CreationContemporaineAsie 
promeut le travail des artistes asiatiques emblématiques et émergents

Artistes contemporains d'Asie du Sud Est

 

Artistes d'Asie du Sud Est/Actualités

MALAISIE
YEE I- LANN

L'artiste malaisienne Yee I-Lann expose à la Bangkok Art Biennale (23 Octobre 2022 - 23 Février 2023), présentée par Silverlens Galeries.
https://ocula.com/magazine/conversations/yee-i-lann-on-relearning-differently-in-borneo/

MALAISIE
JUSTIN LIM
Richard Koh Fine Art Bangkok (RKFA) présente une exposition personnelle de l'artiste malaisien Justin Lim, intitulée "A daydream a day", du 5 au 26 novembre 2022, à Bangkok, en Thaïlande. Dans "A daydream a day", Justin Lim présente une série de peintures mettant en scène des chaises placées dans différents environnements avec des objets communs. Pour lui, chaque chaise a une personnalité différente, chacune racontant des histoires différentes. La chaise devient un signifiant de la classe, de l'identité et des hiérarchies. Elle est également considérée comme une source de réconfort dans la vie quotidienne.
Richard Koh Fine Art (rkfineart.com).


 

L’art contemporain d’Asie du Sud-Est, longtemps absent sur le marché international de l’art, a bénéficié du développement économique extraordinaire des autres pays asiatiques. L’attention des collectionneurs a été attirée par l’art et la culture de ces pays où ils ont découvert de grands talents, beaucoup de diversité et de réflexion. Art Stage, la foire internationale d’art de Singapour, apporte une contribution significative à l’art contemporain de l’Asie de l’Est et du Sud-Est dans le monde entier, ainsi qu’à la deuxième plus grande foire d’art asiatique, Art Basel Hong Kong.

 

   CAMBODGE 

Loeum Lorn

LOEUM LORN est un artiste cambodgien contemporain qui fait un travail artistique à partir de la glace, il réalise des peintures, photographies, videos et performances.
contact : https://loeumlorn.wixsite.com/loeumlorn
(2) Loeum Lorn Gallery | Facebook
PROFIL DE L'ARTISTE
Loeum Lorn est né en 1983 à Battambang au Cambodge où il vit. Il a fait ses études au Visual Art, Phare Ponleu Selpak dont il est diplômé (2005).
Le travail de Loeum Lorn est basé sur l’utilisation de la glace, un moyen de faire un pont entre son travail artistique, la spiritualité et la méditation. L’artiste explique que peu de temps après avoir obtenu son diplôme de l'école d'art de Battambang, il a été invité à exposer à l'Institut Français de Phnom Penh. Il a alors choisi de peindre un enfant entouré d'un bloc de glace: «Je voulais dire au public que l'enfant avait tellement froid et peur d'être entouré d'un environnement froid ». L’artiste en effet a vécu enfant le conflit armé au Cambodge qui lui a laissé des souvenirs glaçants.
Loeum Lorn utilise la glace comme toile, met en valeur ses motifs avec des couleurs, et s'abandonne à sa texture, à ses rythmes, à son écoulement. Il déclare: «La glace est vraiment fascinante. Elle créé des milliers de mouvements et de couleurs lorsque j'applique de l'encre, de l'aquarelle ou de la couleur sèche dessus. Quand elle fond, elle forme des motifs. Il y a quelque chose d'unique et de spécial dans la glace ».
Dans sa Series Romhaur (2014), Loeum Lorn pose la question de notre propre nature. Qui sommes-nous, de quoi sommmes-nous faits au plus profond. Il a de fait pris des photos de la glace avec une loupe grossissante, puis les a imprimées sur un papier photo pour en observer plus précisément les détails.
L'artiste voit dans son art le reflet de l'impermanence et du flux constant de la vie elle-même, vue à travers le prisme du bouddhisme. «Mes photographies sont ce qui reste, comme un souvenir», «et je pense que c'est le lien entre mon travail et le dharma» (précepte bouddhiste).
EXPOSITIONS
Les œuvres de Loeum Lorn sont exposées en permanence dans sa galerie à Battambang depuis 2018. Citons ses expositions personnelles précédentes : 2018, Romhaur, Littman + White Galleries, Portland, Oregon, Usa ; 2014 Romhaur, Intercontinental, Phnom Penh ; 2012 Yesterday, no more, Java Gallery, Phnom Penh Universal Law of Nature, Cambodian Youth Arts Festival, Phnom Penh ; 2011 Cambodian Youth Arts Festival, Phnom Penh ; 2010 Melting motions (Performance), Sihanouk Bld, Phnom Penh ; 2009 Ice Color, Sa Sa Art Gallery, Phnom Penh ; 2007 Installation and performance, Hotel de la Paix, Siem Reap.
L’artiste a aussi participé à des expositions de groupe : 2011 Bamboo Train, Institut Français, Phnom Penh Salon des créateurs, No Problem Park, Phnom Penh Angkor Art Explo Festival, Siem Reap, Cambodia ; 2010 Nine Faces, Meta House, Phnom Penh ; 2009 Root'Arts, Halles des Chartrons, Bordeaux, France.
Trois œuvres d'art de la Series Yesterday No More de Loeum Lorn ont été achetées par le musée d'art de Singapour en 2020.
Loeum Lorn est aussi le fondateur et le manager de la Tep Kao Sol Gallery depuis 2016.

Yim Maline

YIM MALINE est une jeune artiste contemporaine cambodgienne. Elle utilise plusieurs médias : dessins, sculptures, installations et videos. "Les dessins de Yim Maline montrent une recomposition après ou avant un évènement tragique", déclare le galeriste Yves Zlotowski (Galerie Lee).
https://rkfineart.com/artist/yim-maline/
PROFIL DE L'ARTISTE
Yim Maline est née en 1982 à Battambang. Elle a étudié l’art en France à l’École des Beaux-Arts de Beauvais puis à l’École Supérieure des Beaux-arts, Caen la mer, en 2010 où elle a obtenu un BFA. Elle a complété sa formation à la Phare Ponleu Selpak Art School de Battambang. Elle vit et travaille à Siem Reap, près d’Angkor.
Yim Maline évoque dans son travail ses souvenirs d’enfance ou travaille sur le procédé de transformation des émotions. Elle utilise le dessin et réalise des installations sculpturales, peut-être dans un processus de reconstruction personnelle. Le coté sombre de ses travaux a ainsi à voir avec le manque de liberté dans sa vie quotidienne. En 2013, en résidence pour 2 mois à Bose Pacia, à New York city, elle a notamment travaillé sur ces souvenirs difficiles de son enfance impactée par la guerre civile au Cambodge. 
'artiste est attirée par les formes organiques, images d’une nature à la fois fantasmée et menacée. Son travail est habité par le sentiment d’une cohabitation entre une nature puissante, attirante (les étranges plantes, souvent vertes, de ces dessins), célébrée par l’imagination et sa disparition même, expliquait la galerie Lee qui l'exposait au printemps 2017, à Paris.
En l'absence de figures de référence localement, Yim Maline a cherché son inspiration à l'étranger, elle s'est ainsi inspirée d'artistes comme Kiki Smith pour les monochromes, Pierre Soulages pour l'abstraction ou encore Anselm Keifer.
Yim Maline exposait avec un autre artiste cambodgien majeur, Svay Sareth, "Un foyer perdu et retrouvé", à la toute nouvelle galerie Batia Sarem, à Siem Reap, du 15 Décembre 2018 au 16 Mars 2019. Les deux artistes se concentraient sur le même sujet : celui du Foyer, menacé voire détruit, mais que l’on s’efforce de conserver, de protéger, de reconstruire. Yim Maline y présentait une nouvelle série de dessins intitulée 'Décompositions Colorées'. Le "Foyer" de Yim Maline, est un jardin rêvé, fantasmé mais aussi menacé.
Expositions
Yim Maline a déjà eu plusieurs expositions personnelles, citons les plus récentes : en 2019 « The Shadow of Change", Richard Koh Fine Art Gallery, Singapore 
BIO/EXPOS

