Les plus Grands Artistes Contemporains Chinois

Artistes Contemporains Chinois/ Actualités Chine/Monde

ZENG FANZHI
60e Biennale de Venise
"Une institution américaine sponsorise une exposition d'un artiste chinois en collaboration avec un architecte japonais dans un bâtiment vénitien vieux de plusieurs siècles", titre le New York Times le 5 avril 2024.
Une exposition intitulée "Near and Far/Now and Then", organisée par le Los Angeles County Museum of Art, présentera de nouvelles œuvres de Zeng Fanzhi à la Biennale de Venise, à la Scuola Grande della Misericordia, du 17 avril au 30 septembre 2024. L'installation, conçue par l'architecte Tadao Ando, présente pour la première fois des œuvres récentes de l'artiste - de nouvelles peintures abstraites et les premières œuvres sur papier fait main réalisées avec de l'encre, du graphite, de la craie et de la poussière d'or, entre autres pigments minéraux - et vise à mettre en évidence la pratique ambitieuse de Zeng Fanzhi, qui consiste à redéfinir l'abstrait à travers des exercices de représentation figurative, et vice versa. L'artiste combine l'iconographie chrétienne, bouddhiste et lettrée. L'architecte Tadao Ando a conçu une exposition minimaliste qui utilise les jeux d'ombre et de lumière naturelle pour accentuer l'interaction entre les peintures de Zeng Fenzhi et le site. 
https://www.hauserwirth.com/news/zeng-fanzhi-at-scuola-grande-della-misericordia-in-venice/

 


 

AI WEIWEI
Lisbonne
La Galeria de Antiguidades e Arte São Roque à Lisbonne, présente " Ai Weiwei: ‘Paradigm’, du 15 Mai au 31 Juillet 2024. Cette exposition comprend 17 œuvres d'art et se concentre sur la porcelaine, un matériau largement considéré et exploré par l'artiste, ainsi que sur ses nuances et ses liens avec l'héritage artistique de la porcelaine portugaise. Il s'agit principalement d'œuvres en porcelaine, mais l'exposition comprend également une nouvelle série de portraits avec des pièces LEGO, qu'Ai Weiwei a commencé à utiliser en 2014. Dans une interview accordée à l'agence de presse Lusa, Mário Roque, propriétaire de la Galeria São Roque, a expliqué qu' Ai Weiwei "est un grand collectionneur de céramiques, comme l'était son père", le poète Ai Qing (1910-1996), qui possède des pièces de "la dynastie Song", qui a régné sur la Chine de 960 à 1279.

YANG YONGLIANG
"Vanishing Shore"
HDM Gallery présente une exposition personnelle de l'artiste chinois Yang Yongliang "Vanishing Shore", au HOW Art Museum à Shanghai du 12 Avril au 11 Août 2024. L'artiste a rassemblé 14 oeuvres réalisées au cours de ces cinq dernières années, dont  la multi-screen video “Glows in the Arctic” et son premier court métrage “Vanishing Shore” qui marque l'entrée de Yang Yongliang dans la fabrication de films. "Vanishing Shore" raconte l'exil de deux enfants qui ont quitté leur ville natale et tentent de trouver un équilibre entre liberté et regret en rejoignant la mer.


 

CAO FEI
Meta-Mentary

Cao Fei présente Meta-mentary au Lenbachhaus, à Munich, Allemagne, du 13 Avril au 8 Septembre 2024 : une exposition où elle explore le Métaverse.
"L'exposition immersive Meta-Mentary de Cao Fei emmène les visiteurs dans un voyage à travers un Metaverse post-numérique, avec des références au communisme, à la Chine et à Covid. L'installation dans l'espace d'exposition souterrain du Lenbachaus, dans le métro de Munich, est un coup de génie du conservateur, qui insuffle une atmosphère de métropole futuriste à l'expérience, juxtaposant le Metaverse à la vie contemporaine par le biais d'une vue des citadins voyageant sous terre à travers une fenêtre en verre à la fin de l'exposition" (FAD Magazine).
https://www.lenbachhaus.de/programm/ausstellungen/detail/cao-fei

Les Grands Noms de l'Art Contemporain Chinois

A mesure que l’art contemporain chinois se développe, nous découvrons une nouvelle génération d’artistes qui nous disent beaucoup sur la société chinoise actuelle. Nombreux sont ceux en effet qui s’inspirent des thèmes récurrents du changement social et de l'urbanisation de la société chinoise dans leur travail . "L'influence des jeunes artistes chinois s'accroît et la créativité de la nouvelle génération est reconnue par les collectionneurs. L'âge moyen des artistes figurant sur la liste a baissé pendant quatre années consécutives et, cette année, le nombre d'artistes de moins de 50 ans est le plus élevé depuis dix ans », rapporte le Hurun China Art Report en 2023. La Chine occupait la deuxième place sur le marché mondial de l’art derrière les Etats-Unis en 2023. Hong-Kong a dépassé le milliard et demi de dollars de ventes artistiques annuelles en 2023, selon la société Artprice.

Zeng Fanzhi
Cao Fei
Fang Lijun
Yue Minjun
Xu Ming
Cui Ruzhuo
Liu Wei 
Ai Weiwei
Zhang Xiaogang
Liu Ye
Yang Yongliang

