Artistes thaïlandais contemporains

 
 
 

Artistes Thaïlandais/Art News

SAKARIN KRUE-ON
Exposition collective/ Hong Kong

Sakarin Krue-On participe à l’exposition « Echo Among Geographies » organisée par la Tang Contemporary Art à Hong Kong, du 19 Mars au 18 Avril 2020. L’exposition présente des peintures et installations de 7 artistes contemporains célèbres d'Asie du Sud-Est et de Chine, mettant ainsi en avant la diversité des cultures, identités et inspirations. Elle était prévue à l’origine pour être montrée à Art Basel Hong Kong 2020 qui a été annulée.

visite virtuelle de l'exposition "Echo Among Geographies" organisée par la Tang Contemporary Art


MIT JAI INN
Mit Jai Inn, un des plus grands artistes thaïlandais contemporains, expose « Beautiful Futures » une installation composée des peintures de très grand format à la H Gallery à Bangkok, du 1er Mai 2019 au 31 Mars 2020. « Beautiful Futures » plonge les visiteurs dans des questions métaphoriques de direction parmi les différentes œuvres présentées. L’artiste explore ainsi les illusions de la surface quand nous en recherchons la signification.

RIRKIT TIRAVANIJA
L'Institute of Contemporary Arts à Londres, présente une nouvelle installation permanente de Rirkrit Tiravanika (du 7 Juin 2019 au 6 Juin 2020) (fermeture temporaire). Cette installation « untitled 2019 (the form of the flower is unknown to the seed) », comprend un bar à saké et un espace commun composé de chaises et de tables, entouré d'un levé et d'un couché de soleil peints. Rirkit Tiravanija est connu pour dépasser les formats d’expositions traditionnels en présentant des interactions sociales avec partage d’activités quotidiennes comme la cuisine, l’alimentation et la lecture.

NINO SARABUTRA
L’artiste thaïlandais Nino Sarabutra présente « Raining » au MOCA (Museum of Contemporary Art), Bangkok, du 9 Janvier au 31 Mai 2020. Dans «Raining», une pièce est remplie de milliers de cœurs en porcelaine illuminés dans l'obscurité. L’installation décrit la réaction des agriculteurs thaïlandais à la «pluie royale» lorsque l’initiative de Sa Majesté de réduire la sécheresse et de développer des systèmes d’eau naturels dans les zones rurales a entraîné la pluie. «Raining» a été créé et exposé en 2017 pendant la période de deuil après le décès du roi Rama IX. L'artiste a souhaité exprimer la puissance de l'amour - pour le roi Rama IX et le pays.

NATEE UTARIT
Natee Utarit fait partie des 40 artistes participant à l’édition inaugurale de l’Asia Society Triennial à New York - foire artistique, répartie dans plusieurs lieux de la ville - du 5 Juin au 9 Août 2020 (fermeture temporaire). Elle est intitulée ‘We Do Not Dream Alone’ et implique cultures, religions, ethnies, idéologies politiques et identités diverses.

 

 

 

***

Thailand’s contemporary art scene appears today as one of the most creative in Southeast Asia. Bangkok currently has almost 100 commercial galleries, alternative spaces, artists’ studios, the Bangkok Art and Culture Centre along with the Museum of Contemporary Art (MOCA). Bangkok Art Biennale is a biannual art festival set in the capital of Thailand. In addition, the country is undergoing a mini renaissance in the arts with at least five new private museums set to open in the next two years.
Contemporary Thai artists often includes traditional Buddhist elements in their works though using modern techniques. They incorporate new materials such as teakwood, iron, clay or stone into their work, and the mixing of various media. However the new generation of artists are breaking away from these norms by addressing more universal issues in their works but without loosing their identity and cultural diversity. 
Among the most famous artists, Natee Utarit is known for his work on images – photographs – along with painting. Pannaphan Yodmanee is an emergent and talented young artist. In 2017, she won the 11th Benesse Prize at Singapore Biennale. Uttaporn Nimmalaikaew is one of the most amazing Thai artists, using a special 3D painting technique.

 

 

