Les artistes contemporains d'Asie du Sud Est

 
 
 

Contemporary South East Asian art, long unavailable on the international art market, has benefited from the extraordinary economic development of other Asian countries. The attention of collectors in fact was drawn to the art and culture of these countries where they  discovered great talents, a lot of diversity and reflection. Art Stage, the Singapore International Art Fair, is making a significant contribution to the contemporary art of East and South East Asia all over the world as well as the second largest Asian art fair, Art Basel Hong Kong. 
However, contemporary art is still relatively non-existent in some South-East Asian countries such as Vietnam. First opened to the outside world in the early 1990s, Vietnam’s art scene has experienced slow but steady development. In Saigon there are rarely art fairs to promote Vietnamese art or attract local or international visitors. And there are very few collectors or rich investors. However, attitudes seem to be changing with the organization of art markets in Hanoi and computerized auction sales at HCMC. There are now 10 art spaces in the country which contribute to promote Vietnamese art in both Hanoi and Saigon. Social networks also participate to the development of contemporary art. A 3 year project promoting artistic expression and creativity in Vietnam - funded by the European Union - has just started mid-2018. Six hubs including VICAS Art Studio, Heritage Space, Hanoi Grapevine or San Art, collaborate to the implementation of Cultural and Creative Hubs Vietnam (CHV).​

 

   CAMBODGE 

YIM MALINE est une jeune artiste contemporaine cambodgienne. Elle utilise plusieurs médias : dessins, sculptures, installations et videos. "Les dessins de Yim Maline montrent une recomposition après ou avant un évènement tragique", déclare le galeriste Yves Zlotowski.
L'artiste
Yim Maline est née en 1982 à Battambang. Elle a étudié l’art en France à l’École des Beaux-Arts de Beauvais puis à l’École Supérieure des Beaux-arts, Caen la mer, en 2010 où elle a obtenu un BFA. Elle a complété sa formation à la Phare Ponleu Selpak Art School de Battambang. Elle vit et travaille à Siem Reap, près d’Angkor.
Son oeuvre
Yim Maline évoque dans son travail ses souvenirs d’enfance ou travaille sur le procédé de transformation des émotions. Elle utilise le dessin et réalise des installations sculpturales, peut-être dans un processus de reconstruction personnelle. Le coté sombre de ses travaux a ainsi à voir avec le manque de liberté dans sa vie quotidienne. “Bien que j’explore l’idée de restriction dans chaque dessin, il y a aussi une idée d’explosion – un monde imaginaire où je peux échapper aux limitations établies par la société, la culture et l’histoire - », déclare Yim Maline. En 2013, en résidence pour 2 mois à Bose Pacia, à New York city, elle a notamment travaillé sur ces souvenirs difficiles de son enfance impactée par la guerre civile au Cambodge. Elle a aussi dessiné des immeubles de Manhattan sur des  murs, puis décidé d'arrêter d’utiliser le fusain qu’elle lie à la tristesse et à ses premiers dessins, pour passer à la couleur. Ses installations sculpturales sortant de la terre à la Bose Pacia Gallery étaient semblables à un jardin coloré. “L’addition de nombreuses couleurs dans mon travail est une nouvelle trajectoire en relation directe avec mon expérience de vie à New York City », confirmait Yim Maline. L'artiste est attirée par les formes organiques, images d’une nature à la fois fantasmée et menacée. Son travail est habité par le sentiment d’une cohabitation entre une nature puissante, attirante (les étranges plantes, souvent vertes, de ces dessins), célébrée par l’imagination et sa disparition même, expliquait la galerie Lee qui l'exposait au printemps 2017, à Paris.
En l'absence de figures de référence localement, Yim Maline a cherché son inspiration à l'étranger, elle s'est ainsi inspirée d'artistes comme Kiki Smith pour les monochromes, Pierre Soulages pour l'abstraction ou encore Anselm Keifer.
Dans sa dernière exposition « Décomposition » en 2018, à la Galerie Thaddeus, Siem Reap, l’artiste montrait une forêt apocalyptique parsemée de jeunes bourgeons. Ses peintures ont été réalisées sur des cartons récupérés qu'elle a brûlés ; elle y a déposé ensuite délicatement des touches dorées et tiré alors des lignes très fines à l’encre de Chine. « Avec Décomposition, j’exprime aussi ma colère face à la destruction dont est capable l’homme…”, expliquait Yim Maline.
Yim Maline exposait avec un autre artiste cambodgien majeur, Svay Sareth, "Un foyer perdu et retrouvé", à la toute nouvelle galerie Batia Sarem, à Siem Reap, du 15 Décembre 2018 au 16 Mars 2019. Les deux artistes se concentraient sur le même sujet : celui du Foyer, menacé voire détruit, mais que l’on s’efforce de conserver, de protéger, de reconstruire. Yim Maline y présentait une nouvelle série de dessins intitulée 'Décompositions Colorées'. Le "Foyer" de Yim Maline, est un jardin rêvé, fantasmé mais aussi menacé.
Expositions
Yim Maline a déjà eu plusieurs expositions personnelles, citons les plus récentes : en 2019 « The Shadow of Change", Richard Koh Fine Art Gallery, Singaporeen 2018 "Décomposition", Galerie Thaddeus, Siem Reap ; en 2017 "Yim Maline : Recompositions", série de dessins récents, Galerie Lee, Paris,  lire la suite

 

SOPHEAP PICH est considéré comme l’artiste cambodgien contemporain le plus connu au plan international. Il réalise des sculptures - entre abstraction et représentation - à partir de rotin et de bambou, utilisant une technique de tissage traditionnelle. Le 26 Novembre 2017, chez Christie's HK (Asian Contemporary Art), Sopheap Pich a vendu une oeuvre "Maroon Floor Relief" pour 20.825 USD.
http://sopheap-pich.com/
L'artiste
Sopheap Pich est né à Battambang au Cambodge en 1971. Fuyant le régime des khmers rouges, il part en 1984 s’installer avec sa famille aux Etats-Unis. Il a obtenu son BFA à l’University du Massachusetts à Amherst (1995), et son MFA à la School of the Art Institute of Chicago (1999). Il est rentré dans son pays natal en 2002. 
Son oeuvre
Sopheap Pich a démarré ses travaux artistiques avec la peinture. De retour au Cambodge en 2002, il a trouvé son medium dans la sculpture ; il a commencé à travailler avec des matériaux locaux comme le bambou, le rotin, les sacs de jute, la cire d’abeille et des pigments minéraux pour créer des sculptures inspirées par les formes végétales, les organes corporels et les structures abstraites géométriques. Son travail peut aussi faire allusion au régime répressif des khmers rouges comme dans ‘Morning glory’ - acquis par le Guggenheim Museum NY en 2011 - où l’artiste montre une plante courante devenue source importante d'alimentation pour une population souvent affamée. « En tant qu’artiste né au Cambodge, ayant vécu du temps des Khmers rouges et en tant que réfugié ensuite, il me parait évident que ces expériences se retrouvent dans mon travail », déclarait Sopheap Pich. Il ajoutait toutefois : « Les gens associent souvent mon travail aux souvenirs des Khmers rouges mais je réalise des oeuvres qui sont reliées à beaucoup de choses qu’elles soient connues ou inconnues. Mes sculptures ne peuvent aisément être mises dans des catégories ». Les sculptures de Sopheap Pich sont toute en subtilité, raffinées et en même temps émotionnelles. 
En Mars 2015, dans le cadre de Art Basel Hong Kong il présentait une nouvelle Série ‘Wall structures’, composées d'échafaudages, de grillages et d'oeuvres incluant pour la première fois des pierres sculptées.
Pour l'exposition "Expanses", à la Tyler Rollins Fine Art à New York en 2018, Sopheap Pich avait créé un nouveau groupe d'œuvres sur papier qui donnaient un sentiment de légèreté et d'expansion qui contrastaient avec la monumentalité de leur forme. Il poursuivait là la trajectoire tracée par ses dessins à la Biennale de Venise 2017, en développant des complexités de composition et une monumentalité d'échelle plus grandes. 
Expositions
Le travail de Sopheap Pich a été montré dans de nombreuses expositions et biennales en Asie, Europe, Australie et aux Etats-Unis. En 2015, il participait à une exposition intitulée, ‘The Art of Our Time: Masterpieces from the Guggenheim Collections’ au Guggenheim Museum de Bilbao. En 2013, une exposition personnelle lui était consacrée au Metropolitan Museum of Art, NY, dans le cadre du Festival du Cambodge.
Parmi les dernières expositions personnelles de Sopheap Pich, citons : en 2020, "Les Déambulations artistiques / Art in the Park", Amabassade de France au Cambodge, Phnom Penh ; en 2019 "Reclaim", Tomio Koyama Gallery, Tokyo, "The World Outside", second of a two-part exhibition of new works by Sopheap Pich at Tyler Rollins Fine Art, New York ; 2018 "Expanses", Tyler Rollins Fine Art, New York.
Sopheap Pich participait à l'exposition de groupe "Homo Faber: Craft in Contemporary Sculpture", organisée par l’Asia Cultural Center à Gwangju, Corée du Sud en 2020 ; en 2019 à l'Exposition collective "Sunshower: Contemporary Art from Southeast Asia 1980s to Now",  Kaohsiung Museum of Fine Arts and Mori Art Museum, Taiwan   lire la suite

LEANG SECKON compte parmi les artistes cambodgiens contemporains les plus connus. Il combine les récits anciens khmers avec les préoccupations actuelles du Cambodge comme le développement rapide du pays, les dégradations environnementales et son passé comme le régime brutal des Khmers rouges.
L'artiste
Leang Seckon est né au début des années 70 dans la province de Prey Veng. Il est diplômé de la Royal University of Fine Arts, BA in Design (2002) et de la Royal University of Fine Arts, Bachelor Degree in Plastic Arts (1996).
Son oeuvre
Si Leang Seckon parle de pauvreté, de puissance, d’environnement, de spiritualité et de capitalisme dans son travail, c’est aussi un personnage extraverti qui chante et danse volontiers. Lors d’une exposition en  2013 à Singapour, il présentait une série - mélange de collages et peintures - inspirée par la mort du roi Norodom Sihanouk. Celle-ci fut critiquée par certains dans le monde de l’art pour être un hommage et non pas aussi critique que ses autres travaux. Mais pour Leang Seckon comme pour beaucoup de cambodgiens de son âge, la vie et la mort du monarque a marqué des chapitres importants de sa vie. D’ailleurs, précisait-il, il y a une grande demande d’impressions pour ces peintures. En 2014, à l’Asia House, à Londres, l’artiste présentait des peintures, collages et vidéos qui concentraient ses expériences et souvenirs de la période des Khmers rouges et de la guerre civile qui s’en est suivie. Il utilisait pour sa démonstration et ses illustrations des textes sacrés et légendes bouddhistes. Dans son oeuvre “the elephant and the pond of blood” (2013), il se réfèrait aussi à un verset bouddhiste bien connu des Cambodgiens : l'éléphant est décoré de fleurs pour ressembler à un éléphant royal, les passagers sont un tigre et un chien, ils représentent des gens stupides qui tuent des millions d'autres gens. Le sang coule dans le champ où marchent les éléphants.
Le titre de son exposition à la galerie Rossi & Rossi en Septembre 2017, "Head and Body Unite", faisait référence aux récents rapatriements d'anciennes statues en pierre au Cambodge, et sert de métaphore unificatrice pour le salut du Cambodge après les guerres et les Khmers Rouges. "Dead and Reborn Again" (2016) représente une sculpture du dieu Harihara du septième siècle, dont la tête a été rapatriée de France en janvier 2016 pour être réunie avec le corps. Sa peinture « Tonlé Sap River Circulates and Reverses Flow (2017), de trois mètres et demi de haut, rassemble les influences de l'artiste. En haut à gauche, un pavillon royal, des temples d'Angkor. En bas des politiciens des années 1960, le roi Sihanouk, Chariamn Mao, le général de Gaulle et Jacqueline Kennedy. À droite, on y voit un vaste paysage, au sein duquel se trouvent des récits sur la résilience du peuple cambodgien capable de lutter contre le courant.
Expositions
Parmi ses expositions personnelles récentes, citons : en 2018 "Leang Seckon, New Works, Institut Français du Cambodge, Phnom Penh ; en 2017 "When Head and Body Unite", Rossi & Rossi gallery, Hong Kong ; en 2016, Java Cafe, Phnom Penh ; en 2015 Art Basel Hong Kong, Paris Art Fair 2015, Palais de Tokyo, Jeu de Paume, Paris ; en 2014, ‘Hell on Earth’, Rossi & Rossi à l'Asia House, Londres ;  en 2011 ‘Shadow of the Heavy Skirt’, Centre Culturel Français, Phnom Penh ; en 2009 ‘See You Later’ Pt. 1, Galeria 346, Phuket, Thailande.
L’artiste a aussi participé à de nombreuses expositions collectives depuis l’année 2000 comme : en 2017 "Mekong New Mythologies Exhibition", Hong Kong Art Centre ; en 2016, “Histories of the Future”, National Museum, Phnom Penh, Shapeshifting: Contemporary Art From Southeast Asia, Chancery Lane, London, Weaving & We, The Second Hangzhou Triennial of Fibre Art ; en 2015, "Phnom Penh", dans le cadre de la quatrième édition de Lille3000 ; en 2013, le New York’s Season of Cambodia Festival, ‘WE = ME Asean Art Exhibition and Symposium’, Silpakorn University - Wang Tha Pra Campus, Bangkok, Thailande, 'Phnom Penh: Rescue Archaeology. Contemporary Art and Urban Change in Cambodia, ifa-Galerie Stuttgart, Stuttgart, ifa-Galerie Berlin, Berlin, Allemagne, 'Leang Seckon and Palden Weinreb’, Art Stage Singapour. Il participait en 2009 à la 4ème Fukuoka Asian Art Triennale au Japon.
Email: leang.seckon@gmail.com