ZENG FANZHI

ZENG FANZHI est un artiste plasticien contemporain chinois. Ses peintures mélangent les apports de l’art occidental avec la tradition et la culture chinoises. C’est l'artiste le plus coté en Chine actuellement.
Quelques jours avant l'ouverture de sa première exposition française au Musée d'Art Mo­derne de la Ville de Paris le 18 Octobre 2013, son œuvre le Dernier souper – version ironique de la cène, célèbre toile de Léonard de Vinci - battait un record aussi bien pour une œuvre d’art asiatique contemporaine que pour un artiste chinois encore vivant, chez Sotheby's, à Hongkong, au prix vertigineux de 160 millions HK $ (17 millions d’euros). En Novembre 2017, il vendait sa peinture « Smiling Bei Ke Ning » (1989) 4, 3 millions HKD chez Bonhams HK.
Zeng Fanzhi se situait à la première place du classement des ventes aux enchères de la Hurun China Art List 2023, avec des ventes de 21.4MN US$. Avec des ventes cumulées de 14 361 710 $, il était au 133ème rang du classement Artprice des Top 500 artistes contemporains dans le monde, par produit des ventes aux enchères, avec un chiffre d'affaires de 14,4 MN US$ en 2023. 
https://www.instagram.com/zfz_studio/?hl=fr
PROFIL DE L'ARTISTE
Zeng Fanzhi est né en 1964, à Wuhan (Chine). Formé à l’Ecole des Beaux-Arts de sa ville natale, il y découvre l’art contemporain, chinois et occidental. Il est diplômé de l'Hubei Institute of Fine Arts de Wuhan (1991). En 1993, il part s'installer à Pékin où il vit et travaille depuis.
L’œuvre de Zeng Fanzhi est faite de sujets qui vont de portraits aux paysages ruraux à des sujets plus politiques. C’est un mélange d’histoire de la Chine et d’histoire personnelle. Ses souvenirs de jeunesse, lorsqu’il vivait près de l’hôpital de Wuhan, marque la première série de toiles qui représentent opérations, salles d’attente, viandes et corps dévêtus. D’autres toiles des années 2000 rappellent le passé politique de la Chine, comme Tian’An Men où l’on reconnaît Mao (2004). Zeng Fanzhi a en effet grandi dans la révolution maoïste. Le foulard écarlate de Gardes rouges, dont il a été inexplicablement privé, revient ainsi comme un leitmotiv dans son œuvre. Pus tard, la cravate remplace le foulard rouge. Seules les mains dénotent : immenses, rouges, noueuses, elles disent le passé ouvrier. Sa solitude lors de son arrivée à Pékin lui inspire les séries Mask : « Tout le monde portait des costumes », raconte le peintre « mais ça avait quelque chose d’un peu faux. Derrière la plupart de ces masques, c'est moi. J'avais très peu d'amis. » Tous sourient mais quels visages présentent-ils derrière leurs masques ? Si les tableaux appartenant aux Mask Series sont sous l’influence du Pop Art, les portraits et paysages s’approchent d’une abstraction plus sombre. Ses polyptyques gigantesques, barrés de ronces d’où fourmillent animaux - comme ce lièvre gigantesque qui rappelle celui tout petit d’Albrecht Dürer - et corps humains, sont d’un expressionnisme contenu qui se réfère à la peinture allemande. 
Dans son Last Supper, inspiré de la Cène de Léonard de Vinci, peint en 2001, Judas, « porte une cravate dorée, qui évoque le pouvoir de l'argent, le capitalisme », explique Zeng Fanzhi.  Zeng Fanzhi a revisité le célèbre tableau de Léonard de Vinci à sa manière, y ajoutant une touche de modernité, représentant 13 écoliers chinois, cravates rouges au cou, en train de manger une pastèque. Zeng Fanzhi toutefois ne revendique pas de représentation politique à proprement parler. 
Une première rétrospective française de Zeng Fanzhi a eu lieu du 18 octobre 2013 au 16 février 2014 au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris. 
EXPOSITIONS
Parmi les expositions personnelles de Zeng Fanzhi, citons les plus récentes : 2024 Scuola Grande della Misericordia, 'Zeng Fanzhi: Near and Far / Now and Then', Venice, Italie ; 2023 The Museum of Art Pudong, 'Zeng Fanzhi. Old and New (Paintings 1988-2023)', Shanghai, Hauser & Wirth, 'Zeng Fanzhi', Los Angeles CA
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CAO FEI

CAO FEI compte parmi les artistes chinois contemporains de sa génération les plus reconnus à l’international. Elle est parmi les jeunes artistes les plus innovants qui ont émergé en Chine ces dernières années ; elle est notamment une des plus importantes représentantes de l'art post-digital. Elle est aussi la seule femme qui compte parmi les 10 plus grands artistes contemporains chinois. Elle avait été nommée “Best Artist” par les Chinese Contemporary Art Awards en 2016.  Elle est aussi la seule chinoise à avoir été mandatée pour créer une BMW Art Car en 2017. Inspirée par le cinéma, la publicité, les mangas, le théâtre, Cao Fei réalise des installations vidéo et multimédia.
ACTUALITE
Cao Fei présente Meta-mentary au Lenbachhaus, à Munich, Allemagne, du 13 Avril au 8 Septembre 2024 : une exposition où elle explore le Métaverse.

PROFIL  DE L'ARTISTE

Cao Fei est née en 1978 à Guangzhou, dans la province du Guangdong. Elle a obtenu son BFA à la Guangzhou Academy of Fine Arts (2001). Elle vit et travaille à Pékin.
Cao Fei mélange commentaire social, esthétique pop, références au surréalisme et réfléchit aux changements rapides et chaotiques qui se produisent dans la société chinoise. Elle crée des projets multimédias qui explorent les expériences de jeunes chinois très occupés à développer des stratégies pour surmonter et échapper aux réalités d'une société en mutation rapide. Selon le directeur du MoMa PS1, Klaus Biesenbach, « Cao Fei visualise la tension dont une personne de sa génération peut être victime quotidiennement en Chine ».
Cao Fei s'est immergée dans les courants de la pop mondiale. Dans COSPlayers (2004), une œuvre composée de videos et de photographies, l'artiste s’est intégrée aux communautés chinoises du cosplay, groupe de jeunes qui se rassemblent pour se déguiser en personnages de dessins animés japonais imaginaires. 
Son film «Haze and Fog» (2013), parle de l'apocalypse qui se déroule dans les vastes ensembles de logements de la ville de Beijing, avec sa pollution et ses foules. Haze and Fog a obtenu la troisième place pour la Piedra de Sal Award par la 13ème International Cuenca Biennial. L'année suivante, Cao Fei crée «La Town»(2014), un stop-action film utilisant des figurines miniatures et des modèles architecturaux, qui dépeint une société au bord de la destruction. Son film était montré au Pavillon de l’Arsenal à la 56ème Biennale de Venise.