Biographies, Oeuvres, Expositions & Evènements

Mit Jai Inn

MIT JAI INN est un artiste reconnu et novateur de l’art contemporain thaïlandais.
Actualité
Mit Jai Inn présente actuellement « Beautiful Futures » une installation composée de peintures de très grands formats à la H Gallery à Bangkok, du 1er Mai 2019 au 31 Mars 2020.
L’artiste
Mit Jai Inn est né à Chiang Mai, en Thaïlande. Il a étudié à la Silpakorn University, Bangkok (1982-1986), puis il a poursuivi ses études à l’University of Applied Arts, Vienna (1987-1992), où il a travaillé comme assistant de l’artiste Franz West. Il vit et travaille à Chiang Mai.
Son œuvre
Mit Jai Inn reste toujours influencé par ses premières expérience : son éducation dans un village de tissage indigène, sa pratique de la méditation apprise pendant ses six ans comme moine bouddhiste Theravada et son entraînement de boxeur professionnel. Il est surtout connu pour ses compositions abstraites explorant les répercussions sociales et politiques de la création artistique.
Quand Mit Jai Inn est revenu à Chiang Mai en 1992, il a co-fondé la Chiang Mai Social Installation, un projet artistique et un festival qui faisaient sortir l’art de ses visées traditionnelles et commerciales pour le mettre dans les rues et faire participer le public. Il poursuit actuellement cette éthique participative et communautaire. En 2015, Mit Jai Inn a aussi fondé le Cartel Artspace à Bangkok, une galerie offrant un espace aux artistes qui réfléchissent au contexte historique et actuel de la Thaïlande et de l'Asie du Sud-Est.
Une de ses premières Series, Free Flyers, était conçue sous forme de cadeaux, en référence au système de partage d'informations gratuit Internet. Sa Serie Scrolls, développée à partir de 2002, faisait valoir l’intérêt de Mit Jain Inn pour les formes rituelles communautaires, telles que la peinture iconographique ou cérémonielle roulée.
Mit Jain Inn exposait pour la première fois à Singapour à la Yavuz Gallery en 2015 : «Patchworlds» qui montrait son approche décidément peu orthodoxe de l’art : des manuscrits debout, qui remettent en question la distinction entre peinture et sculpture ou sa Serie de petites peintures Dreamworks qui peuvent être vues sous de nombreux angles. Les peintures "Dreamworks" (2000) ressemblent aux drapeaux de prières bouddhistes. «Patchworks» (2000) rassemble de petites pièces très colorées et peintes des deux cotés avec de petits motifs géométriques.
Dans son exposition « Light, Dark, Other », au TKG+ à Taipei en 2018, son travail toujours dans l’abstraction, se présentait sous forme de touffes de pigments d'huile bruts et organiques condensés sur une énorme toile de lin ; celles-ci dégagent généralement une sensation de sauvagerie et de fraîcheur ainsi que les nuances vibrantes et saturées caractéristiques des forêts tropicales humides. Avec sa pratique non conventionnelle des médias de peinture, Mit Jai Inn créé une approche visuelle différente de l'art, dans laquelle le concept culturel de la couleur est impliqué, et laisse son auditoire réfléchir sur la politique de l'espace par rapport aux histoires esthétiques, sociales et politiques.
Dans son exposition « Beautiful Futures » une installation composée de peintures de très grands formats à la H Gallery à Bangkok, du 1er Mai 2019 au 31 Mars 2020, Mit Jai Inn plonge une fois encore les visiteurs dans des questions métaphoriques de direction parmi les œuvres présentées. L’artiste explore les illusions de la surface alors que nous en recherchons la signification.

Expositions
Mit Jai Inn a eu de nombreuses expositions personnelles dont : en 2019 Color in Cave, Museum MACAN, Jakarta, Indonesia, Actants, Silverlens, Manila, Encounters, Art Basel Hong Kong (2019); SUNSHOWER: Contemporary Art in Southeast Asia from 1980s to Today, Kaohsiung Museum of Fine Arts, Taiwan ; 2018 Light, Dark, Other, TKG+, Taipei, Taiwan The good, the bad and the ugly (part 2.2), Gesso, Vienna, Austria Beautiful Futures, H Gallery, Bangkok, Thailand Mit Jai Inn, Chauffeur, Sydney, Australia Mori Art Museum, Tokyo ; and SUPERPOSITION: Equilibrium and Engagement, The 21st Biennale of Sydney (2018) ; en 2016, Pastorale, H Gallery Bangkok / Eat Me Restaurant, Bangkok, Thailand Wett, Gallery VER, Bangkok, Thailand ; 2015 Patchworlds, Yavuz Gallery, Singapore AN-TI-TLE, Lyla Gallery, Chiang Mai, Thailand Gesso Art Space, Vienna, Austria 2014 Postpositive: Freaky You Are Always, SA SA BASSAC, Phnom Penh, Cambodia ; 2012 Untitled, H Gallery Chiang Mai, Thailand 2011 Duckocrazy, Toot Yung Gallery, Bangkok, Thailand ; 2009 11:11 Freedom from the Known, Angitgallery, Chiang Rai, Thailand. The Social Mandala and other Mit-ologies, Valentine Willie Fine Art, Malaysia.
L’artiste participe à de nombreuses expositions collectives dont les plus récentes : 2020 S.E.A. Focus, Silverlens ; Singapore 2019 Jim Thompson Farm Tour, Jim Thompson Art Center, Bangkok Fracture/Fiction: Selections from the ILHAM collection, ILHAM Gallery, Kuala Lumpur SUNSHOWER: Contemporary Art from Southeast Asia 1980s to Now, Kaohsiung Museum of Fine Arts, Taiwan Art Basel, Silverlens, Hong Kong ; 2018 The Thick Lines Between Here and There, Owen James Gallery, New York City ; Painting, Differently, Silverlens, Manila Wild West, De 11 Lijnen, Oudenburg, Belgium Field Recordings, Rua Red, Dublin, Ireland These Painter’s Painters, Roh Projects, Jakarta, Indonesia The 21st Biennale of Sydney, Cockatoo Island, Sydney, Australia Other People Think: Auckland's Contemporary International Collection, Auckland Art Gallery, New Zealand
En 2017, il a co-initié la Biennale de Bangkok.

Prapat Jiwarangsan

PRAPAT JIWARANGSAN est un jeune artiste thaïlandais contemporain, pluridisciplinaire, réalisateur de films, qui a fait des études d’art visuel.
http://www.prapat-jiwarangsan.com/

L’artiste
Prapat Jiwarangsan est né en 1979 à Bangkok. Il a obtenu son B.A. Interior Architecture (2002), et son MFA Visual Art (2009), au King Mongkut's Institute of Technology Ladkrabang, à Bangkok et son Master of Arts au Royal College of Art, London en 2011.

