CreationContemporaineAsie 
met en valeur et diffuse le travail des artistes asiatiques emblématiques et émergents

Les Artistes Contemporains Indiens



HUB INDIA

ARTISSIMA, ITALIE

 

 

 

Artistes indiens/Actualité 

SALMAN TOOR
L'artiste Pakistanais Salman Toor à la Frick Collection, New York
« Living Histories: Queer Views and Old Masters » est un projet de la Frick Collection mettant en avant le travail de quatre artistes basés à New York: Doron Langberg, Salman Toor, Jenna Gribbon et Toyin Ojih Odutola. Chacun présente une seule nouvelle œuvre en conversation avec des peintures emblématiques de la Frick Collection, avec un accent particulier sur les questions de genre et d’identité queer généralement exclues des récits de l’art européen moderne. « Museum Boys » de Salman Toor, présenté au second étage de la Frick Collection, s’inspire des échanges domestiques dans les peintures de Vermeer. Situé dans un espace allégorique rempli de sculptures imaginaires, une figure fantôme au premier plan sourit timidement à un homme partiellement habillé au milieu, faisant écho à l’ambiance de flirt dans L’Officier de Vermeer et « la Fille qui rit ». Le sentiment d’arrivée et d’anticipation reflète l’échange entre les personnages de La « Maîtresse et la Servante » de Vermeer. Les oeuvres sont présentées jusqu'en Janvier 2022.

ARTISSIMA, HUB INDIA
Un projet majeur présentant plus de 65 artistes indiens était proposé à Turin, Italie, du 5 au 7 Novembre 2021. L'exposition Hub India était organisée par Myna Mukherjee et Davide Quadrio en collaboration avec la foire annuelle d'art contemporain de Turin, Artissima. Leur démarche a consisté à rassembler des œuvres provenant d'une sélection de plusieurs galeries et du Kiran Nadar Museum of Art afin d'établir une liste qui s'écarte un peu des artistes habituels. Selon Kiran Nadar, présidente du KNMA, "Hub India présente divers courants d'art indien contemporain à travers les générations, juxtaposant des pratiques établies et émergentes pour des publics nouveaux et peu familiers du monde occidental." 
http://naturemorte.com/fairs/artissima2021/?utm_source=Everybody&utm_campaign=e1ecca91b9-EMAIL_CAMPAIGN_2019_03_14_TG_NYPOPUP_INVITE_1_COPY&utm_medium=email&utm_term=0_0de5d44417-e1ecca91b9-242790705

SHILPA GUPTA
Questionnement de Shilpa Gupta dans sa nouvelle exposition au Barbican Centre à Londres 

Il s'agit de la première grande exposition à Londres de l'artiste basée à Mumbai : "Shilpa Gupta: Sun at Night", du 7 Octobre 2021 au 6 Février 2022. Parmi les points forts de cette exposition, citons une nouvelle configuration spectaculaire de son installation multimédia "For, In Your Tongue, I Cannot Fit" (2017–18). Suspendus au-dessus de 100 pointes métalliques se trouvent 100 microphones, chacun perçant une page inscrite d’un vers de poésie d’un poète incarcéré pour son travail, ses écrits ou ses croyances. Shilpa Gupta propose par ailleurs un dialogue hypnotique entre deux panneaux, apparemment transplantés d’un aéroport des années 1970.

ANISH KAPOOR
Importante exposition de peintures d’Anish Kapoor à la Modern Art Oxford Gallery
Cette exposition intitulée « Painting » - du 2 Octobre 2021 au 13 Février 2022 - montre la pratique quotidienne d’Anish Kapoor dans son atelier. L’artiste y explore le pouvoir illusoire de ce médium qu'est la peinture, repoussant les limites entre la sculpture et la peinture tandis qu’il explore notre perception et notre expérience du corps. L’artiste utilise la couleur rouge, le sang rouge essentiel pour devenir, être vivant et passer à la mort. « L’art que j’aime, l’art que je fais, je l’espère, célèbre le sensuel tout en sachant toujours que la décadence est proche ». https://www.modernartoxford.org.uk/event/anish-kapoor-painting/


Anish Kapoor s’installe à Venise

La Fondation du sculpteur anglo-indien Anish Kapoor a commencé à rénover un palais vénitien, le Palazzo  Priuli Manfrin, qui deviendra à terme le siège de la Fondation. Plus tôt dans l’année 2021, le conseil municipal de Venise avait donné son feu vert à la Fondation Anish Kapoor pour convertir le Palazzo Priuli Manfrin délabré du XVIIIe siècle en un lieu d'exposition, un atelier d'artiste et un dépôt pour un certain nombre d'œuvres les plus importantes d'Anish Kapoor.

 


 

Depuis le début de l’India Art Fair en 2008, on a constaté davantage d’engagement et de participation sur la scène artistique indienne. En 2015, Christie’s et Saffronart ont ainsi établi Mumbai comme un centre international pour la vente aux enchères d’art indien. Début 2020, l’India Art Fair ne comptait pas moins de 75 galeries et plus de 1 000 œuvres dont 70% d’artistes indiens. Pour Tripat Kalra, directeur de la galerie Nvya à New Delhi, le marché de l’art « se renouvelle actuellement puisque les jeunes générations d’Indiens qui ont hérité des peintures (modernes) de leurs parents, veulent maintenant s’en débarrasser et acheter plus d’art contemporain ».
Par ailleurs, suivant la tendance de l’époque, la biennale internationale d’art contemporain 2018 à Cochin, s’est fait l’écho de questions féministes ou d’identité de genre, tout en dénonçant les inégalités dans le monde. Aparajita Jain, directrice de la célèbre galerie Nature Morte, déclarait qu’il y avait eu une augmentation de 25% d’année en année du nombre de collectionneurs internationaux dans les galeries à l’India Art Fair 2020.

En 2020/2021, l’artiste le plus populaire était l’anglo-indien Anish Kapoor qui se classait 110e/500 dans le classement Artprice World Art Market Rankings (Sales Revenue) avec des ventes de 3,3 millions de dollars. Il était suivi par Subodh Gupta avec 489.931$ (382e/500). En 2018/2019, Raqib Shaw était classé 291e/500 avec des ventes cumulées de 533 732 $ et Atul Dodiya 436e/500 avec des ventes de 312 008 $. Aujourd’hui, les artistes les plus célèbres - Anish Kapoor, Bharti Kher, Jitish Kallat, Atul et Anju Dodiya, Raqib Shaw - ont des expositions dans des galeries renommées à Paris telles que: Daniel Templon, Perrotin, Thaddaeus Ropac. En octobre 2017, le Centre Pompidou à Paris a organisé une rétrospective de l’artiste indienne contemporaine Nalini Malani, faisant d’elle la première artiste indienne à avoir une rétrospective dans ce lieu prestigieux.
La dernière édition de Hurun India Art List 2021 présentait la liste des 50 meilleurs artistes indiens vivants classés suivant la vente de leurs œuvres vendues aux enchères publiques au cours de l’année se terminant le 31 décembre 2020. Anish Kapoor était en tête de la Hurun India Art List 2021 pour la troisième année consécutive avec un produit des des ventes de 
INR 20.64 Crores. Subodh Gupta se classait septième avec des ventes de INR 2.7 Crores, Nalini Malani neuvième avec des ventes de INR 2.2 Crores, Raqib Shaw 10ème avec des ventes de INR 2.0 Crores, Ravinder Reddy 17ème avec des ventes de INR 0.55 Crores, Jitish Kallat 18ème avec des ventes de INR 0.49 Crores, Barthi Kher 20ème avec des ventes de INR 0.46 Crores et Atul Dodiya 22ème avec des ventes de INR 0.44 Crores.

Artistes indiens. Biographies, Oeuvres, Expositions & Evènements

 

 

RINA BANERJEE

RINA BANERJEE est une artiste contemporaine d’origine indienne établie aux Etats-Unis. Elle pratique aussi bien la peinture, la sculpture ou le dessin et réalise de grandes installations.
Contact http://rinabanerjee.com/home.html

Actualité

L'artiste devrait avoir une Retrospective au Nasher Museum of Art, Duke University, Durham, NC, USA
PROFIL DE L'ARTISTE
Rina Banerjee est née à Calcutta en 1963. Elle a grandi à Londres puis à New York, Etats-Unis. Elle a d’abord obtenu un B.A. en ingénierie des polymères à la Case Western University (1993). Après avoir travaillé dans le secteur scientifique, elle a obtenu un Masters in Fine Arts à la Yale University (1995). Elle vit et travaille à New York City.

Le monde de Rina Banerjee est à la fois personnel et cosmique. Elle créé  des assemblages de textiles et articles vestimentaires traditionnels indiens, des objets et ameublement de style colonial, des articles de mode, matériaux organiques, provenant de bric-à-brac de New York, transformés en de nouveaux objets comme par exemple : des crocodiles empaillés, des berceaux en bois, des os de poisson, des oeufs d'autruche, plumes, parapluies, saris, pigments, coquillages. Synthétisant la mythologie, la religion, l'anthropologie et les contes de fées, Rina Banerjee est aussi inspirée par la culture occidentale et la tradition orientale, en particulier l'art tibétain, himalayen et indien. « Elle offre un univers fluctuant et dynamique qui peut rendre le dégoût attrayant ou la beauté laide ».
Une rétrospective du travail de Rina Banerjee, intitulée “Make Me A Summary of the World”, était présentée au PAFA (Pennsylvania Academy of the Fine Arts), Philadelphia, USA, du 29 Octobre 2018 au 30 Mars 2019.
EXPOSITIONS
Rina Banerjee a exposé partout dans le monde depuis les années 2000. Parmi ses dernières expositions personnelles, citons : 2021 "Irrestible Earth", Kunsthall 3.14, Bergen, Norway ; 2020 "Irresistible Earth", Galerie Nathalie Obadia, Bruxelles ;  “Make Me A Summary of the World”, Fowler Museum, université d'UCLA, Californie
Une rétrospective du travail de Rina Banerjee, intitulée “Make Me A Summary of the World”, était présentée au PAFA (Pennsylvania Academy of the Fine Arts), Philadelphia, USA, du 29 Octobre 2018 au 30 Mars 2019. 
Rina Banerjee était présente à Asia Now 2021, représentée par la galerie Nathalie Obadia.