Ing PhouSéra, plus connu sous le nom de SERA est un artiste franco-cambodgien contemporain. Il trouve son expression aussi bien dans la sculpture, le dessin, la peinture, la gravure et les romans graphiques. L’artiste a été meurtri par le génocide cambodgien qui occupe une large partie de son travail. Son histoire est en effet intrinsèquement liée à celle du Cambodge.
L’artiste
Séra est né à Phnom Penh en 1961. Quand les Khmers rouges ont envahi Phnom Penh le 17 Avril 1975, avec sa mère ils ont trouvé refuge à l'ambassade de France. Cette dernière étant française, ils furent autorisés à quitter le pays, vers la France. Son père sera tué par les Khmers rouges.
Séra est diplômé d’un Master et d'un DEA en Arts et Sciences de l’Art, option Arts plastiques, de Paris Panthéon-Sorbonne (1985-1987). Il est actuellement chargé de cours de bandes dessinées à la Sorbonne depuis 1989, il est aussi chargé de cours de narration visuelle (pratique du story-board) au CNED-Institut de Vanves depuis 1997. Il est par ailleurs directeur pédagogique de l’école Phare Ponleu Selpak à Battambang, au Cambodge depuis 2012. Depuis 1999 il dirige en outre les Ateliers de la mémoire au Centre de ressources audiovisuelle Bophana.
Son œuvre
De la bande dessinée à la sculpture en passant par la peinture, Séra est un artiste de la mémoire. Dans nombre de ses bandes dessinées, il parle de la prise de Phnom Penh, de la fuite, de la peur, de ses interrogations et de son histoire comme dans  «Impasse et rouge’ (1995), ‘L’eau et la Terre’ (2005), ou  Lendemains de cendres (2007). De même dans son roman graphique ‘Bitter Cucumbers’(2015), il  raconte encore la prise du Cambodge par les Khmers.
Pour la date anniversaire des 40 ans de la chute de Phnom Penh en Avril 2015, Séra a voulu rendre hommage aux victimes. 7 bronzes monumentaux, intitulés « Pour ceux qui ne sont plus là », étaient ainsi exposés devant l’ambassade de France à Phnom Penh. Parlant de ces sculptures, Séra explique que leur mutilation montre les tentatives par les Khmers rouges de briser des êtres humains et leur identités. « En représentant des personnages sans tête, sans bras, je parle de cette mutilation de la tête et de l’esprit autant que du corps ». Le 30 Septembre 2016, le phnompenpost annonçait que Phouséra “Séra" prévoyait d’ériger un mémorial consacré au génocide au Cambodge. L'artiste a prévu de le terminer en Avril 2017. L’ambassade de France a financé le projet à hauteur de 50.000 euros. En Octobre 2016, “Séra” exposait à l’Institut Français de Phnom Penh ses dessins, recherches et sculptures en préparation pour ce mémorial. Un documentaire réalisé par Adrien Genoudet, intitulé "Waxing Moon" qui retrace le combat de l'artiste pour la création de ce mémorial a été projeté à l'Institut Français les 8 et 22 Avril 2017.
Le 19 Septembre 2018, Séra publiait un nouveau roman graphique intitulé « Concombres amers. Les racines d’une tragédie. Cambodge 1967-1975 » (préfacé par Tardi) (Editions Marabout). Ce récit raconte, depuis les années 60, la montée tragique qui va conduire au génocide Khmer, depuis la fuite du prince Sihanouk en 1969 jusqu’à la prise de Phnom Penh le 17 avril 1975.
Mais Séra réalise aussi des peintures et dessins de grands formats. Si la trame de ses créations demeure ces souffrances endurées par « son pays », ses œuvres peuvent se lire librement, autrement. Ses œuvres, très graphiques, sont aussi un mélange de l’influence des deux pays de l'artiste, le Cambodge et la France.
Expositions
En avril 2012, l’Institut français de Phnom Penh - pour marquer ses 20 ans - a présenté une spectaculaire exposition des œuvres de Séra.
Parmi les expositions personnelles récentes de l'artiste, citons : en 2018 "Membres fantômes", galerie 15 curiosity/experiences, 750010 Paris   lire la suite

https://www.facebook.com/pg/S%C3%89RA-107342832619702/about/?ref=page_internal

   LAOS 

MARISA DARASAWATH est considérée comme un(e) des artistes majeurs du Laos.
L'artiste
Marisa Darasawath est née en 1972 et a grandi à Vientiane. Elle est diplômée du Laos’s National Institute of Fine Arts (2008). 
Son oeuvre
Marisa Darasavath a toujours été passionnée d’art, y compris de bandes dessinées japonaises et de dessin. Elle réalise de grandes peintures colorées, montrant des femmes laotiennes à leurs tâches quotidiennes comme le grattage des noix de coco et le tissage comme on peut le voir dans sa Untitledd Series,réalisée en 2013 . Elle a été découverte par hasard par Michael Chan – qui possède la M Gallery à Vientiane et à Singapour - lors d’un voyage au Laos pour approfondir l’art contemporain, en 2007. Il la fera exposer à Singapour et au Laos. « Si vous voyez son travail sur Internet ou dans des livres, ses peintures paraissent sans relief », déclarait Ms. Heuangsoukkhoun, un des commissaires de la Biennale de Singapour en 2013, « mais si vous voyez les œuvres elles-mêmes, vous voyez qu’elle a sa propre imagination sur le monde et les personnes qui l’entourent. En effet, à la différence de la plupart des autres pays de l’Asie du Sud Est, les facteurs politiques et sociaux n’ont pas joué un rôle majeur au Laos. « Il y a toujours un sens très fort de self-control », expliquait M. Khairuddin Hori, directeur au Palais de Tokyo. C’est la raison pour laquelle l’art est complètement traditionnel.
Expositions
En Juillet 2010, la M Gallery avait déjà organisé à Vientiane une exposition personnelle de Marisa Darasavath, intitulée 'Bond', dans laquelle elle proposait une série de travaux uniques et quelque peu provocateurs qui combinaient techniques occidentales et traditionnelles et montrait des moines, femmes, mères et enfants dans des postures enchevêtrées et dans des couleurs très fortes. Marisa Darasavath concentre toute son oeuvre sur la figure fémininine. 'Bond' parlait d'amour et faisait ressortir l'émotivité toute intérieure de cette artiste timide.
En 2013, Marisa Darasavath participait à la Singapore Biennale.
En Avril 2015, elle était la seule artiste laotienne représentée dans l’exposition organisée par Musée d’art contemporain de Lyon, en collaboration avec le National Heritage Board of Singapore, consacrée à l’art d’Asie du Sud Est, « Open Sea », jusqu’au 12 Juillet. Elle a récemment fait l'objet d'un article élogieux dans le New York Times du 16 Mars 2015.
Des oeuvres de Marisa Darasavath font partie de la collection d''art du World Bank Group (Washington).
https://www.facebook.com/marisa.darasavath/about

MICK SAYLOM est un jeune artiste contemporain, parmi les plus reconnus au Laos.
L'artiste
Mick Saylom est né en 1977 à Huoaphan au Laos. Il est diplômé du National Institute of Fine Arts (NIFA) de Vientiane.
Son oeuvre
Mick Saylom est à la fois peintre et enseignant en arts plastiques. Il trouve son inspiration dans un certain désenchantement social, la solitude existentielle et urbaine, la vie quotidienne des gens. C’est un artiste polyvalent qui s’essaie à toutes les techniques et influences. Il a par exemple réalisé des oeuvres inspirées par la peinture indonésienne comme des illustrations, influencé par l’imagerie publicitaire, ou des peintures murales dans les temples illustrant la vie du Bouddha. Dans sa série « Eat Man Eat », il montre le simple fait de manger pour faire valoir ses inquiétudes à propos du consumérisme et des habitudes de consommation.
« Singulier, est le parcours de cet artiste qui a quelque peu voyagé hors de son pays et qui cherche de toute évidence à vivre de son art, un art qui prend place au milieu de sources multiples et parfois antagonistes, entre une réelle expression autochtone et un pastiche », commentait en 2014 Michèle-Baj Strobel dans le cadre d’un article consacré à la création contemporaine au Laos    http://aica-sc.net/2014/07/28/creation-contemporaine-au-laos-en-son-contexte/
Expositions.
Mick Saylom a participé à de grandes expositions, ateliers, séminaires. Parmi ses dernières expositions personnelles, citons : en 2015 ‘The stroke of a pen’, Maison de la Culture de Ban Naxay, Laos ;  en  2014, Maison de la culture de Ban Naxay ; en 2011 ‘In between the Lines »  M Gallery, Singapour, « Voices », M Gallery Singapour. L’artiste a aussi participé à des expositions collectives à Singapour : en 2013 « Allure », M Gallery ; en 2012 ‘Crosswinds » M Gallery.
L’artiste est par ailleurs exposé en permanence à la M Gallery à Vientiane. 
Il a aussi été en résidence à Bali, Indonésie, en 2007 et trois mois en résidence à Singapour en 2011.
En 2018, Mick Saylom participait à l'exposition collective 'Maskgroup of Artists', National Institute of Fine Arts, Vientiane.
Les œuvres de Mick Saylom font partie de collections nationales et internationales, qu’elles soient publiques et privées, et parmi elles la National Art Gallery, de Singapour.
https://www.facebook.com/mick.saylom