Sopheap Pich

SOPHEAP PICH est considéré comme l’artiste cambodgien contemporain le plus connu au plan international. Il réalise des sculptures - entre abstraction et représentation - à partir de rotin et de bambou, utilisant une technique de tissage traditionnelle. Le 26 Novembre 2017, chez Christie's HK (Asian Contemporary Art), Sopheap Pich a vendu une oeuvre "Maroon Floor Relief" pour 20.825 USD.
Contact : http://sopheap-pich.com/
PROFIL DE L'ARTISTE
Sopheap Pich est né à Battambang au Cambodge en 1971. Fuyant le régime des khmers rouges, il part en 1984 s’installer avec sa famille aux Etats-Unis. Il a obtenu son BFA à l’University du Massachusetts à Amherst (1995), et son MFA à la School of the Art Institute of Chicago (1999). Il est rentré dans son pays natal en 2002. 
Sopheap Pich a démarré ses travaux artistiques avec la peinture. De retour au Cambodge en 2002, il a trouvé son medium dans la sculpture ; il a commencé à travailler avec des matériaux locaux comme le bambou, le rotin, les sacs de jute, la cire d’abeille et des pigments minéraux pour créer des sculptures inspirées par les formes végétales, les organes corporels et les structures abstraites géométriques. Son travail peut aussi faire allusion au régime répressif des khmers rouges comme dans ‘Morning glory’ - acquis par le Guggenheim Museum NY en 2011 - où l’artiste montre une plante courante devenue source importante d'alimentation pour une population souvent affamée. « En tant qu’artiste né au Cambodge, ayant vécu du temps des Khmers rouges et en tant que réfugié ensuite, il me parait évident que ces expériences se retrouvent dans mon travail », déclarait Sopheap Pich. Il ajoutait toutefois : « Les gens associent souvent mon travail aux souvenirs des Khmers rouges mais je réalise des oeuvres qui sont reliées à beaucoup de choses qu’elles soient connues ou inconnues. Mes sculptures ne peuvent aisément être mises dans des catégories ». Les sculptures de Sopheap Pich sont toute en subtilité, raffinées et en même temps émotionnelles. 
En Mars 2015, dans le cadre de Art Basel Hong Kong il présentait une nouvelle Série ‘Wall structures’, composées d'échafaudages, de grillages et d'oeuvres incluant pour la première fois des pierres sculptées.
Pour l'exposition "Expanses", à la Tyler Rollins Fine Art à New York en 2018, Sopheap Pich avait créé un nouveau groupe d'œuvres sur papier qui donnaient un sentiment de légèreté et d'expansion qui contrastaient avec la monumentalité de leur forme. Il poursuivait là la trajectoire tracée par ses dessins à la Biennale de Venise 2017, en développant des complexités de composition et une monumentalité d'échelle plus grandes. 
EXPOSITIONS
Le travail de Sopheap Pich a été montré dans de nombreuses expositions et biennales en Asie, Europe, Australie et aux Etats-Unis. En 2015, il participait à une exposition intitulée, ‘The Art of Our Time: Masterpieces from the Guggenheim Collections’ au Guggenheim Museum de Bilbao. En 2013, une exposition personnelle lui était consacrée au Metropolitan Museum of Art, NY, dans le cadre du Festival du Cambodge.
Parmi les dernières expositions personnelles de Sopheap Pich, citons : en 2020, "Les Déambulations artistiques / Art in the Park", Amabassade de France au Cambodge, Phnom Penh.
Sopheap Pich participait à l'exposition de groupe "Homo Faber: Craft in Contemporary Sculpture", organisée par l’Asia Cultural Center à Gwangju, Corée du Sud en 2020 ; en 2019 à l'Exposition collective "Sunshower: Contemporary Art from Southeast Asia 1980s to Now",  Kaohsiung Museum of Fine Arts and Mori Art Museum, Taiwan.
Sopheap Pich Expositions Biographie

Leang Seckon

LEANG SECKON compte parmi les artistes cambodgiens contemporains les plus connus. Il combine les récits anciens khmers avec les préoccupations actuelles du Cambodge comme le développement rapide du pays, les dégradations environnementales et son passé comme le régime brutal des Khmers rouges.
ACTUALITE

Exposition de Leang Seckon "Growing Wings" à la galerie Rossi & Rossi à Hong Kong, du 21 Mai au 9 Juillet 2022.
https://www.rossirossi.com/contemporary-exhibitions

PROFIL DE L'ARTISTE
Leang Seckon est né au début des années 70 dans la province de Prey Veng. Il est diplômé de la Royal University of Fine Arts, BA in Design (2002) et de la Royal University of Fine Arts, Bachelor Degree in Plastic Arts (1996).
Si Leang Seckon parle de pauvreté, de puissance, d’environnement, de spiritualité et de capitalisme dans son travail, c’est aussi un personnage extraverti qui chante et danse volontiers. Lors d’une exposition en  2013 à Singapour, il présentait une série - mélange de collages et peintures - inspirée par la mort du roi Norodom Sihanouk. Celle-ci fut critiquée par certains dans le monde de l’art pour être un hommage et non pas aussi critique que ses autres travaux. Mais pour Leang Seckon comme pour beaucoup de cambodgiens de son âge, la vie et la mort du monarque a marqué des chapitres importants de sa vie. D’ailleurs, précisait-il, il y a une grande demande d’impressions pour ces peintures. En 2014, à l’Asia House, à Londres, l’artiste présentait des peintures, collages et vidéos qui concentraient ses expériences et souvenirs de la période des Khmers rouges et de la guerre civile qui s’en est suivie. Il utilisait pour sa démonstration et ses illustrations des textes sacrés et légendes bouddhistes. Dans son oeuvre “the elephant and the pond of blood” (2013), il se réfèrait aussi à un verset bouddhiste bien connu des Cambodgiens : l'éléphant est décoré de fleurs pour ressembler à un éléphant royal, les passagers sont un tigre et un chien, ils représentent des gens stupides qui tuent des millions d'autres gens. Le sang coule dans le champ où marchent les éléphants.
Le titre de son exposition à la galerie Rossi & Rossi en Septembre 2017, "Head and Body Unite", faisait référence aux récents rapatriements d'anciennes statues en pierre au Cambodge, et sert de métaphore unificatrice pour le salut du Cambodge après les guerres et les Khmers Rouges. "Dead and Reborn Again" (2016) représente une sculpture du dieu Harihara du septième siècle, dont la tête a été rapatriée de France en janvier 2016 pour être réunie avec le corps. Sa peinture « Tonlé Sap River Circulates and Reverses Flow (2017), de trois mètres et demi de haut, rassemble les influences de l'artiste. En haut à gauche, un pavillon royal, des temples d'Angkor. En bas des politiciens des années 1960, le roi Sihanouk, Chariamn Mao, le général de Gaulle et Jacqueline Kennedy. À droite, on y voit un vaste paysage, au sein duquel se trouvent des récits sur la résilience du peuple cambodgien capable de lutter contre le courant.
La galerie Rossi & Rossi à Hong Kong présentait du 21 Mai au 9 Juillet 2022 "Growing Wings" de Leang Seckon qui concentre les changements marquants survenus au Cambodge, dans des compositions mêlées de mythes du folklore khmer. Des symboles des médias sociaux apparaissent aussi fréquemment dans ses tableaux, ainsi que l'indispensable logo Wi-Fi, ou plutôt, comme le dit l'artiste, le "dieu Wi-Fi". C'était la 4ème exposition de l'artiste dans la galerie.
EXPOSITIONS
BIO/EXPOS
Email: leang.seckon@gmail.com

Sera

Ing PhouSéra, plus connu sous le nom de SERA est un artiste franco-cambodgien contemporain. Il trouve son expression aussi bien dans la sculpture, le dessin, la peinture, la gravure et les romans graphiques. L’artiste a été meurtri par le génocide cambodgien qui occupe une large partie de son travail. Son histoire est en effet intrinsèquement liée à celle du Cambodge.
https://www.facebook.com/profile.php?id=100063572770414
PROFIL DE 'ARTISTE
Séra est né à Phnom Penh en 1961. Quand les Khmers rouges ont envahi Phnom Penh le 17 Avril 1975, avec sa mère, française, ils ont trouvé refuge à l'ambassade de France et furent autorisés à quitter le pays, vers la France. Son père sera tué par les Khmers rouges.
Séra est diplômé d’un Master et d'un DEA en Arts et Sciences de l’Art, option Arts plastiques, de Paris Panthéon-Sorbonne (1985-1987). Il est actuellement chargé de cours de bandes dessinées à la Sorbonne depuis 1989, il est aussi chargé de cours de narration visuelle (pratique du story-board) au CNED-Institut de Vanves depuis 1997. Il est par ailleurs directeur pédagogique de l’école Phare Ponleu Selpak à Battambang, au Cambodge depuis 2012. Depuis 1999 il dirige en outre les Ateliers de la mémoire au Centre de ressources audiovisuelle Bophana.
De la bande dessinée à la sculpture en passant par la peinture, Séra est un artiste de la mémoire. Dans nombre de ses bandes dessinées, il parle de la prise de Phnom Penh, de la fuite, de la peur, de ses interrogations et de son histoire comme dans  «Impasse et rouge’ (1995), ‘L’eau et la Terre’ (2005), ou Lendemains de cendres (2007). De même dans son roman graphique ‘Bitter Cucumbers’(2015), il  raconte encore la prise du Cambodge par les Khmers.
Pour la date anniversaire des 40 ans de la chute de Phnom Penh en Avril 2015, Séra a voulu rendre hommage aux victimes. 7 bronzes monumentaux, intitulés « Pour ceux qui ne sont plus là », étaient ainsi exposés devant l’ambassade de France à Phnom Penh. Parlant de ces sculptures, Séra explique que leur mutilation montre les tentatives par les Khmers rouges de briser des êtres humains et leur identités. En Octobre 2016, “Séra” exposait à l’Institut Français de Phnom Penh ses dessins, recherches et sculptures en préparation d'un mémorial consacré au génocide au Cambodge. Un documentaire réalisé par Adrien Genoudet, intitulé "Waxing Moon" qui retrace le combat de l'artiste pour la création de ce mémorial était projeté à l'Institut Français les 8 et 22 Avril 2017.
Le 19 Septembre 2018, Séra publiait un nouveau roman graphique intitulé « Concombres amers. Les racines d’une tragédie. Cambodge 1967-1975 » (préfacé par Tardi) (Editions Marabout). Ce récit raconte, depuis les années 60, la montée tragique qui va conduire au génocide Khmer, depuis la fuite du prince Sihanouk en 1969 jusqu’à la prise de Phnom Penh le 17 avril 1975.
Mais Séra réalise aussi des peintures et dessins de grands formats. Si la trame de ses créations demeure ces souffrances endurées par « son pays », ses œuvres peuvent se lire librement, autrement. Ses œuvres, très graphiques, sont aussi un mélange de l’influence des deux pays de l'artiste, le Cambodge et la France.
EXPOSITIONS
Dernière exposition de Séra : Terre de Mémoire - Bandes Dessinées, au Musée Quesnel-Morinière, à Coutances, France, en Octobre 2021.
BIO/EXPOS