BIO/EXPOS
Rina Banerjee Expositions Biographie

ANJU DODIYA

ANJU DODIYA, née en 1963, est une artiste contemporaine indienne. Elle peint au pastel, à l’acrylique, dessine au fusain ; elle décrit des scènes quelques peu mystérieuses, proches du rêve, dans lesquelles elle est souvent le principal protagoniste. Elle est considérée comme un(e) des artistes contemporains indiens les plus importants aujourd’hui. Son oeuvre 'Daphne' s’est vendue chez Saffronart New York 'Spring Online Auction' en 2008 pour 129 375 $.  En 2011, elle vendait un tableau intitulé 'The paths of Berries, chez Saffronart" pour 92,000 US$. En Mars 2014, une peinture intitulée Victor s’est vendue 31 250 $.
https://www.instagram.com/dodiyaanju/?hl=en
PROFIL DE L'ARTISTE
Anju Dodiya est née en 1963 à Bombay. Elle a étudié à la Sir JJ School of Arts à Bombay où elle a obtenu son Bachelor’s Degree in Fine Arts (B.F.A) (1986). De 1991 à 1992, bénéficiant d’une bourse de la part du gouvernement français, elle a étudié à l’Ecole des Beaux Arts à Paris. Elle vit et travaille à Bombay. Elle est mariée au peintre Atul Dodiya.

Anju Dodiya créé des peintures au pastel montrant des images superposées et symboliques. Ses références sont souvent historiques, elles vont des peintures médiévales classiques, de la Renaissance aux estampes japonaises ukiyo-e (« image du monde flottant ») de l’époque d’Edo aux films d’Ingmar Bergman. Elle utilise les masques et le théâtre pour construire ses différentes fictions. Rina Banerjee travaille essentiellement sur les expressions humaines et notamment sur l'émotion.
La femme qui apparaît dans le travail d'Anju Dodiya peut sembler incarner l'histoire récente (une histoire qui comprend #MeToo). Elle semble contrainte par la domesticité, et parfois par le fardeau même de devoir s'en affranchir ... d'une certaine manière, recréant la poésie viscérale et parfois cauchemardesque de Sylvia Plath, qui après son suicide et ses poèmes confessionnels devint une icône pour le mouvement féministe. 

EXPOSITIONS
La première exposition personnelle de Anju Dodiya, Necklace of Echoes, était organisée en 1991 par
la Chemould Art Gallery, à Bombay. 
Dernière exposition d'Anju Dodiya : à la galerie Templon Bruxelles, « Tower of Slowness », du 1er Avril au 22 Mai 2021.
Anju Dodiya participait à Asia Now 2021, représentée par la galerie Templon

EXPOSITIONS

ATUL DODIYA

ATUL DODIYA,est un artiste plasticien contemporain indien. Il est considéré comme l’un des pionniers de la nouvelle génération post moderne. Le cinéma, les images de Bollywood, sont une des dominantes du travail de l'artiste qui réalise des installations, des assemblages des photos ou des peintures sur volets. Une peinture de Atul Dodiya dédiée à l’ancien capitaine de l’équipe indienne de cricket Rahul Dravid, intitulée "The Wall"  a atteint chez Christie’s 57,6 millions roupies (115 800 US$) en Février 2009. Le 24 Mai 2008, son œuvre "Woman from Kabul" s’était vendue 186 364$ chez Christies’s Hong Kong. Sa peinture intitulée "Fool’s house" s’est vendue le 20 Mars 2013 chez Christie’s 75 000$.Un triptych intitulé "Guernica Bouquet s'est vendu 150.000 $ en 2019 à Varadehra Contemporary Gallery à l'India Art Fair 2020. Atul Dodiya se situait à la 436ème place/500 du classement Artprice (produits des ventes) avec 312,008 $
http://atul-dodiya.com/  published by Artiana
https://www.instagram.com/dodiya_atul/?hl=en

Actualité
Ventes d'oeuvres de Atul Dodiya au travers de "In Touch", site de ventes en ligne des galeries indiennes
La prochaine exposition d'Atul Dodiya devrait avoir lieu au Detroit Institute of Arts Museum, Detroit, USA
PROFIL DE L'ARTISTE

Atul Dodiya est né le 20 janvier 1959 à Bombay. En 1982, Il a obtenu son BFA (Bachelor of Fine Arts) à la Sir J. J. School of Art. Il a poursuivi une formation à l’Ecole des Beaux Arts de Paris de 1991 à 1992 grâce à une bourse du gouvernement français. Il vit et travaille à Mumbai. Il est marié à l'artiste Anju Dodiya.

Atul Dodiya s’est fait connaître dès 1999 avec sa Series sur le Mahatma Gandhi. Il connaîtra une reconnaissance internationale avec une autre Series - the Bombay: labyrinth/laboratory show - au Japan Foundation Asia Center à Tokyo. Après avoir résidé à l’école des Beaux Arts à Paris, il a pris un autre tournant, dans son style et ses supports, passant du photo-réalisme à la peinture à l’huile sur toile jusqu’aux rideaux métalliques. Cette réflexion sur l’objet reflète son intérêt pour les aspirations de la classe moyenne indienne et l’impact de la globalisation sur ses traditions. Il a été le pionnier dans ce mélange d’influences et références entre l’histoire de l’art occidental et indien ou oriental.
Le saccage des mosquées et l’histoire des scribes de Tombouctou l’ont profondément bouleversé. Début 2017, à la Vadehra Art Gallery, à New Delhi, Atul Dodiya revisitait des portraits de femmes dans l'histoire, des portraits de grands maîtres comme Francis Picabia, Albrecht Durer, Piero della Francesca’s Arezzo Frescos ou encore Rabindranath Tagore. A la Galerie Chemould à Art Basel 2018 en Juin 2018, il déclarait : « les œuvres 'Painted Photographs / Paintings Photographed', ou 'Mahatma and Masters' montrent mon intérêt pour la première moitié du 20ème siècle en Inde et en Europe. La photographie a un rôle clé à jouer dans ce travail.

EXPOSITIONS

Parmi les dernières expositions personnelles d’Atul Dodiya, citons : 2020, Abu Dabi Art (online), Atul Dodiya, "Stammer in the Shade", Vadehra Contemporary Gallery.
Atul Dodiya participait à Asia Now 2021, Paris Asian Art Fair, présenté par la galerie Templon.
BIO/EXPOS

SHEELA GOWDA

SHEELA GOWDA est une plasticienne contemporaine indienne. Elle utilise différents supports comme la peinture, le dessin, la sculpture et les installations. Son travail souvent se situe entre beaux arts et artisanat. Dans ses œuvres elle s’interroge sur le rôle de la subjectivité féminine dans le mélange des religions, le nationalisme et la violence qui caractérisent la société indienne contemporaine. 
PROFIL DE L'ARTISTE
Sheela Gowda est née en 1957 à Bhadravati. Elle est diplômée en art et peinture de l’université de Bangalore (1979), de l’université Vishwabharati à Santiniketan (1980-82) et du Royal College of Art de Londres (1984-86). Elle vit à Bangalore et par intermittence en Suisse.
Sheela Gowda choisit des matériaux pour leur symbolisme : bouse de vache, encens, aiguilles, fils, fibres et teintures. Elle utilise souvent ces matériaux ordinaires pour créer des effets semi-mystiques. En détournant ces objets, elle dénonce par ailleurs la violence faite aux femmes dans la société indienne. Elle utilise également des déchets fabriqués par la société indienne tels que des bidons de bitume ou des feuilles de plastique recyclées pour la construction des routes. Sheela Gowda photographie les bouses de vache dans leur contexte pour les placer ensuite sur les lieux d’expositions.
Ce qui a déclenché chez elle ce type d’œuvres fut ce qu’elle a vécu pendant les violentes émeutes des fondamentalistes hindous, en 1992 en particulier, qui l’a conduite à se détourner de moyens de peinture conventionnels et à rechercher des formes plus fortes d’expression pour ses sculptures.
En 1997, Sheela Gowda revisite le Mahabharata en créant une allégorie minimaliste au  travers de son oeuvre 'Draupadi’s Vow'. Elle représente une cascade de cheveux suspendue à un mur dont les extrémités sont teintées de curcuma rouge, la couleur du sang coagulé. Cette œuvre fait référence à Draupadi, une femme qu'un de ses cinq maris avait humiliée, en la perdant au jeu. Les vainqueurs la traînèrent par les cheveux et elle se fit alors la promesse de ne plus les attacher jusqu’à ce qu’elle puisse les rincer dans le sang de ses ennemis.
Pour Paris-Delhi-Bombay en 2011 au Centre Pompidou à Paris, Sheela Gowda a présenté "Gallant Hearts", une guirlande de galettes de bouse de vache (sacrée en Inde) enduites de kumkum (pigment vermillon).
En 2014, la Tate Gallery à Londres a fait l'acquisition de son installation spectaculaire 'Behold' (2009), faite de pare-chocs de voitures et de cheveux humains.

EXPOSITIONS
L'artiste exposait au Lenbachhaus de Munich jusqu'à fin Octobre 2020. L’exposition n’était pas une rétrospective (comme l'artiste et la conservatrice, Eva Huttenlauch le soulignaient), mais elle était diversifiée pour s'étendre sur des décennies de son engagement social et de son activité artistique.  
BIO/EXPOS

SAKSHI GUPTA

SAKSHI GUPTA est une sculptrice, plasticienne, issue de la jeune génération artistique indienne. Elle utilise des matériaux du quotidien qu’elle réinterprète en sculptures. Elle débat notamment des contradictions du monde réel et de ses complexités.
Sakshi Gupta (sakshiguptastudio.com)
Actualité
Sakshi Gupta participe à l'exposition de groupe
 Cloak & Dagger: India’s Fictional Times, au Zuzeum Art Centre, à Riga, Lettonie, jusqu'au 21 Novembre 2021
PROFIL DE L'ARTISTE
Sakshi Gupta est née en 1979 à
New Delhi. Elle a obtenu un BFA (Sculpture) (2001) et un Master's Degree (2004) au Government College of Art, Chandigarh. Elle vit et travaille à New Delhi.
Sakshi Gupta recycle des matériaux usagés, souvent d’origine industrielle, pour en faire des sculptures qui transforment la signification des matériaux et leur donnent une certaine spiritualité. Elle utilise d’un coté le poids de la matière et de l'autre elle créé de la lumière et de la fragilité. Ses œuvres peuvent être vues comme une vision sur le monde contemporain : le passage de l’industrie lourde à l’ère de l’information et des technologies de l’information.
Dans sa sculpture spectaculaire, intitulée « Some Beasts », 2008, par exemple, elle a utilisé le fer rouillé pour créer la forme d’un ventilateur de plafond qui ressemble à une bête qui se tord. Elle fait référence à la domination attribuée aux animaux religieux mythiques dans la culture traditionnelle indienne et les machines de guerre d’aujourd’hui. Sakshi Gupta se sert aussi de sa propre expérience. Dans son œuvre « Nothing is freedom, Freedom is everything, Everything is you », 2007, elle se réfère aux contradictions auxquelles sont confrontés les jeunes actuellement : les espoirs et les attentes, sans garantie, ou bien les combats et les joies inespérées. La première pièce de la série rassemble une collection de 7 oreillers qui évoquent non le repos mais les nuits sans sommeil dans un environnement claustrophobe. Une autre représente un tapis traditionnel, fait de pièces détachées de voiture, montrant les hauts et les bas de la vie. La troisième pièce figure un buste fait de chaînes de vélos, témoignant de la croyance de l’artiste en la liberté de choix chez les individus.
EXPOSITIONS
Parmi les expositions personnelles les plus récentes de Sakshi Gupta, citons : en 2017, 'I marvel at your forgetfulness', Galerie Krinzinger, Vienna ; en 2015 'At the still point of the turning world', Galleryske, New Delhi ; en 2013 ‘Become the Wind’, Galleryske, Bangalore et deux autres expositions à
la Galleryske, à Bangalore en 2009 et 2007 ;  'I Object' at Gallery One, Bangalore, en 2006.
Sakshi Gupta Expositions 