SIVILAY SOUVANNASING fait partie des principaux artistes contemporains laotiens.
L'artiste
Sivilay Souvannasing est né en 1983 à Savannakhet au Laos. Il est diplômé du National Institute of Fine Arts de Vientiane.
Son oeuvre
Sivilay Souvannasing, né dans un environnement agricole du Sud du Laos, s'est tout d'abord inspiré de son environnement naturel, les champs de riz. Devenu un urbain, et ayant voyagé à l’étranger pour des expositions ou des stages en résidence, il a alors saisi le contraste entre ce qu’il a vécu et son présent. Il est ainsi resté 8 semaines en résidence à la M Gallery à Singapour, ce qui l'a conduit à présenter en 2012 l'exposition intitulée "Emotions", dans laquelle il faisait valoir ses inquiétudes concernant l'urbanisation et la destruction de l'environnement naturel. Dans l'exposition 'Currents – A moving landscape', en 2016, Sivilay Souvannasing témoignait d'un style plus introspectif, développant un nouveau language pour exprimer son combat permanent contre la dégradation des conditions urbaines et montrer la fragilité de leur coexistence avec la nature. Pour cette série, il a créé des paysages abstraits dans lesquels circule un réel courant d'énergie. Au début de sa carrière, Sivilay Souvannasing avait ainsi été influencé par le style de May Chandavong and Picasso. 
L'artiste peint aussi l’ethnie Hmong (vivant au Laos), montrant les personnes dans leur vie quotidienne, en train de marcher et danser. Ses peintures sont faites de coups de pinceaux appuyés, dans des couleurs fortes et brillantes. 
Expositions
Les œuvres de Sivilay Souvannasing sont largement exposées au Laos, Thailande et Singapour ; elles font par ailleurs partie de collections privées et institutionnelles au plan international, parmi celles-ci la National Art Gallery (Singapour).
Il est représenté par la M Gallery de Vientiane et Singapour.
Parmi ses expositions personnelles récentes citons : en 2016  'Currents – A moving landscape'  by Sivilay Souvannasing at the EY Gallery, Singapour ; en 2012 'Emotions', M Gallery Singapour ; en 2010 'Layered brilliance'M Gallery Singapour.
L'artiste a aussi participé à plusieurs expositions collectives dont les plus récentes : en 2018 'Maskgroup of Artists', National Institute of Fine Arts, Vientiane ; en 2015 'Art of Asean – Our exhibition', Bank Negara Malaysia Museum and Art Gallery, Kuala Lumpur ; Art exhibition at National Institute of Fine Arts, Vientiane ; en 2014 'Mosaic: A Lao art collective', M Gallery Vientiane, 'We are Lao: Contemporary art in Lao Today', Art Trove in collaboration with M Gallery Singapour ; 'A joint exhibition by Lao and Thai artists, National Institute of Fine Arts, Vientiane ; 2013 Motives and movements, organized by Embassy of the Republic of Philippines at M Gallery, Vientiane, A traveling group exhibition by Lao and Vietnamese artists held in Hanoi and Vientiane ; 2012 'The lure of Mekong', M Gallery Singapore, Asean art exhibition, Thailand.
https://www.facebook.com/sivilay.souvannasing

 MALAISIE 

AHMAD ZAKII ANWAR aussi connu comme "Zakii", est un des artistes malaisiens contemporains les plus connus au plan international. Depuis 2006, le prix de ses œuvres a été multipliés par 100.
L'artiste
Ahmad Zakii Anwar est né en 1955. Il est un des premiers de sa génération à être sorti de l’Ecole d’Art et de Design du MARA Institute of Technology de Malaisie. Il a commencé à travailler comme designer, puis dans la publicité où il a produit quelques unes des créations publicitaires les plus engagées à l’époque. A partir de là, il s’est affirmé dans le domaine des beaux arts.
Son oeuvre
Le travail d’Ahmad Zakii Anwar est facilement reconnaissable à ses portraits très graphiques réalistes pour lesquels il utilise à la fois le fusain et la peinture à l’huile. Ses premiers travaux faisaient référence à des masques traditionnels mais plus récemment il a réalisé des nus masculins qui combinent force et introspection. "It's painting the body from the inside out," déclare l’artiste. Ahmad Zakii Anwar a aussi rompu avec le courant artistique majeur en Malaisie en quittant Kuala Lumpur à l’âge de 32 ans pour retourner dans les collines où il a grandi, à Johor Bahru. 
Dans sa dernière exposition "Lust for Life", à New York, à la Sapar Gallery, en Septembre-Octobre 2019, Ahmad Zakii Anwar présentait ses Serie de corps, en même temps que de nouvelles natures mortes - des fruits et légumes - revisitées avec talent par l'artiste.
Ahmad Zakii Anwar est aussi un activiste dans le domaine social au sein de la communauté artistique. En 1994, il a fondé Life Zone, qui était parmi les premiers lieux d’accueil pour les malades du SIDA. L’activisme est une tradition familiale, le père d’Ahmad Zakii Anwar , Haji Anwar bin Abdul Malik, en effet était un éminent politicien.
Expositions
Ahmad Zakii Anwar est reconnu dans toute l’Asie du Sud- Est mais aussi aux Etats-Unis, Japon, Allemagne et Australie. Son travail est très recherché des collectionneurs, galeries et espaces artistiques dans la région.
Depuis 2000, Ahmad Zakii Anwar a fait l’objet de nombreuses expositions personnelles. Citons parmi les plus récentes : 2019 "Ahmad Zakii Anwar: Lust for Life", Sapar Contemporary, New York ; en 2018 My Shadow’s Shadow", Baik Art Los Angeles, Usa ; en 2015 Love + Lust, Galerie Huit, Art Central, Hong Kong ; en 2014, Pleasure & Pain, Galerie Huit, Hong Kong; en 2013, Orang Orang, Valentine Willie Special Projects, George Town Festival, Penang, Malaysia ; en 2012, Kota Sepi, Valentine Willie Fine Art, Kuala Lumpur, Malaysia ; en 2011 Bones and Sinews, AndrewShire Gallery, Los Angeles, US ; en 2010 Nafsu, Nadi Gallery, Jakarta, Indonesia ; en 2009 Being, NUS Museum, National University of Singapore, Singapore ; en 2008 Disclosure, a mid-career survey, Petronas Gallery, Kuala Lumpur, Malaysia, Drawings, Sketches & Studies, Richard Koh Fine Art, Kuala Lumpur, Malaysia Gimme Shelter, Rogue Art, Kuala Lumpur, Malaysia.
En Février 2017 et 2015, il participait à Art Basel, Hong Kong, représenté par la Gajah Gallery (Singapour). En 2016 il était présenté à Art Basel Hong Kong par la Yavuz Gallery (Singapour).
En 2016 il est retourné à Los Angeles pour participer à une exposition collective, intitulée "Art and the Measure of Liberty LA: The United Nations turns 70", au Baik Museum.
En 2018, Ahmad Zakii Anwar était invité à Paris avec un autre artiste Jalaini Abu Hassan pour un projet de lithographies, initié par le directeur de la galerie Funamart à KL, Antoine Fremon. Celles-ci étaient exposées en Juillet 2018 à la galerie Persiaran Bukit Tunku, à Kuala Lumpur.
Par ailleurs Ahmad Zakii Anwar a réalisé en 2017 un film documentaire "The Edge of Obedience". L'artiste veut peindre le nu et les autres tabous en Malaisie. Le film aborde les questions d'actualité dans le monde musulman autour de l'expression artistique et des libertés religieuses, à travers le parcours personnel de l'artiste. 

AWANG DAMIT AHMAD est un peintre de l’abstraction. Il est un des artistes contemporains les plus reconnus en Malaisie. Avec des ventes de 239 209 $, il se situait au 452ème rang du classement Artprice (produits des ventes) du marché de l'art dans le monde en 2016/2017. 
L’artiste
Awang Damit Ahmad est né à Kuala Penyu, Sabah, Malaisie, en 1956. Formé à la technologie, il a d’abord travaillé chez Telekom Malaysia. Puis en 1979 il rejoint l’Universiti Teknologi MARA (UiTM) où il étudie à l’Ecole d’Art et de Design dont il est diplômé (1983). Il a poursuivi ses études à la Catholic University of America à Washington D.C où il a obtenu son MFA (1990). Il est revenu en Malaisie en 1999 et en 2000 il était nommé professeur associé à l’ UiTM après y avoir occupé le poste de Responsable du Département des Beaux Arts. Il vit actuellement à Sijangkang, Teluk Panglima Garang.
Son Œuvre
Awang Damit Ahmad a commencé à peindre dès 1975, il a réalisé ses premières séries au cours de ces 10 premières années. Son expérience de la pauvreté et du travail de son père, pêcheur et agriculteur, sont ses inspirations majeures. La couleur gris reste la plus sacrée et la plus importante car elle représente un message d’espoir. L’artiste mélange couleurs (acrylique ou huile) et matériaux comme le sable pour donner à sa peinture une apparence d’épaisseur.
Pendant ses études aux Etats-Unis, Awang Damit Ahmad a rejoint des collectifs artistiques comme l’Arlington Art Group et le Capitol Hill. Le professeur expressionniste abstrait Tom Nakashima aura sur lui une grande influence. De retour en Malaisie, il a réalisé ces séries très appréciées Marista (2002) et Iraga (2011).
L’une de ses peintures 'Nyanyian Petani Gunung' a obtenu le 1991 Salon Malaysia Award – une des plus prestigieuses récompenses en Malaisie. La Galerie Petronas - établie en 1993 par l'entreprise multinationale malaisienne Petronas à Kuala Lumpur pour promouvoir l'art et la culture - a acheté quelques unes de ses œuvres dont celle citée plus haut.
Expositions
Awang Damit Ahmad a eu de nombreuses expositions collectives et personnelles comme ‘l’Intipati Budaya-Satu Sintesis show’ à la  Shenn’s Fine Art à Singapour en 2015 (déjà exposée à la National Art Gallery, Kuala Lumpur en 1995).
Sa plus récente exposition personnelle ‘Dari Iraga Ke Payarama’(2003-2014) était organisée par le Segaris Art Center à Kuala Lumpur fin 2014. Une exposition personnelle consacrée à l’artiste à la National Art Gallery of Malaysia en 2002 "Alun-alun Ke Marista", rassemblait 70 peintures à l’huile réalisées entre 1996 et 2002.
L’artiste a aussi participé à de nombreuses expositions collectives en Malaisie comme : en 2019, 777: Anniversary exhibition, KL Lifstyle Art Space, Kuala Lumpur ; en 2017 Art Expo Malaysia, Kuala Lumpur, G13 Gallery, Kuala Lumpur, le Bentuk Dan Makna – Galeri Seni FSSR, Universiti Teknologi Mara Shah Alam, Selangor, et à l’étranger comme le 15th Asia International Art Exhibition, Taipei, Taiwan, Perception and Perspective A Malaysian Eye View, Hotbath and Pittville Art Gallery, Londres, le 14th Asia International Art Exhibition, Fukuoka Asian Art Museum, Japan and Contemporary Malaysian Artist, Beijing Art Museum, Beijing, China.
De nombreux travaux de l’artiste se sont vendus chez Sotheby’s Hong Kong 'Modern and Contemporary Southeast Asian Paintings' dont Garis Mega (Raga Series) (2008) pour 77 352 $ et Perjalanan Utara: Kinkir Pun Mula Sepi  (a journey to the North : even the beginning of all things start with silence) (2010)  de la série Iraga pour 437,500 HKD, en 2014. Son oeuvre 'Alun Alun Kemarista' (2000) s’est vendue chez Christies Hong Kong 22 670 $ en 2014. Le 12 Novembre 2017, une oeuvre abstraite de l'artiste (1988) s'est vendue pour 110 000 RM au Malysia and South East Asian Art Auction à la galerie Prima NSTP.  Fin 2019, chez Sotheby's, une de ses oeuvres Garismega "Menjelang Senja" (2017) était estimée entre HKD 60,000 et 90,000.

