MARCHE DE L'ART CONTEMPORAIN

 

AI WEIWEI EST AUJOURD'HUI L'ARTISTE LE PLUS POPULAIRE AU MONDE

The Art Newspaper vient de publier en Mars 2020 son classement annuel des visites de musées et galeries dans le monde en 2019, duquel il ressort que l’artiste chinois Ai Weiwei est l’artiste le plus populaire dans le monde. En effet la première exposition au Brésil d’Ai Weiwei - et aussi sa plus grande exposition à ce jour - a eu un succès fulgurant. Plus de 1,1 million de personnes au total ont vu l'exposition qui a commencé à Oca à São Paulo, puis à Belo Horizonte et Curitiba avant d’être programmée au Centro Cultural Banco do Brasil’s (CCBB’s) à Rio de Janeiro où il y a eu 9 172 visiteurs par jour (soit autour de 600 000 en tout). Parmi les plus grands succès de l'artiste, sa Serie de grandes sculptures faites à partir des racines d’arbres menacés de Pequi Vinagreiro trouvés dans la forêt atlantique du Brésil.

 

LANCEMENT DE LA VILLEPIN GALLERY LE 23 MARS A HONG KONG, DANS UN CONTEXTE TRES TROUBLÉ​

Mardi après-midi, deux douzaines de journalistes se sont rassemblés sur Hollywood Road à Hong Kong pour le lancement de la nouvelle galerie Villepin. Dans des circonstances normales, une ouverture de galerie ne serait pas inhabituelle. Mais alors que le monde est dévasté par la pandémie de coronavirus, rassembler des gens pour l'inauguration d'un nouvel espace artistique semblait peu en synchronisation avec le temps, mais aussi carrément risqué. Ceux qui sont venus étaient bien conscients des risques et ont pris de nombreuses précautions. Une grande bouteille de désinfectant pour les mains était placée à la réception. Les poignées de main ont été remplacées par le geste « Namaste ». Tout le monde est arrivé avec son masque tout en restant à distance les uns des autres, y compris les fondateurs de la galerie, Dominique de Villepin, l'ancien Premier ministre français, qui a passé 40 ans à constituer une collection d'art, et son fils Arthur, entrepreneur et résident à Hong Kong depuis 10 ans. Leurs visages auraient pu être couverts mais après près de deux mois de distanciation sociale, ils ne pouvaient dissimuler l'excitation procurée par une réunion avec des collègues du monde de l'art devant les peintures du maître Zao Wou-ki de la fin du XXe siècle.
La scène artistique florissante de Hong Kong a en effet subi un coup terrible lorsque le nouveau coronavirus originaire de Wuhan, en Chine, a commencé à frapper la ville fin janvier. Art Basel Hong Kong et la foire satellite Art Central qui devaient avoir lieu ce mois-ci, ont été annulées après que l'Organisation mondiale de la santé ait déclaré une urgence sanitaire mondiale, le 31 janvier.

Néanmoins, père-fils ont décidé d'aller de l'avant et d’ouvrir la Villepin Gallery. Près de deux mois plus tard, le Covid-19 a envahi l'Europe et les États-Unis, tandis que la « peste » semblait maîtrisée en Asie. La semaine de l'ouverture de la Villepin Gallery a également vu quelques autres ouvertures de galeries ainsi que l'inauguration de la visualisation en ligne (viewing rooms) d'Art Basel, une alternative numérique à la foire de Hong Kong.

Dominique de Villepin a rapidement rejeté l'idée d'un retour à la normale. "Personne ne peut être en sécurité pour toujours", déclarait-il. «Un changement d'attitude et l'intégration de gestes disciplinés dans notre quotidien sont indispensables pour vivre une vie nouvelle et meilleure. Et l'art rend notre vie meilleure. »