SHILPA GUPTA

SHILPA GUPTA, est une artiste contemporaine indienne : une plasticienne vidéaste qui utilise vidéos, websites, objets, photographies, son et réalise des performances.  Ses œuvres se concentrent autour de thèmes tout autant politiques (violence raciale, religieuse, insécurité) que philosophiques. Shilpa Gupta a commencé à se faire connaître à l'international à partir des années 90. Son record de ventes était de plus de 39 000 $ pour "Untitled", sa première vente aux enchères, chez Sotheby's à Londres, le 2 mai 2008 et "Untitled" vendu par Saffronart New York 'Spring Online Auction' en 2008 pour 27 797 $. 
Contact : http://shilpagupta.com
https://www.instagram.com/shilpaguptastudio/?hl=en

Actualité
Nouvelle exposition "Shilpa Gupta: Sun at Night", au Barbican Centre à Londres, du 7 Octobre 2021 au 6 Février 2022

PROFIL DE L'ARTISTE
Shilpa Gupta est née en 1976 à Bombay.  Elle s’est formée à la sculpture à l’école d’art Sir J. J. School à Mumbai entre 1992 et 1997 où elle a obtenu son BFA (1997). Elle vit et travaille à Mumbai.

Shilpa Gupta réalise des œuvres sculpturales et des installations multimédias dans lesquelles elle mélange objets usuels et objets technologiques. 'Ce qui l’intéresse avant tout dans la technologie est "sa portée émotionnelle et conceptuelle et sa capacité à interroger nos modes de vies et croyances, notre psychisme et nos automatismes, les appartenances communautaires et les préjugés".
L'artiste a été confrontée à la violence entre Hindous et Musulmans et elle nous parle de peur et d''insécurité. Elle a travaillé avec une neuropsychologue indienne -  Mazharin Banaji - sur la peur et ses origines "pour tenter de comprendre les divergences entre pensée et conscience". En 2009, elle présentait une œuvre monumentale "Singing Cloud", une sculpture suspendue, composée d’environ 4000 micros au Laboratoire de Paris. "Réagissant à l’environnement, alternant sommeil et sursauts, cet essaim se transforme en une créature polyphonique, une forme de gigantesque œil de mouche d’où émanent à certains moments, une multitude de voix, de souvenirs et de langues", expliquait le Musée d'Art Contemporain du Val de Marne où l'artiste a été en résidence en 2007. Shilpa Gupta travaille régulièrement avec des chercheurs, des scientifiques comme Noam Chomsky qu’elle a interrogé sur l'influence des médias et le pouvoir des images autant que des mots.
Travaillant toujours sur la peur, elle a proposé à des individus de se déplacer dans l’espace public avec un sac sur lequel était inscrit « There is no explosive in this ». Elle a fait de cette expérience un ensemble photographique très personnel.
Dans son exposition "Drawing in the Dark" au centre d'art contemporain, la synagogue de Delme, en 2017, Shilpa Gupta témoignait de ses recherches sur la porosité des frontières. Elle présentait pour cette exposition un ensemble d’oeuvres nouvelles liées plus particulièrement à la frontière entre l’Inde et le Bangladesh, qui court sur plusieurs milliers de kilomètres. En 2018, le YARAT Contemporary Art Space à Baku (Azerbaijan) présentait une installation musicale de Shilpa Gupta “For, in your tongue I cannot fit : 100 jailed poets’, 2017 – 2018,” dans laquelle l’artiste faisait revivre les voix de poètes emprisonnés, décédés.

Shilpa Gupta participait à la Biennale de Venise 2019 avec son installation sonore "For, In Your Tongue, I cannot fit " (2017-2018). Elle participait aussi avec son travail "There is no border here" (2005-2006), à la Biennale Arcipelago Mediterraneo, à Palerme, Italie, du 6 Novembre au 8 Décembre 2019 et au 21st Century Museum of Contemporary Art, à Kanazawa, Japon, du 12 Octobre 2019 au 12 Avril 2020.
EXPOSITIONS

Parmi les dernières expositions personnelles de Shilpa Gupta, citons : En 2021,  "SHILPA GUPTA - Aujourd'hui s'achèvera" au M HKA, Anvers, Belgique en 2018  “For, in your tongue I cannot fit : 100 jailed poets’, 2017 - 2018,”YARAT Contemporary Art Space, Baku, Azerbaijan ; "Where do I begin", Voorlinden Museum, Wassenaar, Pays-Bas 
BIO/EXPOS
Shilpa Gupta Expositions Biographie

SUBODH GUPTA

SUBODH GUPTA, est un artiste plasticien, actuellement "star de l’art contemporain" en Inde. 
Avec des ventes cumulées de 1,3 million $, Subodh Gupta se situait au 149ème rang/500 du classement Artprice (Produit des ventes) du marché de l’art dans le monde en 2015/2016. Il se situait au 382ème du classement Artprice 2020/2021 des 500 premiers artistes contemporains dans le monde avec des ventes cumulées de 489.931$ (5 lots).
En 2008, son œuvre "Vehicle for Seven Seas", un chariot et trois valises sculptées en aluminium, s'est vendue aux enchères pour 500 000 € (785 243$). En 2018, Subodh Gupta vendait une oeuvre de 2007 "Untitled" pour 100 000$ chez Christie's. En 2019, il vendait une oeuvre "Untitled (Gober Ganesh)" pour 128 838$ chez Saffronart. En 2021 il vendait chez Sotheby's une oeuvre "Untitled" pour 81,900 $.

https://www.instagram.com/subodhguptastudio/?hl=en
http://www.subodh-gupta.com/

PROFIL DE L’ARTISTE
Subodh Gupta est né en 1964 à Khagaul au Bihar. Issu d’un milieu modeste, il devient artiste sous l’influence d’un instituteur. Il a étudié au College of Arts de Patna (1983-1988) dont il est diplômé (Bachelor of Fine Arts), avant de partir pour New Delhi où il vit et travaille actuellement. Il est marié à l’artiste indienne Bharti Kher.

Subodh Gupta a été formé à la peinture puis s’est ensuite ouvert à une variété de medias tels que les installations, performances, la photographie et la vidéo pour ne se consacrer ensuite qu’à la sculpture. Comme le reconnaît l’artiste lui-même, ses créations ressemblent beaucoup à une œuvre théâtrale.
En 1999, il présentait sa première installation « 29 Mornings » - de petits bancs de bois qu'il a agrémentés pour raconter sa vie en 29 jours - à la Triennale d
e Fukuoka au Japon. Ce sera son entrée sur la scène contemporaine indienne.

Subodh Gupta  travaille sur les icônes de la culture indienne : la vache, le fer galvanisé (électrisé), des ustensiles de cuisine, le scooter du livreur de lait, la bouse de vache, l'Ambassador. L'œuvre de Subodh Gupta tente de comprendre comment tous ces objets, emblématiques d'une culture, construisent à la fois les identités individuelles ou collectives et le corps politique de la nation elle-même. L’oeuvre la plus célèbre de Subodh Gupta, "Very Hungry God" (2006), une tête de mort géante composée d’ustensiles en Inox, a été exposée sur le quai du Grand Canal à Venise en 2007;
La Monnaie de Paris à Paris présentait - du 13 Avril au 26 Août 2018 - la première rétrospective en France de Subodh Gupta.
Les deux grands artistes indiens Jitish Kallat & Subodh Gupta étaient réunis pour une exposition commune : Confabulations, à la galerie Nature Morte, New Delhi, début 2021.
EXPOSITIONS

Subodh Gupta Expositions Biographie
http://www.subodh-gupta.com/

JITISH KALLAT

JITISH KALLAT incarne le renouveau de l’art contemporain indien. Parallèlement à la peinture, il utilise d’autres médias tels que la vidéo, la photographie ou la sculpture. Il réalise des peintures de grands formats, très colorées. Il est aussi connu pour ses chevelures (turbans ou casques) dessinées en noir et blanc, très graphiques. Avec des ventes cumulées de 291 193 €, il se situait au 448éme rang du classement Artprice (Produit des ventes) du marché de l’art dans le monde en 2013/2014.
Un rickshaw de taille réelle réalisé par l'artiste à partir de semblants d’os a été vendu 125 000 $ à
la Shanghai Art Fair à un collectionneur britannique en Septembre 2007. En 2009, Jitish Kallat a dépassé pour la première fois les 386 500 $ avec "Dawn chorus 7", chez Christie’s, à New York. 
Contact : https://jitishkallat.com/