En 2018, pour son film de fiction et son installation multimédia Asia One, commandée par le musée Guggenheim, Cao Fei a visité certaines des installations industrielles les plus avancées de Chine, dont le premier centre de tri entièrement automatisé dans le monde, à Kunshan, dans la province du Jiangsu. Pour ce projet, une vision hyperréaliste du futur proche, elle a centré sa vision du présent vers le futur en examinant l’effet de la technologie sur les relations humaines.
Du 8 septembre au 9 décembre 2018, l’Ullens Center for Contemporary Art (UCCA) présentait la première exposition personnelle institutionnelle de Cao Fei en Chine, au Tai Kwun Contemporary à Hong Kong. L’exposition rassemblait une sélection de travaux réalisés par l’artiste ces dix dernières années ainsi qu’un nouveau film « Prison Architect » commandé pour l’occasion : le film est  basé sur deux personnages - un détenu de la prison de Victoria, qui fait partie intégrante de Tai Kwun et un architecte chargé de convertir cette prison en galerie.
En 2021, elle a reçu le Deutsche Börse Photography Foundation Prize.
EXPOSITIONS

Parmi les expositions personnelles récentes de Cao Fei, citons : 2023 Cao Fei: Duotopia, Spruth Magers, Berlin, La Pinacoteca de São Paolo ; 2021 MAXXI Museo nazionale delle arti del XXI secolo, Rome, UCCA Center for Contemporary Art, Beijing ; 2020 Serpentine Galleries, Londres ; 2019 Centre Pompidou, Paris, 2019
Cao Fei a participé à la Biennale de Venise en 2003, 2007 and 2015.
En 2018, Cao Fei était curateur pour l'exposition collective "New Metallurgists", centrée sur une nouvelle génération d'artistes chinois, à Dusseldorf, Allemagne (Octobre 2018- Avril 2019).

FANG LIJUN

FANG LIJUN est un peintre et graveur qui appartient à la jeune génération de l'avant-garde contemporaine chinoise. Il est aussi un des initiateurs du mouvement pictural chinois « le réalisme cynique », qui s'est développé après les évènements  du 4 juin 1989, place Tienanmen. Il est considéré comme une des figures les plus importantes dans l’art contemporain chinois. 
Début Octobre 2014, sa « Series 2 N°4 » s’est vendue chez Sotheby’s pour 59,48 millions HKD (7,63 millions $) à Hong Kong, son record mondial et le double de son estimation. 
Fang Lijun était 7ème du classement dans la Hurun China Art List 2023 avec des ventes de 13.1MN USD$ en 2023.  Fang Lijun connaissait cette année la plus grande progression de ventes en valeur pour un artiste chinois vivant.

https://www.instagram.com/fang_lijun_studio/
PROFIL DE L'ARTISTE
Fang Lijun est né en 1963, à Handan, dans la province de Hebei. Il est diplômé de l'Académie des Beaux-arts de Pékin (1989). Il a aussi étudié la céramique à la Hebei Light Industry Technical College. Il vit actuellement à Tongxian, à l'est de Pékin et dans la province du Yunnan.
L'image de marque de Fang Lijun est un Chinois chauve, à la peau jaune ou rosée, au visage bouffi et aux traits épais. 
Fang Lijun a commencé à exposer son travail en 1989, avec l’aide de son ami d’enfance et critique Li Xiantang. Ses peintures ont ainsi été montrées à la China/Avant-garde Exhibition, en même temps que celles d’autres artistes émergents issus de la Révolution culturelle. Suite à cette exposition, et en partie grâce à son ami Li Xintang, sa carrière a décollé.
Après avoir créé des jeunes hommes chauves dans sa Series datant de 1988, Fang Lijun a commencé à peindre ces personnages dans différentes poses – en train de bailler puis de sourire - comme un reflet des changements que la société chinoise vivait à l'époque. En 1993, ses travaux Series 2, N° 2 (1991-1992), communément appelés “The Yawn” or “The Howl,”, ont eu l’honneur de faire la couverture du New York Times Magazine, donnant à Fang Lijun une réputation internationale. La même année, il avait été sélectionné pour exposer à la 45ème Biennale de Venise puis de nouveau à la Biennale de 1999.
Du 11 Novembre 2016 au 2 Avril 2017, le Musée Ariana à Genève faisait découvrir les installations de céramique de Fang Lijun, moins connues que ses peintures. "L’artiste part de petites briques de polystyrène, qu’il revêt de porcelaine et empile les unes sur les autres. A la cuisson, le polystyrène disparaît: ne reste plus que la structure de céramique". 
Fang Lijun "Art History Of Fang Lijun' du 29 Octobre au 29 Novembre 2017. Cette exposition présentait la carrière artistique de l’artiste sur trois décennies avec l'emblématique série «Bald Heads» et ses dernières collections, installations et sculptures. En 2024, l'Asmoleum Museum à Oxford présente une grande exposition, "Fang Lijun, Portraits and Porcelains".
EXPOSITIONS
La première exposition personnelle de Fang Lijun "Human Images in an Uncertain Age", a été accueillie à Tokyo en 1996 par la Japan Foundation Asia Center, faisant de lui le premier artiste chinois contemporain à obtenir une exposition personnelle à l’étranger. 
Parmi les expositions personnelles les plus récentes de l'artiste, citons : 2024 Fang Lijun, Portraits and Porcelains, Asmoleum Museum, Oxford, Royaume-Uni ; 2023 Between Perfection and Destruction: Fang Lijun Porcelain Sculpture, ESKENAZI, London, Fang Lijun Ceramic Works Exhibition, Sand Gallery, Level 6, The Grand Suites at Four Seasons, Macao, Chine, Fang Lijun: The Light of Dust(A Luz Poeirenta), Macao Museum of Art, Macao, China ; 2022
Wonderland — FANG LIJUN Ink painting, Xi’an Art Museum, Xi’an, China. 
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Fang Lijun faisait partie des artistes sélectionnés pour l'importante exposition 'Art and China' after 1989, Theater of the World', au Guggenheim Museum de New York (Oct 6, 2017 - Jan 7, 2018).

