Artistes contemporains d'Asie du Sud Est

 
 
 

Asie du Sud Est/Art News

MYANMAR
Les artistes s’élèvent contre le coup d’état au Myanmar
Le 10 Février 2021, the Association of Myanmar Contemporary Art organisait une manifestation de protestation des artistes contre le coup d’état militaire. L’Association avait aussi rassemblé sous la direction de l'artiste Khin Zaw Latt un groupe de peinture comprenant 120 artistes, chacun ayant reproduit le signe de protestation – le salut de trois doigts – contre le coup d’état (vu dans « Hunger Games »). L’artiste Aye Ko, dans la douleur, réalisait une peinture le jour même du coup d’état. Les membres de l’Association de cartoonistes du Myanmar manifestaient aux aussi à Rangoun le 7 Février 2021.

MEAS SOKHORN
Retour de Meas Sokhorn sur la scène artistique cambodgienne
Meas Sokhorn est un peintre, sculpteur, performer, particulièrement inventif et créatif. Après quelques années d’absence sur la scène artistique cambodgienne, Meas Sokhorn a choisi l’Institut Français du Cambodge pour faire son retour, avec une série de peintures figuratives, spectaculaires et inédites. L’exposition intitulée « Walking Symptom » est présentée du 3 Février au 13 Mars 2021. L’artiste choisit souvent des thématiques issues des arts ou de la culture populaire qu’il détourne volontiers. En tant que sculpteur, Meas Sokhorn travaille avec des matériaux trouvés comme du fil barbelé, fil plastique, baguettes, pour réaliser ses installations, depuis 2006. Auparavant il utilisait le rotin et le bambou pour créer ses sculptures tout en courbes.

MELISSA TAN
Singapour : "The Dream from the Other Side" de Melissa Tan
The Dream from the Other Side de l’artiste émergente Melissa Tan est une cartographie de l’évolution de Singapour. C’est un ensemble de sculptures abstraites - à base de résine, époxy, béton, mousse industrielle et papier - qui examinent la topographie de Singapour d’un point de vue historique depuis 1958. L’installation itinérante du SAM Mini Mobile Museum, invite le public à considérer les modifications apportées à l’œuvre comme le reflet des changements qui nous entourent, ainsi qu’à spéculer sur l’avenir du terrain de Singapour. L'exposition a démaré à la Woodlands Regional Library, elle se poursuit dans les bibliothèques régionales de Jurong et Tampines du 16 décembre 2020 au 21 mars 2021.

WYN-LYN TAN
‘A Matter of Time par l’artiste singapourienne Wyn-Lyn Tan
Espace, lumière, couleur et rythme forment des blocs dans le langage pictural de Wyn-Lyn Tan. Les travaux présentés par l'artiste dans son exposition « A Matter of Time », à la Fost Gallery, Singapour, du 16 Janvier au 6 Mars 2021, montrent son intérêt pour les changements subtils de perception de l’espace et du temps et comment cela se traduit en une peinture

 

 
 

Contemporary South East Asian art, long unavailable on the international art market, has benefited from the extraordinary economic development of other Asian countries. The attention of collectors was drawn to the art and culture of these countries where they discovered great talents, a lot of diversity and reflection. Art Stage, the Singapore International Art Fair, is making a significant contribution to the contemporary art of East and South East Asia all over the world as well as the second largest Asian art fair, Art Basel Hong Kong. 

 

   CAMBODGE 

LOEUM LORN est un artiste cambodgien contemporain qui fait un travail artistique à partir de la glace, il réalise des peintures, photographies, videos et performances.
contact : https://loeumlorn.wixsite.com/loeumlorn
(2) Loeum Lorn Gallery | Facebook
L’artiste
Loeum Lorn est né en 1983 à Battambang au Cambodge où il vit. Il a fait ses études au Visual Art, Phare Ponleu Selpak dont il est diplômé (2005).
Son œuvre
Le travail de Loeum Lorn est basé sur l’utilisation de la glace, un moyen de faire un pont entre son travail artistique, la spiritualité et la méditation. L’artiste explique que peu de temps après avoir obtenu son diplôme de l'école d'art de Battambang, il a été invité à exposer à l'Institut Français de Phnom Penh. Il a alors choisi de peindre un enfant entouré d'un bloc de glace: «Je voulais dire au public que l'enfant avait tellement froid et peur d'être entouré d'un environnement froid ». L’artiste en effet a vécu enfant le conflit armé au Cambodge qui lui a laissé des souvenirs glaçants.
Loeum Lorn utilise la glace comme toile, met en valeur ses motifs avec des couleurs, et s'abandonne à sa texture, à ses rythmes, à son écoulement. Il déclare: «La glace est vraiment fascinante. Elle créé des milliers de mouvements et de couleurs lorsque j'applique de l'encre, de l'aquarelle ou de la couleur sèche dessus. Quand elle fond, elle forme des motifs. Il y a quelque chose d'unique et de spécial dans la glace ».
Dans sa Series Romhaur (2014), Loeum Lorn pose la question de notre propre nature. Qui sommes-nous, de quoi sommmes-nous faits au plus profond. Il a de fait pris des photos de la glace avec une loupe grossissante, puis les a imprimées sur un papier photo pour en observer plus précisément les détails.
L'artiste voit dans son art le reflet de l'impermanence et du flux constant de la vie elle-même, vue à travers le prisme du bouddhisme. «Mes photographies sont ce qui reste, comme un souvenir», «et je pense que c'est le lien entre mon travail et le dharma» (précepte bouddhiste).
Expositions
Les œuvres de Loeum Lorn sont exposées en permanence dans sa galerie à Battambang depuis 2018. Citons ses expositions personnelles précédentes : 2018, Romhaur, Littman + White Galleries, Portland, Oregon, Usa ; 2014 Romhaur, Intercontinental, Phnom Penh ; 2012 Yesterday, no more, Java Gallery, Phnom Penh Universal Law of Nature, Cambodian Youth Arts Festival, Phnom Penh ; 2011 Cambodian Youth Arts Festival, Phnom Penh ; 2010 Melting motions (Performance), Sihanouk Bld, Phnom Penh ; 2009 Ice Color, Sa Sa Art Gallery, Phnom Penh ; 2007 Installation and performance, Hotel de la Paix, Siem Reap.
L’artiste a aussi participé à des expositions de groupe : 2011 Bamboo Train, Institut Français, Phnom Penh Salon des créateurs, No Problem Park, Phnom Penh Angkor Art Explo Festival, Siem Reap, Cambodia ; 2010 Nine Faces, Meta House, Phnom Penh ; 2009 Root'Arts, Halles des Chartrons, Bordeaux, France.
Trois œuvres d'art de la Series Yesterday No More de Loeum Lorn ont été achetées par le musée d'art de Singapour en 2020.
Loeum Lorn est aussi le fondateur et le manager de la Tep Kao Sol Gallery depuis 2016.