WONG HOY CHEONG est l’artiste malaisien contemporain le plus connu au plan international. C’est un artiste conceptuel qui travaille le dessin, la photographie, la peinture, la vidéo, les performances et les films.
L'artiste
Wong Hoy Cheong est né à Penang en 1960. Il a fait ses études aux Etats-Unis à l’Université du Massachusetts, Amherst, où il a obtenu un Master of Fine Arts (MFA) (peinture) (1986). Il a aussi été honoré par le Rockefeller Foundation Bellagio Creative Fellowship en 2011. Il vit et travaille à Kuala Lumpur.
Son oeuvre
Wong Hoy Cheong a commencé avec une présentation multimédia en 1989, intitulée ‘Sook Ching (Purge), qui incluait une chorégraphie de danse. Il s’est ensuite lancé dans la technologie digitale : vidéo, photographie et installations. Pendant les années 90, il s’est intéressé aux ramifications de la migration humaine, aux questions de race et de colonisation. Il a en effet grandi dans ce qu’il appelle «le pays peut-être le plus complexe, multi-ethnique et culturel du monde ». Par ailleurs il a étudié dans les universités américaines où, explique-t-il, «pour la première fois, je sentais que j’étais plutôt un objet qu’un sujet ». Dans une vidéo présentée à la Biennale de Venise en 2003, il montrait ainsi un faux documentaire sur la colonisation de la Malaisie par l’Autriche.
Lors d'une installation en 2005 au Musée d'art du Guangdong (Chine), intitulée Minaret, Wong Hoy Cheong a érigé un minaret, caractéristique architecturale d'une mosquée, sur le musée. A travers cette oeuvre, il illustrait le cadre culturel mouvant de la région, juxtaposant son identité de Chinois minoritaire venant du pays à majorité musulmane de Malaisie, tandis que les Musulmans de la région du Guangdong sont les minorités de la République populaire de Chine. Wong Hoy Cheong s’interroge sur toutes les formes de colonisations et d’impérialismes, sur la domination et la soumission. Son film Doghole (2010) – acheté par le Guggenheim Museum - explore l’occupation japonaise de la Malaisie pré-indépendante durant la deuxième guerre mondiale et après. Après avoir peint The Discreet Charm of the Bourgeoisie’ en 1991, se moquant du maniérisme des nouveaux riches, Wong Hoy Cheong s'était alors tourné vers un nouveau média et il a ainsi réalisé des grandes toiles au fusain, collage sur papier et photocopytransfer (Migrants & Rubber Trees). En 2009 ‘Days of our lives’ comprenait une série de 6 photographies explorant l’identité européenne de nos jours. Dans ces images, l’artiste a utilisé des scènes de la vie quotidienne de peintures françaises du Musée des Beaux Arts de Lyon, pour dépeindre des populations de migrants des anciennes colonies anglaises : nigériens musulmans, turcs et birmans. Adaptant des images populaires de la mère et l’enfant – comme par exemple dans ‘la lecture’ de Fantin Latour (1877) - Wong Hoy Cheong montre le changement apparent dans la vie ordinaire en Europe tout en faisant ressortir les histoires culturelles obscures de communautés marginalisées ailleurs dans le monde.
En début 2017, ArtProjects présentait une exposition personnelle de l’artiste, ‘On Unlearning And Relearning’. L'exposition mettait en lumière quatre décennies du travail sur papier de Wong Hoy Cheong. Dans le cadre du Folkestone Triennal 2017, l'artiste présentait à nouveau une structure temporaire de minaret sur la façade du Centre Culturel Islamique, faite d'un cadre d'échafaudages visibles avec du nylon pour former deux minarets.
Le travail le plus récent de Wong Hoy Cheong, montré dans l’exposition organisée par la Gallery Eslite à Art Basel HK en 2018, était "UnCover" (2015), commandé à l'origine par la Biennale industrielle de l'Oural. Son installation se référait à la relation entre espace et hiérarchisation. En choisissant les plaques d’égouts à des endroits actifs politiquement, il utilise des photographies et des frottements de cire pour représenter les images sous et au-dessus des plaques d’évacuation, révélant des mondes parallèles qui se réfèrent mutuellement.
Expositions
Wong Hoy Cheong a fait l’objet de nombreuses expositions personnelles. Eslite Gallery présentait à Art Basel HK 2018 une exposition personnelle de Wong Hoy Cheong : une rétrospective des travaux de l’artiste de 1999 à 2015. En 2017, AtProjects présentait ‘On Unlearning And Relearning’,de Wong Hoy Cheong, Our ArtProjects, Kuala Lumpur, 

lire la suite
Wong Hoy Cheong est représenté par Eslite Gallery, Taipei, Taiwan.

 

  MYANMAR

AUNG KO est un artiste peintre contemporain birman. Outre la peinture, il réalise des installations. Son travail est surtout basé sur « l’art communautaire ». Il a ainsi fondé en 2006 le « Thu Ye Dan Art Project », un centre de création pour améliorer les conditions de vie des habitants de son village natal où il a déjà su attirer de nombreux artistes, parmi les plus connus de Birmanie.
L'artiste
Aung Ko est né à Htone Boo en 1980. Il a étudié la peinture à l’University of Culture de Yangon dont il est diplômé (2002). Il vit et travaille à Yangon.
Son oeuvre
Les thèmes de prédilection de Aung Ko sont ses mémoires d’enfant et la culture rurale de son village, Thuye’dan, situé dans le nord du Myanmar au centre duquel coule coule la rivière Irrawaddy, une expérience unique pour lui. Pour ses installations il utilise des matériaux qu’il transforme, réutilise, réarrange, associant souvent plusieurs médiums. Parmi ceux-ci, bois, bambous, filets de pêche, etc., ce qui rend les œuvres accessibles aux villageois. Il a séjourné 8 mois en France, à Paris pour préparer l’exposition « L’archipel secret » au Palais de Tokyo, en 2015.
En 2013, il a réalisé une série de sculptures dorées dont celle intitulée "Onward" : cinq hommes représentant les personnes les plus impliqués dans l'établissement du processus de réforme. Ces hommes sont magnifiques avec leur peau dorée mais ils sont nus aussi, une exposition peu tolérée dans la société birmane.
En 2015, il a réalisé de petites sculptures en bois colorées intégrées à un arbre, une oeuvre intitulée "Padauk Tree", Vent des Forêts, en collaboration avec un artisan sculpteur, Jean Bergeron. En 2016, il présentait lors d'une exposition personnelle à la galerie d'art Pansuriya, à Yangon, 35 peintures acryliques consacrées à la rivière Ayarwady.
Expositions
Aung Ko a eu sa première exposition personnelle à Yangon en 2004 : ‘Aung Ko’s Art Work Solo Show’, Azada Gallery, Yangon. Parmi ses expositions personnelles, citons : en 2016 Aung Ko "Shimmering Ayarwady", Pansuriya, Art gallery, Yangon ; en 2013 Solo Exhibition, River Gallery, Strand Hotel, Yangon ; en 2011 The Organizer of Thu Ye Dan Event, Village Art Project, 2nd Solo Show, Aung Ko’s Village par Aung Ko (Myanmar), Esplanade Presents Visual Arts, (Visual Art Space).
Aung Ko exposait avec l'artiste birman Nge Lay à la Gallery Children’s Biennale 2019 : Embracing Wonder, The Other Wall, du 25 Mai au 29 Décembre 2019 à la National Gallery of Singapore. L'exposition présentait des jouets en bois birmans traditionnels, des gravures sur bois et autres objets, dans l'objectif de partager les histoires du folklore du Myanmar
Aung Ko participe ainsi à des expositions collectives : en 2017 'Artist Beyond Boundaries', The American Center, Yangon ; en 2016 'Beyond the Source', PUN+Project, Gothe Villa, Yangon, Myanmar ; 10/10 Anniversary Exhibitions, River Gallery, Yangon ; en 2015 « Open sea », une exposition consacrée à la scène artistique contemporaine de l’Asie du Sud-Est, au MAC de Lyon, « L’Archipel secret », exposition explorant l’Asie du Sud-Est à partir de Singapour, au Palais de Tokyo à Paris (Mars-Mai 2015), Art Stage Singapour en 2014, Deep Sea, Group Show, Guggenheim, Italie en 2013, "Riverscapes IN FLUX" Goethe Institue, Hanoi, en 2012 Blue Frogs, Group Art Exhibition, Dagaung Art Gallery, Yangon ; en 2009 4ème Fukuoka Asian Art Triennale ; New Zero Fine Art Show, Beikthano Art Gallery, Yangon, Exposition Decollective Art Show, Alliance Francaise de Yangon. Biennale de Singapour 2008 et la 8ème Open International Performance Festival, à Pékin, en 2007.
L’artiste  a aussi fait l’objet d’expositions personnelles à l’étranger comme : en 2015 ‘Tales of my Village’, Fukuoka Asian Art Museum, Japon ; en 2014 Afterimage, Galleria Civica di Trento, Trento, Italie; en 2013Breakfast with my Enemy’, Primo M
arella Gallery, Milan, Italie.

AUNG MYINT est un artiste considéré comme un pionnier en art expérimental au Myanmar et aussi un des artistes birmans contemporains les plus célèbres.
L'artiste
Aung Myint est né en 1946 à Yangon où il vit. L’artiste est diplômé de la Rangoon Arts and Science University (Psychologie)) (1968). En tant qu'artiste, il s’est fait lui-même, ses premiers travaux étaient au début semi-abstraits dans le style cubiste, faits à partir de matériaux obtenus auprès de l’ambassade britannique ou américaine. En 1989, il était un des membres fondateurs de l’Inya Gallery qui offre un espace aux artistes pour s’exprimer et partager des idées ; il s’est alors détaché du romantisme traditionnel pour traiter plutôt de sujets sociaux en utilisant une pratique artistique multidisciplinaire incluant performances et installations. L’artiste est engagé depuis des décennies.
Son oeuvre
Aung Myint est surtout connu pour ses peintures abstraites et sa palette de couleurs - noir, blanc et rouge - qui sont sa signature. A partir des années 90 son style toutefois a évolué avec l’usage de larges coups de pinceaux pour créer comme des éclaboussures ou des gouttes de peinture qui évoque beaucoup le travail de Jackson Pollock. Il a aussi été inspiré par d’autres peintres de l’American New York School de la période d’après la guerre comme de Kooning pour ses visages torturés. Il a aussi réalisé une série photographique ‘Self Portrait’ toujours dans les années 90. Puis il est retourné vers la peinture birmane pour puiser son inspiration. Dans une Série intitulée 'World Series: Five Continents Tattered' en 2010, il remplit le bas d’une peinture avec des images du cri d’Edward Munch comme les effigies du Bouddha peuvent apparaître sur les temples de Bagan. Toujours en 2010, dans 'White Stupa Doesn’t Need Gold', il montre une pagode dans un aspect plus brut, moins sophistiqué, remontant là aux racines de l’histoire du pays. Cette peinture fait partie de la collection du Guggenheim Museum à New York.
Au fil des années, il a aussi développé son propre langage, incorporant la ligne associée à l’écriture et à l’art sacré birmans, pour réaliser des peintures non figuratives. Ses dessins monochromatiques de la mère et de l’enfant trouvent leurs racines dans le sentiment de perte et d’abandon ressenti après le décès de sa mère quand l’artiste était enfant. Le thème de la mère et l’enfant est récurrent chez lui. Il a perdu sa mère à l’âge de quatre ans. Son travail évoque la ligne fluide et la forme des travaux de maîtres modernes comme Henry Moore ou Picasso. Aung Myint a été le premier artiste birman à se voir décerner l’ASEAN Art Awards, à Bali, en 2002, par le jury du Philip Morris Group avec 9 peintures de sa Series « Mother and Child », dont les formes peuvent plus ou moins rappeler la Piéta.
Lors de son exposition à la TS.1 Gallery à Rangoon intitulée ’14 A.M.', Aung Myint présentait sa Series de 18 peintures appelées ‘Faces’, terminées en 2013 et 2014 dans lesquelles il propose une réflexion sur le traumatisme d’une population qui change en s’ouvrant sur le monde pour la première fois depuis des décennies.
Dans sa dernière exposition en 2017 à la Myanm/art gallery à Yangon  intitulée « Expedition », Aung Myint expérimentait couleurs et textures. Bien connu pour son utilisation du noir et blanc, Aung Myint utilisait le rouge et le noir à travers sept peintures acryliques, six collages et sept installations.
https://www.facebook.com/Aung-Myint-164446083646965/
Expositions
Aung Myint a eu sa première exposition personnelle à l’Inya Gallery of Art en 1994. Il a eu près de 60 expositions au Myanmar et plusieurs à l’étranger. Sa plus récente exposition personnelle était organisée par la nouvelle galerie Kalasa Art Space à Yangon fin 2019   lire la suite