Son œuvre
A l'issue de ses études, Prapat Jiwarangsan a orienté ses pratiques artistiques sur les relations entre l’histoire, la mémoire et la politique en Thailande, avec notamment le thème de la migration. En 2017, Prapat Jiwarangsan réalisait précisément un film intitulé «The  Wandering Ghost » dont il expliquait le contexte : « Au cours des deux dernières années, des milliers de travailleurs migrants thaïlandais illégaux en Corée du Sud ont été renvoyés en Thaïlande, tandis que des milliers d'autres ont franchi les frontières pour occuper des emplois légaux et illégaux. Se qualifiant de «fantômes», ils ont quitté leur patrie pour un pays étranger dont ils ne parlent pas la langue, travaillent vers un avenir incertain et se cachent comme des fantômes pour échapper aux autorités". Dans un autre film en 2015 “The Asylum”, Prapat Jiwarangsan décrit un lieu près de Chiang Mai où des sans papier ou d'autres sans travail se regroupent.
L'artiste trouve ses sources d’inspiration dans le matériel d’archives sur lequel il intervient, en les découpant et en les réarrangeant. Pour son installation « Aesthetics 101 » par exemple, Prapat Jiwarangsan a travaillé avec les archives de Somkiat Tangnamo, un théoricien de l’université de Chiang Mai. Somkiat Tangnamo a laissé plus de 7000 diapositives après son décès en 2010. Combinant l'analogique et le numérique, « Aesthetics 101 » est une installation multi-écrans qui utilise des projecteurs de diapositives vintage et des projecteurs LED modernes.
L’artiste présentait objets et photos dans l’exposition "Blackout, Kunsthal Rotterdam, Rotterdam" en 2019, « Non-chronological history (2019). Prapat Jiwarangsan déclarait : « Il s'agit de comprendre les causes et les effets de chaque période; nous devons déconstruire le passé et le présent à partir de divers éléments qui se chevauchent. Ensuite, nous pouvons trouver la véritable structure des causes et des effets qui ont un impact sur le temps présent, et nous pouvons atteindre la vérité dans notre histoire nationale ». En 2010, l'artiste parlait déjà de ce temps dans sa video intitulée "The Measure of time".
Prapat Jiwarangsan présentait son installation video « Aesthetics 101» à la Biennale de Singapour jusqu’au 22 Mars 2020. Pour celle-ci, l'artiste a voulu recréer une atmosphère d’étude, utilisant des équipements disparus des classes aujourd’hui, combinés avec des projections videos d’un éminent professeur en Esthétique thaïlandais Somkiat Tangnamo. 

Expositions
Les installations de Prapat Jiwarangsan ont été présentées à Bangkok, Londres, Séoul et Hong Kong, et ses vidéos projetées lors d'événements cinématographiques internationaux tels que le Festival international du film de Rotterdam, le Festival du film d'Onion City, Experimenta India et le Festival international du film de Singapour.
L’artiste a déjà eu plusieurs expositions personnelles dont les plus récentes : 2019 "Destination Nowhere”, Gallery Ver Project Room, Bangkok," Nocturnal Flowers”, Seescape Gallery, Chiang mai, Thailand ; 2016 "Asylum seeker the pond and the fireflies, Jam factory, Bangkok, " Dust Under Feet" Corner Art Space, Seoul ; 2015 "The three-colored pond and the point of firefly ", BaanSuanPaiLom, Chiangmai,Thailand ; 2014 "In the asylum garden”, Kunstverein Baden, Austria ; 2012 " I will never smile again ", WTF gallery, Bangkok.
Il a aussi participé à de nombreuses expositions collectives depuis 2009 comme : en
 2020 “ In the Era of Asia's Post LCC, Kyoto Art Center Gallery, Kyoto, Japan." ; en 2019 "Every Step in to the Right Direction, Singapore Biennale, “ Blackout, International Film Festival  Rotterdam, Kunsthal, "Beyond the Final Frontier”, S.A.C. Subhashok The Arts Center, Bangkok", "Concept Context Contestation: Art and the Collective in  Southeast Asia” The Secretariat, Yangon, Myanmar."
Prapat Jiwarangsan était élu comme Designer de l’année 2007 et 2008 pour sa sculpture « Zen Garden » par la Silpakorn University, Thailande.