YIM MALINE est une jeune artiste contemporaine cambodgienne. Elle utilise plusieurs médias : dessins, sculptures, installations et videos. "Les dessins de Yim Maline montrent une recomposition après ou avant un évènement tragique", déclare le galeriste Yves Zlotowski.
https://rkfineart.com/artist/yim-maline/
L'artiste
Yim Maline est née en 1982 à Battambang. Elle a étudié l’art en France à l’École des Beaux-Arts de Beauvais puis à l’École Supérieure des Beaux-arts, Caen la mer, en 2010 où elle a obtenu un BFA. Elle a complété sa formation à la Phare Ponleu Selpak Art School de Battambang. Elle vit et travaille à Siem Reap, près d’Angkor.
Son oeuvre
Yim Maline évoque dans son travail ses souvenirs d’enfance ou travaille sur le procédé de transformation des émotions. Elle utilise le dessin et réalise des installations sculpturales, peut-être dans un processus de reconstruction personnelle. Le coté sombre de ses travaux a ainsi à voir avec le manque de liberté dans sa vie quotidienne. “Bien que j’explore l’idée de restriction dans chaque dessin, il y a aussi une idée d’explosion – un monde imaginaire où je peux échapper aux limitations établies par la société, la culture et l’histoire - », déclare Yim Maline. En 2013, en résidence pour 2 mois à Bose Pacia, à New York city, elle a notamment travaillé sur ces souvenirs difficiles de son enfance impactée par la guerre civile au Cambodge. Elle a aussi dessiné des immeubles de Manhattan sur des  murs, puis décidé d'arrêter d’utiliser le fusain qu’elle lie à la tristesse et à ses premiers dessins, pour passer à la couleur. Ses installations sculpturales sortant de la terre à la Bose Pacia Gallery étaient semblables à un jardin coloré. “L’addition de nombreuses couleurs dans mon travail est une nouvelle trajectoire en relation directe avec mon expérience de vie à New York City », confirmait Yim Maline. L'artiste est attirée par les formes organiques, images d’une nature à la fois fantasmée et menacée. Son travail est habité par le sentiment d’une cohabitation entre une nature puissante, attirante (les étranges plantes, souvent vertes, de ces dessins), célébrée par l’imagination et sa disparition même, expliquait la galerie Lee qui l'exposait au printemps 2017, à Paris.
En l'absence de figures de référence localement, Yim Maline a cherché son inspiration à l'étranger, elle s'est ainsi inspirée d'artistes comme Kiki Smith pour les monochromes, Pierre Soulages pour l'abstraction ou encore Anselm Keifer.
Dans son exposition « Décomposition » en 2018, à la Galerie Thaddeus, Siem Reap, l’artiste montrait une forêt apocalyptique parsemée de jeunes bourgeons. Ses peintures ont été réalisées sur des cartons récupérés qu'elle a brûlés ; elle y a déposé ensuite délicatement des touches dorées et tiré alors des lignes très fines à l’encre de Chine. « Avec Décomposition, j’exprime aussi ma colère face à la destruction dont est capable l’homme…”, expliquait Yim Maline.
Yim Maline exposait avec un autre artiste cambodgien majeur, Svay Sareth, "Un foyer perdu et retrouvé", à la toute nouvelle galerie Batia Sarem, à Siem Reap, du 15 Décembre 2018 au 16 Mars 2019. Les deux artistes se concentraient sur le même sujet : celui du Foyer, menacé voire détruit, mais que l’on s’efforce de conserver, de protéger, de reconstruire. Yim Maline y présentait une nouvelle série de dessins intitulée 'Décompositions Colorées'. Le "Foyer" de Yim Maline, est un jardin rêvé, fantasmé mais aussi menacé.
Expositions
Yim Maline a déjà eu plusieurs expositions personnelles, citons les plus récentes : en 2019 « The Shadow of Change", Richard Koh Fine Art Gallery, Singaporeen 2018 "Décomposition", Galerie Thaddeus, Siem Reap ; en 2017 "Yim Maline : Recompositions", série de dessins récents, Galerie Lee, Paris,  lire la suite

SOPHEAP PICH est considéré comme l’artiste cambodgien contemporain le plus connu au plan international. Il réalise des sculptures - entre abstraction et représentation - à partir de rotin et de bambou, utilisant une technique de tissage traditionnelle. Le 26 Novembre 2017, chez Christie's HK (Asian Contemporary Art), Sopheap Pich a vendu une oeuvre "Maroon Floor Relief" pour 20.825 USD.
Contact : http://sopheap-pich.com/
L'artiste
Sopheap Pich est né à Battambang au Cambodge en 1971. Fuyant le régime des khmers rouges, il part en 1984 s’installer avec sa famille aux Etats-Unis. Il a obtenu son BFA à l’University du Massachusetts à Amherst (1995), et son MFA à la School of the Art Institute of Chicago (1999). Il est rentré dans son pays natal en 2002. 
Son oeuvre
Sopheap Pich a démarré ses travaux artistiques avec la peinture. De retour au Cambodge en 2002, il a trouvé son medium dans la sculpture ; il a commencé à travailler avec des matériaux locaux comme le bambou, le rotin, les sacs de jute, la cire d’abeille et des pigments minéraux pour créer des sculptures inspirées par les formes végétales, les organes corporels et les structures abstraites géométriques. Son travail peut aussi faire allusion au régime répressif des khmers rouges comme dans ‘Morning glory’ - acquis par le Guggenheim Museum NY en 2011 - où l’artiste montre une plante courante devenue source importante d'alimentation pour une population souvent affamée. « En tant qu’artiste né au Cambodge, ayant vécu du temps des Khmers rouges et en tant que réfugié ensuite, il me parait évident que ces expériences se retrouvent dans mon travail », déclarait Sopheap Pich. Il ajoutait toutefois : « Les gens associent souvent mon travail aux souvenirs des Khmers rouges mais je réalise des oeuvres qui sont reliées à beaucoup de choses qu’elles soient connues ou inconnues. Mes sculptures ne peuvent aisément être mises dans des catégories ». Les sculptures de Sopheap Pich sont toute en subtilité, raffinées et en même temps émotionnelles. 
En Mars 2015, dans le cadre de Art Basel Hong Kong il présentait une nouvelle Série ‘Wall structures’, composées d'échafaudages, de grillages et d'oeuvres incluant pour la première fois des pierres sculptées.
Pour l'exposition "Expanses", à la Tyler Rollins Fine Art à New York en 2018, Sopheap Pich avait créé un nouveau groupe d'œuvres sur papier qui donnaient un sentiment de légèreté et d'expansion qui contrastaient avec la monumentalité de leur forme. Il poursuivait là la trajectoire tracée par ses dessins à la Biennale de Venise 2017, en développant des complexités de composition et une monumentalité d'échelle plus grandes. 
Expositions
Le travail de Sopheap Pich a été montré dans de nombreuses expositions et biennales en Asie, Europe, Australie et aux Etats-Unis. En 2015, il participait à une exposition intitulée, ‘The Art of Our Time: Masterpieces from the Guggenheim Collections’ au Guggenheim Museum de Bilbao. En 2013, une exposition personnelle lui était consacrée au Metropolitan Museum of Art, NY, dans le cadre du Festival du Cambodge.
Parmi les dernières expositions personnelles de Sopheap Pich, citons : en 2020, "Les Déambulations artistiques / Art in the Park", Amabassade de France au Cambodge, Phnom Penh ; en 2019 "Reclaim", Tomio Koyama Gallery, Tokyo, "The World Outside", second of a two-part exhibition of new works by Sopheap Pich at Tyler Rollins Fine Art, New York ; 2018 "Expanses", Tyler Rollins Fine Art, New York.
Sopheap Pich participait à l'exposition de groupe "Homo Faber: Craft in Contemporary Sculpture", organisée par l’Asia Cultural Center à Gwangju, Corée du Sud en 2020 ; en 2019 à l'Exposition collective "Sunshower: Contemporary Art from Southeast Asia 1980s to Now",  Kaohsiung Museum of Fine Arts and Mori Art Museum, Taiwan.