 

MIN WAE AUNG est un artiste contemporain birman reconnu au plan mondial et le peintre birman probablement le plus célèbre. Le prix record pour une oeuvre de l'artiste vendue aux enchères ces dernières années,était de 11,950 USD pour "Dusty Journey"(1994), vendue chez Christie's HK en 2018. 
L'artiste
Min Wae Aung est né en 1960 à Danubyu, Myanmar. Il a étudié, notamment le portrait et le paysage, à la State School of Fine Arts de Yangon. Il a ensuite travaillé comme graphiste commercial. Il développera son style définitif après un séjour aux Etats-Unis en 1993. 
Son oeuvre
L'artiste est connu tout particulièrement pour ses représentations de moines et nonnes bouddhistes accomplissant leurs rites quotidiens, sur un fond subtilement travaillé, dans les dorés. Dans la plupart de ses peintures, les visages sont bordés de noir, ce qui leur donne une sorte d'aura. Min Wae Aung exprime au travers de ses personnages toute l’essence de l’âme birmane dans sa dimension spirituelle. On peut ressentir face à ses œuvres un sentiment de sérénité et de paix. Dans ses toutes dernières peintures, il continuait à explorer le pouvoir et l’énergie des groupes notamment pour défendre une cause commune. Le voyage est aussi chez lui un thème récurrent : si on se réfère en effet à sa précédente Série ‘Thinking of People on the Road’, Min Wae Aung a développé son sujet pour se concentrer sur ceux qui utilisent leurs pieds pour voyager.
Plusieurs œuvres de l’artiste ‘des peintures de vieux moines bouddhistes’ se sont vendues pour 20.000$ at Bay East Auctions 'The Art & Book Sale' in 2012, à Hong Kong, ou à Londres et Paris. Min Wae Aung possède une collection de peintres anciens qu’il appelle ‘‘Old Burmese Masters », et prévoit de créer une galerie pour les héberger près de son atelier à Yangon.
Expositions
Min Wae Aung compte à ce jour plus de 50 expositions dans le monde. Il était exposé pour la 6ème fois à Londres en Octobre 2016, ‘The Journey Begins’, une exposition organisée conjointement par le Millennium Hotel Mayfair et la Tanya Baxter Contemporary Art Gallery.
Parmi ses autres expositions personnelles, citons : en 2019, Min Wae Aung, South Asian Art Gallery, Boston, Usa ; en 2014, Min Wae Aung “Travellers ; en 2013, Min Wae Aung, Asia Fine Art Gallery, San Francisco ; en 2010 “ Golden Heritage” Solo Exhibition, Asia Fine Art Limited, in association with Wan Fung Art Gallery, Shanghai ; en 2009 “Another Journey to Asia” Solo Exhibition, Global Art Source (Contemporary Art Advisement), en association avec Art-St-Urban, Lucerne, Suisse, “May the Road Rise with you” Solo Exhibition, Kings Road Gallery, Londres, “Min Wae Aung - “Portraits” Solo Exhibition, Karin Weber Gallery, Hong Kong. 
Il participe aussi à de nombreuses expositions collectives dont : en 2019 Min Wae Aung et  B. Venkatesan (an Indian artist), South Asian Art Gallery, Boston, Usa ; 2015 ‘Masters of Myanmar : New Works by Aung Myint and Min Wae Aung’, Hong Kong ; en 2013 Myanmar Masters Exhibition - A Burmese Private Collection, Art Seasons Gallery, Yangon ; en 2007 “Burmese Masters Hong Kong 2007” Exchange Square, Central, Hong Kong, Asia Fine Art Limited, “Traveller 2007, New Treasure Art Gallery, Yangon, “Burmese Contemporary Art Opus One Shanghai” Group Exhibition, Asia Fine Art Limited, in association with Wan Fung Art Gallery, Shanghai.
On peut trouver les oeuvres de Min Wae Aung dans des collections privées partout dans le monde ainsi qu’au Singapore Art Museum, Standard Chartered Bank à Hong Kong, Nation Museum du Myanmar et Fukuoka Art Museum au Japon.
https://www.facebook.com/minwae.aung

SINGAPOUR

BOO SZE YANG est un artiste peintre singapourien connu pour ses larges coups de pinceaux. Il n’est lié à aucune tradition ni aucun style.
http://www.booszeyang.com/
L'artiste
Boo Sze Yang est né en 1965 à Singapour où il vit actuellement. Après son diplôme de la Nanyang Academy of Fine Arts (NAFA) (1991), il a complété sa formation en Angleterre, à l’université de Reading, Diploma in Fine Art (1995) puis au Chelsea College of Art & Design, University of Arts of London, Master in Arts Degree (2004).
Son oeuvre
Boo Sze Yang traite d’objets banals, d’intérieurs architecturaux modernes, industriels, et de scènes de destruction, comme des métaphores de la condition humaine. Il s’inspire des méga-structures architecturales des ‘shopping malls’ de Singapour. Sa série ‘the Mallis’ décrit des espaces instables au bord de la destruction et en ruine. C’est une étude de l’espace comme symbole, dans divers tons de gris, avec une ambiance de lumière. Dans son exposition ‘The Father’ en Février-Mars 2014 à Singapour, Boo Sze Yang s’est concentré sur le fondateur de Singapour, Lee Kuan Yew avec l’espoir de créer un débat sur l’avenir et sur les préoccupations qui règnent à Singapour, à savoir comment le pays va continuer à prospérer sans cette figure iconique qui a façonné Singapour depuis son indépendance. De même dans son exposition intitulée “29.03.15”, il reprend l’atmosphère de ce jour funeste du décès du fondateur qui est synonyme de deuil dans l’histoire de Singapour.
Ses Series récentes – des peintures quasi monochromes - évoquent un monde naturel progressivement disséqué et déplacé par le développement urbain, le mettant en danger de destruction par le désir des hommes modernes dans la quête d'une vie meilleure.
Expositions
Boo Sze Yang a fait l’objet de nombreuses expositions personnelles et collectives depuis 1999. Parmi ses expositions personnelles récentes, citons : en 2018 "Boo Sze Yang: The Mirage", AC43 Gallery, Singapour ; iPreciation “29.03.15” en Août 2015  “The Father,” Singapore ; “Boo Sze Yang: AIR,” Kuandu Museum of Fine Arts, Taipei, Taiwan (2012); “Sanctuary,” Art at St Francis, Melbourne, Australia (2012); “The New Cathedral,” Nanyang Academy of Fine Arts Galleries, Singapore (2012), The ExtraOrdinary, Chan Hampe Galleries, Singapore ; 2009 "Boom, Utterly Art," Singapore ; 2007 House of God, Utterly Art, Singapore ; 2006 Silence of the Canines, Utterly Art, Singapore ; 2005 and In-between, Zandari, Seoul, South Korea.
Il a aussi participé à des expositions collectives telles que : en 2018 «Motionless Boundary», Visions of Stillness, Da Xin Art Museum, Tainan (2018), Painters, Nakata Museum Onomichi, Hiroshima (2018), Element Art Space, Singapour, 'In the Cleft of the Rock', - Boo Sze Yang et Tay Bak Chiang -Pocket Fine Arts, Taichung, Taiwan, "Visions II - Moving Mountains", Boo Sze Yang, Chiew Sien Kuan & Tay Bak Chiang, Artassembly, Singapore ; 2017 ​Singapore Art Scene: Three Generation, Sibaozhai art gallery, Singapore, Black & White, ​AC43 Gallery, Singapore ; 2016 et 2015 Art Fair Hong Kong, Art Stage Singapore ; 2015, 100 Painters of Tomorrow, Beers Contemporary, London ; 2013 "The Little Joys of Singapore“ ; The Realm in the Mirror, the Vision Out of Image,” an Exhibition of Singapore Contemporary Art, Suzhou Jinji Lake Art Museum, Suzhou, China (2013), Painting in Singapore, Equator Art Projects, Crisis of Monumentality: Made/Remade/Unmade", Cham Hampe Galleries, Singapore ; “The 2012-13 Sovereign Asian Art Prize,” Hong Kong (2013); 2012 "City Scapes Unbound",  OCBC Art Space , Singapore ; 2011 “The 26th Asian International Art Exhibition (AIAE),” Hangaram Art Museum, South Korea (2011); “Exchange China-Singapore Art Showcase,” Yingu Art Mansion, Beijing, China (2010).
Booe zse Yang était dans les 30 finalistes du Sovereign Asian Art Prize 2019 et 2018. Il avait déjà reçu l'Asian Artist Fellowship Award 2010/2011 sponsorisé par Freeman Foundation  pour son séjour en résidence au Vermont Studio Center aux Etats-Unis; il avait obtenu en 2003 le prix du jury pour le Philip Morris Singapore-ASEAN Art Award et en 2009 le Platinum Award, UOB Painting of the Year Competition.
On peut trouver ses œuvres dans les collections du Singapore Art Museum, le Singapore Istana Art Collection, le Ministère des Affaires étrangères de Singapour, United Overseas Bank, Simmons & Simmons Contemporary Art Collection, Nanyang Academy of Fine Arts et Yingu Art Mansion à Pékin.

 
VIETNAM 

Bùi Công Khánh

BUI CONG KHANHné en 1972, est un peintre contemporain vietnamien, sculpteur, musicien, artiste video, performer. Il a  été un des premiers artistes vietnamiens à acquérir une réputation internationale dès les années 90 avec des performances qui interrogeaient sur les restrictions en matière d'expression dans le Vietnam communiste.
https://www.facebook.com/Bui-Cong-Khanh-artist-486726358173469/

BIOGRAPHIE/OEUVRE

Expositions
Le travail de Bùi Công Khánh a été exposé dans les plus grandes villes vietnamiennes mais aussi en France, Cambodge, Corée du Sud, Thailande et aux Etats-Unis. Il a été en outre exposé dans des biennales internationales à travers le monde.