Peu de temps après notre interview, rapporte Artnet news, il a été signalé que l'Asie faisait face à une deuxième vague d'épidémie, provoquée par ceux qui reviennent de l'étranger. Le pavillon M + et le musée d'art de Hong Kong ont de nouveau fermé leurs portes après une courte réouverture.
«Friendship and Reconciliation» by Zao Wou-Ki
Dominique de Villepin déclarait que l’exposition inaugurale, intitulée «Friendship and Reconciliation», avec des œuvres de Zao Wou-Ki, arrivait à point nommé. "Il y a eu une accélération de tendance ces derniers mois, qui est celle du nationalisme, du protectionnisme et de l'isolement", déclarait Dominique de Villepin. "Il y a eu la politique américaine depuis que [Donald] Trump a pris le pouvoir, et même avant cela", ajoutait-il, faisant référence à la division croissante provoquée par la fermeture des frontières du pays et au racisme au milieu de la peur des coronavirus.
«Nous devons mesurer le nouveau monde auquel nous sommes confrontés, pour faire face à cette peur. Bien sûr, nous devons nous adapter, nous protéger et être disciplinés collectivement. Mais la peur ne doit pas prendre le devant de la scène. Dans l'art, nous pouvons trouver la sagesse, la distance et le questionnement que l'art offre, pour nous aider à vivre ce moment de la meilleure façon. ».
L'exposition est plus qu'une simple présentation de tableaux à vendre de Zao Wou-Ki, bien que ce dernier était favori des ventes aux enchères ces dernières années. C'est aussi une tentative de retracer la trajectoire artistique d'un artiste qui se réconcilie avec son identité et la longue amitié entre Zao Wou-Ki et la famille Villepin.
"La quête de la vie de [Zao] était de trouver la vérité dans l'art", déclare Dominique de Villepin. «L'amitié a été une nécessité pour sa création. Il a également vu la division du monde, entre figuration et abstraction, entre Orient et Occident. La division doit être mise de côté afin de mettre l'accent sur la réconciliation. C'est une énorme leçon qu'il nous a donnée. "
Arthur de Villepin déclarait pour sa part que la galerie est conçue comme une maison pour donner aux visiteurs le sentiment de mettre le pied dans la maison d'un collectionneur d'art. "Nos expositions sont plus personnelles", précisait-il «Nous espérons créer un dialogue pour rassembler les gens.» Il ajoutait que sa nouvelle galerie de Hong Kong est un engagement à long terme: «Géographiquement, Hong Kong a un emplacement stratégique étant au centre de l'Asie-Pacifique. Et l'ambiance et l'énergie de la ville sont quelque chose que vous ne pouvez vivre nulle part ailleurs dans le monde. »

Extr. de Artnet news, 23 Mars 2020 > plus/more

 

ART BASEL HONG KONG 2020 : DES RESULTATS POSITIFS POUR LES VENTES EN LIGNE DES GRANDES GALERIES

La vente en ligne s’est imposée pour Art Basel HK 2020 dans la situation extrême de l’épidémie du Covid 19. Des premières ventes en ligne VIP étaient ainsi proposées dès le 18 Mars 2020 au travers de « viewing rooms ». Dès le début, la société Hauser and Wirth a vendu des œuvres allant jusqu’à 350 000 $, rapportait Artnet News le 20 Mars. Interrogé sur les problèmes techniques, un représentant d'Art Basel déclarait : «Comme prévu, avec une nouvelle initiative numérique, nous avons rencontré quelques difficultés technologiques. Dans la première heure, les serveurs ont été submergés par le nombre d'utilisateurs et le site est tombé brièvement en panne (pendant 25 minutes). Heureusement, nos équipes techniques ont pu le restaurer rapidement, et nous avons depuis reçu de super retours des galeristes et des collectionneurs ».
La galerie Gagosian affichait aussi de bonnes ventes. Le 20 Mars 2020, la galerie annonçait six ventes allant de 260 000 $ à 1,3 million $ (1,2 million €). Une peinture de Georg Baselitz, « The other side of the oil stain (2019) est partie pour 1,2 million d'euros. Parmi les artistes asiatiques, l’oeuvre du japonais Tetsuya Ishida « Derelict Building Worker’s Chair » (1996) (voir ci-contre) s’est vendue 500 000 $, une autre œuvre du chinois Zeng Fanzhi's « Untitled » (2019) s’est vendue 450 000 $ et « Youth and Ultramarine » du chinois Jia Aili (2019) 260 000 $.
Toutefois si les très grandes galeries comme Hauser & Wirth, David Zwirner et Gagosian connaissaient des ventes relativement fortes, à des prix élevés, les résultats des galeries plus petites et moyennes semblent avoir été plus calmes. Certaines sources ont déclaré à Artnet News que les propriétaires de galeries disposant de leurs propres plates-formes numériques étaient mieux placés pour gérer l'ouverture de Art Basel on line et réaliser des ventes au milieu des problèmes du site Web.
Le directeur d'Art Basel Marc Spiegler déclarait : «Bien que rien ne puisse remplacer l'expérience de visiter une foire artistique par soi-même, nos VIP du monde entier ont été également ravis de voir plus de 2 000 œuvres d'art exceptionnelles dans un espace numérique.»