Sway Sareth

 

SWAY SARETH. La Richard Koh Fine Art (RKFA) présentait du 1er au 23 Avril 2022 à Singapour, « Wings of Throne » de l’artiste cambodgien Svay Sareth. Il s’agit de huit paires de sculptures colorées en forme d’ailes de dragon camouflage, en coton, kapok et nylon. On raconte que le monarque au pouvoir actuel est souvent soutenu par des ailes permettant à un dragon de voler à travers l’histoire du Cambodge, s’étendant sur quarante-cinq ans. À partir d'éléments de satire accompagnés de ses choix de matériaux, l'artiste présente le dilemme et le diorama d'un rêve de liberté artistique d'après-guerre.
Svay Sareth est un artiste cambodgien contemporain, né en 1972 à Battambang. Il étudie au travers de son travail les liens entre le Cambodge passé, présent et futur. Il a développé son intérêt pour l’art quand il était dans un camp de réfugié en Thailande. Il a poursuivi ensuite ses études en France. Svay Sareth utilise l’art comme une forme de catharsis, un moyen de réflexion et ce afin de trouver de l’espoir. Il utilise différents médias qui vont de la sculpture aux installations. Il emploie coton, bois ou métal.
http://rkfineart.com/exhibition/svay-sareth-wings-of-throne/SWAY SARETH

   LAOS 

Marisa Darasavath

MARISA DARASAWATH est considérée comme un(e) des artistes majeurs du Laos.
https://www.facebook.com/marisa.darasavath/about
PROFIL DE L'ARTISTE
Marisa Darasawath est née en 1972 et a grandi à Vientiane. Elle est diplômée du Laos’s National Institute of Fine Arts (2008). 
Marisa Darasavath a toujours été passionnée d’art, y compris de bandes dessinées japonaises et de dessin. Elle réalise de grandes peintures colorées, montrant des femmes laotiennes à leurs tâches quotidiennes comme le grattage des noix de coco et le tissage comme on peut le voir dans sa Untitled Series,bréalisée en 2013. Elle a été découverte par hasard par Michael Chan – qui possède la M Gallery à Vientiane et à Singapour - lors d’un voyage au Laos pour approfondir l’art contemporain, en 2007. Il la fera exposer à Singapour et au Laos. « Si vous voyez son travail sur Internet ou dans des livres, ses peintures paraissent sans relief », déclarait Ms. Heuangsoukkhoun, un des commissaires de la Biennale de Singapour en 2013, « mais si vous voyez les œuvres elles-mêmes, vous voyez qu’elle a sa propre imagination sur le monde et les personnes qui l’entourent. En effet, à la différence de la plupart des autres pays de l’Asie du Sud Est, les facteurs politiques et sociaux n’ont pas joué un rôle majeur au Laos. « Il y a toujours un sens très fort de self-control », expliquait M. Khairuddin Hori, directeur au Palais de Tokyo. C’est la raison pour laquelle l’art est complètement traditionnel.
EXPOSITIONS
Expositions personnelles de Marisa Darasavath : 2019 “IDYLLIC-Laos in Colour”, National Institute of Fine Arts, Vientiane, Laos. En Juillet 2010, la M Gallery avait déjà organisé à Vientiane une exposition personnelle de Marisa Darasavath, intitulée 'Bond', dans laquelle elle proposait une série de travaux uniques et quelque peu provocateurs qui combinaient techniques occidentales et traditionnelles et montrait des moines, femmes, mères et enfants dans des postures enchevêtrées et dans des couleurs très fortes. Marisa Darasavath concentre toute son oeuvre sur la figure fémininine. 'Bond' parlait d'amour et faisait ressortir l'émotivité toute intérieure de cette artiste timide.
En Avril 2015, elle était la seule artiste laotienne représentée dans l’exposition organisée par Musée d’art contemporain de Lyon, en collaboration avec le National Heritage Board of Singapore, consacrée à l’art d’Asie du Sud Est, « Open Sea », jusqu’au 12 Juillet.
Elle a fait l'objet d'un article élogieux dans le New York Times du 16 Mars 2015.
En 2013, Marisa Darasavath participait à la Singapore Biennale.
Des oeuvres de Marisa Darasavath font partie de la collection d''art du World Bank Group (Washington).

Mick Saylom

MICK SAYLOM est un artiste contemporain, parmi les plus reconnus au Laos.
https://www.facebook.com/mick.saylom
Mick saylom Lao Contemporary Arts ສິນລະປະລາວຮ່ວມສະໄໝ | Facebook
PROFIL DE L'ARTISTE
Mick Saylom est né en 1977 à Huoaphan au Laos. Il est diplômé du National Institute of Fine Arts (NIFA) de Vientiane.
Mick Saylom est à la fois peintre et enseignant en arts plastiques. Il trouve son inspiration dans un certain désenchantement social, la solitude existentielle et urbaine, la vie quotidienne des gens. C’est un artiste polyvalent qui s’essaie à toutes les techniques et influences. Il a par exemple réalisé des oeuvres inspirées par la peinture indonésienne comme des illustrations, influencé par l’imagerie publicitaire, ou des peintures murales dans les temples illustrant la vie du Bouddha. Dans sa série « Eat Man Eat », il montre le simple fait de manger pour faire valoir ses inquiétudes à propos du consumérisme et des habitudes de consommation.
« Singulier, est le parcours de cet artiste qui a quelque peu voyagé hors de son pays et qui cherche de toute évidence à vivre de son art, un art qui prend place au milieu de sources multiples et parfois antagonistes, entre une réelle expression autochtone et un pastiche », commentait en 2014 Michèle-Baj Strobel dans le cadre d’un article consacré à la création contemporaine au Laos.  http://aica-sc.net/2014/07/28/creation-contemporaine-au-laos-en-son-contexte/
EXPOSITIONS
Mick Saylom a participé à de grandes expositions, ateliers, séminaires. Parmi ses dernières expositions personnelles, citons : en 2015 ‘The stroke of a pen’, Maison de la Culture de Ban Naxay, Laos ;  en  2014, Maison de la culture de Ban Naxay ; en 2011 ‘In between the Lines »  M Gallery, Singapour, « Voices », M Gallery Singapour. L’artiste a aussi participé à des expositions collectives à Singapour : en 2013 « Allure », M Gallery ; en 2012 ‘Crosswinds » M Gallery.
L’artiste est exposé en permanence à la M Gallery à Vientiane. 
Il a aussi été en résidence à Bali, Indonésie, en 2007 et trois mois en résidence à Singapour en 2011.
En 2018, Mick Saylom participait à l'exposition collective 'Maskgroup of Artists', National Institute of Fine Arts, Vientiane.
Les œuvres de Mick Saylom font partie de collections nationales et internationales, qu’elles soient publiques et privées, et parmi elles la National Art Gallery, de Singapour.