Peerawat Krasaesom

PEERAWAT KRASAESOM est un jeune artiste et illustrateur contemporain thailandais. Son travail original en fait en ce moment un artiste montant. Peerawat Krasaesom pose la question de la violence de la nature humaine et son rattachement inévitable à notre ADN.
L'artiste
Il est né en 1981 dans la province de Surin. Issu d’une famille rurale, il s’est formé lui-même, réalisant des croquis pendant de nombreuses années. Il a travaillé pendant 6 ans comme graphic designer puis dans la production artistique pour la télévision. Il a ensuite poursuivi des études pour obtenir un MAF en arts visuels au King Mungkut’s Institute Technology Ladkrabang (KMITL), Bangkok (2014). Il vit et travaille à Bangkok.
Son œuvre
Le travail de Peerawat Krasaesom s’interroge ainsi sur la violence humaine qui a été pour lui un choc quand il est arrivé en ville, en l’occurrence Bangkok et qui trouve ses racines dans la nature humaine. Les fusils, les tanks et explosions nucléaires sont ingénieusement éclatés en structures cellulaires qui ressemblent à des vues microscopiques de cellules de sang humain. « J’essaie d’exprimer mes pensées sur ce qui nous entoure comme l’air, l’eau, les humains, les plantes et les animaux dans mon travail. J’ai vécu une vie à la campagne, facile, basée sur la nature, jusqu’à ce que, adulte, je déménage dans la capitale et la vie est devenue compliquée et j’ai du me battre. La lutte arrive souvent quand des humains, des animaux ou des plantes doivent vivre dans des environnements différents de ce qu’ils ont connu, et nous devons nous adapter pour survivre, physiquement et mentalement », déclare l’artiste. Dans ses illustrations, les objets naturels se combinent avec le synthétique pour refléter son nouvel environnement. L’artiste créé de multiples détails et des lignes imbriquées, à l’encre et à l’acrylique.
Dans sa dernière exposition, basée sur ses croquis réalisés ces dix dernières années, ‘Yeast’, à Bangkok au Brownstone studio en Mai 2015, Peerawat Krasaesom semblait aborder un processus de lente transformation. Dans cette série, son esprit créatif initie une interaction, mélangeant son passé et son présent, une sorte de catalyse. 
A l'opposé de ses dessins et peintures aux traits légers, Peerawayt Krasaesom réalise aussi des portraits usant pour ceux-ci de larges coups de pinceaux.
Expositions
Peerawat Krasaesom a exposé surtout en Thailande jusqu'à ce jour. Citons ses  expositions personnelles : en 2015 'Yeast : The work of a creative catalyst', Brownstone Studio, Sukhumvit 77, Bangkok ; en  2012 Back to Primitive, Whitespace Gallery, Bangkok ; en 2004 'Pheno-me–non', The Oddysse Mode Visual Loft, Bangkok.
Il a par ailleurs participé à de nombreuses expositions collectives depuis 2005 : 2016 “Untitled 1.” TARS Gallery, Phra Khanong, Thailande ; Saw
atdee Anxiety', du 7 Juin 15 Août 2014, avec Suwit Maprajaub au Whitespace Gallery à Bangkok.  Il a aussi exposé au Maduzi Hotel Art Fair, Jamjuree Gallery Bangkok en 2014 et à la Bangkok University Gallery en 2013. Il a exposé à Londres en 2013, 'Origin-Originality : A New Wave of Thai, Arts', Forty 7 Gallery. En Novembre 2015, il a participé au Affordable Art Fair de Singapour.

Uttaporn Nimmalaikaew

UTTAPORN NIMMALAIKAEW est un des artistes contemporains thaïlandais les plus étonnants de sa génération. Sa technique de peinture est en effet très particulière avec des effets 3 D.
http://nimmalaikaew.com/
L’artiste
Uttaporn Nimmalaikaew est né à Bangkok en 1980. Il a obtenu son B.F.A. Painting au King Mongkut’s Institute of Technology (2004) et son M.F.A. Painting, Silapakorn University (2006). Il est actuellement Art Instructor of Painting Department, Faculty of Architecture, King Mongkut’s Institute of Technology.  Il vit et travaille à Bangkok.
Son œuvre
Uttaporn Nimmalaikaew peint des portraits sur plusieurs couches de filets fins ou sur du tulle, produisant un effet 3D. « Il faut voir ses œuvres comme des strates, des strates de peinture, assemblées les unes aux autres en feuilletage. Comme des calques que l’on superpose avec différentes couches d’informations disposées sur chacun d’eux ». Ses sujets semblent assis sur des chaises ou étendus sur des lits. Ils se métamorphosent et changent de forme en fonction de la distance et de l'emplacement du spectateur et la technique picturale se dévoile. Les peintures de Uttaporn Nimmalaikaew ressemblent ainsi à des hologrammes chatoyants. Il a découvert cette technique alors qu'il étudiait à l'Université de Silpakorn à Bangkok après qu'une goutte de peinture se soit égarée sur une moustiquaire dans son atelier. Il a alors commencé à explorer une nouvelle façon de peindre sur ce matériau. Pour chaque pièce, l’artiste commence par un dessin numérique qu'il imprime ensuite en taille réelle pour déterminer la forme et la texture du sujet. Il commence alors à peindre par strates avec de la peinture à l'huile dans un style qu'il appelle « style tulle-peinture».
Un visage pensif, mélancolique est au centre de chaque œuvre. Les sujets translucides apparaissent éthérés et fantomatiques sur ces minces écrans de tissu. Ceux-ci sont souvent sa famille, il voit en effet son travail comme une façon de préserver leur esprit dans le temps.
"L'une des caractéristiques de mon travail’, déclare Uttaporn Nimmalaikaew, « est que cela change l'expérience du spectateur. L'œuvre d'art comme illusion trompe la perception. De devant, le spectateur verra le travail au milieu de l'espace vide. Je dessine des formes humaines sur un tissu blanc clairsemé avec de la peinture à l’huile de couleur. Les détails sont différents en raison du volume, de la couleur, de la lumière et de la couche de tissu ». « Au fil du temps, j’ai appris que le tulle exige une autre façon de créer de la lumière et de l’ombre réalistes. La couche supérieure donne des détails pour l’illusion d’optique. Ensuite, chaque couche se combine avec les autres pour créer de la profondeur dans l’image ».
Uttaporn Nimmalaikaew exposait à la Yavuz Gallery à Singapour du 25 Novembre 2017 au 7 Janvier  2018 : « Dimension of Hope ». On pouvait y découvrir la nouvelle technique de l'artiste qui consiste à encadrer ses œuvres de techniques mixtes dans un cadre en acrylique transparent, ce qui rehausse l'apparence d'apesanteur et « l'incorporeality » des portraits de l'artiste. La pratique de Uttaporn Nimmalaikaew est fondée sur la philosophie bouddhiste et dans « Dimension of Hope », il continuait d'explorer ces thèmes, en particulier le «dukkha», un terme central du bouddhisme le plus couramment utilisé pour décrire la souffrance ou le mécontentement dans la vie ordinaire. Ces  nouvelles œuvres (9) plongent dans les angoisses et les incertitudes de la vie contemporaine, provoquées par d'importants changements politiques et sociaux dans le monde. Ces portraits dépeignent des membres de sa famille à différents stades de la vie. Il y a une qualité méditative dans ces œuvres, un sens de compréhension et d'acceptation des angoisses de la vie alors que l'artiste tisse son fil à travers les couches délicates. Uttaporn Nimmalaikaew présente aussi des scènes de pause et de contemplation, une façon de considérer la vie comme l’artiste le fait.
Expositions
Les expositions personnelles récentes de Uttaporn Nimmalaikaew ont été : en 2019 "Reality as it isn’t", S.A.C. Subhashok The Arts Centre, Bangkoken 2017 "Dimension of Hope", à la Yavuz Gallery, Singapore ; en 2014 « Dukkha : The Image of Suffering », à la Yavuz, au Contemporary Instanbul 2015 et 2014 et au Sydney Contemporary 2015, représenté par la Yavuz Gallery et à la Yavuz Fine Art, Art Stage Singapore 2014.
En Octobre 2019, Uttaporn Nimmalakaiew participait à une exposition collective avec d'artistes thais et japonais à Art Expo Malaysia avec la SAC Gallery de Bangkok; en Août 2017,  il participait à une exposition collective à la Prince Street  Gallery à Bangkok, “Neon-Age”, Yavuz Gallery, Singapore ; en 2016 “ Spirit of Thai By Thai Artists” BlackCat Gallery, Melbourne, Australie, Avril 2016 exposition collective « The Masterpieces Art Exhibition » au Museum of Contemporary Art (MOCA) à Bangkok ; en 2015 "Time ”by 11 Thai Contemporary Artist, Tadu-Thaiyarnyon Contemporary, Bangkok.
Ses travaux font partie de collections privées dans le monde. Il a reçu le très prestigieux Sovereign Asian Art Prize à Hong Kong en 2006. Il a aussi reçu de très nombreux prix en Thailande dont le Purchase Prize à la 3rd Bangkok Triennale (2012) et le premier prix à la Thai National Exhibition of Art (2005, 2009).
Il a vendu chez Christie’s une œuvre intitulée Mother and Daughter pour 112,500 HKD en 2013.
Une oeuvre de Uttaporn Nimmalaikaew "On the Buddha's hand" était exposée au Musée du Quai Branly à Paris, dans le cadre de l'exposition "Enfers et Fantômes d'Asie", du 10 Avril au 15 Juillet 2018.