Bùi Công Khánh était parmi les finalistes du Sovereign Asian Art Price 2020
Sa dernière exposition personnelle "Porcelain Medals and jackfruit Wood Grenades" était organisée par 10 Chancery Lane Gallery, Hong Kong en Décembre 2018-Janvier 2019. 'Dislocate’ était jusque là sa plus grande exposition personnelle organisée à ce jour, au San Art avec le Factory Contemporary Arts Centre à Ho Chi Minh Ville, en Juillet- Août 2016. "Fortress Temple" en 2015 était une autre exposition personnelle de Bùi Công Khánh, à la Chancery Lane Gallery, Hong Kong. En 2013, il présentait "For Home and Country: New Social Installations" à la Yavuz Fine Art Gallery à Singapour. En 2010 il exposait "Life is consumption" au Sàn Art à HCMV.
Bùi Công Khánh par ailleurs participe à des expositions collectives comme : en 2019-2020  "Homo Faber: Craft in Contemporary Sculpture", Asia Cultural Center, Gwangju, Corée du Sud ; en 2019 Art Brussels 2019 ; en 2016 5ème Biennale de Singapour, Shapeshifting: Contemporary Art from Southeast Asia, Chancery Lane Gallery Art Projects, HK ; en 2014 'The Roving Eye: Contemporary Art from Southeast Asia', Arter, Istanbul ; 'Concept, Context, Contestation: Art and the Collective in Southeast Asia', BACC, Bangkok (touring), 2013-2015; 6th Asia Pacific Triennial of Contemporary Art, Queensland Gallery of Modern Art, Brisbane, 2009.
Il était parmi les artistes d'Asie du Sud Est invités au Paris Art Fair du 26 au 29 Mars 2015. 
Bùi Công Khánh est considéré comme un des artistes les plus intéressants de la jeune génération artistique vietnamienne. En 2018, il a ouvert le "Go Fish Studio" à Hoi An pour présenter l'art contemporain vietnamien. Pour la première exposition il a créé de nouvelles oeuvres et sélectionné deux jeunes artistes vietnamiens pour exposer avec lui : Nguyen Hai Dang et Nguyen Dinh Hoang Viet.  

Dinh Q. Le

DINH Q.LE, né en 1968, est un des artistes contemporains vietnamiens les plus connus au plan mondial. C’est un artiste conceptuel qui s’est fait connaître dans les années 90 par ses images créées à partir de bandes de photos - tissées à la main - suivant une technique de nattage traditionnelle vietnamienne qu’il a apprise enfant.

BIOGRAPHIE/OEUVRE
Actualité
Dinh Q. Lê fait partie des 40 artistes participant à l’édition inaugurale de l’Asia Society Triennial à New York, reportée au 27 Octobre 2020 (jusqu'au 27 Juin 2021). 
Elle est intitulée ‘We Do Not Dream Alone’ et implique cultures, religions, ethnies, idéologies politiques et identités diverses.
Expositions
Le travail de Dinh Q. Lê est exposé dans des galeries et musées en Asie, en Europe et aux Etats-Unis depuis 1990. En 2003, six des travaux de sa série ‘From Vietnam to Hollywood’  étaient montrés à la Biennale de Venise. Cette série montre aux spectateurs comment leurs idées sur la guerre ont été fabriquées par les descriptions de Hollywood. En 2010 le Musée d’Art Moderne (MOMA), New York, a exposé puis acheté son installation video ‘The Farmers and the Helicopters’.
Parmi ses expositions personnelles récentes, citons : en 2019, "Pure Land", Tang Contemporary Art, Bangkok ; en 2018 "Monuments and Memorials", STPI Singapore, "Skin on skin", 10 Chancery Lane Gallery, HK ; 2017 Dinh Q. Lê - The Scrolls: Distortion, Shoshanawayne Gallery​, Santa Monica, USA ; 2016 "The colony" (video work), Ikon Gallery, Birmingham, Royaume-Uni ; en 2015, "Memory for tomorrow", Mori Museum, Tokyo, Japon ; en 2014, Warp, Woof, Zero, One, P·P·O·W, New York, Crossing the Farther Shore, Rice University Art Gallery, Houston, TX  ; en 2012, Erasure, Chancery Lane Art Gallery Projects, Hong Kong, Remnants Ruins, Civilization, and Empire, Soshana Wayne Gallery, Santa Monica CA ; en 2011, Dinh Q Lê:  Saigon Diary, University of Buffalo Anderson Gallery, Buffalo, NY, Erasure, Sherman Contemporary Art Foundation, Sydney, Australie, Dinh Q. Lê, Prince Claus Fund Gallery, Amsterdam, South China Sea Pishkun, Ikon Gallery, Birmingham.
Dinh Q. Lê participait à l'exposition collective "After Darkness: Southeast Asian Art in the Wake of History" à l'Asian Society, New York, du 8 Septembre 2017 au 21 Janvier 2018. Il a participé à différentes expositions collectives ces dernières années comme Art Basel HK 2017, EXPO Chicago 2014, The Armory Show 2014, SEVEN, Miami, 2012.
Dinh Q. Lê exposait au San Jose Museum of Art, Usa, Californie, du 14 Septembre 2018 au 7 Avril 2019 : "Dinh Q. Lê: True Journey Is Return". L'exposition présentait quatre installations vidéo et photographiques majeures mêlées à des récits de guerre et de migration, ainsi qu'une sélection de photos tissées florales rarement vues.
https://www.facebook.com/dinh.q.le

Hom Nguyen

HOM NGUYEN  est un artiste français d’origine vietnamienne, né à Paris. Il est devenu maître dans l’art du portrait.
http://hom-nguyen.com/
L’artiste
Hom Nguyen est né à Paris en 1972. Devenu très jeune chef de famille auprès des siens démunis, il n’a pas fait d’études d’art mais il a toujours été passionné par le dessin. C’est un autodidacte. Cireur de chaussures pour gagner sa vie à ses débuts, il est devenu spécialiste de la patine de chaussures de marque en 2009. Il a ainsi travaillé les couleurs de cuirs et même dessiné sur des chaussures. Il est ensuite revenu à la peinture et au dessin. En 2009, il s’installe dans un grand atelier à Bagnolet et en 2011 commence des portraits monumentaux sur toile. Il a travaillé notamment avec le designer Ora-Ito (en 2011) qui l’a introduit dans le monde de l’art et du design.
Son oeuvre
Hom Nguyen est fasciné par le visage humain : ses portraits composent l’essentiel de son oeuvre. Il travaille au fusain, au feutre gouache, à l’huile voire même au stylo. Il jette la peinture sur la toile, il utilise la technique du crayonné pour faire ressortir les volumes. Son geste insiste sur le mouvement et la profondeur du trait. Sa liberté gestuelle peut s’apparenter au street art. « Chacune de ses toiles apparait tel un combat, un corps à corps avec la matière d’où surgit une volonté : révéler le plus profond de l’être humain à travers les traits et la couleur. Ses œuvres capturent et transcendent ainsi la profondeur des sentiments et la complexité des émotions qui bouleversent l’âme humaine ». Sans tenir compte de la notion de statut social ou de beauté physique de ses sujets, l’artiste s’intéresse aux expressions et aux mouvements de l’âme cachés derrière la physionomie de chacun. Le grand format confronte aussi le spectateur directement au sujet, le rendant d’autant plus personnel. Hom Nguyen est souvent comparé à Jason Pollock, pour sa part il aime beaucoup Alberto Giacometti et Lucian Freud.
Si l’artiste a fait le portrait de nombreuses stars françaises et internationales – de Serge Gainsbourg, Mick Jagger, Sophie Marceau, Gandhi, John Fitzgerald Kennedy à Ali Bongo - il a aussi croqué d’illustres inconnus ou des enfants. « Il faut que leur visage m’intéresse. Ce n’est pas leur beauté, ni leur notoriété qui m’interpellent mais leur expression. Ce que leur physionomie, les sentiments et l’émotion qui y flottent traduisent », déclare-t-il. En 2015, il présentait à l’A2Z Art Gallery à Paris une série sur la boxe, « Le combat du siècle », où il dévoilait une vingtaine de portraits de boxeurs célèbres : de Sugar Ray Robinson à Mohamed Ali, en passant par George Foreman et Marcel Cerdan ou encore Jean-Marc Mormeck. Hom Nguyen rendait hommage à Edith Piaf avec un portrait qui est exposé depuis le 20 Février 2019 à l’hôpital Tenon (où est née la chanteuse), au coin de la rue de la Chine et de la rue Belgrand, 75020 Paris. L'oeuvre originale est installée dans le hall d'accueil du batiment Meyniel de l'hopital Thonon.
Hom Nguyen a par ailleurs deux thématiques majeures dans son travail : l’exode et la transmission (lire la suite)
Expositions
Hom Nguyen s’est réellement fait une réputation et il expose régulièrement en France. Citons ses dernières expositions personnelles : 2019, L'Embarcadère, Montceau les Mines, France, Solo show, Calvi, France, "Racines", Château Madame de Graffigny, Villers-Lès Nancy, France, solo show Hong Kong2018 « Dark Side », A2Z ART Gallery, Paris, « Voyage » galerie Station, Paris,  « Life’s Doodles», Sofitel, Bangkok, Thailande L'artiste participait à Asia Now 2019, présenté par l'A2Z Art Gallery  (lire la suite)

 Nguyễn Thái Tuấn

NGUYEN THAI TUAN est parmi les artistes contemporains vietnamiens les plus importants, dont la réputation va croissante à l'étranger. L’histoire du Vietnam est au cœur ses peintures.
L’artiste
Nguyễn Thái Tuấn  est né à Quang Tri au Vietnam en 1965. Il est diplômé du Hue Fine Arts College (1987). Il vit et travaille à Dalat, Vietnam.
Son oeuvre
Les peintures de Nguyễn Thái Tuấn sont caractéristiques car elles représentent souvent des corps sans tête et sans membre. Les personnages semblent torturés ou détenus. Dans son enfance durant la guerre du Vietnam, Nguyễn Thái Tuấn a en effet été témoin de beaucoup d’atrocités. Sa peinture Black Painting n°40 (2008) fait par ailleurs référence à la Réforme agraire de 1955 qui a donné lieu à un bain de sang dans tout le nord du Vietnam. Le travail de Nguyễn Thái Tuấn interroge ainsi l'histoire et la fragilité des valeurs humanistes et l'affirmation de la subjectivité en opposition au pouvoir politique. Sa pratique artistique est aussi ancrée dans la symétrie de la plénitude et de l'absence.
Les personnages de Nguyễn Thái Tuấn semblent éthérés et fantasmagoriques, leurs formes se détachant sur un fond monochrome sans particularité. « Black Paintings » est ainsi une série d'une centaine de peintures à l'huile où la forme humaine prend sens par son absence. Cette omission du détail humain, masqué dans une couleur suggérant l'obscurité, l'ignorance ou le vide, est délibéré chez l'artiste. Celui-ci explique 'Les ténèbres contiennent toujours du mystère et de l'inconnu. L'obscurité suscite la curiosité des gens pour pénétrer à l'intérieur et trouver la vérité cachée, mais elle crée aussi inquiétude et turbulence »
Dans son exposition «Fullness of Absence» (Sàn Art 2011), l'artiste a peint des hommes et des femmes entièrement vêtus et dépourvus de corps, assis dans des espaces apparemment anonymes, semblables à une chambre d'hôtel, où la direction de la lumière crée des ombres particulières sur le sol et les murs. Dans sa Série Heritage, Nguyễn Thái Tuấn montre en arrière-plan des bâtiments et des monuments liés à l'histoire vietnamienne. Il cherche ainsi à représenter un espace critique entre le passé et le présent. Les intérieurs picturaux de Nguyễn Thái Tuấn sont inspirés en partie par l'enceinte du palais de l'empereur Bao Dai, le dernier roi vietnamien de la dynastie Nguyen. Au travers de ces réminiscences, il cherche à décrire les phases sociopolitiques du Vietnam, du colonial, à l'impérial, au prolétariat, aux «petits bourgeois», aux «nouveaux acquéreurs».
Les peintures de Nguyễn Thái Tuấn peuvent rappeler le moderniste américain, Edward Hopper, dans son traitement de la couleur et dans la représentation des espaces intérieurs.
«Bien que Nguyễn Thái Tuấn soit largement respecté au Vietnam, une de ses expositions a été censurée et, comme beaucoup d'artistes dans son pays, il navigue dans un équilibre délicat entre une pratique artistique indépendante et le défi du statu quo ».
Expositions
Nguyễn Thái Tuấn a commencé ces dernières années à se faire mieux connaître à l’international.
Parmi ses expositions personnelles, citons : en 2015 Simulacrum, Primae Noctis Art Gallery, Lugano, Switzerland ; en 2014 Heritage, Primo Marella Gallery, Milan, Italie ; en 2011 Fullness of Absence, Sàn Art, Ho Chi Minh City, Vietnam ; en 2008 Black Painting, Sàn Art, Ho Chi Minh City, Black Painting, New Discovery, Shanghai Art Fair.