Sivilay Souvannasing

SIVILAY SOUVANNASING fait partie des principaux artistes contemporains laotiens.
https://www.facebook.com/sivilay.souvannasing
PROFIL DE L'ARTISTE
Sivilay Souvannasing est né en 1983 à Savannakhet au Laos. Il est diplômé du National Institute of Fine Arts de Vientiane.
Sivilay Souvannasing, né dans un environnement agricole du Sud du Laos, s'est tout d'abord inspiré de son environnement naturel, les champs de riz. Devenu un urbain, et ayant voyagé à l’étranger pour des expositions ou des stages en résidence, il a alors saisi le contraste entre ce qu’il a vécu et son présent. Il est ainsi resté 8 semaines en résidence à la M Gallery à Singapour, ce qui l'a conduit à présenter en 2012 l'exposition intitulée "Emotions", dans laquelle il faisait valoir ses inquiétudes concernant l'urbanisation et la destruction de l'environnement naturel. Dans l'exposition 'Currents – A moving landscape', en 2016, Sivilay Souvannasing témoignait d'un style plus introspectif, développant un nouveau language pour exprimer son combat permanent contre la dégradation des conditions urbaines et montrer la fragilité de leur coexistence avec la nature. Pour cette série, il a créé des paysages abstraits dans lesquels circule un réel courant d'énergie. Au début de sa carrière, Sivilay Souvannasing avait ainsi été influencé par le style de May Chandavong and Picasso. 
L'artiste peint aussi l’ethnie Hmong (vivant au Laos), montrant les personnes dans leur vie quotidienne, en train de marcher et danser. Ses peintures sont faites de coups de pinceaux appuyés, dans des couleurs fortes et brillantes. 
https://www.facebook.com/Toulelamagiedelart/posts/sivilay-souvannasingartiste-et-peintre-laotien-laotian-artist-and-painterhttpsww/1237944659729634/
EXPOSITIONS
Les œuvres de Sivilay Souvannasing sont largement exposées au Laos, Thailande et Singapour ; elles font par ailleurs partie de collections privées et institutionnelles au plan international, parmi celles-ci la National Art Gallery (Singapour).
Il est représenté par la M Gallery de Vientiane et Singapour.
Parmi ses expositions personnelles récentes citons : en 2016  'Currents – A moving landscape'  by Sivilay Souvannasing at the EY Gallery, Singapour ; en 2012 'Emotions', M Gallery Singapour ; en 2010 'Layered brilliance'M Gallery Singapour.
L'artiste a aussi participé à plusieurs expositions collectives dont les plus récentes : en 2018 'Maskgroup of Artists', National Institute of Fine Arts, Vientiane ; en 2015 'Art of Asean – Our exhibition', Bank Negara Malaysia Museum and Art Gallery, Kuala Lumpur ; Art exhibition at National Institute of Fine Arts, Vientiane ; en 2014 'Mosaic: A Lao art collective', M Gallery Vientiane, 'We are Lao: Contemporary art in Lao Today', Art Trove in collaboration with M Gallery Singapour ; 'A joint exhibition by Lao and Thai artists, National Institute of Fine Arts, Vientiane ; 2013 Motives and movements, organized by Embassy of the Republic of Philippines at M Gallery, Vientiane, A traveling group exhibition by Lao and Vietnamese artists held in Hanoi and Vientiane ; 2012 'The lure of Mekong', M Gallery Singapore, Asean art exhibition, Thailand.

 MALAISIE 

Ahmad Zakii Anwar 

AHMAD ZAKII ANWAR aussi connu comme "Zakii", est un des artistes malaisiens contemporains les plus connus au plan international. Depuis 2006, le prix de ses œuvres a été multipliés par 100. “Red Legong” (2004) de Ahmad Zakii Anwar s’est vendu RM100,800 (24,314.289 Us$) chez Henry Butcher’s Art Auctioneers (HBAA) en Février 2021.
PROFIL DE L'ARTISTE
Ahmad Zakii Anwar est né en 1955. Il est un des premiers de sa génération à être sorti de l’Ecole d’Art et de Design du MARA Institute of Technology de Malaisie. Il a commencé à travailler comme designer, puis dans la publicité où il a produit quelques unes des créations publicitaires les plus engagées à l’époque. A partir de là, il s’est affirmé dans le domaine des beaux arts.
Le travail d’Ahmad Zakii Anwar est facilement reconnaissable à ses portraits très graphiques réalistes pour lesquels il utilise à la fois le fusain et la peinture à l’huile. Ses premiers travaux faisaient référence à des masques traditionnels mais plus récemment il a réalisé des nus masculins qui combinent force et introspection. "It's painting the body from the inside out," déclare l’artiste. Ahmad Zakii Anwar a aussi rompu avec le courant artistique majeur en Malaisie en quittant Kuala Lumpur à l’âge de 32 ans pour retourner dans les collines où il a grandi, à Johor Bahru. 
Dans sa dernière exposition "Lust for Life", à New York, à la Sapar Gallery, en Septembre-Octobre 2019, Ahmad Zakii Anwar présentait ses Serie de corps, en même temps que de nouvelles natures mortes - des fruits et légumes - revisitées avec talent par l'artiste.
Ahmad Zakii Anwar est aussi un activiste dans le domaine social au sein de la communauté artistique. En 1994, il a fondé Life Zone, qui était parmi les premiers lieux d’accueil pour les malades du SIDA. L’activisme est une tradition familiale, le père d’Ahmad Zakii Anwar , Haji Anwar bin Abdul Malik, en effet était un éminent politicien.
EXPOSITIONS
Ahmad Zakii Anwar est reconnu dans toute l’Asie du Sud- Est mais aussi aux Etats-Unis, Japon, Allemagne et Australie. Son travail est très recherché des collectionneurs, galeries et espaces artistiques dans la région.
Depuis 2000, Ahmad Zakii Anwar a fait l’objet de nombreuses expositions personnelles. Citons parmi les plus récentes : 2019 "Ahmad Zakii Anwar: Lust for Life", Sapar Contemporary, New York.
Ahmad Zakii Anwar est représenté et exposé par Baik Art à Los Angeles, Usa. La dernière exposition d’Ahmad Zakii Anwar à Baik Art était « FIVE », du 21 juin 2019 au 09 août 2019. 
BIO/EXPOS

Awang Damit Ahmad

AWANG DAMIT AHMAD est un peintre de l’abstraction. Il est un des artistes contemporains les plus reconnus en Malaisie. Avec des ventes de 239 209 $, il se situait au 452ème rang du classement Artprice (produits des ventes) du marché de l'art dans le monde en 2016/2017. 
De nombreux travaux de l’artiste se sont vendus chez Sotheby’s Hong Kong 'Modern and Contemporary Southeast Asian Paintings' dont Garis Mega (Raga Series) (2008) pour 77 352 $ et Perjalanan Utara: Kinkir Pun Mula Sepi  (a journey to the North : even the beginning of all things start with silence) (2010) de la série Iraga pour 437,500 HKD, en 2014. Son oeuvre 'Alun Alun Kemarista' (2000) s’est vendue chez Christies Hong Kong pour 22 670 $ en 2014. Le 12 Novembre 2017, une oeuvre abstraite de l'artiste (1988) s'est vendue pour 110 000 RM (26 568 $) au Malysia and South East Asian Art Auction à la galerie Prima NSTP.  
PROFIL DE L'ARTISTE
Awang Damit Ahmad est né à Kuala Penyu, Sabah, Malaisie, en 1956. Formé à la technologie, il a d’abord travaillé chez Telekom Malaysia. Puis en 1979 il rejoint l’Universiti Teknologi MARA (UiTM) où il étudie à l’Ecole d’Art et de Design dont il est diplômé (1983). Il a poursuivi ses études à la Catholic University of America à Washington D.C où il a obtenu son MFA (1990). Il est revenu en Malaisie en 1999 et en 2000 il était nommé professeur associé à l’ UiTM après y avoir occupé le poste de Responsable du Département des Beaux Arts. Il vit actuellement à Sijangkang, Teluk Panglima Garang.
Awang Damit Ahmad a commencé à peindre dès 1975, il a réalisé ses premières séries au cours de ces 10 premières années. Son expérience de la pauvreté et du travail de son père, pêcheur et agriculteur, sont ses inspirations majeures. La couleur gris reste la plus sacrée et la plus importante car elle représente un message d’espoir. L’artiste mélange couleurs (acrylique ou huile) et matériaux comme le sable pour donner à sa peinture une apparence d’épaisseur.
Pendant ses études aux Etats-Unis, Awang Damit Ahmad a rejoint des collectifs artistiques comme l’Arlington Art Group et le Capitol Hill. Le professeur expressionniste abstrait Tom Nakashima aura sur lui une grande influence. De retour en Malaisie, il a réalisé ces séries très appréciées Marista (2002) et Iraga (2011).
L’une de ses peintures 'Nyanyian Petani Gunung' a obtenu le 1991 Salon Malaysia Award – une des plus prestigieuses récompenses en Malaisie. La Galerie Petronas - établie en 1993 par l'entreprise multinationale malaisienne Petronas à Kuala Lumpur pour promouvoir l'art et la culture - a acheté quelques unes de ses œuvres dont celle citée plus haut.
Pour ses derniers travaux à la Galeri Prima en mars 2021, Awang Damit Ahmad s’est inspiré de la franchise médiatique de science-fiction militaire japonaise, Gundam. Sa 10e exposition personnelle intitulée « De Payarama à Garismega: 2013-2020 » présentait principalement des œuvres qui juxtaposaient les formes schématiques et géométriques de ces personnages d’anime robots avec des décors naturels. Sur les 57 peintures de l’exposition, 46 d’entre elles relèvent de la catégorie « Garismega » inspirée de l’art de la science-fiction japonaise.
EXPOSITIONS.
Les plus récentes exposition personnelles  de l'artiste : 2021 "From Payarama to Garismega: 2013-2020", Galeri Prima, Balai Berita Bangsar, Malaisie (10ème exposition de l'artiste dans la galerie) ; 2017, Garis Mega... Art Stage Singapore ; 2014 ‘Dari Iraga Ke Payarama’(2003-2014), Segaris Art Center, Kuala Lumpur. Une exposition personnelle consacrée à l’artiste à la National Art Gallery of Malaysia en 2002 "Alun-alun Ke Marista", rassemblait 70 peintures à l’huile réalisées entre 1996 et 2002.