Galerie Templon 
PROFIL DE L'ARTISTE

Jitish Kallat est né en 1974 à Bombay. En 1996 il obtient son Bachelor of Fine Arts (peinture) à
la Sir Jamsetjee Jeejebhoy School of Art, à Mumbai. Il vit et travaille à Bombay.
Jitish Kallat consacre beaucoup de ses travaux aux habitants démunis de Bombay même s’il les traite de façon très colorée et graphique.
Les acteurs principaux de ses œuvres sont ainsi  des personnages issus du quotidien, dont les chevelures, composées d'accumulations d'objets divers, semblent des condensés de vie ou alors il réalise des sculptures squelettes de véhicules de grande taille comme la voiture, la moto, ou le camion,  inspirées notamment de ses photos de véhicules incendiés lors d’émeutes. Sa Série “Dawn Chorus” (2007) dépeint ainsi des enfants des rues dont les têtes sont comme des scènes urbaines en noir et blanc. L’artiste utilise un langage visuel fort qui fait référence à la fois aux traditions artistiques asiatiques et européennes tout en utilisant l’image de la publicité. Parmi ses influences : le Pop Art, la miniature persane, le Dadaisme, ou encore les affiches.
Jitish Kallat s'intéresse aussi à
l' Histoire de l'Inde : sa sculpture en bronze « Public Notice 2 »*(2006) rappelle le discours délivré par le Mahatma Gandhi, au début de la marche épique du 12 Mars 1930 contre la taxe sur le sel instituée par les Britanniques, ce en vue d'arracher l'indépendance de l’Inde. Une autre de ses œuvres dans sa Serie Public Notice fait référence au Premier ministre indien, Jawaharlal Nehru, délivrant un discours sur la liberté d’expression le 15 Aôut 1947. La plus connue est son installation Public Notice 3, présentée à l’Art Institute de Chicago qui renvoyait au discours historique de Swami Vivekananda au premier Parlement mondial des religions à Chicago en 1893.  Il a par ailleurs découvert  la lettre ouverte de Gandhi à Hitler lui disant que dans son monde il n’y avait pas d’ennemis : celle-ci était projetée sur un rideau de vapeur lors de son exposition à la galerie Templon. Elle était aussi exposée au Philadelphia Museum of Art du 13 Novembre 2016 au 5 Mars 2017.
En début 2018, il présentait à la Sperone Westwater gallery à New York, des series intitulées "Rain studies" ou "Wind studies" . Pour la réalisation de celles-ci, il a travaillé sous la pluie, la nuit, ou bien dessiné des dessins avec des liquides inflammables, qu’il a enflammés.
Jitish Kallat présentait au Pavillon indien de la Biennale de Venise 2019 une installation vidéo avec une projection sur un écran de brouillard d'une lettre écrite par Gandhi à Hitler.
En Janvier 2020, Jitish Kallat exposait au Famous Studio à Mumbai deux nouvelles œuvres majeures : une installation photographique et sonore intitulée ‘Covering Letter (terranum nuncius)' et ‘Ellipsis’, sa plus grande peinture à ce jour. Pour cette dernière, 
un graphique méticuleusement dessiné à la main sous-tend toute la peinture. «Ellipsis» est faite de nombreux panneaux et s'appuie sur un web-work d'associations libres. Elle présente la forme d'une abstraction profondément spéculative et exploratoire. Pour «Covering Letter (terranum nuncius)» [2019-20], Jitish Kallat s'inspire des deux Golden Records phonographiques qui ont été hissés sur les légendaires sondes spatiales Voyager 1 et 2 lancées par la NASA en 1977. Une grande table ronde avec plus de 100 transparents photographiques 3D placés dessus occupe l'espace.
EXPOSITIONS
Les œuvres de Jitish Kallat ont été exposées dans la plupart des musées tels que la Tate Modern à Londres et le Musée ZKM à Karlsruhe ou bien dans des collections de galeries comme la Saatchi Gallery et le Musée d’Art contemporain de Los Angeles.

Jitish Kallat Expositions Biographie
Le Musée d’Art Moderne, Norrtalje Konsthall, en Suède, présentait deux expositions solo des artistes Reena Saini Kallat et Jitish Kallat : ‘Deep Rivers Run Quiet’ et ‘Epicycles’, du 19 Juin au 25 Septembre 2021.

Jitish Kallat et Subodh Gupta présentaient « Confubalations » à la Galerie Nature Morte début 2021.
Jitish Kallat participait à Asia Now 2020 et 2021, Paris, présenté par la galerie Templon.

REENA SAINI KALLAT

REENA SAINI KALLATest une artiste contemporaine qui fait partie de la nouvelle génération des artistes indiens. Sa pratique artistique va du dessin à la photographie, la sculpture, la vidéo et les installations.
Contact : http://reenakallat.com/

PROFIL DE L’ARTISTE
Reena Saini Kallat est née à Delhi en 1974. Elle a obtenu un BFA en peinture à la Sir J.J. School of Art, Mumbai (1996). Elle vit et travaille à Mumbai. Elle est mariée à l'artiste indien Jitish Kallat.

L'œuvre de Reena Saini Kallat aborde les cycles sans fin de la nature et la fragilité de la condition humaine. Un motif récurrent dans ses travaux est le cable électrique, un symbole de la révolution de la communication et un moyen de faire passer l'énergie et les idées. Toutefois l'artiste fait aussi valoir que le cable électrique est à la fois un transmetteur et une barrière. 
Sa Series Hyphenated Lives 2013-2015 imaginait des mutations dans le monde naturel, où de nouvelles espèces hybrides d'oiseaux, d'animaux, d'arbres et de fleurs, sont faits à partir de symboles nationaux de pays politiquement divisés.
Dans Half Oxygen (2014), comme s'il s'agissait d'une analogie entre le corps humain et la nature, le Banyan et le Deodar, tous deux désignés comme arbres nationaux de l'Inde et du Pakistan, s'entremêlent pour former une paire de poumons
EXPOSITIONS

Reena Saini Kallat Expositions Biographie
Le Musée d’Art Moderne, Norrtalje Konsthall, en Suède, présentaitdeux expositions solo des artistes Reena Saini Kallat et Jitish Kallat : ‘Deep Rivers Run Quiet’ et ‘Epicycles’, du 19 Juin au 25 Septembre 2021.

ANISH KAPOOR

ANISH KAPOOR est un plasticien contemporain, britannique d'origine indienne. C’est un des sculpteurs les plus influents de sa génération. Son oeuvre est totalement abstraite avec pour inspiration tout autant l'orient que l'occident. Il a été récompensé en 1991 par le très convoité prix Turner, décerné notamment aux artistes utilisant les nouveaux médias, tels que l'art vidéo, l'installation et la sculpture non conventionnelle. Avec des ventes cumulées de 10,6 millions $ (48 lots), il se situait au 34ème rang/500 du classement Artprice (Produit des ventes) du marché de l’art dans le monde en 2018/2019. Il se classait au 110ème rang/500 du classement Artprice 2020/2021 avec des ventes de 3,3 millions $ (47 lots). Pour la deuxième fois, l'artiste était en tête de la Hurun India Art List 2020 avec des ventes d'une valeur de Rs 44.39 cr.
En 2016, Anish Kapoor a vendu une oeuvre “Untitled” chez SaffronArt, Mumbai, 705 882 US$. Selon le site de ventes aux enchères, Mutualart, le travail d’Anish Kapoor a été proposé aux enchères à plusieurs reprises, avec des prix réalisés allant de 85 à 3,9 millions Us$ (Untitled, vendu chez Sotheby’s London en 2008), selon la taille et le support de l’œuvre. 

http://anishkapoor.com/
https://anishkapoorbeijing.com/en.html#hero
Actualité
Importante exposition d’Anish Kapoor "Painting" à la Modern Art Oxford Gallery du 2 Octobre 2021 au 13 Février 2022
La Gallerie dell'Accademia di Venezia a announcé de nouvelles dates pour une grande exposition personnelle d'Anish Kapoor, reportée du 20 Avril 2021 au 20 Avril 2022 pendant la Venice International Art Biennale, jusqu'au 9 Octobre 2022.

PROFIL DE L’ARTISTE
Anish Kapoor est né le 12 mars 1954 à Bombay. En 1973 il part étudier l’art au Horsey College of Arts (1973-1977) et à la Chelsea School of Arts and Design à Londres (1977-78). On définit le plus souvent Anish Kapoor comme un artiste d’origine indienne, vivant en Angleterre. L’artiste insiste sur le fait qu’il n’aime pas ces sortes de classifications, surtout quand elles portent sur ses origines indiennes : « Je pense que nous devons résister à cette catégorisation ; cela ne m’intéresse pas d’être un artiste indien ; je n’ai pas besoin de définition de ce genre à laquelle m’accrocher », déclarait-il dans un entretien avec Farah Nayeri, pour Bloomberg News, le 30 Octobre 2008. Il vit et travaille à Londres bien que retournant fréquemment en Inde.

Anish Kapoor réalise des formes simples, harmonieuses et souvent très colorées; il utilise des matériaux très variés (marbre, poudres, cire, miroirs, plastiques, etc.). Les plus spectaculaires sculptures de l'artiste – comme, par exemple, la gigantesque sculpture en miroir qui orne une des places de Chicago (Cloud Gate ou the Bean) dans le Millenium Park depuis 2006 - ont acquis un statut iconique, estimait la Revue européenne des Migrations Internationales en Octobre 2012.
Ses premières œuvres, inspirées de son Inde natale où Anish Kapoor voyait des tas d'épices colorées sur les marchés et les temples, montrent des sculptures recouvertes de pigments aux couleurs intenses. Ses travaux ultérieurs s'intéressent à de massives pierres issues de carrières, "et jouant avec la dualité terre-ciel, matière-esprit, lumière-obscurité, visible invisible, conscient-inconscient, mâle-femelle et corps-âme". Ses travaux récents sont basés sur des surfaces réfléchissantes et miroirs, renvoyant au spectateur une image déformée de lui-même et de l'environnement.

Expositions
Une grande exposition était consacrée à Anish Kapoor du 10 Novembre au 1er Janvier 2020, à Pékin, à la Central Academy of Fine Arts et à l’Imperial Ancestral Temple, à l’intérieur de la cité interdite.
Parmi ses grandes installations exposées : Symphony for a Beloved Sun (2013), Sectional Body preparing for Monadic Singularity (2015), My Red Homeland (2003), mirrored steel works S-Curve (2006) and C-Curve (2007)
BIO/EXPOS

Expositions : https://anishkapoor.com/biography
Anish Kapoor at Houghton Hall/FAD Magazine, 26 Août 2020

BHARTI KHER

BHARTI KHER est une artiste contemporaine indienne surtout connue pour ses travaux de sculpture. Le 28 Juin 2010, elle a vendu chez Sotheby’s à Londres - pour 1,5 million $ - une sculpture représentant un éléphant couché, couvert de milliers de bindis, devenant ainsi l’artiste indienne la plus cotée. Elle battait un autre record en Mai 2013 avec la vente d'une sculpture éléphant 'The Skin Speaks A Language Not Its Own' (2006), pour 1,8 million $ chez Christies.
Contact : https://www.perrotin.com/fr/artists/Bharti_Kher/39#images

PROFIL DE L’ARTISTE
Bharti Kher est née en 1969 à Londres. Elle a étudié à la Middlesex Polytechnic de Londres (1987-1988) où elle a obtenu son Bachelor’s degree in Fine Art painting (1988). Elle obtient ensuite son BA Honours, Fine Art, Painting à la Foundation Course in Art & Design Newcastle Polytechnic, Newcastle, Angleterre (1988 -1991). Elle vit et travaille à New Delhi.  Elle est mariée avec l'artiste indien Subodh Gupta. 