YUE MINJUN

YUE MINJUN est un artiste chinois contemporain. Il est connu pour ses toiles le dépeignant dans diverses mises en scène, figé dans un rictus hilare. Cette image est devenue sa signature, son logo, qu’il a reproduit en sculpture, aquarelle et gravure. On l’associe souvent au mouvement artistique « Réalisme cynique » développé en Chine après 1989 mais Yue Minjun rejette cette appellation. Il affirme une position d'artiste indépendant.
La peinture à l’huile de Yue Minjun "Execution" (1995) était en 2007 l’œuvre d’art la plus chère de l’histoire de l’art contemporain chinois, vendue pour 3,7 millions €, chez Sotheby’s. 
Yue Minjun se classait au 1076ème dans le top 5000 au palmarès mondial des artistes les mieux vendus aux enchères (Chiffre d'Affaires 2023), avec un chiffre d'affaire de 908K Il se situait à la 44ème place dans la Hurun China Art List 2023 avec un chiffre d'affaires de 2,160 MN $
https://www.instagram.com/yueminjun001/?hl=fr

PROFIL DE L'ARTISTE
Yue Minjun est né en 1962 dans la province de Heilongjiang. Il a d’abord peint en amateur, avant de partir étudier l’art de 1985 à 1989 à l’École normale de la province du Hebei. Il vit aujourd’hui dans le village de Songzhuang dans la banlieue de Pékin.
C’est dans la communauté d’artistes du village de Yuanmingyuan, près de Pékin, au début des années 1990, que Yue Minjun  commence à définir son style ainsi que les contours de son principal sujet : le rire. En 1989, il aurait eu une révélation en voyant le visage riant du peintre Geng Jianyi exposé à Pékin.
Dans les années 2000, Yue Minjun nourrit son style de multiples influences et développe de nouvelles séries comme celles des Labyrinthes, Re-portraits, Overlappings (2012). Au fil des ans, son style s'est développé, l'artiste remettant souvent en question les conventions sociales et culturelles, traitant même des questions politiques d'une manière radicale et abstraite. Ses autoportraits ont été décrits par le théoricien Li Xianting comme « une réaction auto-ironique au vide spirituel et à la folie de la Chine moderne".
Son attachement à l’autoportrait vient d’une idée simple qu’il explique : "comme je voulais devenir rapidement une star dans le domaine de la peinture, je me suis dit que la meilleure façon de me faire connaître était de faire circuler le plus possible mon portrait. Ensuite je me suis aperçu qu’en reproduisant systématiquement mon visage, j’arrivais, à travers la constance de cette image, à faire passer beaucoup de choses". Il poursuit : "comme je peins des éclats de rire, et donc des bouches grandes ouvertes, je suis bien obligé de les remplir de rangées de dents. D’autre part, comme je cherche un effet visuel fort, la multiplication de ces dents, toutes très blanches, donne une image frappante. Cela se rapproche de la technique du gros plan au cinéma, avec l’effet coup-de-poing induit. Lorsqu’on regarde d’un côté l’expérience de la vie, avec toutes ses souffrances, et de l’autre, ce que pourrait être l’existence idéale à laquelle tout le monde aspire, on s’aperçoit que l’absurdité prévaut. Et que la seule façon de pouvoir supporter ce décalage est d’en rire. C’est pour cela que le fait de sourire, de rire pour cacher son impuissance a [une grande] importance pour ma génération », écrit Yue Minjun.
Dans son tableau "The Execution" (1995), inspiré de La Mort de l’Empereur Maximilien de Mexico, d’Édouard Manet (1868), tous les protagonistes sont remplacés par des personnages souriants, avec au second plan une évocation directe de l’enceinte de la Cité interdite.  De même, dans la série autour de la question de l’absence dans l’image, il reproduit à l’identique des tableaux des grands maîtres de la peinture occidentale et chinoise, en les vidant de l’ensemble de leurs personnages. Ne subsiste que le fond, véritable décor de théâtre révélant des paysages lunaires et des architectures étonnantes. Invité à participer à la Biennale de Venise en 1999, il avait choisi de réaliser des bronzes de son auto-portrait parodiant ainsi la sculpture en terre cuite de l’armée de la dynastie Qin. Ce coup d’éclat lui ouvrira les portes du marché international de l’art.
Du 30 Mars 18 Avril 2017, la Lu Xun Academy of Fine Arts Museum (Shenyang, Chine), consacrait une grande exposition personnelle à Yue Minjun, “Out of the Maze – Yue Minjun Solo Exhibition”. Elle rassemblait pas moins de 61 peintures de l’artiste, 11 manuscrits et 15 sculptures, couvrant presque toutes ses séries créées ces dernières années. 
Le 13 Juillet 2017, la Biennale de Vancouver organisait le 'Day of Laughter' au Morton Park (English Bay), pour honorer Yue Minjun, l'homme derrière l'une des installations d'art public les plus emblématiques de la ville - Amazing Laughter - composé de 14 sculptures en bronze, des hommes géants et souriants, arborant le visage souriant de Minjun.
EXPOSITIONS

Parmi les expositions personnelles récentes de Yue Minjun, citons : 2023, Yue Minjun, Tang Contemporary Art, Séoul ; 2022-2023 Yue Minjun, Eudaimonia, Tang Contemporary Art, Beijing ; 2022 Chinese Contemporary - Yue Minjun "Smile-ism" Tribute, "Smile at the Flower Sermon“, Tang Contemporary Art, Hong Kong, 2022 ”Yue Minjun in Gwangju”, Gwangju Art Museum, Gwangju, Corée.
Yue Minjun faisait partie des artistes sélectionnés pour l'exposition 'Art and China' after 1989, Theater of the World', au Guggenheim Museum de New York (Oct 6, 2017 - Jan 7, 2018).

Yue Minjun a participé à la 7ème Biennale de Shanghai, et autres expositions collectives comme en 2017 la Biennale de Vancouver.
Yue Minjun avait une exposition à la Fondation Cartier à Paris en 2012.
Expositions passées/ Past exhibitions