Sopheap Pich Expositions Biographie

LEANG SECKON compte parmi les artistes cambodgiens contemporains les plus connus. Il combine les récits anciens khmers avec les préoccupations actuelles du Cambodge comme le développement rapide du pays, les dégradations environnementales et son passé comme le régime brutal des Khmers rouges.
L'artiste
Leang Seckon est né au début des années 70 dans la province de Prey Veng. Il est diplômé de la Royal University of Fine Arts, BA in Design (2002) et de la Royal University of Fine Arts, Bachelor Degree in Plastic Arts (1996).
Son oeuvre
Si Leang Seckon parle de pauvreté, de puissance, d’environnement, de spiritualité et de capitalisme dans son travail, c’est aussi un personnage extraverti qui chante et danse volontiers. Lors d’une exposition en  2013 à Singapour, il présentait une série - mélange de collages et peintures - inspirée par la mort du roi Norodom Sihanouk. Celle-ci fut critiquée par certains dans le monde de l’art pour être un hommage et non pas aussi critique que ses autres travaux. Mais pour Leang Seckon comme pour beaucoup de cambodgiens de son âge, la vie et la mort du monarque a marqué des chapitres importants de sa vie. D’ailleurs, précisait-il, il y a une grande demande d’impressions pour ces peintures. En 2014, à l’Asia House, à Londres, l’artiste présentait des peintures, collages et vidéos qui concentraient ses expériences et souvenirs de la période des Khmers rouges et de la guerre civile qui s’en est suivie. Il utilisait pour sa démonstration et ses illustrations des textes sacrés et légendes bouddhistes. Dans son oeuvre “the elephant and the pond of blood” (2013), il se réfèrait aussi à un verset bouddhiste bien connu des Cambodgiens : l'éléphant est décoré de fleurs pour ressembler à un éléphant royal, les passagers sont un tigre et un chien, ils représentent des gens stupides qui tuent des millions d'autres gens. Le sang coule dans le champ où marchent les éléphants.
Le titre de son exposition à la galerie Rossi & Rossi en Septembre 2017, "Head and Body Unite", faisait référence aux récents rapatriements d'anciennes statues en pierre au Cambodge, et sert de métaphore unificatrice pour le salut du Cambodge après les guerres et les Khmers Rouges. "Dead and Reborn Again" (2016) représente une sculpture du dieu Harihara du septième siècle, dont la tête a été rapatriée de France en janvier 2016 pour être réunie avec le corps. Sa peinture « Tonlé Sap River Circulates and Reverses Flow (2017), de trois mètres et demi de haut, rassemble les influences de l'artiste. En haut à gauche, un pavillon royal, des temples d'Angkor. En bas des politiciens des années 1960, le roi Sihanouk, Chariamn Mao, le général de Gaulle et Jacqueline Kennedy. À droite, on y voit un vaste paysage, au sein duquel se trouvent des récits sur la résilience du peuple cambodgien capable de lutter contre le courant.
Expositions
Parmi ses expositions personnelles récentes, citons : en 2018 "Leang Seckon, New Works, Institut Français du Cambodge, Phnom Penh ; en 2017 "When Head and Body Unite", Rossi & Rossi gallery, Hong Kong ; en 2016, Java Cafe, Phnom Penh ; en 2015 Art Basel Hong Kong, Paris Art Fair 2015, Palais de Tokyo, Jeu de Paume, Paris ; en 2014, ‘Hell on Earth’, Rossi & Rossi à l'Asia House, Londres ;  en 2011 ‘Shadow of the Heavy Skirt’, Centre Culturel Français, Phnom Penh ; en 2009 ‘See You Later’ Pt. 1, Galeria 346, Phuket, Thailande.
L’artiste a aussi participé à de nombreuses expositions collectives depuis l’année 2000 comme : en 2017 "Mekong New Mythologies Exhibition", Hong Kong Art Centre ; en 2016, “Histories of the Future”, National Museum, Phnom Penh, Shapeshifting: Contemporary Art From Southeast Asia, Chancery Lane, London, Weaving & We, The Second Hangzhou Triennial of Fibre Art ; en 2015, "Phnom Penh", dans le cadre de la quatrième édition de Lille3000 ; en 2013, le New York’s Season of Cambodia Festival, ‘WE = ME Asean Art Exhibition and Symposium’, Silpakorn University - Wang Tha Pra Campus, Bangkok, Thailande, 'Phnom Penh: Rescue Archaeology. Contemporary Art and Urban Change in Cambodia, ifa-Galerie Stuttgart, Stuttgart, ifa-Galerie Berlin, Berlin, Allemagne, 'Leang Seckon and Palden Weinreb’, Art Stage Singapour. Il participait en 2009 à la 4ème Fukuoka Asian Art Triennale au Japon.
Email: leang.seckon@gmail.com

Ing PhouSéra, plus connu sous le nom de SERA est un artiste franco-cambodgien contemporain. Il trouve son expression aussi bien dans la sculpture, le dessin, la peinture, la gravure et les romans graphiques. L’artiste a été meurtri par le génocide cambodgien qui occupe une large partie de son travail. Son histoire est en effet intrinsèquement liée à celle du Cambodge.
https://www.facebook.com/pg/S%C3%89RA-107342832619702/about/?ref=page_internal
L’artiste
Séra est né à Phnom Penh en 1961. Quand les Khmers rouges ont envahi Phnom Penh le 17 Avril 1975, avec sa mère ils ont trouvé refuge à l'ambassade de France. Cette dernière étant française, ils furent autorisés à quitter le pays, vers la France. Son père sera tué par les Khmers rouges.
Séra est diplômé d’un Master et d'un DEA en Arts et Sciences de l’Art, option Arts plastiques, de Paris Panthéon-Sorbonne (1985-1987). Il est actuellement chargé de cours de bandes dessinées à la Sorbonne depuis 1989, il est aussi chargé de cours de narration visuelle (pratique du story-board) au CNED-Institut de Vanves depuis 1997. Il est par ailleurs directeur pédagogique de l’école Phare Ponleu Selpak à Battambang, au Cambodge depuis 2012. Depuis 1999 il dirige en outre les Ateliers de la mémoire au Centre de ressources audiovisuelle Bophana.
Son œuvre
De la bande dessinée à la sculpture en passant par la peinture, Séra est un artiste de la mémoire. Dans nombre de ses bandes dessinées, il parle de la prise de Phnom Penh, de la fuite, de la peur, de ses interrogations et de son histoire comme dans  «Impasse et rouge’ (1995), ‘L’eau et la Terre’ (2005), ou  Lendemains de cendres (2007). De même dans son roman graphique ‘Bitter Cucumbers’(2015), il  raconte encore la prise du Cambodge par les Khmers.
Pour la date anniversaire des 40 ans de la chute de Phnom Penh en Avril 2015, Séra a voulu rendre hommage aux victimes. 7 bronzes monumentaux, intitulés « Pour ceux qui ne sont plus là », étaient ainsi exposés devant l’ambassade de France à Phnom Penh. Parlant de ces sculptures, Séra explique que leur mutilation montre les tentatives par les Khmers rouges de briser des êtres humains et leur identités. « En représentant des personnages sans tête, sans bras, je parle de cette mutilation de la tête et de l’esprit autant que du corps ». Le 30 Septembre 2016, le phnompenpost annonçait que Phouséra “Séra" prévoyait d’ériger un mémorial consacré au génocide au Cambodge. L'artiste a prévu de le terminer en Avril 2017. L’ambassade de France a financé le projet à hauteur de 50.000 euros. En Octobre 2016, “Séra” exposait à l’Institut Français de Phnom Penh ses dessins, recherches et sculptures en préparation pour ce mémorial. Un documentaire réalisé par Adrien Genoudet, intitulé "Waxing Moon" qui retrace le combat de l'artiste pour la création de ce mémorial a été projeté à l'Institut Français les 8 et 22 Avril 2017.
Le 19 Septembre 2018, Séra publiait un nouveau roman graphique intitulé « Concombres amers. Les racines d’une tragédie. Cambodge 1967-1975 » (préfacé par Tardi) (Editions Marabout). Ce récit raconte, depuis les années 60, la montée tragique qui va conduire au génocide Khmer, depuis la fuite du prince Sihanouk en 1969 jusqu’à la prise de Phnom Penh le 17 avril 1975.
Mais Séra réalise aussi des peintures et dessins de grands formats. Si la trame de ses créations demeure ces souffrances endurées par « son pays », ses œuvres peuvent se lire librement, autrement. Ses œuvres, très graphiques, sont aussi un mélange de l’influence des deux pays de l'artiste, le Cambodge et la France.
Expositions
En avril 2012, l’Institut français de Phnom Penh - pour marquer ses 20 ans - a présenté une spectaculaire exposition des œuvres de Séra.
Parmi les expositions personnelles récentes de l'artiste, citons : en 2018 "Membres fantômes", galerie 15 curiosity/experiences, 750010 Paris   lire la suite

   LAOS 

MARISA DARASAWATH est considérée comme un(e) des artistes majeurs du Laos.
https://www.facebook.com/marisa.darasavath/about
L'artiste
Marisa Darasawath est née en 1972 et a grandi à Vientiane. Elle est diplômée du Laos’s National Institute of Fine Arts (2008). 
Son oeuvre
Marisa Darasavath a toujours été passionnée d’art, y compris de bandes dessinées japonaises et de dessin. Elle réalise de grandes peintures colorées, montrant des femmes laotiennes à leurs tâches quotidiennes comme le grattage des noix de coco et le tissage comme on peut le voir dans sa Untitledd Series,réalisée en 2013 . Elle a été découverte par hasard par Michael Chan – qui possède la M Gallery à Vientiane et à Singapour - lors d’un voyage au Laos pour approfondir l’art contemporain, en 2007. Il la fera exposer à Singapour et au Laos. « Si vous voyez son travail sur Internet ou dans des livres, ses peintures paraissent sans relief », déclarait Ms. Heuangsoukkhoun, un des commissaires de la Biennale de Singapour en 2013, « mais si vous voyez les œuvres elles-mêmes, vous voyez qu’elle a sa propre imagination sur le monde et les personnes qui l’entourent. En effet, à la différence de la plupart des autres pays de l’Asie du Sud Est, les facteurs politiques et sociaux n’ont pas joué un rôle majeur au Laos. « Il y a toujours un sens très fort de self-control », expliquait M. Khairuddin Hori, directeur au Palais de Tokyo. C’est la raison pour laquelle l’art est complètement traditionnel.
Expositions
En Juillet 2010, la M Gallery avait déjà organisé à Vientiane une exposition personnelle de Marisa Darasavath, intitulée 'Bond', dans laquelle elle proposait une série de travaux uniques et quelque peu provocateurs qui combinaient techniques occidentales et traditionnelles et montrait des moines, femmes, mères et enfants dans des postures enchevêtrées et dans des couleurs très fortes. Marisa Darasavath concentre toute son oeuvre sur la figure fémininine. 'Bond' parlait d'amour et faisait ressortir l'émotivité toute intérieure de cette artiste timide.
En 2013, Marisa Darasavath participait à la Singapore Biennale.
En Avril 2015, elle était la seule artiste laotienne représentée dans l’exposition organisée par Musée d’art contemporain de Lyon, en collaboration avec le National Heritage Board of Singapore, consacrée à l’art d’Asie du Sud Est, « Open Sea », jusqu’au 12 Juillet. Elle a récemment fait l'objet d'un article élogieux dans le New York Times du 16 Mars 2015.
Des oeuvres de Marisa Darasavath font partie de la collection d''art du World Bank Group (Washington).