Wong Hoy Cheong

WONG HOY CHEONG est l’artiste malaisien contemporain le plus connu au plan international. C’est un artiste conceptuel qui travaille le dessin, la photographie, la peinture, la vidéo, les performances et les films.
Wong Hoy Cheong est représenté par Eslite Gallery, Taipei, Taiwan.
PROFIL DE L'ARTISTE
Wong Hoy Cheong est né à Penang en 1960. Il a fait ses études aux Etats-Unis à l’Université du Massachusetts, Amherst, où il a obtenu un Master of Fine Arts (MFA) (peinture) (1986). Il a aussi été honoré par le Rockefeller Foundation Bellagio Creative Fellowship en 2011. Il vit et travaille à Kuala Lumpur.
Wong Hoy Cheong a commencé avec une présentation multimédia en 1989, intitulée ‘Sook Ching (Purge), qui incluait une chorégraphie de danse. Il s’est ensuite lancé dans la technologie digitale : vidéo, photographie et installations. Pendant les années 90, il s’est intéressé aux ramifications de la migration humaine, aux questions de race et de colonisation.
Wong Hoy Cheong s’interroge sur toutes les formes de colonisations et d’impérialismes, sur la domination et la soumission. Son film Doghole (2010) – acheté par le Guggenheim Museum - explore l’occupation japonaise de la Malaisie pré-indépendante durant la deuxième guerre mondiale et après. Après avoir peint The Discreet Charm of the Bourgeoisie’ en 1991, se moquant du maniérisme des nouveaux riches, Wong Hoy Cheong s'était alors tourné vers un nouveau média et il a alors réalisé des grandes toiles au fusain, collage sur papier et photocopytransfer (Migrants & Rubber Trees). En 2009 ‘Days of our lives’ comprenait une série de 6 photographies explorant l’identité européenne de nos jours. Dans ces images, l’artiste a utilisé des scènes de la vie quotidienne de peintures françaises du Musée des Beaux Arts de Lyon, pour dépeindre des populations de migrants des anciennes colonies anglaises : nigériens musulmans, turcs et birmans. Adaptant des images populaires de la mère et l’enfant – comme par exemple dans ‘la lecture’ de Fantin Latour (1877) - Wong Hoy Cheong montre le changement apparent dans la vie ordinaire en Europe tout en faisant ressortir les histoires culturelles obscures de communautés marginalisées ailleurs dans le monde.
Parmi les travaux récents de Wong Hoy Cheong, montré dans l’exposition organisée par la Gallery Eslite à Art Basel HK en 2018, était "UnCover" (2015), commandé à l'origine par la Biennale industrielle de l'Oural. Son installation se référait à la relation entre espace et hiérarchisation. En choisissant les plaques d’égouts à des endroits actifs politiquement, il utilise des photographies et des frottements de cire pour représenter les images sous et au-dessus des plaques d’évacuation,révélant des mondes parallèles qui se réfèrent mutuellement.
Expositions
BIO/OEUVRE/EXPOS
https://www.guggenheim.org/artwork/artist/wong-hoy-cheong (EN)
https://artfacts.net/artist/wong-hoy-cheong/21721/biography

 

  MYANMAR

Aung Ko

AUNG KO est un artiste peintre contemporain birman. Outre la peinture, il réalise des installations. Son travail est surtout basé sur « l’art communautaire ». Il a ainsi fondé en 2006 le « Thu Ye Dan Art Project », un centre de création pour améliorer les conditions de vie des habitants de son village natal où il a déjà su attirer de nombreux artistes, parmi les plus connus de Birmanie.
PROFIL DE L'ARTISTE
Aung Ko est né à Htone Boo en 1980. Il a étudié la peinture à l’University of Culture de Yangon dont il est diplômé (2002). Il vit et travaille à Yangon.
Aung Ko est considéré comme l'un des pionniers de la performance et de l'art expérimental en Birmanie, travaillant sur la critique sociale et politique à travers une diversité de styles et les médias. 
Les thèmes de prédilection de Aung Ko sont ses mémoires d’enfant et la culture rurale de son village, Thuye’dan, situé dans le nord du Myanmar au centre duquel coule la rivière Irrawaddy, une expérience unique pour lui. Pour ses installations il utilise des matériaux qu’il transforme, réutilise, réarrange, associant souvent plusieurs médiums. Parmi ceux-ci, bois, bambous, filets de pêche, etc., ce qui rend les œuvres accessibles aux villageois. Il a séjourné 8 mois en France, à Paris pour préparer l’exposition « L’archipel secret » au Palais de Tokyo, en 2015.
De 2008 à 2011, l'artiste a réalisé une série de photographies prises au fil des saisons, des jours et des années autour de son village, capturant la vie quotidienne et les rituels du peuple birman.
En 2013, il a réalisé "Onward", une magnifique installation composée d’un pousse-pousse et de cinq statues humaines en fibre de verre dorée ; il s’agit d’une réflexion sur les progrès hésitants des réformes économiques au Myanmar. L'artiste veut montrer que dans la difficulté, les gens au moins, sont des « Ko Shwe » – des frères dorés – qui se reconnaissent et ont une certaine solidarité. Ces hommes sont très beaux avec leur peau dorée mais ils sont nus aussi, une exposition peu tolérée dans la société birmane. Il a aussi réalisé des sculptures de lui-même, à différentes périodes de sa vie :  corps nu, recouvert d’or, soit détendu ou dans une attitude agressive.
En 2015, il a réalisé de petites sculptures en bois colorées intégrées à un arbre, une oeuvre intitulée "Padauk Tree", Vent des Forêts, en collaboration avec un artisan sculpteur, Jean Bergeron. En 2016, il présentait lors d'une exposition personnelle à la galerie d'art Pansuriya, à Yangon, 35 peintures acryliques consacrées à la rivière Ayarwady.
Du 23 Septembre au 28 Octobre 2022, la Primo Marella Gallery à Lugano présentait  Aung Ko - I am Ko Shwe”. L'artiste expliquait : "la couleur "or" représente l'identité de notre peuple. Notre pays est connu par certains comme "le Pays de l'Or". Ceux qui ont visité notre pays savent que les édifices religieux et les pagodes sont dorés à l'or fin. Mais le pays est pauvre et ses habitants le sont aussi. De plus, les personnes originaires du Myanmar qui travaillent à l'étranger s'adressent les uns aux autres en disant "Ko Shwe", ce qui signifie "M. Gold". C'est aussi un mot de passe entre eux pour se reconnaître à l'étranger. Il se trouve donc que j'utilise la couleur or pour créer mes œuvres d'art".
https://www.primomarellagallery.com/en/exhibitions/114/aung-ko-i-am-ko-shwe/

