CreationContemporaineAsie 
met en valeur et diffuse le travail des artistes asiatiques emblématiques et émergents

Asie Marché de l'Art Contemporain

 

 

 

Le rayonnement des artistes chinois installés en France
Les célèbres artistes Yan Pei-Ming, Sanyu, Chu Teh-Chun ou Zao Wou-Ki, venus s’installer en France au siècle dernier, ont ainsi bénéficié ces dernières années de l’engouement des acheteurs et collectionneurs à travers le monde. Rien d’étonnant à ce que plusieurs grandes expositions leur soient consacrées en 2021, en France ou à Hong Kong. Une exposition inédite sur la vie et l’œuvre de Yan Pei-Ming, intitulée « Yan Pei-Ming – Au nom du père », est ainsi présentée au Musée Unterlinden de Colmar, du 19 Mai au 6 Septembre 2021. A travers des portraits et autoportraits, l’exposition interroge le rapport de l’artiste avec ses origines - de Mao à la figure du père – tout en incluant les « paysages internationaux » et ceux de Shanghai. La galerie Thaddaeus Ropac à Paris, présente par ailleurs «Autoportraits» de Yan Pei-Ming, du 19 Mai au 31 Juillet 2021. Créés au cours de ces derniers mois, ces autoportraits et natures mortes de l’exposition témoignent des sentiments de contrainte et de solitude ressentis par l'artiste pendant le confinement. L’Hôtel de Caumont-Centre d’Art, à Aix en Provence, présente du 19 Mai au 10 0ctobre 2021, « Il ne fait jamais nuit », une exposition de 90 oeuvres de Zao Wou-Ki, de 1935 à 2009. L'exposition réalisée avec la Fondation Zao Wou-Ki, voulait mettre au jour un des grands thèmes de création de l’artiste : l’invention de nouveaux espaces picturaux construits à partir d’un travail sur la couleur et la représentation de la lumière. A Hong Kong, la galerie Alisan Fine Arts présente pour la cinquième fois une exposition de Chu Teh-Chun, dans le cadre du French May Arts Festival, du 13 Mai au 31 Juillet 2021. L’exposition présente 17 œuvres de l’artiste qui mettent en valeur ses compositions abstraites les plus iconiques et ses calligraphies.
Le rayonnement des artistes chinois installés en France, Juin 2021

 

De belles enchères pour les artistes asiatiques chez Sotheby’s Hong Kong, les 18 et 19 Avril 2021
Un tryptique monumental de Chu Teh-Chun « Harmonie hivernale » (1986) a atteint 229,6 millions HKD (29,5 millions $) lors des ventes Sotheby’s (Evening Sales of Modern and Contemporary Art), à Hong Kong, les 18 et 19 Avril 2021. C’est presque le double de son précédent record de 14,6 millions $ pour « Les éléments confédérés »(1983-1984), toujours chez Sotheby’s en Juillet 2020. Un portrait d'un nu allongé de Sanyu (daté autour de 1950) a reçu trois offres et s’est finalement vendu pour 105,8 millions de dollars HKD (13,4 millions $ avec prime). Le prix est bien en deçà des trois œuvres les plus chères de Sanyu vendues aux enchères, dont chacune comprend des personnages nus. Deux lots de Zao Wou-Ki dont "13.02.62" se sont vendus 20.8 million $ et  9.5 million $ respectivement. L’artiste japonais Yoshitomo Nara a vendu son oeuvre « Frog Girl « (1988) pour 82 millions HKD (12,4 millions $ avec la prime de l’acheteur), ce qui en fait la troisième œuvre la plus chère de l’artiste jamais vendue aux enchères. L’artiste chinois Zhang Xiaogang a vendu « Bloodline: Mother and Son No.1 » (1993) (ci-contre) pour 33 ,450,000 HKD (4.3 million $). Fang Lijun a vendu son oeuvre « 1993 No.4 1993 » pour 24,375,000 HKD (3.1 million $). Zeng Fanzhi a vendu « Mask Series No. 18 », 1994, pour 14,695,000 HKD. Liu Xiaodong a vendu son œuvre « Sons » pour 10,460,000 HKD. Le jeune artiste chinois Matthew Wong a vendu « The Beginning » pour 26,795,000 HKD. Les « Three Boys » (2019) de l'artiste pakistanais émergent Salman Toor se sont vendus  4,5 millions de HKD (579 000 $), soit quatre fois leur estimation.