 

DES VENTES ESSENTIELLEMENT EN LIGNE POUR ART BASEL HONG KONG EN 2020

Dans le contexte du Covid-19, il a été décidé d’annuler Art Basel Hong Kong qui devait se dérouler du 19 au 21 Mars 2020 au HK Convention and Exhibition Centre. Pour répondre à cette situation de crise, les organisateurs ont décidé de lancer la vente en ligne des œuvres d'art qui devaient être proposées par les galeries. Celle-ci commencera pour les VIP du 18 au 20 Mars et pour le public du 20 au 25 Mars, rapporte le magazine Ocula. Avec des dizaines de millions de chinois confinés chez eux, beaucoup de galeries et autres institutions utilisent déjà la vente en ligne. 50 musées chinois dont celui de la Cité Interdite ont organisé des ventes virtuelles. Le 13 Février, le musée privé M Woods à Pékin lançait une exposition intitulée « Art Is Still Here: A Hypothetical Show for a Closed Museum ». « Nous avons eu de grandes contributions jusqu’ici comme Robert Zhao Renhui, Sun Xun, Oscar Murillo ou encore Zha Zhao mais je suis plus particulièrement enthousiasmé par la contribution d’artistes de Chine continentale qui sont directement affectés par l’épidémie », déclarait le directeur artistique et curateur en chef de M Woods Museum, Victor Wang. BANK/MABSOCIETY à Shanghai a aussi lancé sa propre exposition virtuelle intitulée « Pure Beauty », le 14 Février dernier (jusqu’au 7 Mars). Les travaux comprenaient des peintures, performances et captures d’écran partagés sur le réseau social de la galerie.

 

12EME EDITION DE L'INDIA ART FAIR DU 30 JANVIER AU 2 FEVRIER 2020

L’India Art Fair 2020 à New Delhi a rassemblé 75 exposants : des galeries nationales - 70 % de l’espace était réservé aux galeries indiennes – et de plus en plus de galeries internationales comme Aicon Contemporary, New York, Grosvenor Gallery, London et PSM. Le marché de l’art en Inde a connu une croissance lente et régulière et nous assistons aujourd'hui à une augmentation constante du nombre de jeunes collectionneurs - dans la gamme de prix moyens - achetant de l’art contemporain, explique Jagdip Jagpal qui a pris la direction de l’India Art Fair en 2018. Parmi les galeries les plus importantes, Chemould Prescott Road et Vadehra Art Gallery présentaient Atul Dodiya, Anju Dodiya et Reena Kallat. La Galleryske présentait Sakshi Gupta et Sudarshan Shetty. Ravinder Reddy était représenté par la Palette Art Gallery. Surendran Nair était représenté par la Sakshi Gallery, Sujata Bajaj par la Gallery Veda et Salman Toor par Aicon Art.

 
 

SINGAPOUR PEUT-ELLE DEVENIR UN HUB POUR L'ART DU SUD EST ASIATIQUE

A l’heure des mouvements de protestation à Hong Kong et de la deuxième édition du S.E.A. Focus 2020 à Singapour, on peut s’interroger sur la part potentiellement importante que peut jouer la ville de Singapour pour le marché de l’art contemporain asiatique. C’est la question que s’est posée Vivienne Chow de la société Artnet fin Janvier 2020. Pour l’instant, Singapour n'a pas réussi comme Hong Kong à attirer ou à retenir des galeries internationales, malgré les investissements nationaux. Pourtant Emi Eu, la directrice du STPI–Creative Workshop & Gallery, qui organise le S.E.A. Focus, espère que le S.E.A. pourra devenir un carrefour pour la région au sens large, en particulier à un moment où Hong Kong souffre à la fois de bouleversements politiques et d'une récession. "À la lumière de ce qui se passe dans le monde ces jours-ci, le gouvernement singapourien nous donne la stabilité et l'assurance que nous pouvons continuer à aller de l'avant", déclarait Emi Eu. «Nous devons faire preuve de discernement, prendre le meilleur et continuer ». Comparé avec Art Stage Singapore (annulé en 2019) qui a accueilli près de 100 exposants en 2018, le S.E.A. Focus n’en avait que 20 en 2020. Il a néanmoins attiré dans l’espace Gillman Barracks au Nord de la ville, des galeries de New York, Berlin, Beijing ou Séoul qui ont présenté des artistes ayant des liens étroits avec l’Asie du Sud-Est. Pendant ce temps, de l’autre coté de la ville, un espace d'art pop-up grungy offrait une vue alternative de la scène de Singapour et de son avenir potentiel.

