ème Gwangju Biennale, en Corée du Sud, en 2006, à la 5ème Chengdu Biennale, en Chine, en 2011. Il participait aussi à ‘Frontiers Reimagined’un évènement collatéral de la Biennale de Venise, organisé par Sundaram Tagore Gallery, en 2015. 
Hiroshi Senju expose une centaine de ses œuvres dans son musée, le Hiroshi Senju Museum, ouvert en 2011 et conçu par l’architecte japonais Ryue Nishizawa, qui a gagné le prix Pritzker en 2010. http://www.senju-museum.jp/en/
Le travail de Hiroshi Senju est aussi présent au Brooklyn Museum de New York ; au Museum of Contemporary Art, Los Angeles; au San Francisco Museum of Modern Art, Californie; au Museum of Modern Art, Toyama, Japon ; au Yamatane Museum of Art, Tokyo ; à la Tokyo University of the Arts ; and au Kushiro Art Museum, Hokkaido. Hirosho Senju est aussi directeur du Koyodo Museum.

Chirahu Shiota

CHIHARU SHIOTA est une artiste d’origine japonaise vivant à Berlin. L’artiste réalise des installations spectaculaires, souvent monumentales, généralement faites de fils tissés, de couleur rouge ou noir, des dessins et des vidéos. La signature de Chiharu Shiota est l’accumulation de mémoire dans les objets.
http://www.chiharu-shiota.com/en/ 
L’artiste
Chiharu Shiota est née à Osaka, au Japon, en 1956. Elle commence ses études à l’université Seika de Kyoto en 1992 puis à la Canberra Shool of Art en Australie. En 1996, elle part pour l’Allemagne et s’inscrit à l’Université d’Art Braunschweig de Hambourg dans l’atelier de Marina Abramovic. En 1999, elle s’installe à Berlin où elle suit jusqu’en 2003 les cours de l’université des Arts. Elle y aura notamment pour professeur Rebecca Horn, personnalité marquante de l’art du corps. Elle vit et travaille à Berlin.
Son oeuvre
Chiharu Shiota créé des entrelacs de fils, son matériau privilégié : ils sont monochromes, rouge, noir ou blanc, toujours tissés en réseau, elle y accroche des objets (des clefs ou des valises), enveloppe des barques ou des lits, les enferme dans des parallélépipèdes rectangles (sextant, robe, chaise). Pour Chiharu Shiota, les fils représentent la mémoire ou des liens physiques. « Le noir sert à traduire le vide, l’oubli et l’univers infini, le hors de soi. Le rouge renvoie à la mémoire, puis à cette vue organique de l’intérieur du corps. Les clés figurent des vestiges mémoriels, car ils ouvrent ou scellent le temps de la mémoire. Les valises font penser à un voyage, au sens figuré comme au sens propre. Pianos abandonnés, chaises esseulées, ces objets témoignent d’une part de l’absence ». « Les vêtements sont pour elle « comme une seconde peau. Ils en disent parfois beaucoup plus au sujet d’un individu que sa peau d’origine. Ils portent en eux le souvenir, la mémoire d’une personne. « J’ai choisi le fil pour matériau, car il reflète les sentiments : tout comme eux, il peut se mélanger à d’autres, se nouer, se desserrer ou bien être coupé. », déclarait l’artiste. Pour réaliser ‘Dialogue from DNA’, présenté en Pologne en 2004, Chiharu Shiota avait lancé un appel au don : elle avait demandé qu’on lui envoie une chaussure associée à un souvenir précis. « Des milliers de vieux souliers lui furent livrés, pour la plupart ayant appartenu à un regretté défunt. Ils ne furent pas enveloppés d’un maillage de laine noire, cette fois, mais individuellement accroché à un fil rouge et tendu, symbole du cheminement de chacun à travers la vie comme des voyages concrètement entrepris ». « Chiharu Shiota s’est faite remarquer sur la scène artistique internationale à la Biennale de Venise 2015 avec une installation intitulée « The Key in the Hand ». L'artiste avait ainsi tissé un labyrinthe de clés et de fils. Au sol on pouvait voir aussi deux bateaux, en métal. De nouveau, l’artiste avait fait appel à des donneurs de clés à travers le monde. Elle en a reçu 180 000 et les a utilisés, suspendues à des fils rouges. « Tellement de clés, tellement d’histoires, tellement de vies », toujours l’importance des liens pour l’artiste. Pour son installation « Accumulation – Searching for the Destination » (2013-2014), Chiharu Shiota avait rassemblé quelque 400 vieilles valises, suspendues au plafond par de fines cordes rouges, à des hauteurs différentes. Là encore, leur état d’usure évoquait la multitude d’histoires de vie. « Letters of Thanks » (2013) rassemblait aussi quelques 2400 lettres et dessins envoyés à l’artiste par des enfants de partout à travers le Japon. Celle-ci les a installés avec et sur des fils de laine noire comme des toiles d’araignée, ouvertes à la lecture du public. Chiharu Shiota s’inspire aussi de ses souvenirs comme ceux de l’incendie de la maison d’un voisin quand elle avait 9 ans et l’image d’un piano calciné dans les décombres, que l’on retrouve dans « In Silence » en 2002 et ensuite. Récemment, en début 2017, Shiharu Shiota a séduit le public avec son installation "Where Are We Going ? - une vague géante en fils tissés - au Bon Marché Rive Gauche à Paris. En Mai 2017 elle revenait dans les deux espaces de la Galerie Daniel Templon à Paris avec une nouvelle installation spectaculaire et une série de sculptures inédites dans lesquelles elle poursuivait sa réflexion autour de l’image des bateaux. Elle expliquait : « Je travaille avec des bateaux depuis mon exposition au Pavillon du Japon à la Biennale de Venise (2015) ; j’avais envie de créer, ici, un énorme bateau hors norme qui résume les thèmes abordés dans mes travaux les plus récents. Les bateaux transportent les gens et le temps. Ils sont pointés vers une direction, sans aucun autre choix que d’avancer. Même si nous ne savons pas où nous allons, nous ne pouvons nous arrêter. La vie est un voyage incertain et merveilleux, et les bateaux symbolisent nos rêves et nos espoirs". À  Art Brussels (25-28 Avril 2019), l'artiste japonaise Chiharu Shiota présentait une nouvelle installation intitulée « Black Rain », à la galerie Templon/Bruxelles. Cette œuvre offrait un décor spectaculaire de parapluies noirs suspendus : « Avec mon installation "Black Rain", je veux exprimer ce moment sombre de ma vie, la tempête que j'ai subie », explique l’artiste. En 2017, celle-ci a en effet vu resurgir un cancer qu’elle pensait enrayé. Une forêt de parapluies suspendus enveloppait ainsi les visiteurs sous un manteau sombre, à la fois menaçant et rassurant, troublant et onirique.
Expositions
Chiharu Shiota a eu de très nombreuses expositions personnelles où elle a pu présenter ses installations au cours de ces dernières années. Citons les plus récentes : 2018 « Everywhere and relationality », exhibition of Chiharu Shiota,Wanås Foundation, Knislinge, Suède, "Distance", Gothenburg Museum of Art, Göteborg, Suède, “Beyond Time”, Yorkshire Sculpture Park (YSP), UK, Chiharu Shiota, Galeria Nieves Fernandez, Madrid, Espagne, The Butterfly Dream" Museum of Kyoto, Japon, "Form of Memory" 2018, Kenji Taki Gallery, Tokyo, Japon
Expositions passées/Past exhibitions