Bharti Kher réalise des sculptures mais aussi des peintures et installations autour des tabous culturels et sociaux en Inde. Au travers de son travail elle explore les questions d’identité personnelle, des rôles sociaux et des traditions indiennes mais aussi de façon plus large le 21ème siècle avec des sujets ayant trait à la génétique, l’évolution, la technologie et l’écologie.
Le travail de Bharti Kher fait largement usage de bindis qu'elle utilise pour parer des sculptures monumentales en fibre de verre souvent inspirées du monde animal et créer des compositions picturales sur panneaux.
Bharti Kher est aussi connue pour ses sculptures de créatures hybrides avec des corps d'humains ou d'animaux. "Le monstre est un présage pour l'avenir. Il / elle ouvre les portes de votre esprit et étend les possibilités du corps", déclarait Bharti Kher. Bharti Kher est inspirée par des artistes comme Hieronymus Bosch, Francisco Goya ou William Blake, pour inventer des bêtes magiques, monstres mythiques ou histoires allégoriques.

Les peintures figuratives de Bharti Kher étudient aussi le futur pour les femmes dans la société moderne indienne patriarcale, au travers de représentations d’intérieurs indiens.
Dans sa sculpture Solarum Series (2007) ou 'the Waq tree' (2009), l’artiste s’est tournée vers le monde de la nature. Elle a utilisé des références à l’arbre, un symbole puissant qui apparaît dans les mythologies anciennes dans de nombreuses cultures, et les combinent avec des références contemporaines, comme des clones biologiques.
EXPOSITIONS
Bharti Kher Expositions Biographie

Parmi les expositions personnelles récentes de Bharti Kher, citons : en 2020-2021 "A consumate Joy" à L’IMMA (National Collection of Modern and Contemporary Art), Dublin, Irlande en 2020 «The Unexpected Freedom of Chaos"Galerie Perrotin, New York. Bharti Kher participait à l'exposition de groupe 'Animals in Art' à l'Arken Museum of Modern Art, Ishoj, Danemark (Mai 2020- Janvier 2021).
La galerie Nature Morte à New Delhi profitait du confinement pour revenir sur les différentes expositions et travaux de Bharti Kher, en parallèle avec sa montée en puissance sur le marché international.
https://mailchi.mp/naturemorte.com/newsletter-artist-in-focus-bharti-kher?e=2603471727
La galerie Perrotin proposait aussi une visite virtuelle de l'exposition, the «The Unexpected Freedom of Chaos", de Bharti Kher, programmée du 22 Février au 11 Avril 2020. L’artiste avait ainsi assemblé des miroirs brisés, reliés par des bindis appliqués individuellement. Les bindis apparaissent dans presque tous les travaux de Bharti Kher depuis plus de vingt ans; ils deviennent ici des objets qui guérissent et se réparent, comme la peau.
https://leaflet.perrotin.com/view/19/the-unexpected-freedom-of-chao

BIO/EXPOS

NALINI MALANI

NALINI MALANI,est une artiste contemporaine indienne. Elle est considérée comme une des artistes de premier plan aujourd’hui en Inde. Elle utilise la technique de peinture sous verre mais elle est surtout connue pour ses installations multimedia. Son travail tourne autour de thèmes récurrents comme le genre, la mémoire, la race et les politiques multinationales en référence à l’histoire post coloniale de l’Inde après l’indépendance et la répartition. Ses oeuvres engagées politiquement ont été montrées dans les plus grandes expositions, en Inde, au Japon, en Australie, Angleterre, à Cuba et en Afrique du Sud. 
http://www.nalinimalani.com/ 
Contact : nalinim2@gmail.com
https://www.instagram.com/nalinimalani/

Actualité
Nalini Malani exposait 89 dessins au Kunstmuseum Den Haag, aux Pays-Bas, du 4 Septembre au 17 Octobre 2021
PROFIL DE L'ARTISTE

Nalini Malani est née à Karachi (Pakistan) en 1946 (juste avant la partition de l’Inde en 1947). Elle a étudié la peinture à la Sir Jamsetjee Jeejebhoy School of Art à Mumbai (1964–1969). Elle a ensuite poursuivi ses études à Paris. Elle vit et travaille à Bombay.
D’abord peintre figuratif autour de sujets comme la classe, la race, le genre, Nalini Malani s’est fait connaître dans les années 1980 pour son combat féministe et plus tard au début des années 1990 pour son théâtre novateur et ses installations vidéos. Elle a ainsi fait partie de la première génération d’artistes vidéastes en Inde. Elle a présenté ses premières installaions à la Biennale de Johannesburg en 1995. Basé sur l’adaptaion d’Euripide de l’allemand Heiner Muller, son travail « Medea project » montrait l’exploitaion sexuelle comme un aspect de la colonisaion. Elle s’inspire souvent de la mythologie hindoue et grecque, des auteurs du 19ème siècle comme Lewis Carroll et Edward Lear, et du théâtre expérimental du début du 20ème siècle.
La vidéo permet à l'ariste une densité spaiale et temporelle sans limite avec laquelle elle peut travailler son approche de la peinture. Son travail consiste esseniellement en des installaions muli-media et le théâtre expérimental mais la peinture et le dessin restent centraux pour elle. Dans ses installations, elle combine en efet peinture, lumière et ombre.
Du 18 Octobre 2017 au 8 Janvier 2018, le Centre Pompidou/Paris présentait une rétrospective de Nalini Malini, faisant d’elle la première artiste indienne à avoir une rétrospective dans ce lieu prestigieux : ‘La rébellion des morts, rétrospective 1969-2018’ ainsi que l'installation 'Traces'.
EXPOSITIONS

Nalini Malani est exposée dans des collections de musées nationaux à travers le monde
 
Biographie/Expositions

SURENDRAN NAIR

SURENDRAN NAIR est un artiste plasticien indien. Il fait partie des plus grands artistes indiens contemporains. Ses peintures sont faites d’un mélange d’imagerie traditionnelle - tirée principalement des mythologies indiennes, grecques et contemporaines - souvent pour parler de la politique post coloniale de l’Inde. Un bon nombre de ses oeuvres ont été vendues aux enchères dont 'Doctrine of the Forest: An Actor at Play (Cuckoonebulopolis)', vendue chez Saffronart New York 'Spring Online Auction' en 2008 pour 558 969 $.
PROFIL DE L'ARTISTE 

Surendran Nair est né en 1956 à Onkkoor dans l’Etat du Kerala en Inde. Après avoir obtenu son BFA au College of Fine Arts de Trivandrum (1982), il a poursuivi des études à la Faculté des Beaux Arts, M.S.U. de Baroda où il a passé un diplôme en estampe (1986). Il vit et travaille à Baroda.
L'artiste utilise dans ses peintures beaucoup d'images picturales du surréalisme telles que des paysages de rêve, la juxtaposition d’objets qui semblent n’avoir aucun lien ou des créatures symboliques ; il fait penser à René Magritte ou Francesco Clement. Lui-même rejette le label surréaliste, ses tableaux ne révélant pas de paysages de l’inconscient mais des scènes "plus dramatiques". Il faut être familier des légendes des divinités indiennes pour rentrer dans l’univers du peintre.
Son œuvre la plus connue, An Actor Rehearsing the Interior Monologue of Icarus (2000) montre un homme nu, ailé, qui se tient sur la colonne Ashoka – un symbole sacré en Inde.

Expositions
BIOGRAPHIE/OEUVRE/EXPOSITIONS

G.RAVINDER REDDY

G. RAVINDER REDDY est un artiste-sculpteur indien, parmi les plus réputés. Il réalise des sculptures monumentales, généralement des têtes beaucoup plus grandes qu’en réalité. Ses œuvres sont un mélange de différentes sources iconographiques et de différents procédés techniques : leurs formes totémiques ont quelque chose du Pop Art. Sa sculpture extraite de la Amaya Collection, "Family" s’est vendue 341 000 $ chez Sotheby's en Juin  2013. « Untitled (Head) » s’est vendue 40 988 euros chez Christie’s, à Londres le 11 Juin 2013. Sa sculpture Devi II a été vendue chez Saffronart Auction pour 23,67,000 Rs en 2018. Une tête en résine et fibre de verre de l'artiste a été vendue 85.000$ à l'India Art Fair 2020 par la Vadehra Contemporary Gallery. Avec des ventes cumulées de 293 810 $, il se situait au 384ème rang du classement Artprice (Produit des ventes) du marché de l’art dans le monde en 2016/2017
PROFIL DE L'ARTISTE
G. Ravinder Reddy  est né en 1956 à Suryapet dans l'Andhra Pradesh. Il a obtenu un B.A. (1980) et un M.A. sculpture (1982) à l’Université M.S. de Baroda (1982). Il est diplômé du Goldsmith College of Arts (Art & Design), University of London (1983) puis il s'est formé à  la céramique au Royal College of Arts en 1984, ajoutant la terracotta à la fibre de verre parmi ses médiums. Il enseigne au Département des Beaux Arts à l’Andhra University, Visakhapatnam, où il vit.
G. Ravinder Reddy utilise des éléments contemporains et traditionnels dans ses créations qui sont très colorées, ce qui pourrait les ranger dans la catégorie "folk art" plutôt que dans celle des Beaux Arts. Ses images de femmes, couples ou familles, montrent le corps humain comme lieu d’identité sociale, sexuelle, religieuse et culturelle. “Without women there is no life”, déclare G.Ravinder Reddy. Ces femmes sont souvent des divinités indiennes qu'il rend contemporaines. Les têtes sont sans passion et impersonnelles même si on peut voir une sorte de vivacité dans leurs expressions. Elles regardent droit devant, jamais sur les cotés, les yeux grand ouverts.
Ses références viennent de sources variées telles que les sculptures égyptiennes, africaines et même les travaux de Niki de Saint Phalle, Fernando Botero, Luis Jimenez et Jeff Koons. L’artiste utilise la fibre de verre en résine de polyester : il couvre cette fibre de verre avec une peinture de voiture opaque ou une feuille d’or métallisée.
Bien qu'il n'ait pas fait partie ces dernières années du Top 500 du marché de l'art d'Artprice, ses têtes de divinités dans des couleurs très vives - réminiscence de l’art statuaire traditionnel indien - continuent à être très prisées.
En Juin 2019, la galerie d'art contemporain Emami Art, au Kolkata Centre for Creativity (KCC), a organisé une exposition consacrée à Ravinder Reddy intitulée "Rasa" : elle présentait une grande sélection d'oeuvres de l'artiste de 1989 à 2019.
EXPOSITIONS
Parmi les expositions personnelles récentes de l’artiste, citons : en 2020 "Soma", Vadehra Art Gallery, New Delhien 2019 "Rasa", Emami Art, Kolkata Centre for Creativity, Inde.