CUI RUZHUO

CUI RUZHUO est un peintre chinois réputé dans son pays pour ses peintures à l’encre. L’artiste réalise des créations contemporaines tout en renouvelant la grande tradition chinoise. Il est très connu pour ses paysages majestueux enneigés, dans un style très proche de l’art traditionnel chinois, pour ses lavis de montagnes et ses lacs. 
Cui Ruzhuo multiplie les ventes et il est en Chine un des artistes qui vend le plus et à des prix élevés. En 2017, il a vendu une œuvre 'Twelve Screens of Finger Ink Landscape" qui a atteint 35,7 millions $ (241m RMB) lors d'une vente aux enchères Poly China HK.  Le 3 Avril 2016, Poly Auction Hong Kong vendait pour 36,6 millions $ une œuvre de Cui Ruzhuo intitulée "The Grand Snowing Mountains" (2013), un record pour la maison de ventes aux enchères. 
Cui Ruzhuo 
se classait deuxième de la Hurun China Art List en 2023 avec un chiffre d'affaires de 16,6 MN US$. Il se situait à la 59ème place du classement Artprice (produit des ventes aux enchères) en 2023, avec un chiffre d'affaires de 33 761 070 $.
PROFIL DE L'ARTISTE
Cui Ruzhuo est né en 1944 à Pékin. Dans son enfance il étudie la calligraphie chinoise puis la peinture avec le peintre Li Kuchan, un des maîtres de la peinture à l’encre traditionnelle chinoise, ensuite il a été professeur à l’Academy of Arts and Design de Pékin jusqu’à son départ pour les Etats-Unis en 1981. Un doctorat honorifique en art lui a été décerné par le Dewey College à New York en 1984.
Cui Ruzhuo est revenu dans son pays où il forme des étudiants en doctorat au sein de la Chinese National Academy of Arts.

Cui Ruzhuo peint à l’encre de Chine sur papier, des tableaux inspirés des grands maîtres classiques chinois, desquels se dégage une grande sérénité. Pendant plus de 10 ans, il s'est spécialisé dans le "finger painting" (à savoir l'utilisation des doigts comme pinceaux et le papier de riz traditionnel chinois comme support), une peinture qu'on pouvait voir du temps de la dynastie Qing. Il est très connu en Chine pour ses paysages majestueux enneigés, dans un style très proche de l’art traditionnel chinois, pour ses lavis de montagnes et ses lacs.
En Avril 2018, Cui Ruzhuo présentait son exposition intitulée "Glossiness of Uncarved Jade", et une collection de "Paintings of Arhat" de Shi Tao (peintre chinois du début de la dynastie Qing) au Liu Haisu Museum of Art, à Shanghai. Celle-ci rassemblait une centaine d'oeuvres de l'artiste, elle mettait en lumière ses talents de peintre en lavis à l'encre. Cette exposition devrait être suivie d'une exposition au National Museum of China et au Palace Museum à Pékin.
EXPOSITIONS

Parmi les dernières expositions personnelles  de Cui Ruzhuo, citons : 2021 "Glossiness of Uncarved Jade: Grand Exhibition of Cui Ruzhuo" in Macao Museum ; en 2018 "Glossiness of Uncarved Jade", Liu Haisu Art Museum, Shanghai ; en Octobre 2016 'Cui Ruzhuo: Glossiness of Uncarved Jade' à Moscou et à Saint Petesbourg en Septembre 2016. Une grande exposition 'Cui Ruzhuo's 'finger-ink' show' était présentée au Palace Museum à Pékin de Mars à Juin 2016. 
Cui Ruzhuo est un passionné d’art chinois et aussi un grand collectionneur. Ainsi il possède  un musée à Pékin, depuis 2007, et un autre dans la ville de Ito au Japon, premier musée chinois au Japon. 

LIU WEI

LIU WEI est un artiste visuel qui utilise une variété de medias : vidéo, installations, dessin, sculpture et peinture. Il est considéré comme un des artistes les plus talentueux dans le milieu de l’art contemporain en Chine. Liu Wei explore les contradictions de la société contemporaine et les transformations des villes et du paysage urbain. En 1999, il faisait partie d’un groupe d’artistes subversifs connus sous le nom de Post-Sense Sensibility Group.
« Liu Wei est un des plus grands artistes de sa génération », déclare Michelle Yun, curateur au New York’s Asia Society Museum », il est capable d’être présent sur la scène artistique à l’intérieur de la Chine tout autant que dans le milieu international.
Le 16 Mai 2016 à Pékin, the Award of Art of China (AAC), le prix de l’art contemporain chinois, était décerné à Liu Wei.
Il venait en 10ème place du classement de la Hurun China Art List 2023 avec un chiffre d'affaires de 12,1 MN$. Avec des ventes cumulées de 4 745 690 $, il se classait au 359 ème rang du classement Artprice (Produit des ventes) du marché de l’art dans le monde en 2023.
ACTUALITE
Liu Wei et Ibrahim Mahama participent à l'exposition de groupe ‘Janus’, qui marque l'ouverture du Berggruen Arts & Culture’s permanent contemporary art space au Palazzo Diedo à Venise.
PROFIL DE L'ARTISTE
Liu Wei est né en 1972 à Pékin où il vit actuellement. Il est diplômé de la China Academy of Art de Hangzhou (1996).
L’urbanisation rapide de la période post Mao a beaucoup influencé l’art de Liu Wei. A partir de 2006, ses travaux parlent de corruption, d’aliénation ou de l’immense verticalité de l’infrastructure d’une mégapole. Liu Wei déclare : «Les villes sont une réalité ; toute la Chine est une ville en construction et bien sûr ceci m’influence ». La ville de Liu Wei n’a pas d’histoire et dans cette ville une personne ne peut vivre que "le présent chaotique". En 2015, il présentait dans une exposition au White Club à Hong Kong des peintures, sculptures et vidéos pour lesquelles il utilisait des matériaux brillants comme des miroirs et de l’acier poli, créant ainsi par leur réfraction un certain espace architectural tout en déstabilisant la perception des spectateurs.
Son œuvre 'Indigestion' (2004) était une pile de deux mètres de goudrons, un résidu pétrochimique. Son travail "Love it! Bite it!" (2005) représentait une scène urbaine avec des immeubles miniatures composés de morceaux d’intestins séchés, comme on en trouve dans les boutiques pour chiens, ainsi que dans son oeuvre « Don’t Touch ». Liu Wei fut surpris par l’accueil réservé à ses œuvres et la focalisation des spectateurs sur l’esthétisme des bâtiments qui sont avant tout des symboles du pouvoir.
Liu Wei a aussi réalisé une série de produits artistiques qui sont en fait des objets du quotidien. Sa Art Series comme "Anti-Matter" (2006) et "As Long as I See It" (2006) est composée d’objets ménagers comme les machines à laver, les ventilateurs et les télévisions. En 2013 il réalisait une série de tasses pour la Illy Collection (Pays-Bas) dans lesquelles on retrouvait des images de gratte-ciels stylisés. 
Du 5 Mai au 16 Juin 2018, la Galerie Sean Kelly à New York présentait « 180 Faces », une première exposition des derniers travaux de Liu Wei présentée aux États-Unis depuis 2000. Composée de 180 «portraits» uniques, d'individus anonymes, ces peintures - de petits formats - se fondent sur un ensemble d'influences de l'artiste, de la calligraphie chinoise à l'expressionnisme mais surtout Liu Wei fait là une incursion extraordinaire dans un territoire totalement nouveau, celui du portrait. Placé à l'intérieur de cadres en acrylique blanc, chaque visage se présente « entre familiarité et obscurité, entre vivacité et mort ». L'utilisation du charbon de bois par Liu Wei, démantèle le genre du portrait. Les expressions à peine reconnaissables et les impressions sages des personnages, parfois derrière des lunettes brisées, requièrent à la fois de l'attention et de la distance par rapport au spectateur, ce qui rend difficile toute intériorisation ou empathie pour leurs récits personnels. Ces peintures ont d'abord été exposées au Ullens Center for Contemporary Art à Beijing en Mars 2018.
EXPOSITIONS