L’artiste a aussi participé à de nombreuses expositions collectives depuis 1990 dont les plus récentes : en 2014 “Chorégraphies Suspendues”, Carre d’Art, Nimes, France ; en 2012 7th Asia-Pacific Triennial of Contemporary Art, Queensland Gallery of Modern Art, Brisbane, Australie, Deep S.E.A, Primo Marella Gallery, Milan, “Four Rising Talents from South East Asia”, 10 Chancery Lane Gallery, Hong Kong ; en 2011 1,2,3,4,5,6,7,8, Bui Gallery, Hanoi, Vietnam ; 2010 “Within Emptiness”, 10 Chancery Lane Gallery, HK ; 2009 “Time Ligaments”, 10 Chancery Lane Gallery, (co-organized by Sàn Art, Vietnam), HK ; 2007 “Voices of Minorities”, Chrissie Cotter Gallery, Sydney, Australie.
Nguyễn Thái Tuấn participait à Asia Now 2019, Paris Asian Art Fair 2017, représenté par la Primae Noctis Art Gallery. Cette dernière a publié en 2015 une monographie de l’artiste : ‘Demetrio Paparoni, Nguyên Thái Tuân : Black Painting & Heritage (Catalogue).
Les œuvres de Nguyễn Thái Tuấn font partie d’importantes collections d'art internationales publiques. Plusieurs œuvres de l'artiste ont été vendues aux enchères dont «The Negotiator» vendu à Larasati Auctioneers, Singapore Modern & Contemporary Art, en 2014

Ha Manh Thang

HA MANH THANG est considéré comme un des jeunes peintres les plus importants du Vietnam. Son œuvre s’inspire des documents socio-politiques et de références culturelles.
https://hamanhthang.com/
L’artiste
Ha Manh Thang est né en 1980 dans la province nord de Thai Nguyen. Il est diplômé de l’Université des Beaux Arts de Hanoi (2004). Il vit et travaille à Hanoi.
Son œuvre
Les peintures de Ha Manh Thang – sur toile ou papier – sont riches en texures et significations. L’artiste s’est fait connaître avec ses séries de peintures colorées et en même temps sarcastiques sur des sujets comme la tradition, la modernité et l'influence du consumérisme depuis le Doi Moi, l'ouverture économique du Vietnam.
Ha Manh Thang s'inspire des thèmes de la mémoire, de l'histoire et du patrimoine culturel - des tours anciennes d'Angkor Vat et des maisons villageoises sporadiques dans le nord rural du Vietnam aux vieux costumes utilisés par les empereurs et les familles royales pendant les dynasties Le et Trin -. « Mes œuvres habituellement mêlent des images de ma propre histoire culturelle et de la culture pop avec les nécessités sociales que je rencontre dans la vie contemporaine ", explique l'artiste.
Ces dernières années, l'œuvre de Ha Manh Thang avait un thème général qui couvrait les "Paysages du Vietnam" dont est tirée sa Série « Le lac ». Il poursuivait son exploration sur la signification et l'idéalisation attribuées aux bâtiments traditionnels dans un environnement spécifique, tel que dicté par les lois du Fung-Shui. Les bâtiments traditionnels tels que les temples ou les maisons communales paraissent invisibles à première vue mais sont, après un examen plus attentif, clairement et nettement définis.
Dans ses travaux actuels, Ha Manh Thang étudie toujours les structures architecturales emblématiques du Vietnam, les réduisant à leurs formes essentielles, les isolant de leur contexte et remettant en question leurs rôles et significations.
« Passage of Time – a poetic meditation – était la première exposition personnelle de Ha Manh Thang à Hong Kong. Il y présentait deux séries “Circle of Time”– sur la signification des symboles qu’on trouve dans les objets antiques et sa Series "The Lakes". Dans son exposition personnelle fin 2018-2019, “Ellipses”, l'artiste a tiré son inspiration d'une série de poèmes du Moyen Age, de Li Bai et Du Fu. Son travail avait la sophistication de l'art moderne occidental, tout en gardant un esprit asiatique, il voulait nous rappeler le passé et les regrets de ce qui est perdu. Dans sa dernière exposition fin 2019 à la galerie Quyhn, Ha Man Thang évoquait le changement de saison et le mélange de mélancolie et d'émerveillement qu'il a éprouvés à la vue de magnifiques antiquités. L'artiste s'est en effet inspiré de sa large collection d'antiquités vietnamiennes.
Expositions
Parmi les expositions personnelles les plus récentes de Ha Manh Thang, citons : en 2019 "Landscape/Mindscape", Galerie Quynh, Ho Chi Minh city ; en 2018-2019, “Ellipses”, Vincom Center for Contemporary Art, Hanoi ; en 2017-2018 « Passage of Time – A Poetic Meditation », Affinity Art Gallery, Hong Kong ; en 2016 « The Lake », Art Tapei ; en 2015 ‘’Far in the North’, L’Espace, Institut Francais, Hanoi, ‘KHÓI SÓNG’, Galerie Quynh, Ho Chi Minh City ; en 2014 ‘Fading Dreams - Disintegrating Realities’, Thavibu Gallery, Bangkok, Thailand ; en 2013 ‘HEAVEN IS A PLACE’, Galerie Quynh, Ho Chi Minh City ; en 2010 ‘Not Memory’, Bui Gallery, Hanoi.
L’artiste participe aussi à des expositions collectives dont les plus récentes : 2020, "Beyond", Affinity Art Gallery, Genève, Suisse ; 2019, "Square", Affinity Art gallery, Hong Kong, "Shared inspiration", National Art Museum of China, Beijing ; 2017 ‘The Foliage’, Vincom Center for Contemporary Art, Hanoi, ‘The Three-Cornered World’, Galerie Quynh, HCMC ; 2016 ‘Vietnam Eye: Contemporary Vietnamese Art’, Casa Italia, Hanoi, ‘Dérive’, Galerie Quynh, HCMC ; 2015 I Bienal del Sur: Pueblos en Resistencia, Museo de Bellas Artes, Caracas, Venezuela ; 2014 ‘Being Present’, Galerie Quynh, HCMC, ‘drop’, Galerie Quynh, Ho Chi Minh City, Vietnam in the shadow of appearances, Galerie Quynh, HCMC, ‘Onward and Upward’, Galerie Quynh, HCMC ; 2013 Grapevine Selection, Vol 1, Hanoi Fine Art Museum, Hanoi ; 2012 ‘Revealed Concealed Altered Icons’, Galerie Quynh, ; 2011 Instruments of Meditation: Works of Art from the Zoltán Bodnár Collection, Reök Palace, Budapest, Hungary.
Considéré comme l'une des plus grandes figures de la jeune génération de l'art contemporain au Vietnam, il a été présenté dans la grande publication internationale Phaidon "Painting Today" en 2009. C’est le seul artiste vietnamien à avoir été présenté aux côtés d'artistes de renom tels que Gerhard Richter, Jumaldi Alfi ou Zhang Xiaogang.
Ses œuvres font partie de la collection permanente du Singapore Art Museum, de la Collection du Royal Melbourne Institute of Technology (RMIT), de la collection Zoltán Bodnár (Budapest) et de la Collection Born (Allemagne).
Une toile de Ha Manh Thang "Fading Spring 6" a été achetée par la National Museum of Art of China à Beijing début 2019

Pham Huy Thông

PHAM HUY THONG est actuellement un des artistes vietnamiens contemporains les plus prometteurs.
http://phamhuythong.net/home/
L’artiste
Pham Huy Thông est né en 1981 à Ha Tay au Vietnam. Il est diplômé de l’Hanoi Industrial Fine Arts University: Bachelor of Fine Arts, Major in Graphic Design (2004). Il vit à Hanoi.
Son œuvre
Pham Huy Thông travaille la laque vietnamienne, l'acrylique et les techniques mixtes. Ses peintures sont couvertes de symboles et de messages. Son travail a été défini comme un commentaire politique et social sur des questions d'actualité. « C’est un artiste avec une conscience ».
« Depuis que j'ai commencé à donner à mes peintures plus de sens, d'histoires et de réflexion, le travail de la laque m'a semblé me faire perdre beaucoup de temps. Ce n'est pas amusant de devoir attendre des mois pour savoir si une idée a bien fonctionné sur une surface en laque, alors j'ai essayé d'autres matériaux comme l'acrylique, l'aquarelle, l'encre et l'huile […] Parfois, pour m'exprimer différemment, j'essaie aussi de faire des installations et des performances. L'art que j'ai fait au tout début était essentiellement des portraits ou des peintures auto-réfléchissantes, poursuivait-il. Mais autour de 2006-2007, « j'ai commencé à essayer d'exprimer ma pensée et ma compréhension de sujets plus sérieux tels que les questions politiques ou sociales. Ma première exposition personnelle en 2006 a été une installation d'une pièce qui dépeignait la pluie et les gens qui couraient sous elle essayant de se cacher d'une menace commune, instinctivement et montrant leurs propres manières individuelles d'essayer de rester au sec ».
Dans son exposition “Dong Bao”, l’artiste présentait une série de peintures à l’huile et à l’acrylique réalisées entre 2009 et 2010, pour lesquelles il a utilisé des images iconiques du Vietnam afin de redessiner l’histoire de la nation. Ces peintures étaient basées sur des gravures traditionnelles de Don Ho. « J'ai pris la même composition mais je les ai recréées avec des problèmes de la vie moderne ».
J’ai pu, sur la base d’anciennes copies critiquer la situation actuelle dans un contexte d'histoire sociétale, explique Pham Huy Thong. Le premier tableau de sa Series Dong Bao, a, semble-t-il, été complété significativement et symboliquement un 30 avril pour coïncider avec la datation de la photographie de la veille de la Chute de Saigon en 1975.
S’agissant de sa Series « Hands » en 2012, Pham Huy Thong déclare : « J'ai pensé qu'en remplaçant les têtes de personnages par des mains, les personnages paraîtraient bizarres et amèneraient le public à se demander ce que ces gens pensent et font. J'ai choisi les mains parce que les mains sont très « humaines » et capables d'exprimer de l'émotion ».
Parlant de sa Series Hope, l’artiste explique : la Series Hope - lancée en mars 2014 - met l'accent sur l'exploitation du thème lié aux agriculteurs ruraux et aux travailleurs urbains pauvres. Le processus d'urbanisation et de modernisation du Vietnam a ainsi créé un fossé croissant entre les riches et les pauvres. Ceux qui ont une faible position dans la société sont de plus en plus marginalisés. En période de crise économique, l'écart d'inégalité ne diminue pas mais est exacerbé ». Les peintures de la Series Hope exploitent le contraste entre les images de nuages d'orage représentant l'avenir incertain des pauvres et les images de nuages blancs comme l'espoir qui monte dans leurs coeurs.
Expositions
Pham Huy Thông a déjà eu plusieurs expositions personnelles : en 2018 "Hope 2.0", Craig Thomas Gallery, HCMC ; 2015 “Hope”, Craig Thomas Gallery, Ho Chi Minh City ; 2012 “Hands”, Craig Thomas Gallery, Ho Chi Minh City, “Strange Dreams”, Ernst 1 Young Office, One Raffle Quay, Singapore ; 2010 “Dong Bao”, Bui Gallery, Hanoi ; 2010 “Touch the glory”? performance, Temple of Litterature, Hanoi ; 2009 “Updated”, L’Espace, Hanoi ; 2006 “Rain”, installation exhibition, Bookworm Art Space, Hanoi.
Il a par ailleurs participé à de nombreuses expositions collectives depuis 2005, dont les plus récentes : 2016 “Semangat”, Petronas Gallery, Suria KLCC, Kuala Lumpur, Malaysia, Asia Silklink International Art Exhibition” ASIAE, University of Art Museum of Guangzhou Academy of Fine Art, Guangzhou, China, Nanjing Museum of Fine Art, Chine, China, South Asia, Southeast Asia International Art Exhibition (Oil paintings), Yunnan Art Museum, China ; 2014 “Sasaran International Art Festival”, Kuala Selangor, Malaysia ; 2013 SEA+ Triennale, Indonesia National Art Gallery, SEA+ Triennale,Indonesia National Art Gallery ; 2011 “Closer & Closing”, Goyang National Art Studio, Seoul, S-Korea, Asia International Art Exhibition 26th, Hangaram Museum, Seoul Art Center, Haslla Art World International Residency Program Exhibition, Haslla Museum, Gangneung,Korea, “Here, There and Every where”, Hamden Gallery, UMASS, USA.
Pham Huy Thong a aussi exposé dans de nombreux musées : National Art Gallery (Malaysia), The University City Art Museum of Guangzhou Academy of Fine Arts (China), Singapore Art Museum, Villa Fridheim Museum, Krødsherad (Norway); Kyoto City International Exchange Hall, Japan Foundation Forum (Tokyo), Sapporo Miyanomori Museum (Japan); Hanggaram Museum (Korea).
Ses oeuvres font partie de la Witness Collection of Modern and Contemporary Vietnamese Art, Vietnam Fine Arts Association Institute of Vietnamese Contemporary Art, et la Rimbun Dahan Collection in Kuala Lumpur, Malaysia, ainsi que de nombreuses collections
privées.  