MICK SAYLOM est un jeune artiste contemporain, parmi les plus reconnus au Laos.
https://www.facebook.com/mick.saylom
L'artiste
Mick Saylom est né en 1977 à Huoaphan au Laos. Il est diplômé du National Institute of Fine Arts (NIFA) de Vientiane.
Son oeuvre
Mick Saylom est à la fois peintre et enseignant en arts plastiques. Il trouve son inspiration dans un certain désenchantement social, la solitude existentielle et urbaine, la vie quotidienne des gens. C’est un artiste polyvalent qui s’essaie à toutes les techniques et influences. Il a par exemple réalisé des oeuvres inspirées par la peinture indonésienne comme des illustrations, influencé par l’imagerie publicitaire, ou des peintures murales dans les temples illustrant la vie du Bouddha. Dans sa série « Eat Man Eat », il montre le simple fait de manger pour faire valoir ses inquiétudes à propos du consumérisme et des habitudes de consommation.
« Singulier, est le parcours de cet artiste qui a quelque peu voyagé hors de son pays et qui cherche de toute évidence à vivre de son art, un art qui prend place au milieu de sources multiples et parfois antagonistes, entre une réelle expression autochtone et un pastiche », commentait en 2014 Michèle-Baj Strobel dans le cadre d’un article consacré à la création contemporaine au Laos    http://aica-sc.net/2014/07/28/creation-contemporaine-au-laos-en-son-contexte/
Expositions.
Mick Saylom a participé à de grandes expositions, ateliers, séminaires. Parmi ses dernières expositions personnelles, citons : en 2015 ‘The stroke of a pen’, Maison de la Culture de Ban Naxay, Laos ;  en  2014, Maison de la culture de Ban Naxay ; en 2011 ‘In between the Lines »  M Gallery, Singapour, « Voices », M Gallery Singapour. L’artiste a aussi participé à des expositions collectives à Singapour : en 2013 « Allure », M Gallery ; en 2012 ‘Crosswinds » M Gallery.
L’artiste est par ailleurs exposé en permanence à la M Gallery à Vientiane. 
Il a aussi été en résidence à Bali, Indonésie, en 2007 et trois mois en résidence à Singapour en 2011.
En 2018, Mick Saylom participait à l'exposition collective 'Maskgroup of Artists', National Institute of Fine Arts, Vientiane.
Les œuvres de Mick Saylom font partie de collections nationales et internationales, qu’elles soient publiques et privées, et parmi elles la National Art Gallery, de Singapour.

SIVILAY SOUVANNASING fait partie des principaux artistes contemporains laotiens.
https://www.facebook.com/sivilay.souvannasing
L'artiste
Sivilay Souvannasing est né en 1983 à Savannakhet au Laos. Il est diplômé du National Institute of Fine Arts de Vientiane.
Son oeuvre
Sivilay Souvannasing, né dans un environnement agricole du Sud du Laos, s'est tout d'abord inspiré de son environnement naturel, les champs de riz. Devenu un urbain, et ayant voyagé à l’étranger pour des expositions ou des stages en résidence, il a alors saisi le contraste entre ce qu’il a vécu et son présent. Il est ainsi resté 8 semaines en résidence à la M Gallery à Singapour, ce qui l'a conduit à présenter en 2012 l'exposition intitulée "Emotions", dans laquelle il faisait valoir ses inquiétudes concernant l'urbanisation et la destruction de l'environnement naturel. Dans l'exposition 'Currents – A moving landscape', en 2016, Sivilay Souvannasing témoignait d'un style plus introspectif, développant un nouveau language pour exprimer son combat permanent contre la dégradation des conditions urbaines et montrer la fragilité de leur coexistence avec la nature. Pour cette série, il a créé des paysages abstraits dans lesquels circule un réel courant d'énergie. Au début de sa carrière, Sivilay Souvannasing avait ainsi été influencé par le style de May Chandavong and Picasso. 
L'artiste peint aussi l’ethnie Hmong (vivant au Laos), montrant les personnes dans leur vie quotidienne, en train de marcher et danser. Ses peintures sont faites de coups de pinceaux appuyés, dans des couleurs fortes et brillantes. 
Expositions
Les œuvres de Sivilay Souvannasing sont largement exposées au Laos, Thailande et Singapour ; elles font par ailleurs partie de collections privées et institutionnelles au plan international, parmi celles-ci la National Art Gallery (Singapour).
Il est représenté par la M Gallery de Vientiane et Singapour.
Parmi ses expositions personnelles récentes citons : en 2016  'Currents – A moving landscape'  by Sivilay Souvannasing at the EY Gallery, Singapour ; en 2012 'Emotions', M Gallery Singapour ; en 2010 'Layered brilliance'M Gallery Singapour.
L'artiste a aussi participé à plusieurs expositions collectives dont les plus récentes : en 2018 'Maskgroup of Artists', National Institute of Fine Arts, Vientiane ; en 2015 'Art of Asean – Our exhibition', Bank Negara Malaysia Museum and Art Gallery, Kuala Lumpur ; Art exhibition at National Institute of Fine Arts, Vientiane ; en 2014 'Mosaic: A Lao art collective', M Gallery Vientiane, 'We are Lao: Contemporary art in Lao Today', Art Trove in collaboration with M Gallery Singapour ; 'A joint exhibition by Lao and Thai artists, National Institute of Fine Arts, Vientiane ; 2013 Motives and movements, organized by Embassy of the Republic of Philippines at M Gallery, Vientiane, A traveling group exhibition by Lao and Vietnamese artists held in Hanoi and Vientiane ; 2012 'The lure of Mekong', M Gallery Singapore, Asean art exhibition, Thailand.