La première exposition personnelle de Liu Wei était organisée par la Courtyard Gallery à Pékin en 2005. A ce jour, la plus grande exposition de l'artiste a été organisée au Ullens Centre for Contemporary Art en Février 2015. 
Parmi les expositions personnelles les plus récentes de Liu Wei, citons : 2022 White Cube, West Palm Beach, Floride ; 2021 Nuditá, White Cube Bermondsey, London ; 2020 Over, Long Museum, Shanghai ; 2019 Liu Wei: Invisible Cities, Museum of Contemporary Art Cleveland, Ohio; Cleveland Museum of Art, Ohio ; 2018 a solo presentation of Liu Wei at Frieze London, presented by White Cube Gallery, "180 faces", Sean Kelly Gallery, New York, Ullens Center for Contemporary Art, Beijing.

Liu Wei participe à de nombreuses expositions collectives dont la plus récente en 2024 : JANUS, Palazzo Diedo, Berggruen Arts & Culture, Venise, Italie.
Les œuvres de Liu Wei étaient exposées à la Biennale d’Art de Venise en 2019, à la Corderie de l’Arsenal et au pavillon central des Giardini.

ZHANG XIAOGANG

ZHANG XIAOGANG est un artiste contemporain chinois, peintre symboliste surréaliste. Il est célèbre pour sa Bloodline Series, portraits stylisés et souvent monochromatiques (noir et blanc) de familles chinoises, évocateurs de l’ère Mao. Ses peintures sont vues comme des « portrait de l'âme chinoise moderne ».
En 2012, à Hong Kong, lors de la vente Sotheby’s de la collection Ullens,  une oeuvre tryptique de Zhang Xiaogang était adjugée pour 10 millions $. En 2013, Zhang Xiaogang a vendu une œuvre intitulée 'Private Notes No.1', pour 1,2 million $ (HK$9.6 million) chez Sotheby’s HK. 'Bloodline: Big Family No.9' s’est vendue chez Phillips HK le 27 Mai 2018: HK$38,350,000. (US$4,889,625). 
Avec des ventes cumulées de 9,6 millions $ , il se classait au 196ème rang du classement Artprice 2023 (Produit des ventes) du marché de l’art contemporain dans le monde. Il venait en 6ème position du classement de la Hurun Art List 2023, avec un chiffre d'affaires de 16,9 MN$.

PROFIL DE L'ARTISTE
Zhang Xiaogang est né en 1958 à Kunming. En 1963, sa famille déménage à Chengdu dans la province du Sichuan. Il est diplômé de l’Institut des Beaux Arts du Sichuan (1982). Il vit au Sichuan et à Pékin.
Zhang Xiaogang utilise sa mémoire pour recréer une version hautement personnelle de l’histoire de son pays. Ses portraits de familles imaginaires de sa Série Bloodline, the big family, du début des années 1990, inspirée par de vieilles photos de famille, interroge sur la place de l'individu dans la famille et la société moderne chinoises, les aspirations et les échecs de la Révolution Culturelle tout autant que sur ses propres émotions. Souvent en noir et blanc, ses portraits traduisent en peinture le langage de la photographie.
En 1986, Xhang Xiaogang avait formé le South West Art Group avec quelques uns de ses contemporains. Il a commencé à se faire connaître dans les années 1990. En 1994, il  a présenté sa Série ‘Bloodline: The big family’ à la 22ème Biennale Internationale de Sao Paulo au Brésil et en 1995 à la Biennale de Venise. Après avoir séjourné 3 mois en Allemagne où il a rencontré entre autres artistes célèbres, Gerhard Richter, il a eu là l’idée de sa Série Bloodline. Sa carrière a été fulgurante autour des années 2000 : forcé d'exporter ses peintures à l'huile quand la Chine refusait toute oeuvre rappelant la Révolution Culturelle, il est devenu très demandé par les galeristes et les collectionneurs à Taiwan, à Hong-Kong, en Europe et aux Etats-Unis. Il a ainsi commencé une carrière internationale avec une série d’expositions à l’étranger – en Amérique du Nord et du Sud, en Europe et en Australie. En 2002, Zhang Xiaogang commence sa dream-like ‘Amnesia and Memory’ Series qui comme les ‘Bloodline' examinent la façon dont les souvenirs sont constamment repris dans le présent.

Zhang Xiaogang est devenu un repère de l’art chinois contemporain et une légende en même temps.
L’artiste se consacre actuellement à la sculpture. Ses sculptures de têtes et bustes monumentales est une parfaite continuation de ses portraits de famille Bloodline.
Dans ses travaux présentés à la Pace Gallery, New York, en Septembre-Octobre 2018, Zhang Xiaogang utilisait toujours des scènes narratives et des portraits. L’artiste a introduit des compositions de collage dans sa pratique, déchirant et superposant le matériau de papier en œuvres texturées.
EXPOSITIONS

Parmi les dernières expositions personnelles de Zhang Xiaogang, citons : 2023 Zhang Xiaogang: Mayflies, Long Museum, West Bund, Shanghai, Chewing VI, Pace Gallery, Hong Kong, "Past", Pace Gallery, Hong Kong ; 2022 Chewing Gum V, Pace Gallery HK, Little Things, Pace Gallery, Genève ; 2021 Zhang Xiagang/RenRong: Ost-West Dialog, Osthaus Museum Hagen

Zhang Xiaogang faisait partie des artistes sélectionnés pour l'exposition 'Art and China' after 1989, Theater of the World', au Guggenheim Museum de New York (Oct 6, 2017 - Jan 7, 2018.