Rirkrit Tiravanija

RIRKRIT TIRAVANIJA est un artiste thaïlandais contemporain confirmé qui a lancé le mouvement de « l'esthétique relationnelle », à savoir les interactions entre les personnes et leur environnement plutôt qu’avec les objets esthétiques ou artistiques.
Actualité

L'Institute of Contemporary Arts à Londres, présente une nouvelle installation permanente de Rirkrit Tiravanika (du 7 Juin 2019 au 6 Juin 2020).

L’artiste
Rirkrit Tiravanija est né à Buenos Aires en Argentine, en 1961. Il a grandi en Thailande, Ethiopie et Canada. Il a fait ses études au Ontario College of Art de Toronto (1980–84), Banff Center School of Fine Arts (1984), School of the Art Institute of Chicago (1984–86) et au Whitney Independent Studies Program à New York (1985–86). Il vit et travaille à New York, Berlin et Chiang Mai.

Son œuvre
Le travail et le parcours de Rirkrit Tiravanija sont inclassables. Depuis 30 ans, il s’est concentré sur l’expérience in situ et l’échange, abolissant les barrières entre l’objet et le spectateur. Son travail a été présenté au public pour la première fois dans une exposition de groupe à New York en 1989 : le titre était Untitled Empty Parenthesis" et consistait en des restes d'un repas au curry vert. La critique a alors été déstabilisée. Il a continué à utiliser l’espace pour la préparation et la consommation de repas communs pour des galeries comme pour  «Untitled (free)» (1992). L'artiste explique notamment :  “I can’t paint but I can cook.” Il a poursuivi dans cette démarche au cours des années suivantes, mettant en place des environnements communaux qui offrent un lieu alternatif ludique pour les activités quotidiennes. 
Rirkrit Tiravanija ouvre ensuite un studio de répétition (Rehearsal Studio n°6), 1996, qui voyagera du Whitney Museum de New York au Consortium de Dijon. En 1996, pour son exposition, 'Untitled (tomorrow is another day)', il transforme la galerie de Gavin Brown à New York en appartement privé ouvert 24 heures sur 24. 