 MALAISIE 

AHMAD ZAKII ANWAR aussi connu comme "Zakii", est un des artistes malaisiens contemporains les plus connus au plan international. Depuis 2006, le prix de ses œuvres a été multipliés par 100.
L'artiste
Ahmad Zakii Anwar est né en 1955. Il est un des premiers de sa génération à être sorti de l’Ecole d’Art et de Design du MARA Institute of Technology de Malaisie. Il a commencé à travailler comme designer, puis dans la publicité où il a produit quelques unes des créations publicitaires les plus engagées à l’époque. A partir de là, il s’est affirmé dans le domaine des beaux arts.
Son oeuvre
Le travail d’Ahmad Zakii Anwar est facilement reconnaissable à ses portraits très graphiques réalistes pour lesquels il utilise à la fois le fusain et la peinture à l’huile. Ses premiers travaux faisaient référence à des masques traditionnels mais plus récemment il a réalisé des nus masculins qui combinent force et introspection. "It's painting the body from the inside out," déclare l’artiste. Ahmad Zakii Anwar a aussi rompu avec le courant artistique majeur en Malaisie en quittant Kuala Lumpur à l’âge de 32 ans pour retourner dans les collines où il a grandi, à Johor Bahru. 
Dans sa dernière exposition "Lust for Life", à New York, à la Sapar Gallery, en Septembre-Octobre 2019, Ahmad Zakii Anwar présentait ses Serie de corps, en même temps que de nouvelles natures mortes - des fruits et légumes - revisitées avec talent par l'artiste.
Ahmad Zakii Anwar est aussi un activiste dans le domaine social au sein de la communauté artistique. En 1994, il a fondé Life Zone, qui était parmi les premiers lieux d’accueil pour les malades du SIDA. L’activisme est une tradition familiale, le père d’Ahmad Zakii Anwar , Haji Anwar bin Abdul Malik, en effet était un éminent politicien.
Expositions
Ahmad Zakii Anwar est reconnu dans toute l’Asie du Sud- Est mais aussi aux Etats-Unis, Japon, Allemagne et Australie. Son travail est très recherché des collectionneurs, galeries et espaces artistiques dans la région.
Depuis 2000, Ahmad Zakii Anwar a fait l’objet de nombreuses expositions personnelles. Citons parmi les plus récentes : 2019 "Ahmad Zakii Anwar: Lust for Life", Sapar Contemporary, New York ; en 2018 My Shadow’s Shadow", Baik Art Los Angeles, Usa ; en 2015 Love + Lust, Galerie Huit, Art Central, Hong Kong ; en 2014, Pleasure & Pain, Galerie Huit, Hong Kong; en 2013, Orang Orang, Valentine Willie Special Projects, George Town Festival, Penang, Malaysia ; en 2012, Kota Sepi, Valentine Willie Fine Art, Kuala Lumpur, Malaysia ; en 2011 Bones and Sinews, AndrewShire Gallery, Los Angeles, US ; en 2010 Nafsu, Nadi Gallery, Jakarta, Indonesia ; en 2009 Being, NUS Museum, National University of Singapore, Singapore ; en 2008 Disclosure, a mid-career survey, Petronas Gallery, Kuala Lumpur, Malaysia, Drawings, Sketches & Studies, Richard Koh Fine Art, Kuala Lumpur, Malaysia Gimme Shelter, Rogue Art, Kuala Lumpur, Malaysia.
En Février 2017 et 2015, il participait à Art Basel, Hong Kong, représenté par la Gajah Gallery (Singapour). En 2016 il était présenté à Art Basel Hong Kong par la Yavuz Gallery (Singapour).
En 2016 il est retourné à Los Angeles pour participer à une exposition collective, intitulée "Art and the Measure of Liberty LA: The United Nations turns 70", au Baik Museum.
En 2018, Ahmad Zakii Anwar était invité à Paris avec un autre artiste Jalaini Abu Hassan pour un projet de lithographies, initié par le directeur de la galerie Funamart à KL, Antoine Fremon. Celles-ci étaient exposées en Juillet 2018 à la galerie Persiaran Bukit Tunku, à Kuala Lumpur.
Par ailleurs Ahmad Zakii Anwar a réalisé en 2017 un film documentaire "The Edge of Obedience". L'artiste veut peindre le nu et les autres tabous en Malaisie. Le film aborde les questions d'actualité dans le monde musulman autour de l'expression artistique et des libertés religieuses, à travers le parcours personnel de l'artiste. 

AWANG DAMIT AHMAD est un peintre de l’abstraction. Il est un des artistes contemporains les plus reconnus en Malaisie. Avec des ventes de 239 209 $, il se situait au 452ème rang du classement Artprice (produits des ventes) du marché de l'art dans le monde en 2016/2017. 
L’artiste
Awang Damit Ahmad est né à Kuala Penyu, Sabah, Malaisie, en 1956. Formé à la technologie, il a d’abord travaillé chez Telekom Malaysia. Puis en 1979 il rejoint l’Universiti Teknologi MARA (UiTM) où il étudie à l’Ecole d’Art et de Design dont il est diplômé (1983). Il a poursuivi ses études à la Catholic University of America à Washington D.C où il a obtenu son MFA (1990). Il est revenu en Malaisie en 1999 et en 2000 il était nommé professeur associé à l’ UiTM après y avoir occupé le poste de Responsable du Département des Beaux Arts. Il vit actuellement à Sijangkang, Teluk Panglima Garang.
Son Œuvre
Awang Damit Ahmad a commencé à peindre dès 1975, il a réalisé ses premières séries au cours de ces 10 premières années. Son expérience de la pauvreté et du travail de son père, pêcheur et agriculteur, sont ses inspirations majeures. La couleur gris reste la plus sacrée et la plus importante car elle représente un message d’espoir. L’artiste mélange couleurs (acrylique ou huile) et matériaux comme le sable pour donner à sa peinture une apparence d’épaisseur.
Pendant ses études aux Etats-Unis, Awang Damit Ahmad a rejoint des collectifs artistiques comme l’Arlington Art Group et le Capitol Hill. Le professeur expressionniste abstrait Tom Nakashima aura sur lui une grande influence. De retour en Malaisie, il a réalisé ces séries très appréciées Marista (2002) et Iraga (2011).
L’une de ses peintures 'Nyanyian Petani Gunung' a obtenu le 1991 Salon Malaysia Award – une des plus prestigieuses récompenses en Malaisie. La Galerie Petronas - établie en 1993 par l'entreprise multinationale malaisienne Petronas à Kuala Lumpur pour promouvoir l'art et la culture - a acheté quelques unes de ses œuvres dont celle citée plus haut.
Expositions
Awang Damit Ahmad a eu de nombreuses expositions collectives et personnelles comme ‘l’Intipati Budaya-Satu Sintesis show’ à la  Shenn’s Fine Art à Singapour en 2015 (déjà exposée à la National Art Gallery, Kuala Lumpur en 1995).
Sa plus récente exposition personnelle ‘Dari Iraga Ke Payarama’(2003-2014) était organisée par le Segaris Art Center à Kuala Lumpur fin 2014. Une exposition personnelle consacrée à l’artiste à la National Art Gallery of Malaysia en 2002 "Alun-alun Ke Marista", rassemblait 70 peintures à l’huile réalisées entre 1996 et 2002.
L’artiste a aussi participé à de nombreuses expositions collectives en Malaisie comme : en 2019, 777: Anniversary exhibition, KL Lifstyle Art Space, Kuala Lumpur ; en 2017 Art Expo Malaysia, Kuala Lumpur, G13 Gallery, Kuala Lumpur, le Bentuk Dan Makna – Galeri Seni FSSR, Universiti Teknologi Mara Shah Alam, Selangor, et à l’étranger comme le 15th Asia International Art Exhibition, Taipei, Taiwan, Perception and Perspective A Malaysian Eye View, Hotbath and Pittville Art Gallery, Londres, le 14th Asia International Art Exhibition, Fukuoka Asian Art Museum, Japan and Contemporary Malaysian Artist, Beijing Art Museum, Beijing, China.
De nombreux travaux de l’artiste se sont vendus chez Sotheby’s Hong Kong 'Modern and Contemporary Southeast Asian Paintings' dont Garis Mega (Raga Series) (2008) pour 77 352 $ et Perjalanan Utara: Kinkir Pun Mula Sepi  (a journey to the North : even the beginning of all things start with silence) (2010)  de la série Iraga pour 437,500 HKD, en 2014. Son oeuvre 'Alun Alun Kemarista' (2000) s’est vendue chez Christies Hong Kong 22 670 $ en 2014. Le 12 Novembre 2017, une oeuvre abstraite de l'artiste (1988) s'est vendue pour 110 000 RM au Malysia and South East Asian Art Auction à la galerie Prima NSTP.  Fin 2019, chez Sotheby's, une de ses oeuvres Garismega "Menjelang Senja" (2017) était estimée entre HKD 60,000 et 90,000.