Les 30 finalistes du Sovereign Asian Art Prize 2021
La Sovereign Art Foundation vient de révéler la liste des 30 finalistes du Sovereign Asian Art Prize 2021. Les finalistes ont été sélectionnés parmi 744 artistes venant de 30 pays et régions de la zone Asie Pacifique et utilisant divers mediums : peinture, photographie, sculpture, digital, autres. L’Australie a la plus grande représentation cette année avec cinq finalistes, suivie par l’Inde, le Pakistan, les Philippines et la Corée du Sud. Les finalistes seront exposés et leurs oeuvres vendues à Hong Kong au profit d'oeuvres de charité pour des enfants d'Asie. Les votes pour ces artistes doivent être envoyés avant le 23 Mai 2021


La cote internationale des artistes chinois installés en France

Dans les années d’après guerre, la France a accueilli des artistes chinois comme Chu Teh-Chun, Zao Wou-ki ou bien Sanyu, qui sont devenus des grands noms de la peinture dans le monde. Après la répression de la place Tiananmen, à Pékin, le 4 Juin 1989, des artistes chinois actifs dans les mouvements artistiques d'avant-garde, a choisi à son tour d’émigrer en France comme Wang Keping, Ma Desheng, Huang Yong Ping, Li Shuang ou Yang Jiechang.
Aujourd’hui Sanyu (né en 1901), considéré comme le «Matisse chinois», enflamme le marché asiatique. L’artiste s’est installé à Montparnasse dans les années 1920. Une peinture de Sanyu "Quatre Nus", datant des années 50, s'est vendue aux enchères, en juillet 2020, plus de 258 millions de dollars HK (33,3 millions US$). En 2020, quatre Sanyu se sont ainsi vendus entre 17 et 33,3 m US$ chez Sotheby’s. En octobre 2019 déjà, "Nu", qui représente une femme allongée sur le dos, s’était vendu un peu moins de 198 millions de dollars KK (25 millions US$) chez Sotheby's. Un mois plus tard, "Five Nudes", était vendu chez Christie's pour près de 304 millions de HK dollars (39 millions US$), marquant un nouveau record d'enchères pour les peintures de Sanyu.
Zao Wou-Ki, né en 1920, est considéré comme l'un des plus illustres représentants de l'abstraction lyrique. En 1948, il s’est installé à Paris, dans le quartier de Montparnasse. En Décembre 2013, son oeuvre, «Abstraction » (1958) avait atteint un premier record mondial avec 89,7 millions de yuans (14 millions $) chez Sotheby's à Pékin. Chez Christie's le 26 Mai 2018, sa peinture ‘14.12.59 » s’est vendue 176,7 m HK$ (22,6 m US$). En Mai 2019, il réalisait  les meilleures ventes aux enchères chez Christie’s et Phillips Hong Kong. Son Triptyque 1987-1988, Hommage à Matisse et Manet, s'est vendu 178 m HK$ (22,8 m US$), le 25 Mai 2019 chez Christie's. Zao Wou-Ki se situait ainsi au troisième rang dans les résultats de ventes aux enchères du classement Artprice 2018, juste derrière Pablo Picasso et Claude Monet. L’artiste Yan Pei-Ming, né en 1960, compte parmi les peintres contemporains les plus réputés au monde. Il est arrivé en France en 1983. L’artiste se situait en 2018/2019, à la 217ème place du classement Artprice des 500 premiers artistes contemporains dans le monde avec des revenus cumulés de ventes de 794,308 $. Il occupait la 61ème place du Top 1,000 des artistes contemporains vendus aux enchères du Artprice Report - de 2000 à 2019 - avec un chiffre d’affaires de 57.029.680 m$.

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Haut niveau de vente des grands artistes asiatiques à Hong Kong
Les 2 et 3 Décembre 2020, les artistes asiatiques obtenaient de bons résultats de ventes, Sanyu battant le record avec son œuvre « Goldfish », vendue par Christie’s 18.8 millions $ (146m HK$). Yoshitomo Nara, a vendu son oeuvre Hothouse Doll » (1995) 13.3 millions $ (HKD 103 million) chez Phillips HK le 3 Décembre 2020. Yayoi Kusama a vendu chez Phillips HK "Epsob Fruits" pour 1,6 million $ (12,350,000 HK$). L’artiste d’origine pakistanaise Salman Toor a vendu un tableau "Group Dance" 520,000 $ (4 million HK$), dix fois son estimation. L’artiste japonaise Chiharu Shiota vendait "Spiral" pour 97,538.95 $ (estim.19,200-32,100 $). "Peony" du chinois Li Chen s’est vendu vendu chez Phillips, 308,870 Us$ (HK 2,394,000 HK$).