Avec son œuvre « untitled 2002 (he promised) » Rirkrit Tiravanija a commencé à utiliser divers medias allant des sessions de DJ aux projections de films dans une structure en chrome et en acier inspirée de l'emblématique Kings Road House de Rudolf M. Schindler (1922) à West Hollywood.
En 2004, Rirkrit Tiravanija créé avec un autre artiste thaïlandais Kamin Lertchaiprasert 'The Land Foundation', qui promeut la récupération environnementale, les énergies renouvelables et la production alimentaire dans son pays natal.
L'artiste a fabriqué en 2006 un puzzle, déployé sur une table,
 représentant la fameuse peinture de Delacroix, la Liberté guidant le peuple (1830).
En 2012, la nef du Grand Palais à Paris était transformée en un immense banquet "Soup/no soup", dont le menu consistait en une soupe Tom Ka, offerte gratuitement au public et préparée par l'artiste et ses équipes.

En 2015, Garage Museum of Contemporary Art présentait une très grande exposition de Rirkrit Tiravanija à Moscou. L’artiste y avait créé créé une série de projets participatifs interconnectés qui formaient un dialogue avec l'histoire du bâtiment moderniste soviétique qui abrite le Garage, ainsi qu'avec les activités populaires que l'artiste a expérimentées dans la ville, telles que le ping-pong, produisant des t -shirts, et la fabrication du pelmeni (ravioli russe).
L'installation culinaire de Rirkrit Tiravanija, présenté au Hirshhorn Museum and Sculpture Garden à Washington, en 2019 : « Rirkrit Tiravanija: Who's Afraid of Red, Yellow, and Green », faisait référence aux couleurs portées par les différentes factions lors des récentes manifestations du gouvernement thaïlandais. Le titre faisait également référence au vandalisme, en 1982, de la peinture de Barnett Newman intitulée Berlin, motivée par la croyance que la peinture était une «perversion» du drapeau allemand. Pour adoucir le titre provocateur de Barnett Newman, Rirkrit Tiravanija a utilisé des parenthèses et des lettres minuscules, suggérant que les téléspectateurs répondent à la question comme suit: "Qui a peur de ce que ces couleurs symbolisent?"

Expositions

Rirkrit Tiravanija a de très nombreuses expositions personnelles un peu partout dans le monde dont les plus récentes : 2019 Untitled 2019 (the form of the flower is unknown to the seed, CA, London – UK, Rirkrit Tiravanija: Who’s Afraid of Red, Yellow, and Green, Hirschhorn Smithsonian Museum, Washington – US, Untitled 2019 (Beauté Esthetique with no Shampoo), Neugerriemschneider, Berlin - DE ; 2018, Antwerp Roast, Tommy Simeons, Antwerp – BE Rirkrit Tiravanija: Gavin Brown, New York – USA, Do We Dream Under the Same Sky, Chaos OMOTESANDO, Tokyo – JP, Ng Teng Fong Roof Garden Commission: Rirkrit Tiravanija, National Gallery Singapore, Singapore – SG ; 2017, Rirkrit Tiravanija, Pilar Corrias Gallery, London – UK, skip the bruising of the eskimos to the exquisite words vs. if I give you a penny you can give me a pair of scissors, Gavin Brown’s enterprise, New York – NY Utopia Station, Brooklyn Museum, New York – US, Ishikawa Architecture Project in Okayama – JP ; 2016 Unclebrother, Hancock, New York – US, Tomorrow is the Question/Morgen is de vraag, Museumplein, Amsterdam – NL ; 2015 Karl Holmqvist Reads, Gavin Brown's enterprise, New York – US, Untitled 2015 (run like hell), Galerie Chantal Crousel, Paris – FR, Tomorrow is the Question?, Garage Museum, Moscow – Russie, untitled 2015 (there is a light that never goes out), Sant’Andrea de Scaphis, Rome – Italie ; 2014 Modern Art Museum of Fort Worth, Texas 2012, AT Singapore Art Museum, Singapore, Centre Pompidou, Paris, MoMA (Museum of Modern Art), New York.
Rirkrit Tiravanija a reçu de nombreux prix et récompenses comme : the
 Absolut Art Award (2010), the Hugo Boss Prize (2004), the Lucelia Artist Award (2003) et the Gordon Matta Clark Foundation Award (1993), entre autres.

Rattana Salee

RATTANA SALEE une artiste contemporaine thailandaise, née en 1982.
L'artiste
Rattana Salee a obtenu son MFA en sculpture à la Silpakorn University (2011).
Son oeuvre
Les sculptures de Rattana Salee sont essentiellement abstraites. L’artiste est inspirée par Alberto Giacometti. ‘Shell’, l’exposition personnelle qui a marqué ses débuts, montrait des sculptures installées dans l’atmosphère, faites de métal et d’architectures en plâtre. Elles se voulaient un reflet de la complexité de la vie urbaine. La capitale de la Thailande, Bangkok, est en effet devenue un vaste site en construction où l’on entend le bruit des perceuses et des marteaux. Les habitants se trouvent confinés dans de petits espaces. L'artiste se pose des questions autour du développement de la ville, sur la qualité de vie, les souvenirs et les histoires de constructions. Ses sculptures représentent l'état de la vie dans la ville. Rattana Salee réalise des formes qui montrent des centaines de structures délabrées, des tours non terminées qui continuent à pointer dans le ciel, témoignages de l’échec économique de la crise financière de 1997 en Thailande. L’artiste compose des sculptures en barres d’acier, profondément travaillées avec de la résine afin de nous montrer un sens de l’érosion, de la dématérialisation de la masse sculpturale.
Expositions
Parmi les expositions personnelles de cette jeune artiste, citons : en 2018 "Suspended Memory", BACC, Bangkok ; en 2015 ‘Representing Localities: Memory and Experience’, avec Therdkiat Wangwatchakul, Thavibu Gallery, Bangkok ; en 2013 ‘Shell (Shocked)’.
Elle a aussi participé à plusieurs expositions collectives : en 2013 ‘Tropical Lab 7’, Lasalle College of the Arts, Singapore, ‘Artist Residencyn’, Wang Culture Highland, Chine, ‘Inevitably Imperfect’, Artery Post-Modern Gallery, Bangkok ;  en 2012 Myths - Five Female Artists, Myths - Five Female Artists ; en 2001 ‘How Did I Get Here’, Da Wang Culture Highland, Chine.
Parmi différents prix et récompenses, Rattana Salee a obtenu de l’ambassade de France la posssibilié d’étudier pendant un an, en 2011, à l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts (ENSBA), Paris, France.
https://www.facebook.com/rattana.salee