 
 

PREDICTIONS SUR LE MARCHE DE L’ART ASIATIQUE EN 2020 PAR DES PERSONNALITES IMPORTANTES DU MONDE DE L’ART
Predictions on the Asian Art Market in 2020 from leading personnalities of the art world

Au début de cette année, la plateforme Cobosocial a interrogé des personnalités du monde de l’art afin de connaître leurs perspectives sur la scène artistique asiatique en 2020. Leo Xu, directeur chez David Zwirner, Hong Kong, prédit que «2020 verra le marché de l'art asiatique se renforcer avec divers marchés régionaux (tels que Shanghai, Pékin, Taipei et très probablement Singapour).Par contre, Hong Kong restera la plaque tournante de l'art en Asie, quoi qu'il se passe actuellement. Robin Peckham, codirecteur de la foire artistique Taipei Dangdai, déclare « nous continuerons à voir une fragmentation saine dans le monde de l'art asiatique, une professionnalisation dans la façon dont les acteurs du marché approfondissent les scènes régionales artistiques plutôt que de s’appuyer sur une stratégie panasiatique globale ».

Prédictions sur le marché de l'art asiatique en 2020

 
 

CHINE : INCROYABLE HAUSSE DES VENTES DANS LA CATEGORIE 20EME SIECLE ET ART CONTEMPORAIN EN 2018
China: outstanding increase of sales in the category of 20th Century and Contemporary Art in 2018, according to the Global Chinese Art Auction Market, published by Artnet

Si les ventes aux enchères d’art chinois y compris l'art ancien, dans le monde, ont chuté de 10% en 2018 // 2017, à 5,8 milliards d’euros, les ventes d’art contemporain au contraire ont fait un bond de 50%, les plaçant à leur plus haut niveau depuis 2011. C’est ce que rapporte le Global Chinese Art Auction Market, publié par Artnet en Septembre 2019. Le taux des ventes à l’étranger dans cette catégorie a augmenté pour la troisième année consécutive pour atteindre 69%, ce qui indique une demande particulièrement forte dans ce secteur. Les peintures et calligraphies chinoises, la plus grande catégorie chez les collectionneurs de Chine continentale, ont elles aussi connu une baisse importante en 2018. La valeur totale des ventes de cette catégorie a diminué de 35% d'une année sur l'autre.

 
 


LE MARCHE MONDIAL DE L’ART CONTEMPORAIN : CONCENTRE ENTRE LONDRES, NEW YORK, PEKIN ET HONG KONG, D’APRES LE RAPPORT ARTPRICE 2018
Contemporary Art Market: concentrated between London New York, Beijing and Hong Kong, according to 2018 Artprice Report

D’après le dernier rapport 2018 de la société Artprice consacré au marché mondial de l’art contemporain, les États-Unis restent à la 1ère place du marché. Londres, New York, Pékin et Hong Kong concentrent à elles seules 82% du chiffre d’affaires mondial de l’art contemporain (mais 17% des lots vendus). Hong Kong représenterait la meilleure option de par sa position géographique – extraordinaire porte d’entrée sur un immense continent - et une législation beaucoup plus avantageuse. La maison de ventes anglo-saxonne Phillips a de fait préféré se développer à Hong Kong, plutôt qu’à Paris ou Pékin. Elle y réalise 7% de son chiffre d’affaires au premier semestre 2018. Dans les trois ventes qu’elle a organisées cette année à Hong Kong, la société Phillips a obtenu des résultats remarquables avec les artistes chinois Zhang Xiaogang et Fang Lijun, les japonais Yoshitomo Nara et Takashi Murakami, et l’indonésienne Christine Ay Tjoe. Takashi Murakami était le troisième artiste le plus vendu en nombre de lots cette année (457 lots) d’après le rapport Artprice.
Six maisons de ventes aux enchères chinoises se classaient parmi les 10 premières maisons de ventes aux enchères du monde pour l’art contemporain, avec en tête China Guardian, devant Poly Auction. La première a obtenu des ventes records  à 6,7m$ pour Zhou Chunya avec « Chinese tone » (1992) et 3,8 m$ pour Ai Xuan avec « Aspirant » (1980), ainsi que trois oeuvres de Chen Yifei pour près de 7m$. La Chine continentale réalise une très belle performance en chiffre d’affaires : 298m$, +15%. La part de marché de la grande Chine (Hong Kong et Taïwan inclus) se stabilise à 26% à 480m$. 
Chen Yifei a été cette année l’artiste chinois le plus performant aux enchères pour atteindre 47 m$, devant Zhang Xiaogang (22,5m$) et Zeng Fanzhi (20,3m$) dont les ventes ont quelque peu baissé ces dernières années. La peinture hyper réaliste est très appréciée en Chine, comme on le constate avec Chen Yifei (5ème dans le classement Artprice des 500 premiers artistes contemporains) mais aussi  Wang Yidong, Yang Feiyun ou Xu Qinfeng. L’artiste Ai Weiwei a chuté de 30 places dans le classement Artprice des 500 (-48%). La forte baisse de ses ventes tiendrait à la pénurie d’oeuvres véritablement majeures en circulation. Au second semestre 2018, l’artiste par contre revient dans l’actualité avec notamment une exposition au Mucem, Marseille, France et trois expositions en Californie.
 "C’est vers l’Empire du Milieu que se tournent les collectionneurs et galeristes, avec Hong kong comme plaque tournante", analysait en avril 2018 Nicolas Galley, directeur du programme Executive Master in Art Market Studies, à l’issue de la foire Art Basel à Hong kong. D’influentes galeries new-yorkaise (David Zwirner Gallery) et suisse (Hauser & Wirth) se sont ainsi installées à Hong Kong cette année. A la FIAC 2018, à Paris, la galerie américaine Pace gallery a choisi pour sa part de présenter cette année exclusivement des œuvres d’artistes chinois, parmi lesquels Zhang Xiaogang. 