 

Ruée sur l’Art Contemporain
Le Marché global de l’art contemporain a pris un nouveau virage au début du XXIème siècle avec l’afflux de nouveaux acheteurs millionnaires et l’arrivée de la Chine, explique Thierry Ehrmann, le directeur de Artmarket.com. La publication analyse 20 ans d’art contemporain aux enchères (2000-2019). Au début des années 2000, l’industrie du marché de l’art est partie à la découverte de nouvelles scènes, de nouveaux artistes et de nouveaux clients, en Chine, Russie, Inde, Brésil, Moyen-Orient. Au milieu des années 2000, Pékin et Shanghai sont devenues les nouveaux “villages de l’industrie culturelle”, pour reprendre l’expression consacrée par le gouvernement chinois. Les artistes chinois ont acquis le statut de véritables “stars”, et leur réussite a fait rêver tout un pays. Les premières flambées ont été enregistrées dès novembre 2005. Aujourd’hui Zeng Fanzhi est le numéro 5 des artistes contemporains internationaux, derrière Basquiat, Koons, Hirst ou Wool. En 20 ans, l’ensemble de ses oeuvres mises aux enchères a généré 518,5m$. Il est aussi le premier des 32 artistes chinois inscrits dans le Top 100 (aussi cotés que les grandes figures de l’art européen et américain). L’embellie n’est pas que chinoise. Elle s’affirme comme une tendance générale de la globalisation en cours du marché de l’art. Les prix explosent aussi bien pour les artistes indiens de premier plan (Anish Kapoor, Subodh Gupta), pour les artistes du Moyen-Orient (Christie’s est à Dubaï depuis 2006), que pour les Occidentaux.  L’ascension fulgurante de Takashi Murakami est ainsi emblématique des transformations rapides du marché de l’art contemporain. Quasi absent des radars en 2000, il rejoignait déjà le top 10 mondial en 2008 (produit de ventes annuel).  Artprice. Top 1.000 artistes contemporains aux enchères (2000-2019)

NEW YORK : LA TRIENNALE DE L’ASIA SOCIETY A DEMARRE LE 27 OCTOBRE
L'événement culturel le plus ambitieux de New York City, l’Asia Society Triennal, qui devait avoir lieu du 5 au 9 Juin 2020, a démarré le 27 Octobre 2020 jusqu’au 27 Juin 2021. Cette Trienniale est la première initiative aux États-Unis consacrée à l'art contemporain de et sur l'Asie. Intitulée « We Do Not Dream Alone,” l’exposition présente 41 artistes et collectifs de 20 pays d’Asie. Les participants travaillent dans une variété de disciplines, notamment la peinture, la sculpture, la photographie, la vidéo, l'art de la fibre et la performance ; il a été demandé à près de la moitié d’entre eux de créer de nouvelles œuvres. Parmi les artistes participants, citons Christine Ay Tjoe (Indonésie), Dinh Q. Lê (Vietnam), Natee Utarit (Thailande), Sun Xun (Chine), Xu Bing (Chine)

 

 

LA "HURUN INDIA ART LIST 2020" : LE CLASSEMENT DES MEILLEURS ARTISTES INDIENS
La deuxième édition de la «Hurun India Art List 2020», donne une liste des 50 meilleurs artistes indiens vivants classés suivant leurs ventes aux enchères publiques à fin Décembre 2019. L’artiste anglo-indien Anish Kapoor, domine la Hurun India Art List 2020 pour la seconde année, avec des ventes de 6 millions de dollars. Les artistes Atul Dodiya, et Jitish Kallat, sont rentrés dans le Top 10 pour la première fois. Atul Dodiya, Rameshwar Broota et Jitish Kallat sont les 3 artistes de la liste qui ont connu une importante multiplication de la valeur de leurs œuvres. Raqib Shaw (ci-contre) arrive quatrième de la liste avec des œuvres générant un chiffre d'affaires de 738.876 dollars (8 lots) l'année dernière. Sur le total des artistes, 22% sont des femmes. La peintre moderniste Arpita Singh (83ans) continue d'être l'artiste féminine indienne qui réussit le mieux. Ses œuvres ont été vendues cumulativement 693.700 dollars l’année précédente. Le plus jeune de la liste est l'artiste contemporain Valay Shende, âgé de 39 ans. Subodh Gupta se situe à la 7ème place de la liste suivi parAtul Dodiya. Jitish Kallat (45 ans), l'un des jeunes artistes contemporains de la Hurun India Art List, occupe la dixième position de la List. L’art contemporain est le plus apprécié parmi les autres styles artistiques des artistes

https://www.hurunindia.net/post/artindialist

 