Lê Quý Tông

LE QUY TONG est un artiste contemporain vietnamien. Sa Series "Bridge", le Long Bien Bridge, un symbole à Hanoi, est très connue des professionnels de l’art et du public. Quelques-unes de ses œuvres ont déjà atteint aux enchères 12 000 $.
http://lequytong.com/
L'artiste
Lê Quý Tông est né en 1977 à Hanoi. Il est diplômé du Hanoi Fine Art Institute (Département de peinture) (2001) où il est actuellement chargé de cours.
Son œuvre
De sa ville, Hanoi, Lê Quý Tông offre une palette de couleurs mais il propose surtout un nouveau ressenti en utilisant des tons de gris, bleus, voire des non couleurs. Au début de son travail, les paysages qu’il dépeint ne montrent aucun humain mais plutôt le processus de modernisation et d’industrialisation de sa ville. Lê Quý Tông a aussi réalisé des portraits qui sont une étude de lui-même. L’intensité de ses portraits est renforcée par l’habileté de l’artiste à capter l’humeur et la lumière sur son visage. Le temps, la mémoire, le vide, le doute, le questionnement sur le sens des choses et des évènements sont ce qui guide Lê Quý Tông.
Lê Quý Tông est entré sur la scène artistique vietnamienne avec une exposition impressionnante à l’Espace-Centre Culturel Français à Hanoi en 2006, montrant une collection de peintures à l’huile de grands formats du Long Bien Bridge, un symbole à Hanoi. Les spectateurs ont tout de suite adhéré à son travail. Il apportait là une sorte de nouvelle vision de la scène artistique de Hanoi au tout début du 21ème siècle.
En 2007, il proposait sa deuxième grande exposition avec une collection de 22 peintures grands formats sur sa ville, un Hanoi d’une grande créativité, emplie de fortes émotions, mais peinte malgré tout de façon assez romantique. A travers la plupart de ses peintures, on pouvait voir le nouveau visage de l’Hanoi moderne, comme les Vietnamiens peuvent le voir. Lê Quý Tông ne veut pas peindre l’âme de sa ville aimée dans une approche traditionnelle ; il veut montrer sa ville en mouvement et ce que çà sous-tend, c’est-à-dire l’essence d’une nouvelle génération, la sienne, avec toute son émotion et sa sincérité.
Fin 2015, le Manzi Art Space d’Hanoi organisait une exposition de Lê Quý Tông, intitulée ‘True Blue’ qui montrait son travail au cours de ces dernières années pendant lesquelles il a étudié de nouvelles techniques et de nouveaux thèmes. Le résultat montrait une évolution dans les pratiques de l’artiste qui le positionne actuellement parmi les forces les plus créatives d’Hanoi. Chacune de ses œuvres a comme point de départ des documents photographiques sur des réunions politiques importantes qui ont influencé le cours de l’histoire. Les images, toutes rassemblées mettent en relief les grands traits de tous ces meetings – des grands halls remplis de lourdes chaises, de grandes tables et de chandeliers travaillés, des hommes en pleine discussion ou en train de signer des papiers. La palette de bleus qui est utilisée évoque une atmosphère profondément triste et troublante.
Dans son exposition « True Gold, Chapter II », à la galerie Affinity Art à Hong Kong, en Septembre-Octobre 2018, Lê Quý Tông réanimait des photographies d’évènements révolutionnaires, en y mettant ses grilles et formes géométriques caractéristiques, des pigments dorés et en effaçant les identités signifiantes. Il appartenait au spectateur de déchiffrer entre l'inventé et l'authentique, l'alternatif et l'évidence. La Vin Gallery à Ho Chi Minh City présentait à son tour l’exposition « Lê Quý Tông’s True Gold Chapter II: The Loyalty » du 8 Novembre au 14 Décembre 2018. L’exposition était basée sur des images des révolutions politiques de notre histoire collective, « en insistant sur le modèle d’adoption et de mépris continus des idéologies, qui deviennent intrinsèquement obsolètes avec le temps ».
Expositions
Parmi les expositions personnelles récentes de Lê Quý Tông, citons : en 2019 "True Gold # Chapter III # "Endgame", Flamingo Dalai Resort, Hanoi ; en 2018 “True Gold, Chapter II « , Vin Gallery, HCM, Affinity Art, Hong Kong ; en 2016 "True Gold", Dia Projects in SaiGon Domaine Luxury residences, Ho Chi Minh ; en 2015 "True Blue", Manzi Art Space à Hanoi ; en 2014 "Catalys”, Dong Phong Gallery, Hanoi ; en 2011 ‘Newday’  à l'Apricot gallery UK ; en 2008  ‘The pink days’, Vietart Center, Hanoi ; en 2008 "The Pink days", Vietart Center, Hanoi ; en 2007 ‘Hanoi on the move’,  Hanoístudio  Gallery, Hanoi ; en 2006 ‘The Bridges’, Dong Phong Gallery 14 Ngo Quyen Str, Hanoi ; "Memories Kept in the Bottom of a Box" Suffusive Art Gallery, Hanoi ; en 2005 “Presence”, L’Espace space, Hanoi, “Sudden Appearance”, Suffusive Art Gallery, Hanoi, Vietnam.
L’artiste a aussi participé à de nombreuses expositions collectives : en 2019 "Square", Affinity Art Gallery, Hong Kong ; en 2017 ‘The Picture Will Still Exist’, Dia Projects, Ho Chi Minh city, ‘Present Retrospective’, Hanoi ;  en 2016 - VietNam Eye at CaSa Italia, CaSa Italia Space, Hanoi, The Contemporary Vietnamese Art collection of Rmit University (Hanoi) at RMIT University-Handi Resco, Hanoi ;  The Grapevine Selection Serier, Volume1, Vietnam National museum of Fine Arts, Hanoi ; en 2010 ‘Lee Quy Tong & Ha Manh Thang in Dr Zoltab Boldnar’s art collection’, Art Next Gallery, Budapest, Hongrie ; en 2007 ‘Hanoi 5000 Guom Lakes ( P Art Group)’, Vietnam Fine Arts Museum, Hanoi,  ‘Exhibition “ Young artist Festival”, Hanoi Fine Art University, Hanoi ; en 2006 - Project “Saigon Open City”, Fine Art Museum of HCM City, Vietnam – Group exhibition”Cua đồng chiên bơ”, Chim Sáo bar, Hanoi – Group exhibition “Menu”, at Young gallery – Hanoi – Group exhibition “Exchange”, à la Suffusive Art gallery, Hanoi.

Vu Trọng Thuan

VU TRONG THUAN est un peintre contemporain franco-vietnamien, installé en France depuis 1980. Des peintures réalistes de ses débuts, il a évolué vers l'abstraction et gagné ainsi une grande liberté d'expression dans des peintures acryliques mélangées sur toile.
L’artiste
Vũ Trọng Thuấn est né le 16 mars 1939 à Hải Phòng au Viêt-Nam. En 1954, il part étudier la peinture à l'École des Arts Appliqués de Saigon. En 1980, il s'installe avec sa famille en France. Puis en 1991, cherchant à s’investir plus profondément dans son art, il retourne au Vietnam où il ouvre sa propre galerie d’art à Da Nang afin d’y travailler et exposer son travail.
Son œuvre
Entre 1963 et 1999, Vũ Trọng Thuấn peint surtout des paysages, des natures mortes et quelques portraits à l’huile sur toile et en laque sur bois. 
« Peindre devient pour Vũ Trọng Thuấn un processus de création spontanée dans laquelle l'écoulement fluide et naturelle de la peinture sur les toiles, échappe entièrement au contrôle de l'artiste. Il recherche un langage plastique pur et libre qui exprime pleinement le sens profond de la spontanéité du vivant ». 
A partir de 1999, sa peinture tendra vers l'abstraction et l’utilisation de supports originaux de grands formats (pour les plus grands : 2m de hauteur sur 10 m de longueur et 2,5 m de hauteur sur 12 m de longueur). Sa technique de l’abstraction pourrait rappeler celle de certains grands artistes chinois du 20ème siècle comme Chu Teh-Chun ou encore Zao Wou-Ki.
Son œuvre ‘Voilier’, une huile sur toile inondée de lumière, peinte en noir et blanc, datant de 2004, pourrait marquer chez le peintre cette sorte de transition entre figuration et abstraction. Pour l’artiste, la peinture est un retour à la quiétude de l'âme après une longue période mouvementée. Vũ Trọng Thuấn a en effet passé une bonne partie de sa jeunesse pendant la difficile guerre du Viêt-Nam (1955-1975). C'est aussi un moyen de se libérer de sa souffrance et de se réconcilier avec soi. Ce chemin l’a conduit naturellement à la peinture abstraite, un esthétisme qui invite à la contemplation et au-delà car il décrit un univers très lumineux où il est question d’amour et de paix, porté par des couleurs magnifiques.
A partir de 1980, Vũ Trọng Thuấn a commencé à exposer ses œuvres dans différentes galeries en France, à Salon en Provence et en Ile de France.
Au Vietnam il expose de façon permanente dans sa galerie « Studio Vũ Trọng Thuấn », 277, rue Tran Hung Dao, dans le centre ville de Danang, plus de 300 toiles et tableaux.
De 2000 à 2003, Vũ Trọng Thuấn a exposé une sélection de son travail d'inspiration abstraite, au Viêt-Nam au salon des Arts Plastiques de Hô-Chi-Minh-Ville.
En Janvier 2016, une exposition privée du peintre était organisée à Bourg La Reine, près de Paris. Il a aussi exposé à la Galerie de Nesle, rue de Nesle, Paris 75006, dans le cadre du Salon International des Arts, du 1er au 3 Avril 2016.
https://www.youtube.com/watch?v=CCDctKiB0Ps  Interview de Vũ Trọng Thuấn dans son atelier à Danang, sur les rives de la rivière Han