AI WEIWEI

AI WEIWEI est un des artistes chinois majeurs, qui oeuvre sur la scène artistique internationale, à la fois sculpteur, performer, photographe, architecte, commissaire d'exposition, réalisateur et blogueur. C’est un artiste et un critique social, avec une œuvre prolifique, iconoclaste et provocatrice. Il aborde de front la question des conditions sociales en Chine et dans d’autres pays en livrant son témoignage sur les bouleversements dans son pays. Il fait partie des 303 intellectuels chinois signataires du manifeste, la "Charte 08", le 10 Décembre 2008.
En Février 2011, son œuvre, une pile de 100g de Sunflower Seeds (graines de tournesol) s’est vendue pour 559 394 $ chez Sotheby’s à Londres. Le 9 Mai 2012, un lot de Sunflower Seeds était acheté pour 650 000 $ chez Sotheby’s New York. En Février 2015, ses sculptures en bronze représentant les têtes du zodiac, ont été vendues par la société Phillips de Londres environ 4,4 millions $.
Ai Weiwei est classé 1442ème dans le top 5000 au palmarès mondial des artistes les mieux vendus aux enchères (Chiffre d'Affaires 2023), avec un chiffre d'affaires de 611K  Ses œuvres sont essentiellement adjugées aux États-Unis.
ACTUALITE

La Galeria de Antiguidades e Arte São Roque présente " Ai Weiwei: ‘Paradigm’, du 15 Mai au 31 Juillet 2024. Cette exposition comprend 17 œuvres d'art et se concentre sur la porcelaine, un matériau largement exploré par l'artiste, et sur ses nuances et ses liens avec l'héritage artistique de la porcelaine portugaise.
PROFIL DE L'ARTISTE
Ai Weiwei est né à Pékin en 1957. En 1978, il est accepté à l'université de cinéma de Pékin. En 1979, il fonde avec d'autres le groupe d'avant-garde d’art contemporain « Les Étoiles ». Dès 1981, grâce à un réseau de relations, il part aux Etats-Unis, principalement à New York où il poursuit des études à la Parsons School of Design. En 1993, son père étant malade, Ai Weiwei revient s'installer à Pékin. En 2011, il passe 81 jours en détention après avoir été arrêté à l'aéroport de Pékin alors qu'il s'apprêtait à prendre un avion pour Hong Kong. Il était libéré sous caution le 22 juin 2011 et assigné à résidence, accusé de fraude fiscale, privé de son passeport, interdit d’expositions. Son atelier dans la banlieue de Shanghai a été démoli en janvier de la même année. En Août 2018, il annonce que son atelier à Pékin a été détruit par les autorités chinoises, 3 mois après avoir quitté la  Chine. Après avoir vécu en Allemagne, il vit à présent au Portugal.
Au début des années 1980, Ai Weiwei choisit New York comme terrain d’expression, y photographiant quotidiennement le monde qui l’entoure. Il lance des performances artistiques et crée de l'art conceptuel.  Il poursuit cette pratique à Pékin, où il revient en 1993, montrant les multiples aspects de la réalité urbaine et sociale de la Chine. Son nom est devenu célèbre récemment avec des réalisations comme le "nid d'oiseau" - le stade olympique construit pour les jeux olympiques d’été de 2008 - pour lequel il était conseiller artistique du cabinet d'architecture suisse Herzog & de Meuron.
En Mai 2011, une œuvre très connue de l’artiste "Circle of Animals/Zodiac Heads" - 12 sculptures en bronze représentant les animaux du zodiaque chinois - était exposée devant la fontaine Pulitzer sur la Grand Army Plaza à New York City. L’installation "Sunflower Seeds", était présentée dans le cadre des «Unilever Series», du 10 Octobre 2010 au 2 Mai 2011, à la Tate Modern Museum de Londres. L'œuvre est constituée de plusieurs millions de représentations de graines de tournesol ; elle joue avec une métaphore célèbre de Mao Zedong où le peuple chinois devait se tourner vers lui comme les tournesols, vers le soleil. En 2017, Ai Weiwei a construit plus de 100 palissades autour de NYC – dont 10 à l’intérieur de la ville - un multi-site intitulé “Good Fences Make Good Neighbors”. Celles-ci étaient visibles du 12 Octobre 2017 au 11 Févier 2018. Avec ces installations, l’artiste voulait explorer la tendance vers et les effets des frontières qui s’érigent actuellement dans la société.
Ai Weiwei consacre actuellement une grand partie de son temps à traiter du sujet sensible des réfugiés dans le monde. En 2017 il a ainsi réalisé un film documentaire intitulé "Human Flow". Il a visité plus de 40 camps de réfugiés dans 23 pays pour réaliser ce premier long métrage. Le film s'attache à plusieurs trajectoires d'hommes et de femmes en souffrance partout dans le monde. Le film a été sélectionné pour les Oscars 2018, parmi 170 documentaires​.
Une grande exposition rétrospective "Ai Weiwei libero" était organisée au Palazzo Strozzi à Florence du 23 Septembre 2016 au 22 Janvier 2017. En marge de l'exposition, Ai Weiwei avait accroché une installation appelée « Reframe » constituée de 22 canots pneumatiques sur la façade du Palazzo Strozzi. Son but : attirer l’attention sur  le drame des réfugiés en Méditerranée.

Ai Weiwei a récemment ajouté le lego à son travail, que l'on retrouve dans ses dernières expositions.
EXPOSITIONS
Depuis le début de sa carrière, Ai Weiwei a eu de très nombreuses expositions personnelles, il a participé à plus de 150 expositions collectives, notamment aux États-Unis, en Belgique, en Italie, en Allemagne, en France, en Espagne, en Australie, en Chine, en Corée et au Japon.
Citons parmi les expositions personelles récentes d'Ai Weiwei : 2024, Ai Weiwei - Neither Nor exhibition view Galleria Continua San Gimignano, Italie ; 2023-2024 "Ai weiwei, In Search of Humanity ", Kunsthal, Rotterdam, Pays-Bas ; 2023 Ai Weiwei, Tang Contemporary Art, Séoul.