Natee Utarit

NATEE UTARIT, né en 1970, est un peintre contemporain thailandais, connu pour son travail sur les images - les photographies – au travers de la peinture. Il mélange réalité et fiction. Avec des ventes cumulées de 839,687 $ il se situait au  209ème rang du classement Artprice (produits des ventes) du marché de l'art dans le monde en 2019. Son oeuvre 'Steamboat Overture' s'est vendue chez Christie's Hong Kong 'Asian 20th Century & Contemporary Art (Evening Sale)' en 2015 221 916$.

BIOGRAPHIE/OEUVRE
Actualité
Natee Utarit fait partie des 40 artistes participant à l’édition inaugurale de l’Asia Society Triennial à New York, du 5 Juin au 9 Août 2020. 
Expositions
Parmi les expositions personnelles récentes de Natee Utarit, citons : en 2020 " DÉJÀ VU Your Past is My Future", RKFA gallery, Singapour2019 "Natee Utarit - Déjà vu", Fondazione Made In Cloister, Naples, Italie, "Your Past is My Future", Richard Koh Fine Art, Art Basel HK ; en 2018 Natee Utarit, Untitled Poems of Theodore Rousseau, Tang Contemporary Art, Bangkok et HK, 'Optimism is Ridiculous: The Altarpieces', The Private Museum et Richard Koh Fine Art (RKFA), Singapour ; en 2017 'Optimism is Ridiculous: The Altarpieces', Richard Koh Fine Art (RKFA) and National Gallery of Indonesia, Jakarta, Ayala Museum, Manila, Philippines, "It Would Be Silly to Be Jealous of a Flower", Richard Koh Fine Art​, Kuala Lumpur en 2016 “Samlee & Co, The Absolute Fabulous Show” by Natee Utarit at Art Stage Jakarta, Natee Utarit 'Optimism is ridiculous', Megumi Ogita Gallery, Tokyo ; en 2013 Natee Utarit 'Bourgeois Dilemma, Finale Art File, Makati City, Baroque paintings, Hyundai Gallery, Séoul ; en 2012 "Illustration of The Crisis" à l’ARNDT, Berlin ; en 2011 à l’Art Season Gallery, Zurich, Suisse ; en 2010 "After Painting" au Singapore Art Museum.
L'artiste participe aussi à de nombreuses expositions collectives : en 2019 "Metafysica", avec Anne Samat, au Haugar Vestfold Kunstmuseum, Tønsberg, Norvège, Asia Now, Paris, "Art Basel Hong Kong ; en 2018, "Contemporary Chaos", Vestfossen Kunstlaboratorium, Norway, Art Busan 2018, Corée du Sud ; en 2016 'Time Of Others' Queensland Art Gallery / Gallery of Modern Art, Brisbane, QLD, Thailand Eye - Thai Contemporary Art Exhibition - Bangkok Art and Culture Centre (BACC), Bangkok, Behind Foreign Lands – Southeast Asian Contemporary Art - Soka Art Beijing, Beijing ; en 2015 Time of others - NMAO National Museum of Art Osaka, Osaka, A Window to the World - Asia’s New Trend - Soka Art Taipei, Taipei, Time of others - Museum of Contemporary Art Tokyo (MOT), Tokyo ; en 2014 Medium at Large - Singapore Art Museum, Singapore, Thinking of Landscape: Paintings from the Yeap Lam Yang Collection - LASALLE-SIA College of the Arts, Singapore ; en 2013 Everyday Life - 2013 Asian Art Biennial - National Taiwan Art Museum of Fine Arts, Taichung, The Big Small Show - Art Seasons - Singapore, Singapore, Inaugural Opening - Yallay Space, Hong Kong ; en 2012 Future Pass - National Taiwan Museum of Art, Taichung, Migration - ARNDT, Berlin.