Expositions
Ravinder Reddy participe aussi à de nombreuses expositions collectives. En 2011 il faisait notamment partie des artistes indiens exposés au Centre Pompidou, à Paris, dans le cadre de l’exposition « Paris- Delhi-Bombay ». Sa tête monumentale, « Tara »,  comme une sorte d’icône de la femme indienne contemporaine, trônait au centre de la salle documentaire circulaire autour de laquelle était organisée l’exposition;

RAQIB SHAW

RAQIB SHAW est un peintre et sculpteur indien, connu pour ses peintures finement détaillées de paradis imaginés. Peintures et sculptures évoquent le travail des maîtres anciens tels que Holbein et Bosch. En 2006, un travail représentatif de son style, entre arts visuels et décoratifs, était vendu aux enchères pour la première fois, au prix de 60 000 $. En 2010 et 2011, ses meilleures ventes se situaient entre 750 000 $ à 740 000 $ : 'Garden of Earthly Delights XIV' vendu chez Christie’s et 'Absence of God III And His Tears of Blood will drown the cities of Men II', vendu chez Phillips de Pury & Company, à Londres. En Juin 2014 il a vendu 349 656 $ une peinture « Garden of Earthly Delights XIII » chez Sotheby’s. Il se situait à la 488ème place/500 du classement Artprice (Produits cumulés) avec des ventes de 262 936 $ en 2015-2016, et à la 291ème place, avec des ventes de 533,732 $ en 2018/2019.
Contact : 
https://raqibshawstudio.com/

www.instagram.com › raqibshawstudio
PROFIL DE L’ARTISTE
Raqib Shaw est né en 1974 à Calcutta. En 1998, il part faire ses études à Londres ; il obtient son BA Fine Art (2001) et MA Fine Art (2002) à la Central Saint Martins School of Art. Il vit et travaille à Londres.
Raqib Shaw est connu pour ses peintures opulentes et finement détaillées de mondes fantastiques, souvent avec des surfaces incrustées de bijoux aux couleurs vives et peintes en émail.

Les œuvres de Raqib Shaw sont à la lisière entre arts plastiques et arts décoratifs. Des toiles peuplées de créatures hybrides, au croisement entre divinités, hommes et animaux, toutes enchevêtrées dans des compositions spectaculaires. 
L’artiste témoigne d’une technique unique, utilisant des émaux et de la peinture industrielle métallique pour souligner les détails à l’intérieur de ses peintures, comme les coraux, les plumes ou les fleurs
"Ses peintures suggèrent un monde fantastique, derrière lequel il y a en fait une collection d’images sexuelles très violentes". Par exemple, son inspiration pour sa première grande exposition (2002-2006) était le jardin des délices de Hieronymus Bosch (1480–90) : il y décrit un monde sous marin érotique.

EXPOSITIONS

L’artiste est exposé dans le monde. Citons parmi ses expositions personnelles récentes : 2021 « Raqib Shaw: Reflections Upon the Looking-Glass River", Pace Gallery, Genève ; 2020, Compton Verney, Warwickshire, UK ; Zabludowicz Collection, London, UK ; 2019 "Landscapes of Kasmir", Pace Gallery, New York
Dernière exposition collective : 2020 ‘Cranach: Artist and Innovator’, Compton Verney,  Angleterre

Raqib Shaw Expositions Biographie 

Raquib Shaw in his studio (video)

SUJATA BAJAJ

SUJATA BAJAJ  est une artiste peintre contemporaine indienne. Elle travaille le multi-média - gravure, peinture, collages - après avoir réalisé des monotypes. Sa peinture est abstraite, très colorée et lumineuse. Elle compte parmi les plus importants artistes indiens de sa génération.
http://www.sujatabajaj.com/
http://sujata-bajaj.com/ publié par Artiana
PROFIL DE L'ARTISTE
Sujata Bajaj est née à Jaipur, en 1958. Elle est diplômée de la S.N.D.T. Women University de Pune où elle obtenu un master en art et peinture. Elle a ensuite fait une thèse de doctorat sur l’art tribal indien pendant 5 ans. Elle est partie pour l’Europe en 1988 sur recommandation du célèbre peintre indien Haider Raza. Elle a ensuite étudié à l’Ecole des Beaux Arts de Paris et travaillé dans l’atelier du sculpteur Claude Viseux. Elle vit et travaille à Paris ; elle partage son temps entre la France, l’Inde et la Norvège.
Sujata Bajaj lie papier, vêtement, ficelle, pour en faire des lignes au pinceau. Elle mélange collage, huile, dessin, encre. Elle utilise différents supports : monotype, eau forte, gravure sur bois, sculpture, céramique, fibre de verre, métal et depuis récemment l’acrylique sur toile. Elle fabrique aussi son propre papier. "Il y a dans mon travail l'influence de l'art français et l'art indien. Je choisis beaucoup de couleurs éclatantes que j'équilibre par la texture". Parlant de l’utilisation des couleurs, elle expliquait que chacune a une signification différente. Le rouge englobe tout : passion, violence, énergie, amour et agression, c’est la couleur de la divinité en Inde. 
Elle utilise des textes de documents de l’ancien Sanskrit comme le Bhagavad Gita, les Vedas et le Mahabharata. « Le language n’est pas abstrait pour moi… je n’utilise pas de textes qui ont des significations négatives», déclarait-t-elle en 2011. « Je ne choisis pas mes textes pour des raisons spirituelles, j’utilise les mots parce que je les souhaite dans mon travail. Par exemple Om est un des sons les plus puissants, beaucoup de gens méditent sur Om. Le son est un bloc de construction de la vie, de l’univers », poursuivait-elle.  
EXPOSITIONS
Sujata Bajaj a fait l’objet de nombreuses expositions personnelles et participé à un grand nombre d'expositions collectives, en Inde et à l’étranger, en France, Norvège, Royaume-Uni, ou Los Angeles. Parmi ses expositions personnelles les plus récentes, citons : en 2019 'Ganapati', Saffronart, London 

Biographie/ Expositions
Le célèbre auteur Jean-Claude Carrière a par ailleurs écrit les textes d’un ouvrage rassemblant ses œuvres, intitulé « L’Ordre du monde », publié en 2007.

SUDARSHAN SHETTY

SUDARSHAN SHETTY est un artiste indien contemporain. Cet artiste conceptuel est connu pour ses installations sculpturales et son utilisation du multi-média. Peu reconnu jusqu’en 2002, il est aujourd’hui l’un des créateurs les plus innovants de la génération d’artistes contemporains indiens qui s’impose aujourd’hui sur la scène internationale. Il a vendu une œuvre « Untitled » pour 52 500 $  ou « Missing » pour 23 204 $ (Juin 2008) chez Christie’s à Londres. En Mars 2014, une œuvre « Untitled » était proposée à la vente chez Sotheby’s, New York et estimée entre 30 000 et 50 000 $.
www.instagram.com › sudarshanstudio

PROFIL DE L'ARTISTE
Sudarshan Shetty est né à Mangalore, Karnataka, Inde, en 1961. Il a obtenu son BFA de peinture à la Sir J. J. School of Art, Bombay, en 1980. De 1989 à 1991, il a travaillé au Kanoria Centre for the Arts à Ahmedabad. Il a par ailleurs été résident à la Mattress Factory (musée d’art contemporain) à Pitttsburgh (USA). Il vit et travaille à Bombay.
"Sudarshan Shetty créé des constructions hybrides qui interrogent la fusion des traditions indienne et occidentale mais aussi les préoccupations domestiques et la question du mouvement ». On en trouve une illustration par exemple dans cette voiture accidentée qu’il présentait en 2011 à la Galerie Daniel Templon, réalisée en bois finement sculpté dans la tradition de l’artisanat indien : "Tournant lentement sur elle-même, la voiture apparait comme un objet archéologique et soulève de nombreuses questions sur l’accident - et la civilisation - qui lui ont donné forme".
Sudarshan Shetty est célèbre aussi pour ses énormes sculptures mécaniques et cinétiques telles que « Love »(2006), un squelette de dinosaure gigantesque copulant avec une voiture de sport ou bien les 9 000 kg d?’un bus à deux étages avec des ailes, Flying bus (2012). L’artiste aime mélanger le macabre à l’humour.
Expositions
EXPOSITIONS (En)
Sudarshan Shetty participait à Asia Now 2021, présenté par la galerie Templon