“Ai Weiwei : Entrelacs” a été la première grande exposition personnelle de l'artiste en France, au Musée du Jeu de Paume à Paris, en 2012. 
En 2022, Ai Weiwei présentait une nouvelle installation en verre de Murano à Venise dans le cadre de la 59ème  Biennale ainsi qu'une exposition de peintures-légos.
Invité à exposer par le grand magasin parisien Le Bon Marché en Janvier 2016, Ai Weiwei y avait réalisé de magnifiques vitrines tout en symboles et en matières légères telles que le bambou ou le sisal  plus à l'intérieur du magasin une exposition 'Childplay' composée de cerfs-volants d'oiseaux fabuleux et de dragons.
“Ai Weiwei : Entrelacs” a été la première grande exposition personnelle de l'artiste en France, au Musée du Jeu de Paume à Paris, en 2012. 

YANG YONGLIANG

YANG YONGLIANG est un artiste contemporain chinois, photographe, peintre, vidéographe et artiste visuel.
https://www.yangyongliang.com/

https://www.instagram.com/yangyongliang/?utm_source=ig_embed&ig_rid=b74c0f16-02a0-40f7-82a0-0961e600df52
ACTUALITE
La Hdm gallery présente une exposition de Yang Yongliang ‘Vanishing Shore’ au HOW Art Museum  à Shanghai du 11 Avril au 11 Août 2024.
PROFIL DE L'ARTISTE
Yang Yongliang est né à Jiading, Shanghai, en 1980. Très jeune, il a étudié la peinture traditionnelle chinoise auprès du maître de calligraphie Yang Yang (professeur à la Hong Kong Chinese University). Il a étudié la communication visuelle au Shanghai Arts and Crafts Vocational College en 1995. Il est diplômé du Shanghai Institute of Design, China Academy of Arts, (communication visuelle et design) (1999). En 2004, il créé son propre atelier avec des amis et commence à expérimenter la peinture à l'encre, la photographie, les courts métrages et les vidéos. Il a été professeur au Shanghai Institute of Vision Art (2006-2008). Il vit et travaille à Shanghai.
Yang Yongliang travaille la photographie comme un peintre. « J’avais l’habitude de peindre des paysages traditionnels, mais je sentais que le style chinois avait atteint un sommet - il n'y avait aucun moyen de progresser. Je voulais trouver un nouveau média, plus contemporain, capable de capter l'esprit de la peinture de paysage. La photographie numérique semblait être la réponse », explique l’artiste.
La vue d'ensemble de son travail nous rappelle un paysage, mais une analyse attentive, un zoom sur une scène en particulier, montre une image faite de formes créées par l'homme et la représentation d'un contexte urbain. Les arbres caractéristiques des peintures classiques de la dynastie Song deviennent des treillis métalliques ou des poteaux à partir desquels sont tracées des lignes 
électriques. « Yang Yongliang bouscule notre conscience collective, en remettant en question nos problèmes économiques, environnementaux et sociaux, en prévoyant les effets dévastateurs de l'urbanisation effrénée et de l'industrialisation en Chine et à l'étranger », explique la galerie Paris-Beijing. "Je suis au désespoir devant le rythme de l'urbanisation en Chine - c'est comme assister à la mort d'une personne", déclarait Yang Yongliang.
En 2006, Yang Yongliang a commencé sa Série Phantom landscapes, des photos collages. Dans sa video Phantom landscape, l’artiste a superposé des scènes de la vie moderne urbaine sur des images de pics et de cascades dans un paysage chinois traditionnel (shanshui, montagnes et eau) de la dynastie des Song du Nord. Une cascade puissante se précipite sur une rue animée, mais comme une illusion ou un fantôme, l'eau n'inonde pas la rue et n'a aucun impact. A moyenne distance, les chutes d'eau tombent en cascade comme les chutes du Niagara.
Dans « Artificial Wonderland II » (2014), on trouve des répliques numériques de deux peintures majeures de la dynastie des Song, à savoir « Travelers Among Mountains and Steams” (Fan Kuan) et “Wintery Forest in the Snow”. Cette Series marque pour l’artiste un pas en avant en termes de technique digitale et là les images de montagnes et de rochers sont celles de l’Islande et de la Norvège.
Dans sa Series ‘Time Immemorial’ (2016), l'imagerie urbaine contemporaine en décomposition totale est toujours là : les montagnes couvertes de gratte-ciels géants en ruines seront bientôt inondées par la montée des eaux, couvrant de plus en plus sur la surface. Dans cette Séries, « les images originales créées numériquement sont imprimées en négatif sur une feuille de papier beaux-arts. Ensuite, chaque image est photographiée avec un appareil photo argentique traditionnel de 8 × 10 pouces », explique la galerie Paris-Beijing. Enfin, le film développé à la main est monté sur un boîtier en bois rétro-éclairé, selon l'intention de l'artiste de préserver une image numérique sur un film photographique traditionnel.
Dans son exposition ‘Time Immemorial’ à la Galerie Paris-Beijing fin 2017, Yang Yongliang présentait trois nouvelles vidéos « Journey to the Dark » (2017), « Prevailing Wind » (2017) et « Endless Streams » (2017) qui utilisaient pour la première fois la 4k technology.
Récemment, en 2024, Yang Yongliang s'est lancé dans la réalisation de films et il a sorti avec son  premier court métrage “Vanishing Shore”.
EXPOSITIONS
Yang Yongliang a eu de nombreuses expositions personnelles partout dans le monde depuis 2008.

Parmi ses expositions personnelles récentes, citons : 2024 Shan Shui Reboot: Re-envisioning Landscape for a Changing World, China Institute, New York, USA ; 2023 Yang Yongliang: Vanishing Landscape!Sullivan+Strumpf, Singapore, Yang Yongliang: Imagined Landscape, Galerie Paris, Beijing, Paris ; 2022 Imagined Landscape, Whitestone Gallery, Taipei, Taiwan, Reflection, UOB Art Gallery, Shanghai ; 2021 Journey to the Dark II, Fotografiska, Stockhom, Sweden Imagined Landscape, Sullivan+Strumpf, Sydney, Australia Imagined Landscape, Matthew Liu Fine Arts, Shanghai, China