Hiroshi Sugimoto

HIROSHI SUGIMOTO, né en 1948, est un artiste japonais majeur, un photographe internationalement reconnu. Avec des ventes cumulées de 2,2 millions $, il se situait au 81ème rang du classement Artprice (Produit des ventes) du marché de l’art dans le monde en 2016/2017.
http://www.sugimotohiroshi.com/

BIOGRAPHIE/OEUVRE

Actualité
Grande exposition de Hiroshi Sugimoto pour la première fois en Israel, au Tel Aviv Museum of Art, du 14 Novembre 2018 au 8 Juin 2019. L'exposition présente 34 photographies de grande taille, en noir et blanc, extraites des Series majeures de l'artiste depuis le début de sa carrière jusqu'à nos jours.
Expositions
Hiroshi Sugimoto expose partout dans le monde. Citons parmi ses récentes expositions personnelles : "Still life", Royal Museum of Fine Arts, Brussels : un dialogue au travers d'une quarantaine de photos avec les grands maître flamands ; 2017, Le Notti Bianche, à la Fondazione Sandretto Re Rebaudengo : une nouvelle Series de photos, consacrée aux théâtres historiques italiens, 'The Sea and The Mirror' - 8 oeuvres de l’iconique série des Seascapes, au Château Lacoste, France, 'Hiroshi Sugimoto’s 'Black Box', Foam, Amsterdam ; en 2016 'Hiroshi Sugimoto : Remains to be seen, Frankael Gallery, San Francisco, “Hiroshi Sugimoto: Lost Human Genetic Archive”, Tokyo Photographic Art Museum, 'Hiroshi Sugimoto: Past and Present in the Three Parts', Multi Media Museum of Art, Moscow, Hiroshi Sugimoto: Black BoxCasa Garriga i Nogués, Barcelona ; Recoletos Exhibition Hall, Madrid (organized by Fundacion Mapfre), Sea of Buddha, Pace Gallery, New York ; en 2015 Past and Present in Three Parts / Art and Leisure, Chiba City Museum of Art, Japan, Stop Time, Fondazione Fotografia Modena, Italy, Conceptual Forms and Mathematical Models, Phillips Collectioni, Washington D.C. ; en 2014 'Aujourd'hui le monde est mort' [Lost Human Genetic Archive], Palais de Tokyo, Paris, Hiroshi Sugimoto, Cahiers d'Art gallery, Paris.
Il a aussi participé à de nombreuses expositions collectives dont les plus récentes : en 2018 "Fukami", Hotel Salomon de Rotschild, Paris, 75008 ; en 2016, 'Welcome Nature: How We See Animals', Wellcome Collection, London, 'Where can the dust alight', Pace Gallery, HK, Hiroshi Sugimoto, Richard Misrach, Harry Callahan: water, Winston Watcher, Seattle ; en 2015 The Memory of Time, National Gallery of Art, Washington D.C., Simple Forms: Contemplating Beauty, Mori Art Museum, Tokyo., Magnificent Obsessions: The Artist as Collector, Barbican Art Gallery , London ; en 2014 Constructing Worlds: Photography and Architecture in the modern ageBarbican Art Gallery, London, Simple Shapes, Centre Pompidou-Metz, Mingei: Are You Here? , Pace London ; en 2013 Mingei: Are You Here?, Pace New York ; en 2012 Phantoms of Asia: Contemporary Awakens the Past, Asian Art Museum, San Francisco ; en 2011´Mathematics: A Beautiful Elsewher', Fondation Cartier, Paris.

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