DAYANITA SINGH

DAYANITA SINGH est une artiste contemporaine indienne. Son art est la photographie et le livre son expression. Elle a commencé sa carrière comme photo journaliste mais se considère aujourd’hui comme un bookmaker travaillant avec la photographie. Ses images généralement en noir et blanc sont celles de familles urbaines de classes moyenne et supérieure dans leur environnement. Un ‘portrait de famille’ de l’artiste s’est vendu fin 2014 chez Christie’s à Mumbai, 36 476$.
Contact : https://dayanitasingh.net/
PROFIL DE L'ARTISTE
Dayanita Singh est née en 1961 à New Delhi. Elle a étudié la Communication Visuelle au National Insitute of Design à Ahmedabad (1980-1986) et la photographie documentaire à l’International Center of Photography à New York en 1988. Elle vit et travaille à New Delhi.
Au cours de ces 30 dernières années, Dayanita Singh a travaillé sur des séries de photos qu’elle revisite dans différents contextes et présente souvent sous forme de livres. Elle a publié à ce jour 12 livres. En 2013 elle a commencé à travailler sur ce qu’elle appelle les « musées portables », à savoir de larges structures en bois qui peuvent être ouvertes et placées dans différentes configurations architecturales, chacune contenant 70 à 140 photos. Pour chaque présentation, elle réorganise les photos de façon à ce que seulement une partie de la photo soit visible pendant un temps donné, tandis que les autres attendent leur tour à l’intérieur de la structure. Sa série ‘Myself Mona Ahmed’ (1989-2001) - un photo-reportage en noir et blanc sur un transexuel/eunuque, âgé, vivant dans un cimetière dans le vieux Delhi - a été récemment acquise par l’Art Institute de Chicago ainsi que ‘Museum of Chance’ (2013) - un livre sur la façon dont la vie se déroule. Son travail ‘Sent a letter’ (2008) consiste en 7 petites photos du quotidien réunies dans une petite boîte dessinée par l’artiste. 'Go Away Closer' (2006) est une nouvelle sans mots, à partir de rapprochement de photographies.
Dans ses travaux récents Dayanita Singh utilise plutôt les possibilités et les particularités des films couleur pour produire des photographies saturées de couleurs intenses comme dans son œuvre House of Love’ (2011) ( il y est fait référence au Taj Mahal).
EXPOSITIONS
Parmi les expositions personnelles récentes de Dayanita Singh, citons : en 2019 Dayanita Singh at Frith Street Gallery, Golden Square, London ; en 2016, Museum of Chance Book Object, a solo project at the Dhaka Art Summit, Bangladesh, Museum of Chance Book Object, a solo exhibition at the Hawa Mahal, Jaipur, Dayanita Singh, Museum of Machines (MAST), Bologne, Italie, 'Conversation Chambers', Kiran Museum of Art (Museum Bhavan), New Delhi.
L'artiste participe aussi à de nombreuse expositions collectives : Nature Morte, New Delhi, Museum of Chance at Surrounds: 11 Installations at Museum of Modern Art, New York, In the Company of Artists at Hostetter Gallery, Isabella Stewart Gardener Museum, USA ; 2018 Time Measures and Pothi Khana, 57th Carnegie International, Carnegie Museum of Art, Pittsburg, USA ; en 2017 Museum Bhavan, Tokyo Photographic Art Museum, Tokyo, Japan ; en 2016 Suitcase Museum and Kitchen Museum at the Museum of Contemporary Art Australia for the 20th Biennale of Sydney
Dayanita Singh Expositions Biographie

Dayanita Singh a en outre publié plusieurs livres : Zakir Hussain (1986), Myself, Mona Ahmed (2001), Privacy (2003), Chairs (2005), Go Away Closer(2007), Sent A Letter (2008), Blue Book (2009), Dream Villa (2010), Dayanita Singh (2010), House of Love (2011), File Room (2013), and Museum of Chance (2014). En 2008, elle a reçu le Prince Claus Award, Amsterdam, et le Robert Gadner Fellowship, de la Harvard University, Boston. 

SALMAN TOOR

SALMAN TOOR est un jeune artiste contemporain originaire du Pakistan. Il s’est notamment fait connaître par ses œuvres qui examinent la vulnérabilité dans la vie publique et privée de nos jours et la notion de communauté dans le contexte de l’identité queer.
Son tableau «The Singers» (2019), présentant des jeunes gens se rassemblant autour d'un guitariste assis sur un mur de briques, s'est vendu 612 500 $ chez Christie's le 9 Mars 2021. L'œuvre a dépassé son estimation de 100 000 $ et est maintenant la deuxième oeuvre la plus chère sur les cinq œuvres de l'artiste à être vendue aux enchères, après le prix record de 822000 $, payé chez Christie's en décembre pour Rooftop Party with Ghosts 1 (2015).
Salman Toor avait réalisé une très belle vente chez Phillips HK le 3 Décembre 2020 pour son oeuvre "Group Dance" (2012) : 520,000$.

L'artiste se situait à la 43ème place du classement Artprice 2020/2021 des 500 premiers artistes contemporains dans le monde avec un chiffre d'affaires de 9.941.254$ (19 lots vendus).

En 2021, Salman Toor fait partie de la prochaine liste Time100 qui met en avant de nouvelles personnes influentes qui ont une vision pour le futur. D’après le Time, l'artiste «a fait sa carrière en subvertissant les styles de peintures anciennes et en se focalisant ouvertement sur des hommes queer d’Asie du Sud ».

https://www.salmantoor.com/

Actualité
Salman Toor à la Frick Collection, New York, jusqu'en Janvier 2022

PROFIL DE L'ARTISTE
Salman Toor est né à Lahore, Pakistan, en 1983. Il a obtenu un Bachelors of Fine Art (Painting and Drawing), with Honors, Ohio Wesleyan University, Delaware Ohio (2006) puis un Masters of Fine Art (Painting), au Pratt Institute, Brooklyn, New York (2009). Il vit et travaille à New York City.

Salman Toor s’inspire plus particulièrement de l’esthétisme des portraits des maîtres européens des 17e et 18e siècles qu’il combine avec des scènes de la vie contemporaine. «Au lieu d'évoluer avec le temps, je voulais une formation académique en peinture», explique-t-il. «Je voulais être aussi bon que les anciens maîtres "blancs". En fait, je n'étais heureux que lorsque je pouvais prétendre être un peintre du XVIIe ou du XVIIIe siècle vivant à Madrid, Venise ou en Hollande".
Les personnages de Salman Toor sont des amalgames de références historiques de l'art - du baroque au rococo - imprégnés d'une atmosphère de la Beat Generation des années 1950 au XXIe siècle. Les couples multiethniques s'embrassent dans les bars, partagent cigarettes et verres de vin dans l'agitation de la vie nocturne. Des compagnons dansent dans des appartements exigus remplis de livres et de musique. Salman Toor représente surtout des hommes gays dans des scènes de chaude camaraderie, de grandes scènes d'amitié, d'amour auxquelles il mêle la technologie. Salman Toor recherche aussi un acte de validation ou d'approbation d'hommes queer de couleur qui, autrement, auraient disparu de l'histoire de l'art.

L’artiste a développé son style et créé un travail à couper le souffle. Il procède par coups de pinceaux complexes et combine une palette de couleurs terreuses, de couches brossées et de textures grossières. L’encadrement de ses peintures, dans des cadres en bois élégants et simples, ajoute à la protection qu'il souhaite donner à ses créations.

S’il s’est fait connaître en décrivant un certain milieu gay, il a également enquêté sur sa propre identité plus compliquée. «J'aime jouer avec la dignité d'une personne brune, en particulier un corps brun poilu, dans cette langue du 17ème siècle, qui est remplie d'albâtre lisse. Surfaces et corps calmes - je veux détruire cette idée de la beauté. » Certaines de ses nouvelles peintures présentent des variations de lui-même, jeune, à Lahore, s’habillant comme une princesse ou témoin de violences contre un homosexuel chez son voisin. "J'ai été exposé à des choses au Pakistan qui ne me permettent pas de tenir ces libertés pour acquises", dit-il. «Être queer - je l'ai accepté pendant très longtemps, mais je ne l'ai jamais vraiment célébré. Et je veux le célébrer maintenant. «À travers la peinture, j'essaie d'évoquer un monde où les gens de couleur sont des héritiers égaux et fiers de la culture humaniste qui accueille les libertés dont nous jouissons dans les centres urbains en Occident.», déclarait l’artiste. 
EXPOSITIONS
Salman Toor a déjà eu plusieurs expositions personnelles à New York et au Pakistan : en 2020-2021 "How wil I Know", Whitney Museum, New York ; en 2019 « I Know A Place », Nature Morte, New Delhi ; Salman Toor  “New Paintings”, Gallery: O Art Space,  Lahore ; 2018  « Time After Time, Aicon Gallery, New York ; 2017  « Short Stories », Canvas Gallery, Karachi ; 2015 "Salman Toor: Drawings from 'The Electrician", Honey Ramka, New York Resident Alien, Aicon Gallery, New York ; 2014 Close Quarters, Canvas Gallery, Karachi ; 2013 The Happy Servant, Aicon Gallery, New York ; 2011 "I Kitsch", Rohtas II Gallery, Lahore.

L'artiste a aussi participé à des expositions de groupe ::2019 Them, Galerie Perrotin, New York , "Home is Not a Place", Anat Ebgi Gallery, LA ; 2018 "Are you HereLahore Biennale 2018, Lahore ; 2016 ; Kochi-Muziris Biennale 2016, Kochi ; 'Go Figure', Aicon Gallery ; 2014 'Wrech', Honey Ramka, New York ; 2013 Cinephiliac: Art Transcending Technology and Motion, Twelve Gates Art, Gallery, Philiadelphia, Return of The Native, Rohtas II Gallery, Lahore ; 2012 Stop Play Pause Repeat, Lawrie Shabibi Gallery, Dubai Letters to Taseer II, Drawing Room Gallery, Lahore.

JANGARH SINGH SHYAM art tribal indien

JANGARH SINGH SHYAM  est un artiste d’art tribal contemporain indien, un art qu’il a contribué à porter sur la scène artistique indienne. « Longtemps marginalisés pour leur apparente naïveté, les artistes (d'art tribal) Gond occupent désormais le devant de la scène artistique, avec des œuvres qui se vendent dans les galeries et musées du monde entier », rapportait le journal Le Monde en Février 2011.
L'artiste
Jangarh Singh Shyam est né en 1962, il appartenait à la tribu des Gonds du Madhya Pradesh.
Il est mort tragiquement en 2011, au Japon, où il était en résidence.
Son oeuvre
Au début des années 80, l’artiste fut introduit auprès du musée Bharat Bhawan de Bhopal et repéré par le conservateur du Musée. Il peindra notamment le dôme de ce musée, un des plus prestigieux en matière d’art tribal contemporain indien. Il fut un des premiers de la tribu des Gonds à utiliser - à l'invitation du musée - papier et toile pour ses peintures au lieu de peindre directement sur la terre ou les murs de la maison, passant ainsi de l’art éphémère à des supports durables. Ses sujets majeurs sont l’arbre de vie et les animaux.
Expositions
Jangarh Singh Shyam expose au musée tribal Bharat Mahotsav au Japon en 1988. Il participe en 1989 à sa première grande exposition « les Magiciens de la Terre » au Centre Pompidou à Paris puis à l’exposition « Others Masters » à New Delhi en 1998. En 2010, dans le cadre de l’exposition « Autres maîtres de l’Inde », le Musée du quai Branly exposait une magnifique sélection de ses grands formats de la collection Poddar. La galerie Hervé Perdriolle à Paris lui consacrait une exposition personnelle la même année. Il était exposé à la Fondation Cartier dans l’exposition « Histoire de voir », en 2012. La Gallerie Ganesha à Delhi en Janvier 2015 organisait une exposition à la mémoire de l’artiste, intitulée « Tribal tales » : 20 œuvres de Jangarh Singh Shyam et de sa fille y étaient présentées. « Depuis sa ville natale où il a créé des peintures murales à ses derniers travaux avant sa mort soudaine en 2001, il a continué à évoluer et sa créativité est à la hauteur des plus grands noms de l’art contemporain » déclarait Shobha Bhatia, Directeur de la Gallerie.
Les oeuvres de Jangarh Singh Shyam font partie des collections de musées comme le Centre Pompidou à Paris, le Saitagawa Museum de Tokyo et le Musée Municipal d’Arnhem, Pay-Bas.
Jangarh Singh Shyam faisait partie des artistes indiens exposés au Manoir de Martigny, Suisse, du 26 Août au 5 Août 2018.
En septembre 2010, une peinture intitulée ‘Paysage avec araignée(1988)de Jangarh Singh Shyam, a été adjugée 31 250 dollars, un record, lors d'une vente aux enchères organisée par Christie's à New York. En 2011, la Fondation Cartier pour l’art contemporain faisait l’acquisition de trois peintures sur papier de l’artiste. Lors de la vente d’art tribal de Saffronart en 2012, une œuvre de l’artiste s’est vendue à  Rs 9 lakh, le prix le plus élevé pour ses œuvres.