 
 

PERSPECTIVES PLUS SOMBRES QUE PREVUES POUR LE MARCHE CHINOIS DE L’ART, D’APRES LES CONCLUSIONS DU RAPPORT TEFAF 2019
Darker than expected outlook for China's art market, based on TEFAF 2019 report findings

Publié le 15 Mars 2019, lors de la foire TEFAF à Maastricht, le rapport 2019 de l’European Fine Art Foundation (TEFAF) plonge dans le passé, le présent et le futur du marché chinois de l’art. Il prévoit que dans les cinq à dix prochaines années, le marché chinois de l'art sera beaucoup moins prospère que ces dernières années et ressemblera un peu plus à 2018, année pendant laquelle le marché chinois a chuté de plus de 16% dans le cadre de la plus grande récession économique du pays depuis 28 ans.
D’après le rapport TEFAF, les ventes sur le second marché chinois ne devraient pas retrouver leur sommet de 2011. Selon le rapport annuel produit par Artnet et la China Association of Auctionners(CAA), le chiffre d'affaires des ventes aux enchères d'objets d'art et d'antiquités en Chine continentale avait atteint en 2011 un record de 5,1 milliards de dollars. Kejia Wu, l'auteur du rapport, suppose qu'une grande partie de cette activité a été réalisée par de purs spéculateurs, dont la plupart ont quitté le marché de l'art pendant les turbulences des 8 années suivantes et la Chine n'a pas encore généré suffisamment d'acheteurs véritables pour combler le vide qui en résulte.

Le rapport renforce aussi l'idée que l'élite des collectionneurs chinois et la prochaine génération (en particulier les acheteurs nés dans les années 1980) ont développé un fort engouement pour l'art contemporain international. Ce changement a fortement incité un nombre croissant de galeries occidentales à faire le tour de la Chine par le biais de foires d’art et de nouveaux locaux permanents, et une fois sur place, à proposer des œuvres d’artistes en provenance aussi bien d’Orient que d’Occident   PLUS  MORE

 

 
 

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MARCHE DE L'ART CONTEMPORAIN/ CONTEMPORARY ART MARKET

Chaque année, Artprice dresse un bilan international du marché de l’art contemporain aux enchères publiques. Cette édition est basée sur l’analyse de résultats de ventes enregistrés pour des artistes classés “contemporains” selon leur année de naissance, soit les artistes nés après 1945. Ce rapport contient des classements exclusifs tel que le Top 500 des artistes contemporains par chiffre d’affaires

Artprice le marché de l'art contemporain 2019 Top 500 des artistes contemporains

Artprice le marché de l'art contemporain 2018 Top 500 des artistes contemporains     

Artprice le marché de l'art contemporain 2017 Top 500 des artistes contemporains

Artprice Top 500 des artistes contemporains dans le monde 2016

Each year, Artprice draws up an international report on the contemporary art market, as seen through the prism of auction sales. This report is based on an analysis of sales results registered for artists classified as “contemporary” according to their year of birth: here, those born after 1945.This report contains original rankings, such as the Top 500 contemporary artists according to turnover
 

Artprice The Contemporary Art Market 2019 Top 500 Contemporary Artists 

Artprice The Contemporary Art Market 2018 Top 500 Contemporary Artists

Artprice The Contemporary Art Market 2017 Top 500 Contemporary Artists 

Artprice The Contemporary World Art Market July 2015-June 2016