EXPOSITIONS
Aung Ko a eu sa première exposition personnelle à Yangon en 2004 : ‘Aung Ko’s Art Work Solo Show’, Azada Gallery, Yangon. Parmi ses expositions personnelles, citons : en 2022 "I am Ko Shwe"  Primo Marella Gallery ; en 2019 "Behind the Frame", South Asian Art Gallery, Chelmsford, Usa MA ; en 2016 Aung Ko "Shimmering Ayarwady", Pansuriya, Art gallery, Yangon ; en 2013 Solo Exhibition, River Gallery, Strand Hotel, Yangon ; en 2011 The Organizer of Thu Ye Dan Event, Village Art Project, 2nd Solo Show, Aung Ko’s Village par Aung Ko (Myanmar), Esplanade Presents Visual Arts, (Visual Art Space). 
L’artiste a aussi fait l’objet d’expositions personnelles à l’étranger comme : en 2022 "Diary", 'A2Z Art Gallery Paris ; 
en 2015 ‘Tales of my Village’, Fukuoka Asian Art Museum, Japon ; en 2014 Afterimage, Galleria Civica di Trento, Trento, Italie; en 2013Breakfast with my Enemy’, Primo Marella Gallery, Milan, Italie.
Aung Ko exposait avec l'artiste birman Nge Lay à la Gallery Children’s Biennale 2019 : Embracing Wonder, The Other Wall, du 25 Mai au 29 Décembre 2019 à la National Gallery of Singapore. L'exposition présentait des jouets en bois birmans traditionnels, des gravures sur bois et autres objets, dans l'objectif de partager les histoires du folklore du Myanmar. 
Aung Ko participe ainsi à des expositions collectives : en 2022 Asia Now Paris ; "S.E.A. Calling", Primo Marella Gallery, Milan, Italie ; en 2017 'Artist Beyond Boundaries', The American Center, Yangon ; en 2016 'Beyond the Source', PUN+Project, Gothe Villa, Yangon, Myanmar ; 10/10 Anniversary Exhibitions, River Gallery, Yangon ; en 2015 « Open sea », une exposition consacrée à la scène artistique contemporaine de l’Asie du Sud-Est, au MAC de Lyon, « L’Archipel secret », exposition explorant l’Asie du Sud-Est à partir de Singapour, au Palais de Tokyo à Paris (Mars-Mai 2015), Art Stage Singapour en 2014, Deep Sea, Group Show, Guggenheim, Italie en 2013, "Riverscapes IN FLUX" Goethe Institue, Hanoi, en 2012 Blue Frogs, Group Art Exhibition, Dagaung Ar
t Gallery, Yangon.

Aung Myint

AUNG MYINT est un artiste considéré comme un pionnier en art expérimental au Myanmar et aussi un des artistes birmans contemporains les plus célèbres.
https://www.facebook.com/Aung-Myint-164446083646965/
PROFIL DE L'ARTISTE
Aung Myint est né en 1946 à Yangon où il vit. L’artiste est diplômé de la Rangoon Arts and Science University (Psychologie)) (1968). En tant qu'artiste, il s’est fait lui-même, ses premiers travaux étaient au début semi-abstraits dans le style cubiste, faits à partir de matériaux obtenus auprès de l’ambassade britannique ou américaine. En 1989, il était un des membres fondateurs de l’Inya Gallery qui offre un espace aux artistes pour s’exprimer et partager des idées ; il s’est alors détaché du romantisme traditionnel pour traiter plutôt de sujets sociaux en utilisant une pratique artistique multidisciplinaire incluant performances et installations. L’artiste est engagé depuis des décennies.
SON OEUVRE
Aung Myint est surtout connu pour ses peintures abstraites et sa palette de couleurs - noir, blanc et rouge - qui sont sa signature. A partir des années 90 son style toutefois a évolué avec l’usage de larges coups de pinceaux pour créer comme des éclaboussures ou des gouttes de peinture qui évoque beaucoup le travail de Jackson Pollock. Il a aussi été inspiré par d’autres peintres de l’American New York School de la période d’après la guerre comme de Kooning pour ses visages torturés. Il a réalisé une série photographique ‘Self Portrait’ toujours dans les années 90. Puis il est retourné vers la peinture birmane pour puiser son inspiration. Dans une Série intitulée 'World Series: Five Continents Tattered' en 2010, il remplit le bas d’une peinture avec des images du cri d’Edward Munch comme les effigies du Bouddha peuvent apparaître sur les temples de Bagan. 
Au fil des années, il a aussi développé son propre langage, incorporant la ligne associée à l’écriture et à l’art sacré birmans, pour réaliser des peintures non figuratives. Ses dessins monochromatiques de la mère et de l’enfant trouvent leurs racines dans le sentiment de perte et d’abandon ressenti après le décès de sa mère quand l’artiste était enfant. Le thème de la mère et l’enfant est récurrent chez lui. Aung Myint a été le premier artiste birman à se voir décerner l’ASEAN Art Awards, à Bali, en 2002, par le jury du Philip Morris Group avec 9 peintures de sa Series « Mother and Child », dont les formes peuvent plus ou moins rappeler la Piéta.
Lors de son exposition à la TS.1 Gallery à Rangoon intitulée ’14 A.M.', Aung Myint présentait sa Series de 18 peintures appelées ‘Faces’, terminées en 2013 et 2014 dans lesquelles il propose une réflexion sur le traumatisme d’une population qui change en s’ouvrant sur le monde pour la première fois depuis des décennies.
Dans son exposition en 2017 à la Myanm/art gallery à Yangon  intitulée « Expedition », Aung Myint expérimentait couleurs et textures. 
Expositions
BIO/EXPOS

HTEIN LIN

HTEIN LIN est un artiste contemporain birman très reconnu dans son pays et à l’étranger. Il réalise peinture, vidéo, installations et performances. Il a été également acteur.
http://www.hteinlin.com/
PROFIL DE L'ARTISTE
L’artiste Htein Lin est né à Ingapu, Ayeyarwady Division, en 1966. Il a fait des études de droit : il est diplômé de l’Université de Yangon (Bachelor of Laws,1995). Il est revenu en Birmanie en Juillet 2013 après avoir vécu à Londres de 2006 à 2013. Htein Lin a en effet été arrêté en 1998, accusé d’opposition au régime, il est resté emprisonné de 1998 à 2004. Il vit et travaille à Yangon.

L’inspiration majeure de Htein Lin est le bouddhisme dont il incorpore les thèmes, les histoires et la philosophie dans son art. Son retour au Myanmar a eu un impact sur son travail qui l’a conduit à une reconnexion avec la communauté. Sa créativité est en effet basée sur la communauté et les collaborations.
Deux expositions personnelles avaient déjà été consacrées à Htein Lin en 1996 and 1997. Il a été pionnier dans l’art de la performance au Myanmar dès 1996, qu’il a poursuivi auprès des prisonniers. Beaucoup de ses performances ont ainsi pour but de sensibiliser à la situation politique en Birmanie. Au cours de la période 2006-2011, l’artiste a performé au Royaume-Uni et en Thaïlande, à la Bibliothèque des Congrès (2009), aux festivals et événements en Finlande, en France, aux Philippines, au Japon, en Malaisie et au Bangladesh.
"Show of hands", est un projet pour lequel Htein Lin a travaillé avec plus de 400 anciens prisonniers politiques afin de faire un plâtre de leurs mains et de leurs bras et raconter leurs expériences.
Htein Lin s’inspire aussi de son expérience personnelle, sa famille et ses amis. Deux œuvres rendent ainsi hommage à ses parents : Monument to My Mother (2015) and Monument to My Father (2015-16). Son père est décédé en 2001 pendant sa détention.
Les objets traditionnels sont présents dans le travail de Htein Lin pour témoigner de ce qui a été abandonné avec l’arrivée de la société de consommation et ses nouvelles habitudes.
EXPOSITIONS
Depuis 2007, Htein Lin a eu plusieurs expositions personnelles : 2022 Another Spring", Richard Koh Fine Art (RKFA), Singapour ;  2019 Htein Lin: A Show of Hands, Albright-Knox Art Gallery, Buffalo, NT State ; 2017 ‘Htein Lin: Recovering the Past’, Yavuz Gallery, Singapore ; 2016 ‘Picking up the Pieces, Goethe-Institut’, Yangon, Myanmar, ‘Sign of the Times’, River Gallery, Yangon ; 2015 ‘The Storyteller’, curated by Nathalie Johnston, Goethe-Institut, Yangon, ‘Happyland’, Tasneem Gallery, Barcelona, Espagne ; 2014 ‘Beyond the Itch’, River Gallery, Yangon ; 2011 ‘Htein Lin’, North Wall Arts Centre, Oxford, UK ; 2009 ‘Missing Asia, Observing Europe’, Tasneem Gallery, Barcelona, Spain ; 2008 ‘The Cell’, Karin Weber Gallery, Hong Kong, ‘Out of Burma’, Quest Gallery, Bath, UK ; ‘Recycled’, Coningsby Gallery, London, UK, ‘Htein Lin: Serial No. 00235’, Museo del Carcere Le Nuove, Turin, Italie ; 2007 ‘Burma Inside Out’, Asia House, London, UK.
Htein Lin a aussi participé à de nombreuses expositions collectives depuis 2011, dont les plus récentes : 2018 “Dahka Art Summit, Bangladesh ; 2017 “After Darkness: Southeast Asian Art in the Wake of History, Asia Society New York, ”Yangon Made My Heart Beat Fast”: New Contemporary Art from Myanmar’, Karin Weber Gallery, HK 
Plus   Expositions