WONG HOY CHEONG est l’artiste malaisien contemporain le plus connu au plan international. C’est un artiste conceptuel qui travaille le dessin, la photographie, la peinture, la vidéo, les performances et les films.
Wong Hoy Cheong est représenté par Eslite Gallery, Taipei, Taiwan.
https://www.eslitegallery.com/en/authors/wong-hoycheong-%E9%BB%83%E6%B5%B7%E6%98%8C/
L'artiste
Wong Hoy Cheong est né à Penang en 1960. Il a fait ses études aux Etats-Unis à l’Université du Massachusetts, Amherst, où il a obtenu un Master of Fine Arts (MFA) (peinture) (1986). Il a aussi été honoré par le Rockefeller Foundation Bellagio Creative Fellowship en 2011. Il vit et travaille à Kuala Lumpur.
Son oeuvre
Wong Hoy Cheong a commencé avec une présentation multimédia en 1989, intitulée ‘Sook Ching (Purge), qui incluait une chorégraphie de danse. Il s’est ensuite lancé dans la technologie digitale : vidéo, photographie et installations. Pendant les années 90, il s’est intéressé aux ramifications de la migration humaine, aux questions de race et de colonisation. Il a en effet grandi dans ce qu’il appelle «le pays peut-être le plus complexe, multi-ethnique et culturel du monde ». Par ailleurs il a étudié dans les universités américaines où, explique-t-il, «pour la première fois, je sentais que j’étais plutôt un objet qu’un sujet ». Dans une vidéo présentée à la Biennale de Venise en 2003, il montrait ainsi un faux documentaire sur la colonisation de la Malaisie par l’Autriche.
Lors d'une installation en 2005 au Musée d'art du Guangdong (Chine), intitulée Minaret, Wong Hoy Cheong a érigé un minaret, caractéristique architecturale d'une mosquée, sur le musée. A travers cette oeuvre, il illustrait le cadre culturel mouvant de la région, juxtaposant son identité de Chinois minoritaire venant du pays à majorité musulmane de Malaisie, tandis que les Musulmans de la région du Guangdong sont les minorités de la République populaire de Chine. Wong Hoy Cheong s’interroge sur toutes les formes de colonisations et d’impérialismes, sur la domination et la soumission. Son film Doghole (2010) – acheté par le Guggenheim Museum - explore l’occupation japonaise de la Malaisie pré-indépendante durant la deuxième guerre mondiale et après. Après avoir peint The Discreet Charm of the Bourgeoisie’ en 1991, se moquant du maniérisme des nouveaux riches, Wong Hoy Cheong s'était alors tourné vers un nouveau média et il a ainsi réalisé des grandes toiles au fusain, collage sur papier et photocopytransfer (Migrants & Rubber Trees). En 2009 ‘Days of our lives’ comprenait une série de 6 photographies explorant l’identité européenne de nos jours. Dans ces images, l’artiste a utilisé des scènes de la vie quotidienne de peintures françaises du Musée des Beaux Arts de Lyon, pour dépeindre des populations de migrants des anciennes colonies anglaises : nigériens musulmans, turcs et birmans. Adaptant des images populaires de la mère et l’enfant – comme par exemple dans ‘la lecture’ de Fantin Latour (1877) - Wong Hoy Cheong montre le changement apparent dans la vie ordinaire en Europe tout en faisant ressortir les histoires culturelles obscures de communautés marginalisées ailleurs dans le monde.
En début 2017, ArtProjects présentait une exposition personnelle de l’artiste, ‘On Unlearning And Relearning’. L'exposition mettait en lumière quatre décennies du travail sur papier de Wong Hoy Cheong. Dans le cadre du Folkestone Triennal 2017, l'artiste présentait à nouveau une structure temporaire de minaret sur la façade du Centre Culturel Islamique, faite d'un cadre d'échafaudages visibles avec du nylon pour former deux minarets.
Le travail le plus récent de Wong Hoy Cheong, montré dans l’exposition organisée par la Gallery Eslite à Art Basel HK en 2018, était "UnCover" (2015), commandé à l'origine par la Biennale industrielle de l'Oural. Son installation se référait à la relation entre espace et hiérarchisation. En choisissant les plaques d’égouts à des endroits actifs politiquement, il utilise des photographies et des frottements de cire pour représenter les images sous et au-dessus des plaques d’évacuation, révélant des mondes parallèles qui se réfèrent mutuellement.
Expositions
Wong Hoy Cheong a fait l’objet de nombreuses expositions personnelles. Eslite Gallery présentait à Art Basel HK 2018 une exposition personnelle de Wong Hoy Cheong : une rétrospective des travaux de l’artiste de 1999 à 2015. En 2017, AtProjects présentait ‘On Unlearning And Relearning’,de Wong Hoy Cheong, Our ArtProjects, Kuala Lumpur, 

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  MYANMAR

AUNG KO est un artiste peintre contemporain birman. Outre la peinture, il réalise des installations. Son travail est surtout basé sur « l’art communautaire ». Il a ainsi fondé en 2006 le « Thu Ye Dan Art Project », un centre de création pour améliorer les conditions de vie des habitants de son village natal où il a déjà su attirer de nombreux artistes, parmi les plus connus de Birmanie.
L'artiste
Aung Ko est né à Htone Boo en 1980. Il a étudié la peinture à l’University of Culture de Yangon dont il est diplômé (2002). Il vit et travaille à Yangon.
Son oeuvre
Les thèmes de prédilection de Aung Ko sont ses mémoires d’enfant et la culture rurale de son village, Thuye’dan, situé dans le nord du Myanmar au centre duquel coule coule la rivière Irrawaddy, une expérience unique pour lui. Pour ses installations il utilise des matériaux qu’il transforme, réutilise, réarrange, associant souvent plusieurs médiums. Parmi ceux-ci, bois, bambous, filets de pêche, etc., ce qui rend les œuvres accessibles aux villageois. Il a séjourné 8 mois en France, à Paris pour préparer l’exposition « L’archipel secret » au Palais de Tokyo, en 2015.
En 2013, il a réalisé une série de sculptures dorées dont celle intitulée "Onward" : cinq hommes représentant les personnes les plus impliqués dans l'établissement du processus de réforme. Ces hommes sont magnifiques avec leur peau dorée mais ils sont nus aussi, une exposition peu tolérée dans la société birmane.
En 2015, il a réalisé de petites sculptures en bois colorées intégrées à un arbre, une oeuvre intitulée "Padauk Tree", Vent des Forêts, en collaboration avec un artisan sculpteur, Jean Bergeron. En 2016, il présentait lors d'une exposition personnelle à la galerie d'art Pansuriya, à Yangon, 35 peintures acryliques consacrées à la rivière Ayarwady.
Expositions
Aung Ko a eu sa première exposition personnelle à Yangon en 2004 : ‘Aung Ko’s Art Work Solo Show’, Azada Gallery, Yangon. Parmi ses expositions personnelles, citons : en 2016 Aung Ko "Shimmering Ayarwady", Pansuriya, Art gallery, Yangon ; en 2013 Solo Exhibition, River Gallery, Strand Hotel, Yangon ; en 2011 The Organizer of Thu Ye Dan Event, Village Art Project, 2nd Solo Show, Aung Ko’s Village par Aung Ko (Myanmar), Esplanade Presents Visual Arts, (Visual Art Space).
Aung Ko exposait avec l'artiste birman Nge Lay à la Gallery Children’s Biennale 2019 : Embracing Wonder, The Other Wall, du 25 Mai au 29 Décembre 2019 à la National Gallery of Singapore. L'exposition présentait des jouets en bois birmans traditionnels, des gravures sur bois et autres objets, dans l'objectif de partager les histoires du folklore du Myanmar
Aung Ko participe ainsi à des expositions collectives : en 2017 'Artist Beyond Boundaries', The American Center, Yangon ; en 2016 'Beyond the Source', PUN+Project, Gothe Villa, Yangon, Myanmar ; 10/10 Anniversary Exhibitions, River Gallery, Yangon ; en 2015 « Open sea », une exposition consacrée à la scène artistique contemporaine de l’Asie du Sud-Est, au MAC de Lyon, « L’Archipel secret », exposition explorant l’Asie du Sud-Est à partir de Singapour, au Palais de Tokyo à Paris (Mars-Mai 2015), Art Stage Singapour en 2014, Deep Sea, Group Show, Guggenheim, Italie en 2013, "Riverscapes IN FLUX" Goethe Institue, Hanoi, en 2012 Blue Frogs, Group Art Exhibition, Dagaung Art Gallery, Yangon ; en 2009 4ème Fukuoka Asian Art Triennale ; New Zero Fine Art Show, Beikthano Art Gallery, Yangon, Exposition Decollective Art Show, Alliance Francaise de Yangon. Biennale de Singapour 2008 et la 8ème Open International Performance Festival, à Pékin, en 2007.
L’artiste  a aussi fait l’objet d’expositions personnelles à l’étranger comme : en 2015 ‘Tales of my Village’, Fukuoka Asian Art Museum, Japon ; en 2014 Afterimage, Galleria Civica di Trento, Trento, Italie; en 2013Breakfast with my Enemy’, Primo M
arella Gallery, Milan, Italie.