Pannaphan Yodmanee

PANNAPHAN YODMANEE est une artiste qui appartient à une nouvelle génération d’artistes contemporains thailandais. En 2017, elle s’est vue décernée le 11ème Benesse Prize à la Biennale de Singapour 2016.
L’artiste
Pannaphan Yodmanee est née à Nakhon Si Thammarat, en Thailande, en 1988. Elle est diplômée de la Silpakorn University de Bangkok (BFA (Thai Arts), Faculty of Painting, Sculpture and Graphical Arts) (2014). Elle vit et travaille à Bangkok.
Son œuvre
Les oeuvres de Pannaphan Yodmanee explorent la philosophie bouddhiste, les thèmes permanents de la perte, la souffrance, la destruction et les cycles karmiques - de la naissance à la mort, à la renaissance -. Elle mélange dans son travail des éléments naturels comme des rochers et des minéraux avec des objets contemporains peints qui rappellent l’art traditionnel et l’architecture thaïlandais.
Pour la Biennale de Singapour en 2016, elle a créé une installation intitulée ‘Afterrmath’ faite d’objets trouvés, d’icônes composées par l’artiste, de béton, de peinture qui représentent la carte du cosmos bouddhiste. Son installation rassemblait en quelque sorte toute la construction artistique de Pannaphan Yodmanee. Sur un mur immense, elle avait ainsi représenté une carte du cosmos bouddhiste, comme une peinture de paysage. Une large section du Musée d’Art de Singapour était remplie d’images de destruction et de ruines. Avec ces scènes de destruction, l’artiste cherchait à montrer les conséquences que pourraient avoir la globalisation et l’incompréhension des cultures. L’artiste soutient que notre quête persistante vers le développement et le progrès fait finalement ressortir nos faiblesses et nous conduit vers un univers plus vaste en dehors de nos sphères de confort et de contrôle. Elle nous place devant la question ultime : « à la fin des fins, trouverons-nous un réconfort dans notre foi » ?On pouvait déjà voir l’usage du mixed media dans les précédents travaux de l’artiste comme Berg Fah Mai (2010) et dans son installation The Prophecy of Time (2015), une une Series consacrée au temps (plus de 40 œuvres).
Pour la 15ème Biennale d'Art contemporain de Lyon (18 Septembre 2019 - 5 Janvier 2020), s'inspirant des usines Fagor, Pannaphan Yodmanee a créé une installation monumentale in situ mêlant les civilisations passées et présentes. Elle présentait ainsi deux tubes, des tunnels de béton armé qui ressemblaient à des grottes dont les parois intérieures étaient couvertes de bas-reliefs et de peintures. La plupart se réfèraient à l’art bouddhique. D'autres étaient issues de l'iconographie chrétienne, on y trouvait aussi des gravats et des arbres sacrés. Cette installation était parmi les 5 oeuvres d'art contemporain les plus plébiscitées parmi les 56 exposées à la Biennale.
Exposition
Pannaphan Yodmanee a déjà eu plusieurs expositions personnelles : en 2018 et 2016 à La Lanta Fine Art Gallery et ‘The Prophecy of Time’ à Art Stage Singapore en 2015.
En Mai-Juin 2018, elle avait une exposition en duo avec l’artiste chinois Chen Yujun, « Time lapse », au Tang Contemporary Art Beijing Space I.
Elle participe depuis une dizaine d’années à des expositions collectives : 2019, 15ème Biennale d'Art contemporain de Lyon, France, "Aftermath," site specific installation, Southeast Asian, Fukutake House, Shodoshima Island, Japon ; 2018 "Aftermath," site specific installation, The 9th Triennial of Contemporary Art (APT9), Queensland Art Gallery of Modern Art, Australie, "Sediments of Migration," Bangkok Art Biennale, “Nirvana: Tropical Rebirth”, Tang Contemporary Art, Bangkok ; 2016 ‘An Atlas of Mirrors’, Singapore Biennale 2016, Singapore Art Museum, Singapore Thailand Eye, Bangkok Art and Culture Centre, Bangkok ; 2015 Thailand Eye, Saatchi Gallery, London, UK Myth/History II: Shanghai Galaxy, Yuz Museum, Shanghai, China The Prophecy of Time, presented by Yavuz Gallery at Art Stage Singapore 2015 (Project Booth), Singapore ; 2014 Thai Charisma: Heritage + Creative Power, Bangkok Art and Culture Centre, Bangkok ; 2012 Her Story, Thailand Siam App, Bangkok Art and Culture Centre, Bangkok ;  2011 33rd Bualuang Painting Exhibition, Thailand 57th National Arts Exhibition, Thailand 23rd Toshiba Art Exhibition, Thailand ; 2010 29th UOB Painting of the Year Exhibition, Singapore 27th Young Thai Artist Award, Thailand 22nd Toshiba Art Exhibition ; 2009 Imagination in Thai Arts, Thailand ; 2006 Art Exhibition of Nakomsrithammarat College of Fine Arts ;  2005 2nd Thaksin Youth Arts Exhibition.>
L’artiste a aussi obtenu de nombreux prix : 2016 Winner, 11th Benesse Prize, 2011 Excellence Award, Young Thai Artist Award Nominated Student of the 6th Contemporary Arts Camp Complimentary Award, 6th Youth Arts Competition 2nd Class Honour, 28th Silpa Bhirasri Exhibition Special Prize, Imagination for Thai Literacy by Intouch 3rd Prize, Bualuang Bronze Medal, 34rd Thai Traditional Painting, Bangkok Bank Foundation 2nd Prize, The 58th national Arts Competition, Krungthai Bank, 2010 Complimentary Award, 2nd Imagination for Thai Literacy 3rd Prize, Bualuang Bronze Medal, 32nd Thai Traditional Painting, Bangkok Bank Foundation, 2008 Complimentary Award, The 1st UOB Thai Artists Competition 2007 1st Prize, The 2nd Young Thai Artist Award 2006 3rd Prize, Sculpture, Student Exhibition of Nakomsrithammarat College of Fine Arts Excellence Award, The 18th Arts for Better Life Competition 1st Prize, The 1st Young Thai Artist Award 2005 Complimentary Award, Thai Painting, Student Exhibition of Nakomsrithammarat College of Fine Arts Complimentary Award, 3rd Thaksin.