Min Wae Aung

MIN WAE AUNG est un artiste contemporain birman reconnu au plan mondial et le peintre birman probablement le plus célèbre. Le prix record pour une oeuvre de l'artiste vendue aux enchères ces dernières années,était de 11,950 USD pour "Dusty Journey"(1994), vendue chez Christie's HK en 2018. 
https://www.instagram.com/minwaeaung/?hl=en
PROFIL DE L'ARTISTE
Min Wae Aung est né en 1960 à Danubyu, Myanmar. Il a étudié, notamment le portrait et le paysage, à la State School of Fine Arts de Yangon. Il a ensuite travaillé comme graphiste commercial. Il développera son style définitif après un séjour aux Etats-Unis en 1993. 
L'artiste est connu tout particulièrement pour ses représentations de moines et nonnes bouddhistes accomplissant leurs rites quotidiens, sur un fond subtilement travaillé, dans les dorés. Dans la plupart de ses peintures, les visages sont bordés de noir, ce qui leur donne une sorte d'aura. Min Wae Aung exprime au travers de ses personnages toute l’essence de l’âme birmane dans sa dimension spirituelle. On peut ressentir face à ses œuvres un sentiment de sérénité et de paix. Dans ses toutes dernières peintures, il continuait à explorer le pouvoir et l’énergie des groupes notamment pour défendre une cause commune. Le voyage est aussi chez lui un thème récurrent : si on se réfère en effet à sa précédente Série ‘Thinking of People on the Road’, Min Wae Aung a développé son sujet pour se concentrer sur ceux qui utilisent leurs pieds pour voyager.
Plusieurs œuvres de l’artiste ‘des peintures de vieux moines bouddhistes’ se sont vendues pour 20.000$ at Bay East Auctions 'The Art & Book Sale' in 2012, à Hong Kong, ou à Londres et Paris. Min Wae Aung possède une collection de peintres anciens qu’il appelle ‘‘Old Burmese Masters », et prévoit de créer une galerie pour les héberger près de son atelier à Yangon.
L'artiste peint aussi des paysages ou des scènes du quotidien en Birmanie, réalisés à l'aquarelle ou à l'acrylique.
EXPOSITIONS
Min Wae Aung compte à ce jour plus de 50 expositions dans le monde. Il était exposé pour la 6ème fois à Londres en Octobre 2016, ‘The Journey Begins’, une exposition organisée conjointement par le Millennium Hotel Mayfair et la Tanya Baxter Contemporary Art Gallery.
Parmi ses autres expositions personnelles, citons : en 2019, Min Wae Aung, South Asian Art Gallery, Boston, Usa ; en 2018 Min Wae Aung - Watercolor Solo show, New Treasure Art Gallery ;en 2014, Min Wae Aung “Travellers ; en 2013, Min Wae Aung, Asia Fine Art Gallery, San Francisco ; en 2010 “ Golden Heritage” Solo Exhibition, Asia Fine Art Limited, in association with Wan Fung Art Gallery, Shanghai ; en 2009 “Another Journey to Asia” Solo Exhibition, Global Art Source (Contemporary Art Advisement), en association avec Art-St-Urban, Lucerne, Suisse, “May the Road Rise with you” Solo Exhibition, Kings Road Gallery, Londres, “Min Wae Aung - “Portraits” Solo Exhibition, Karin Weber Gallery, Hong Kong. 
Min Wae Aung participe aussi à de nombreuses expositions collectives : 
https://www.newtreasureartgallery.com/min-wae-aung-artist
On peut trouver les oeuvres de Min Wae Aung dans des collections privées partout dans le monde ainsi qu’au Singapore Art Museum, Standard Chartered Bank à Hong Kong, Nation Museum du Myanmar et Fukuoka Art Museum au Japon.

NGE LAY

NGE LAY est une artiste contemporaine birmane. Elle est considérée comme un(e) des artistes conceptuels les plus prometteurs d’Asie du Sud Est. Elle était finaliste pour le Sovereign Asian Art Prize 2011.
PROFIL DE L'ARTISTE
Nge Lay est née en 1979 à Pyin Oo Lwin, Myanmar. Elle est diplômée de la National University of Art and Culture (2003) et de la Yangon East University (Bachelor degree in economics). Elle s'est aussi formée au design de bijoux.  Elle vit actuellement à Yangon.
Nge Lay utilise différents medias comme la peinture, la sculpture et depuis plus récemment la photographie. L’artiste se concentre essentiellement sur des sujets relatifs au peuple du Myanmar, se référant notamment à ses expériences personnelles, celles de son enfance. Elle témoigne des préoccupations sur la problématique homme-femme, la discrimination en fonction du sexe, et le manque de liberté dans son pays. Elle déclare : « Dans la société birmane actuelle, la discrimination sexuelle dans notre vie quotidienne et notre environnement professionnel, n'est pas aussi forte qu'auparavant. Cependant, en raison de conventions profondes et des déséquilibres économiques et politiques, le rôle des femmes n'a toujours pas été reconnu en dépit du fait qu'une icône comme Daw Aung San Suu Kyi est plus puissante que n'importe quel homme ‘.
La mort est souvent présente dans le travail de Nge Lay. En plus des spectres du passé, ravivés dans sa série « Endless Story », elle incarne son père décédé dans une série de performances et de photographies intitulée « Pertinence of Restricted Things » (2010). “Endless Story” - sur le temps qui passe -est une série de photographies commencées en 2012 à Yangon.
Pour l’exposition de photos au Myanmar Contemporary Art fin 2016, Nge Lay présentait des boîtes oubliées, découvertes dans une vieille voiture garée près de la maison d'un membre de la famille. Elles contenaient les traces du passé de sa propre famille, en particulier du côté de sa mère. Sa série de photographies intitulée The Gate, jouait avec des formats positifs et négatifs, y compris des timbres et des mots comme ‘expiré, annulé, utilisé’.
Elle présentait aussi une sculpture, « The Gate », la porte, le vagin. « Le vagin est la partie la plus importante de la vie d'une femme. Il définit son identité, son sexe, ses rôles, et donc, il définit aussi les gens autour d'elle. Nous passons à travers la porte de notre mère, donc la sculpture doit être considérée comme Mère Nature », déclarait Nge Lay en Décembre 2016.

Nge Lay est par ailleurs investie dans le projet développé avec son mari, Aung Ko, le « Thu Ye Dan Art Project », au Nord du pays. Son installation, « The Sick Classroom » est l’aboutissement d’années de recherche dans les écoles et les communautés locales. Elle utilise ce travail pour 
prôner une égalité des chances dans l’éducation des enfants en milieu urbain comme rural. Les photographies de sa série ‘Endless story’ sont des portraits-photocollages, datant d’entre les années 30 et 70. Elles répondent à sa recherche sur la relation entre styles traditionnels et modernité.
En 2012 Nge Lay a aussi réalisé une série de photos appelée « Futuristic Women », représentant des femmes en tenues de cosmonautes.

Dans son installation, "Flying in the Fragmentary", à la Yavuz Gallery à Singapour en Juillet 2018, Nge Lay voulait montrer la précarité de la vie qui est littéralement et métaphoriquement au-dessus de nos têtes. Son installation multimedia se composait d’uniformes d'étudiants du Myanmar, cartables et manuels scolaires, rotin, tableaux noirs, crayons d'ardoise noire, fer, et vidéos de dimensions variables. Nge Lay poursuivait ainsi sa collaboration artistique avec la communauté du village de Thuye'dan. 