Japani Shyam est la fille de Jangarh Singh Shyam. Née en 1988, son père l’a prénommée Japani après un voyage dans un de ses pays favoris, le Japon. Elle a commencé à peindre très jeune, sous la guidance de son père et à 11 ans, elle remportait le Kmala Devi Award. Ses motifs principaux sont les animaux ou les oiseaux. Elle essaie de capturer l’écosystème dans lequel ces animaux survivent. Elle peint aussi le monde des rituels et des croyances parmi les Gonds qu’elle a pu voir dans les villages de Pantangarh and Sonpur d’où ses parents étaient originaires. Elle travaille le monochrome, le noir et le blanc étant ses couleurs favorites. Elle était exposée à la Gallerie Ganesha à Delhi en Janvier 2015 dans une exposition partagée avec son père. Elle participait en Mars 2014 à une exposition collective intitulée ‘Katha’ avec quatre autres artistes Gonds à la Gallery Gitanjali à Goa.

SUBHASH VYAM est un artiste d’art tribal indien contemporain. Il fait partie de la tribu des artistes Gond du Madhya Pradesh.
Son oeuvre
Subhash Vyam, né en 1970, a commencé à sculpter la terre dès l’âge de 10 ans. Il est devenu par la suite sculpteur sur bois. Il s'est orienté vers la peinture après avoir obtenu du gouvernement du Madhya Pradesh le prix Rajya Hastha Shilpa Puraskar en 2002 pour un de ses dessins à l’encre. Ses thèmes favoris sont la composition de la nature qu’il a pu observer dans son enfance dans le village de Sonpuri. Il a aussi puisé son inspiration dans les nombreux contes populaires dont sa femme Durga Bai connaissait un grand nombre et il a alors commencé à peindre des personnages et des scènes inspirés de ces histoires.

Subhash Vyam peint sur toile et sur papier. Il aime la couleur noire – il pense que le noir est bon pour lui - et utilise souvent comme medium l’encre sur papier. Il utilise notamment les motifs de graines étalées sur des plumes de paon.
Il organise par ailleurs des ateliers de peinture au cours desquels il peut enseigner la sculpture en terre et en bois.
Subhash Vyam a commencé à travailler très tôt, avant ses dix ans. Son frère ainé étant parti s’établir ailleurs, il a du en effet soutenir sa famille en vendant des feuilles de betel. Après ses études scolaires, il est parti à Bhopal dans l’état du Madhya Pradesh. Il a alors continué à faire des sculptures en terre et en bois à ses temps perdus. Il a exercé plusieurs métiers, allant de constructeur de routes à ouvrier en atelier d’impression sérigraphique.
MANSINGH VYAM, le fils de Subhash Vyam et Durga Bai est aussi un artiste Gond dont le talent a été reconnu dès son plus jeune âge : il créé des dessins à l’encre d’oiseaux et de forêts qu’il a lui aussi pu observer dans le village de Sonpori. En juillet 2015, il a vendu une oeuvre chez Saffronart pour Rs 22,680 ($360).
Subhash Vyam et Durga Bai sont aussi les auteurs d’une bande dessinée, « Bhimayana », qui raconte l’histoire d’Ambedkar (1891- 1956), grand homme politique indien qui s’est engagé dans la défense du droit des Intouchables,  caste dont il était lui-même issu.

JIVYA SOMA MASHE  est un artiste contemporain indien de la tribu Warli. Il est le fondateur du mouvement contemporain d’art Warli, art tribal indien .
L’artiste
Jivya Soma Mashe est né en 1934. Il faisait partie de la tribu Warli de l'Etat du Maharashtra. Jivya Soma Mashe a eu un parcours atypique, il a perdu sa mère à l’âge de 7 ans et choqué n’a pu parler pendant de nombreuses années. Il ne communiquait avec les autres qu’au travers de dessins sur le sol, un art pratiqué seulement dans la tribu Warli. Sa pratique quotidienne de cet art a attiré l’attention d’émissaires du gouvernement, en charge de la conservation de l’art Warli. Son talent a dès lors été reconnu au niveau national, au-delà de sa communauté. Il a été découvert un peu plus tard par Bhaskar Kulkarni, un artiste de Mumbai. En 1976 , il a reçu son premier National Award - la plus haute récompense en matière d’art - des mains d’Indira Ghandi. Il est décédé en 2018.
Son œuvre
La peinture Warli était un art ancestral essentiellement rituel jusque dans les années 70 ; elle a pris un tournant radical quand Jivya Soma Mashe a commencé à peindre chaque jour, en dehors donc du cadre rituel.
Les peintures de Jivya Soma Mashe décrivent l'activité quotidienne et les légendes des tribus Warlis. "Il y a les êtres humains, les oiseaux, les animaux, les insectes, etc. Jour et nuit il y a du mouvement. La vie est mouvement." déclare Jivya Soma Mashe. L’artiste s’inspire du foklore et des histoires de célébrations racontées aux enfants de sa tribu dès le plus jeune âge. Ses images sont basées sur de simples formes comme le cercle emprunté à la lune ou le soleil, le triangle des montagnes et des arbres. Les corps des êtres humains ou des animaux sont dépeints par deux triangles. Jivya Soma Mashe a transformé l’aspect de ces peintures éphémères brutes pour travailler sur papier et toile.
En 2009, il a été honoré du Prince Claus Award pour sa réinvention créative d’un vocabulaire artistique qui était en train de disparaître, pour sa représentation de la vision de la nature des Warlis, et pour sa contribution significative à la culture et au développement des populations tribales.
Expositions
La première exposition personnelle de Jivya Soma Mashe a eu lieu à la Gallery Chemould à Bombay en 1975. 
Il a participé ensuite à diverses expositions collectives comme ‘les Magiciens de la Terre’ au Centre Pompidou, Paris, France, en 1989. Puis il expose avec Richard Long, rencontré en Inde, au Museum Kunst Palast, Düsseldorf, en Allemagne, en 2003 et au PAC de Milan (2004). Il est ensuite exposé à la Halle Saint Pierre, Paris, France en 2007, aux côtés des sculptures de Neck Chand puis à la Gallery Chemould « Warli, paintings by Jivya Soma Mashe and Balu ». Il participe en 2010 à l’exposition organisée par le Musée du Quai Branly, Paris France, « Autres Maîtres de l’Inde». La même année, il est exposé à la galerie Hervé Perdriolle à Paris. En 2011, il participe à l’exposition organisée à la Galerie du Jour/Agnès B., Paris, ‘(M)other India’, puis en 2012 à la Fondation Cartier « Histoires de voir ». En 2013 il est exposé avec d’autres peintres Warli à la galerie Frédéric Moisan à Paris, puis à Madrid, Museo Reina Sofia, ‘Formas Biograficas’. Il a aussi participé à l’exposition en 2015, Chinese Utopia Revisited, Bozar, Bruxelles.

Jivya Soma Mashe faisait partie des artistes indiens exposés au Manoir de Martigny, en Suisse, du 26 Mai au 5 Août 2018. Il est décédé peu avant l'ouverture de cette exposition.

RAM SINGH URVETI est avec Jangarh Singh Shyam, une des figures historiques de l’art tribal contemporain indien. Ses peintures célèbrent les esprits de sa tribu, les Gonds.
L’artiste
Ram Singh Urveti est né dans l’Etat du Madhya Pradesh en 1970.  Comme beaucoup d’artistes d'art tribal, il n’a pas fait d’études particulières, s’exerçant lui-même sur des couleurs de peinture. Il a surtout été influencé par Jangarh Singh Shyam.
Son œuvre
Les peintures de Ram Singh Urveti trouvent leur source dans l’art même de la tribu des Gonds, essentiellement centré sur les esprits. Ceux-ci sont représentés au travers de buffles, totems, chamans, pots à offrande, serpents, et arbres. L’arbre est en effet omniprésent dans les peintures de Ram Singh Urveti et plus particulièrement le tronc d’arbre, pour évoquer la puissance. Le tronc est là où se concentre l’énergie ; il semble indestructible, comme la montagne. C’est aussi l’espace que choisissent les esprits. Les arbres s’entrelacent jusqu’à former des sortes de silhouettes évanescentes, sans contour. Les dessins de Ram Singh Urveti ont la force énigmatique qu’on peut notamment trouver dans l’Art brut.
Expositions
Ram Singh Urveti a participé à de nombreuses expositions en Inde et ailleurs dans le monde. Parmi les expositions collectives récentes auxquelles il a participé, citons : en 2016 ‘Indian dreaming’ Librairie Artcurial, Paris ; en 2015 Galerie Da-End, Paris, France, 2015 Art Tribal Contemporain Inde, Galerie Louis Gendre, France ; en 2014 Kaleidoscopic India, Maison Guerlain Champs-Elysées, Paris, France ; en 2010, ‘Five Contemporary Artists from India’, Art Gallery, Pasadena, California ; en 2009, “Now that the trees have spoken”, Pundole Art Gallery, Mumbai ; en 2008 The exhibition ‘Freedom’, pour le 6ème anniversaire de l’Indépendance de l’Inde, aux cotés de grands noms de l’art moderne et contemporain  (CIMA, Centre of International Modern Art, Calcutta, 2008).
De très belles peintures murales de Ram Singh Urveti sont aussi conservées au Musée de l’Homme de Bhopal.
L’artiste a par ailleurs reçu différentes récompenses comme le 2001 Kali Das Award in Ujjain, MP and the South Central Zone Cultural Centre Award for Tribal Art, 1998.
Il a publié un ouvrage intitulé “The Night life of Trees”, Tara Publishing, Chennai, en collaboration avec Durga Bai et Bhajju Shyam, qui a obtenu le prestigieux Bolognaragazzi Award from Italy en 2008.