AUNG MYINT est un artiste considéré comme un pionnier en art expérimental au Myanmar et aussi un des artistes birmans contemporains les plus célèbres.
L'artiste
Aung Myint est né en 1946 à Yangon où il vit. L’artiste est diplômé de la Rangoon Arts and Science University (Psychologie)) (1968). En tant qu'artiste, il s’est fait lui-même, ses premiers travaux étaient au début semi-abstraits dans le style cubiste, faits à partir de matériaux obtenus auprès de l’ambassade britannique ou américaine. En 1989, il était un des membres fondateurs de l’Inya Gallery qui offre un espace aux artistes pour s’exprimer et partager des idées ; il s’est alors détaché du romantisme traditionnel pour traiter plutôt de sujets sociaux en utilisant une pratique artistique multidisciplinaire incluant performances et installations. L’artiste est engagé depuis des décennies.
Son oeuvre
Aung Myint est surtout connu pour ses peintures abstraites et sa palette de couleurs - noir, blanc et rouge - qui sont sa signature. A partir des années 90 son style toutefois a évolué avec l’usage de larges coups de pinceaux pour créer comme des éclaboussures ou des gouttes de peinture qui évoque beaucoup le travail de Jackson Pollock. Il a aussi été inspiré par d’autres peintres de l’American New York School de la période d’après la guerre comme de Kooning pour ses visages torturés. Il a aussi réalisé une série photographique ‘Self Portrait’ toujours dans les années 90. Puis il est retourné vers la peinture birmane pour puiser son inspiration. Dans une Série intitulée 'World Series: Five Continents Tattered' en 2010, il remplit le bas d’une peinture avec des images du cri d’Edward Munch comme les effigies du Bouddha peuvent apparaître sur les temples de Bagan. Toujours en 2010, dans 'White Stupa Doesn’t Need Gold', il montre une pagode dans un aspect plus brut, moins sophistiqué, remontant là aux racines de l’histoire du pays. Cette peinture fait partie de la collection du Guggenheim Museum à New York.
Au fil des années, il a aussi développé son propre langage, incorporant la ligne associée à l’écriture et à l’art sacré birmans, pour réaliser des peintures non figuratives. Ses dessins monochromatiques de la mère et de l’enfant trouvent leurs racines dans le sentiment de perte et d’abandon ressenti après le décès de sa mère quand l’artiste était enfant. Le thème de la mère et l’enfant est récurrent chez lui. Il a perdu sa mère à l’âge de quatre ans. Son travail évoque la ligne fluide et la forme des travaux de maîtres modernes comme Henry Moore ou Picasso. Aung Myint a été le premier artiste birman à se voir décerner l’ASEAN Art Awards, à Bali, en 2002, par le jury du Philip Morris Group avec 9 peintures de sa Series « Mother and Child », dont les formes peuvent plus ou moins rappeler la Piéta.
Lors de son exposition à la TS.1 Gallery à Rangoon intitulée ’14 A.M.', Aung Myint présentait sa Series de 18 peintures appelées ‘Faces’, terminées en 2013 et 2014 dans lesquelles il propose une réflexion sur le traumatisme d’une population qui change en s’ouvrant sur le monde pour la première fois depuis des décennies.
Dans sa dernière exposition en 2017 à la Myanm/art gallery à Yangon  intitulée « Expedition », Aung Myint expérimentait couleurs et textures. Bien connu pour son utilisation du noir et blanc, Aung Myint utilisait le rouge et le noir à travers sept peintures acryliques, six collages et sept installations.
https://www.facebook.com/Aung-Myint-164446083646965/
Expositions
Aung Myint a eu sa première exposition personnelle à l’Inya Gallery of Art en 1994. Il a eu près de 60 expositions au Myanmar et plusieurs à l’étranger. Sa plus récente exposition personnelle était organisée par la nouvelle galerie Kalasa Art Space à Yangon fin 2019   lire la suite

 

MIN WAE AUNG est un artiste contemporain birman reconnu au plan mondial et le peintre birman probablement le plus célèbre. Le prix record pour une oeuvre de l'artiste vendue aux enchères ces dernières années,était de 11,950 USD pour "Dusty Journey"(1994), vendue chez Christie's HK en 2018. 
https://www.facebook.com/minwae.aung
L'artiste
Min Wae Aung est né en 1960 à Danubyu, Myanmar. Il a étudié, notamment le portrait et le paysage, à la State School of Fine Arts de Yangon. Il a ensuite travaillé comme graphiste commercial. Il développera son style définitif après un séjour aux Etats-Unis en 1993. 
Son oeuvre
L'artiste est connu tout particulièrement pour ses représentations de moines et nonnes bouddhistes accomplissant leurs rites quotidiens, sur un fond subtilement travaillé, dans les dorés. Dans la plupart de ses peintures, les visages sont bordés de noir, ce qui leur donne une sorte d'aura. Min Wae Aung exprime au travers de ses personnages toute l’essence de l’âme birmane dans sa dimension spirituelle. On peut ressentir face à ses œuvres un sentiment de sérénité et de paix. Dans ses toutes dernières peintures, il continuait à explorer le pouvoir et l’énergie des groupes notamment pour défendre une cause commune. Le voyage est aussi chez lui un thème récurrent : si on se réfère en effet à sa précédente Série ‘Thinking of People on the Road’, Min Wae Aung a développé son sujet pour se concentrer sur ceux qui utilisent leurs pieds pour voyager.
Plusieurs œuvres de l’artiste ‘des peintures de vieux moines bouddhistes’ se sont vendues pour 20.000$ at Bay East Auctions 'The Art & Book Sale' in 2012, à Hong Kong, ou à Londres et Paris. Min Wae Aung possède une collection de peintres anciens qu’il appelle ‘‘Old Burmese Masters », et prévoit de créer une galerie pour les héberger près de son atelier à Yangon.
Expositions
Min Wae Aung compte à ce jour plus de 50 expositions dans le monde. Il était exposé pour la 6ème fois à Londres en Octobre 2016, ‘The Journey Begins’, une exposition organisée conjointement par le Millennium Hotel Mayfair et la Tanya Baxter Contemporary Art Gallery.
Parmi ses autres expositions personnelles, citons : en 2019, Min Wae Aung, South Asian Art Gallery, Boston, Usa ; en 2014, Min Wae Aung “Travellers ; en 2013, Min Wae Aung, Asia Fine Art Gallery, San Francisco ; en 2010 “ Golden Heritage” Solo Exhibition, Asia Fine Art Limited, in association with Wan Fung Art Gallery, Shanghai ; en 2009 “Another Journey to Asia” Solo Exhibition, Global Art Source (Contemporary Art Advisement), en association avec Art-St-Urban, Lucerne, Suisse, “May the Road Rise with you” Solo Exhibition, Kings Road Gallery, Londres, “Min Wae Aung - “Portraits” Solo Exhibition, Karin Weber Gallery, Hong Kong. 
Il participe aussi à de nombreuses expositions collectives dont : en 2019 Min Wae Aung et  B. Venkatesan (an Indian artist), South Asian Art Gallery, Boston, Usa ; 2015 ‘Masters of Myanmar : New Works by Aung Myint and Min Wae Aung’, Hong Kong ; en 2013 Myanmar Masters Exhibition - A Burmese Private Collection, Art Seasons Gallery, Yangon ; en 2007 “Burmese Masters Hong Kong 2007” Exchange Square, Central, Hong Kong, Asia Fine Art Limited, “Traveller 2007, New Treasure Art Gallery, Yangon, “Burmese Contemporary Art Opus One Shanghai” Group Exhibition, Asia Fine Art Limited, in association with Wan Fung Art Gallery, Shanghai.
On peut trouver les oeuvres de Min Wae Aung dans des collections privées partout dans le monde ainsi qu’au Singapore Art Museum, Standard Chartered Bank à Hong Kong, Nation Museum du Myanmar et Fukuoka Art Museum au Japon.