Pour la deuxième fois, en 2020, son travail Endless Story # Jogja 2 (2019) était sélectionné pour le Sovereign Asian Art Prize.
EXPOSITIONS
Depuis 2002, Nge Lay a participé à de nombreuses expositions au Myanmar. Ses travaux photographiques ont été montrés dans plusieurs projets artistiques depuis 2009 : à Singapour, en Corée et au Vietnam. Elle était exposée à l'International Orange Photo Festival à Changsha, en Chine, en 2010, à SIPF NOMAD, 20th Noorderlicht Photo Festival, Old Sugar Factor, Groningen, Pays-Bas en 2013.
"Flying in the Fragmentary" était la première exposition solo de Nge Lay à Singapour en Juin-Juillet 2018 à la Yavuz Gallery. Elle exposait aussi - en collaboration avec son mari Aung Ko - "The Other Wall",  dans le cadre de la Gallery Children’s Biennale 2019: Embracing Wonder, à la National Gallery of Singapore. 
En Mai 2022, Nge Lay présentait Printemps 21 à l'A2Z Art Gallery Paris
BIO/EXPOS

SINGAPOUR

Boo Sze Yang

BOO SZE YANG est un artiste peintre singapourien connu pour ses larges coups de pinceaux. Il n’est lié à aucune tradition ni aucun style.
Contact : http://www.booszeyang.com/
PROFIL DE L'ARTISTE
Boo Sze Yang est né en 1965 à Singapour où il vit actuellement. Après son diplôme de la Nanyang Academy of Fine Arts (NAFA) (1991), il a complété sa formation en Angleterre, à l’université de Reading, Diploma in Fine Art (1995) puis au Chelsea College of Art & Design, University of Arts of London, Master in Arts Degree (2004).
Boo Sze Yang traite d’objets banals, d’intérieurs architecturaux modernes, industriels, et de scènes de destruction, comme des métaphores de la condition humaine. Il s’inspire des méga-structures architecturales des ‘shopping malls’ de Singapour. Sa série ‘the Mallis’ décrit des espaces instables au bord de la destruction et en ruine. C’est une étude de l’espace comme symbole, dans divers tons de gris, avec une ambiance de lumière. Dans son exposition ‘The Father’ en Février-Mars 2014 à Singapour, Boo Sze Yang s’est concentré sur le fondateur de Singapour, Lee Kuan Yew avec l’espoir de créer un débat sur l’avenir et sur les préoccupations qui règnent à Singapour, à savoir comment le pays va continuer à prospérer sans cette figure iconique qui a façonné Singapour depuis son indépendance. De même dans son exposition intitulée “29.03.15”, il reprend l’atmosphère de ce jour funeste du décès du fondateur qui est synonyme de deuil dans l’histoire de Singapour.
Ses Series récentes – des peintures quasi monochromes - évoquent un monde naturel progressivement disséqué et déplacé par le développement urbain, le mettant en danger de destruction par le désir des hommes modernes dans la quête d'une vie meilleure.
Expositions
BIO/EXPOS
La dernière exposition de Boo Sze Yang à l'AC43 gallery, Singapour, "Dancing with the Wolves", rassemblait plus de 15 peintures à l'huile réalisées pendant la période completed 2015-2021.
Booe zse Yang était dans les 30 finalistes du Sovereign Asian Art Prize 2019 et 2018. Il avait déjà reçu l'Asian Artist Fellowship Award 2010/2011 sponsorisé par Freeman Foundation  pour son séjour en résidence au Vermont Studio Center aux Etats-Unis; il avait obtenu en 2003 le prix du jury pour le Philip Morris Singapore-ASEAN Art Award et en 2009 le Platinum Award, UOB Painting of the Year Competition.

Alvin Ong

ALVIN ONG est un jeune artiste contemporain singapourien.
https://www.alvin-ong.com/about

PROFIL DE L'ARTISTE
Alvin Ong est né à Singapour en 1988. Il est diplômé de la Ruskin School of Art, Université d'Oxford, Royaume-Uni (2016) et du Royal College of Art, Londres, Royaume-Uni (2018). À l'âge de 16 ans, il est devenu le plus jeune lauréat du prix UOB Painting of the Year, Singapour (2005). Il a obtenu une résidence à la Royal Drawing School (2017), ainsi que le prix Chadwell 2018. Il vit et travaille à Londres, au Royaume-Uni, et à Singapour.
Les peintures de Alvin Ong sont caractérisées par des compositions fluides et des formes surréalistes. Sur toutes les surfaces de ses toiles, les personnages sont présentés comme en métamorphose.
L'artiste capture les complexités de la forme humaine et explore les thèmes de l'isolement, de l'aliénation et du désir. Ses peintures capturent des moments quotidiens de notre monde contemporain dans des compositions corporelles surréalistes. Elles combinent de manière ludique divers vocabulaires visuels, aboutissant à des configurations corporelles suspendues entre des moments de plaisir et de douleur.
Alvin Ong est influencé par ses propres expériences sur deux continents : L'Asie et l'Europe, comme on pouvait le voir dans l'exposition "Long Distance" à la galerie Yavuz en 2020 : une série de peintures figuratives qui montraient l'intérêt d'Alvin Ong pour les traditions picturales occidentales et asiatiques.
Alvin Ong présentait "Private pleasures", à la BankMabSociety, Shanghai, du 20 Août au 24 Septembre 2022
EXPOSITIONS

Les expositions personnelles et collectives d'Alvin Ong.

Lim Tze Peng

LIM TZE PENG est un des artistes les plus reconnus à Singapour et une légende vivante. Il est célèbre pour ses dessins à l’encre de Chine où il excelle et ses peintures d’après l’indépendance de Singapour.
PROFIL DE L'ARTISTE
Lim Tze Peng est né à Singapour en 1921. C'est un autodidacte qui est devenu artiste en enseignant.
Lim Tze Peng fait partie de ces artistes vivant importants actuellement de par leur mémoire de scènes et de paysages d'une ville qui s'est beaucoup transformée ces trente dernières années. Il a notamment peint Chinatown et la rivière de Singapour au début des années 80. L'artiste a été particulièrement affecté par la rapide modernisation qui a fait du vieux Singapour une nouvelle ville très cosmopolite. Il s'est donné pour mission de laisser des témoignages du vieux Singapour avant sa disparition, avec un sens du romantisme et un respect pour la tradition.
Ayant une solide connaissance en philosophie, art et culture chinoises, Lim a aussi pratiqué la calligraphie chinoise, particulièrement dans les années 90. Ce sont des exemples de ce qu'on appellait l'esprit 'Nanyang'. En ajoutant de la couleur à la calligraphie, il lui a donné une nouvelle expression, plus moderne tout en préservant la tradition et la culture chinoises.
Du 25 Novembre 2016 au 29 Juillet 2017, une exposition « Evening climb : The later style of Lim Tze Peng” était organisée par le musée NUS (National University of Singapore) autour des développements récents de la pratique de Lim Tze Peng : celui-ci s’est tourné vers l'abstrait et le monumental dans son application des lignes calligraphiques dans la dernière partie de son parcours artistique. L’exposition s’appuyait sur un don récent de l'œuvre de Lim Tze Peng au Musée NUS, généreusement soutenu par des prêts de la Lim Tze Peng Art Gallery du lycée Chung Cheng et d'autres collections privées.
Célébrant son 100e anniversaire, une exposition virtuelle lui était consacrée « A Century of Memories », à la Ode to Art Gallery jusqu’au 28 Décembre 2020. 20 nouvelles œuvres de l’artiste y étaient présentées en même temps que des œuvres anciennes, dont près d’une centaines appartenant à des collectionneurs. Les dernières œuvres de Lim Tze Peng qui représentent des scènes de Singapour, ont été peintes de mémoire, ce qu'il fait continuellement depuis plus d'une décennie.
Expositions
BIO/EXPOS

Ruben Pang

RUBEN PANG est un jeune artiste originaire de Singapour. Il est renommé pour ses peintures éthérées sur aluminium. 
Ruben Pang est représenté par la galerie Yavuz à Singapour et la galerie Primo Marella à Milan, en Italie.
Contact : https://www.rubenpangstudio.com/
https://www.instagram.com/rubenpang/?hl=fr
PROFIL DE L'ARTISTE
Ruben Pang est né en 1990 à Singapour. Il est diplômé du Lasalle College of the Arts (2010). Il vit actuellement à Sardinia, Italie.
Le travail de Ruben Pang se concentre sur l'automatisme, il explore la névrose et le drame de la condition humaine à travers une peinture sur aluminium très particulière. Il ne va pas vers la surface métallique avec une image préconçue de la composition finale, son approche permet à l'imagerie de faire surface spontanément : une "syncope visuelle, avec une image claire de la façon dont l'œuvre apparaîtra". "Le hasard est une composante importante de la création. J'adopte des processus qui tiennent compte de la spontanéité, de l'accident et du conflit ", déclare l'artiste.
L'artiste utilise une combinaison d'huiles, d'alkydes et d'acryliques. Il peint, gratte et efface ses tableaux à l'aide de pinceaux, de ses mains, de couteaux à palette et de papier de verre, révélant des couches de couleurs qui reflètent les projections de sa psyché. Ruben Pang préfère les panneaux d'aluminium car leur rigidité reflète et capture les nuances de chaque moment, ce que la toile ne peut pas faire. Il parvient à " une superposition caractéristique de nuances et de tons qui accentuent ses figures musclées qui peuvent rappeler Bacon ". 
EXPOSITIONS
Ruben Pang a exposé aussi bien en Asie, Europe qu'aux Etats-Unis. Dernières expositions personnelles : en 2021 Amphibian, Yavuz Gallery, Singapour, "True Solarization", Primo Marella Gallery, à Milan, Italie : « True Solarization ».
Ruben Pang était présenté à Artissima à Turin  du 3 au 6 Novembre 2022 par la Primo Marella Gallery
Il était présent à Asia Now 2021, présenté par la Primo Marella Gallery.
Expositions