SINGAPOUR

BOO SZE YANG est un artiste peintre singapourien connu pour ses larges coups de pinceaux. Il n’est lié à aucune tradition ni aucun style.
Contact : http://www.booszeyang.com/
L'artiste
Boo Sze Yang est né en 1965 à Singapour où il vit actuellement. Après son diplôme de la Nanyang Academy of Fine Arts (NAFA) (1991), il a complété sa formation en Angleterre, à l’université de Reading, Diploma in Fine Art (1995) puis au Chelsea College of Art & Design, University of Arts of London, Master in Arts Degree (2004).
Son oeuvre
Boo Sze Yang traite d’objets banals, d’intérieurs architecturaux modernes, industriels, et de scènes de destruction, comme des métaphores de la condition humaine. Il s’inspire des méga-structures architecturales des ‘shopping malls’ de Singapour. Sa série ‘the Mallis’ décrit des espaces instables au bord de la destruction et en ruine. C’est une étude de l’espace comme symbole, dans divers tons de gris, avec une ambiance de lumière. Dans son exposition ‘The Father’ en Février-Mars 2014 à Singapour, Boo Sze Yang s’est concentré sur le fondateur de Singapour, Lee Kuan Yew avec l’espoir de créer un débat sur l’avenir et sur les préoccupations qui règnent à Singapour, à savoir comment le pays va continuer à prospérer sans cette figure iconique qui a façonné Singapour depuis son indépendance. De même dans son exposition intitulée “29.03.15”, il reprend l’atmosphère de ce jour funeste du décès du fondateur qui est synonyme de deuil dans l’histoire de Singapour.
Ses Series récentes – des peintures quasi monochromes - évoquent un monde naturel progressivement disséqué et déplacé par le développement urbain, le mettant en danger de destruction par le désir des hommes modernes dans la quête d'une vie meilleure.
Expositions
Boo Sze Yang a fait l’objet de nombreuses expositions personnelles et collectives depuis 1999. Parmi ses expositions personnelles récentes, citons : en 2018 "Boo Sze Yang: The Mirage", AC43 Gallery, Singapour ; iPreciation “29.03.15” en Août 2015  “The Father,” Singapore ; “Boo Sze Yang: AIR,” Kuandu Museum of Fine Arts, Taipei, Taiwan (2012); “Sanctuary,” Art at St Francis, Melbourne, Australia (2012); “The New Cathedral,” Nanyang Academy of Fine Arts Galleries, Singapore (2012), The ExtraOrdinary, Chan Hampe Galleries, Singapore ; 2009 "Boom, Utterly Art," Singapore ; 2007 House of God, Utterly Art, Singapore ; 2006 Silence of the Canines, Utterly Art, Singapore ; 2005 and In-between, Zandari, Seoul, South Korea.
Il a aussi participé à des expositions collectives telles que : en 2018 «Motionless Boundary», Visions of Stillness, Da Xin Art Museum, Tainan (2018), Painters, Nakata Museum Onomichi, Hiroshima (2018), Element Art Space, Singapour, 'In the Cleft of the Rock', - Boo Sze Yang et Tay Bak Chiang -Pocket Fine Arts, Taichung, Taiwan, "Visions II - Moving Mountains", Boo Sze Yang, Chiew Sien Kuan & Tay Bak Chiang, Artassembly, Singapore ; 2017 ​Singapore Art Scene: Three Generation, Sibaozhai art gallery, Singapore, Black & White, ​AC43 Gallery, Singapore ; 2016 et 2015 Art Fair Hong Kong, Art Stage Singapore ; 2015, 100 Painters of Tomorrow, Beers Contemporary, London ; 2013 "The Little Joys of Singapore“ ; The Realm in the Mirror, the Vision Out of Image,” an Exhibition of Singapore Contemporary Art, Suzhou Jinji Lake Art Museum, Suzhou, China (2013), Painting in Singapore, Equator Art Projects, Crisis of Monumentality: Made/Remade/Unmade", Cham Hampe Galleries, Singapore ; “The 2012-13 Sovereign Asian Art Prize,” Hong Kong (2013); 2012 "City Scapes Unbound",  OCBC Art Space , Singapore ; 2011 “The 26th Asian International Art Exhibition (AIAE),” Hangaram Art Museum, South Korea (2011); “Exchange China-Singapore Art Showcase,” Yingu Art Mansion, Beijing, China (2010).
Booe zse Yang était dans les 30 finalistes du Sovereign Asian Art Prize 2019 et 2018. Il avait déjà reçu l'Asian Artist Fellowship Award 2010/2011 sponsorisé par Freeman Foundation  pour son séjour en résidence au Vermont Studio Center aux Etats-Unis; il avait obtenu en 2003 le prix du jury pour le Philip Morris Singapore-ASEAN Art Award et en 2009 le Platinum Award, UOB Painting of the Year Competition.
On peut trouver ses œuvres dans les collections du Singapore Art Museum, le Singapore Istana Art Collection, le Ministère des Affaires étrangères de Singapour, United Overseas Bank, Simmons & Simmons Contemporary Art Collection, Nanyang Academy of Fine Arts et Yingu Art Mansion à Pékin.

LIM TZE PENG est un des artistes les plus reconnus à Singapour et une légende vivante. Il est célèbre pour ses dessins à l’encre de Chine où il excelle et ses peintures d’après l’indépendance de Singapour.
L'artiste

Lim Tze Peng est né à Singapour en 1921. C'est un autodidacte qui est devenu artiste en enseignant.

Son oeuvre

Lim Tze Peng fait partie de ces artistes vivant importants actuellement de par leur mémoire de scènes et de paysages d'une ville qui s'est beaucoup transformée ces trente dernières années. Il a notamment peint Chinatown et la rivière de Singapour au début des années 80. L'artiste a été particulièrement affecté par la rapide modernisation qui a fait du vieux Singapour une nouvelle ville très cosmopolite. Il s'est donné pour mission de laisser des témoignages du vieux Singapour avant sa disparition, avec un sens du romantisme et un respect pour la tradition.
Ayant une solide connaissance en philosophie, art et culture chinoises, Lim a aussi pratiqué la calligraphie chinoise, particulièrement dans les années 90. Ce sont des exemples de ce qu'on appellait l'esprit 'Nanyang'. En ajoutant de la couleur à la calligraphie, il lui a donné une nouvelle expression, plus moderne tout en préservant la tradition et la culture chinoises.

Du 25 Novembre 2016 au 29 Juillet 2017, une exposition « Evening climb : The later style of Lim Tze Peng” était organisée par le musée NUS (National University of Singapore) autour des développements récents de la pratique de Lim Tze Peng : celui-ci s’est tourné vers l'abstrait et le monumental dans son application des lignes calligraphiques dans la dernière partie de son parcours artistique. L’exposition s’appuyait sur un don récent de l'œuvre de Lim Tze Peng au Musée NUS, généreusement soutenu par des prêts de la Lim Tze Peng Art Gallery du lycée Chung Cheng et d'autres collections privées.
Célébrant son 100e anniversaire, une exposition virtuelle lui était consacrée « A Century of Memories », à la Ode to Art Gallery jusqu’au 28 Décembre 2020. 20 nouvelles œuvres de l’artiste y étaient présentées en même temps que des œuvres anciennes, dont près d’une centaines appartenant à des collectionneurs. Les dernières œuvres de Lim Tze Peng qui représentent des scènes de Singapour, ont été peintes de mémoire, ce qu'il fait continuellement depuis plus d'une décennie.

Expositions

Lim Tze Peng a participé à de nombreuses expositions au cours de ces 10 dernières années, citons parmi les plus récentes : en 2020 "A Century of Memories", Ode to Art Gallery, Singapour ; 2019 The Centenarian LIM TZE PENG, ION Orchard, Cape of Good Hope Art Gallery ; 2016 Nanyang Treasures, ION Orchard, Cape of Good Hope Art Gallery, Singapore ; en 2014 'Impressionist Contemporary, Cape of Good Hope Art Gallery, Singapour, ION Orchard ; en 2013 'Lim Tze Peng: A Private Collection', The Private Museum, Singapore, 'The Singapore Showcase', Cape of Good Hope Art Gallery, ION Orchard, Singapour, 
'Nanyang Inspirations', Cape of Good Hope Art Gallery, ION Orchard, Singapour ; en 2012 'Living with Art', Cape of Good Hope Art Gallery, ION Orchard, Singapour ; en 2012 'Nostalgic Memories of Chinatown', Cape of Good Hope Art Gallery, Singapour ; en 2010 'My Kampong, My Home: Lim Tze Peng' – An exhibition of Lim Tze Peng’s Early Works of Chinese Ink on Paper, Singapore Management University, Singapour ; en 2009 'The Calligraphic Impulses by Lim Tze Peng', Cape of Good Hope Art Gallery, Singapour, ' Inroads: The Ink Journey of Lim Tze Peng', National Art Museum of China, Beijing.
Plus de 50 de ses oeuvres ont été exposées au China National Art Museum en 2013. « Larger than Life series”, une compilation de 15 de ses oeuvres était exposée à l’Art Stage Singapore 2014.