 

VENTES D’OEUVRES DE GRANDS ARTISTES ASIATIQUES CONTEMPORAINS CHEZ SOTHEBY’S HK LES 6 ET 7 OCTOBRE 2020
Des œuvres de Zhang Xiaogang, Zeng Fanzhi, Liu Wei, Yayoi Kusama - provenant de la Johnson Chang Collection - étaient proposées à la vente dans la section collections privées au Hong Kong Convention Center, le 6 Octobre 2020. « The Dark Trilogy: Fear, Meditation, Sorrow », 1989-1990, du chinois Zhang Xiaogang s’est vendue 54,920,000HKD, soit 7 millions $. Elle était estimée entre 3,2 à 5,2 millions de dollars. « Mask Series N°11» (ci-contre) de Zhen Fanzhi a atteint 23,770,000HKD, soit 3 millions $. Elle était estimée entre 1,5 à 2,8 millions $). A Pumpkin-(Cha) de la japonaise Yayoi Kusama s’est vendue 29,215,000HKD, soit 3,8 millions $. « Banana » du chinois Liu Wei s’est vendue 21,350,000HKD (2,8 millions $). Elle était estimée 6,000,000 - 10,000,000 HKD
. Deux oeuvres de l'artiste chinois Liu Ye dont "Florence" se sont vendues 1,4 millions $.

 

 

 

ART PARIS 2020, UN SUCCES INESPERE
Art Paris au Grand Palais était le premier évènement majeur en Europe depuis six mois et beaucoup d’observateurs y voyait là un test pour le marché de l’art. Les signes ont été positifs et étaient de bonne augure pour l’automne. Art Paris a reçu plus de 55 000 visiteurs. Nous venons malheureusement d'apprendre l’annulation de la FIAC en Octobre 2020.
Même si 38 galeries s’étaient retirées, la foire comprenait toujours 112 participants. Il y avait 25 % de plus de collectionneurs et d’institutionnels par rapport à l'année dernière, avec une trentaine de groupes de musées présents. Hormis les galeries américaines empêchées de participer pour des raisons sanitaires, des galeries de 15 pays étaient représentées, dont 21 sans aucune base en France.

Parmi celles-ci, le marchand d’art canadien Christopher Cutts présentait le travail de l’artiste chinois Xiao Guo Hui (ci-contre). Au deuxième jour de la foire, la galerie avait déjà placé cinq des six tableaux auprès des collectionneurs. La galerie Templon a vendu plus d'une douzaine d'œuvres variant entre 30000 $ - 90000 $, dont un tableau de l’artiste indien Jitish Kallat pour 50000 $. L’artiste japonais Kiyoshi Nakagami, un maître de la lumière, avec ses compositions faites d'un mélange d'acrylique, encre de Chine et mica, était présenté par la galerie Richard (Paris, New York). La galerie Tamenaga exposait le travail – tout en délicatesse - de l’artiste japonais Daiya Yamamoto, un des jeunes artistes les plus prometteurs de la nouvelle génération japonaise. La Raibaudi Wang Gallery consacrait une exposition personnelle au travail de l’artiste franco-chinoise Li Chevalier : des œuvres poétiques qui mélangent sable, éclats minéraux et encres sombres. Le sculpteur franco-chinois Wang Keping était aussi présent avec ses sculptures en bois monumentales de femmes, représenté par les galeries A2Z Art Gallery et Loft.

 

LE PEINTRE CHINOIS SANYU ENFLAMME LE MARCHE DE L’ART ASIATIQUE
Une peinture de nu de Sanyu, considéré comme le «Matisse chinois», s'est vendue aux enchères, en juillet 2020, plus de 258 millions de dollars HK (33,3 millions US$), confirmant ainsi son statut d'un des artistes les plus recherchés sur le lucratif marché de l'art asiatique, rapporte Oscar Holland, de CNN Hong Kong.

"Quatre Nus", ce tableau peint dans les années 1950 qui présente quatre figures féminines allongées, a dominé la première vente majeure de Sotheby's à Hong Kong depuis que le coronavirus a perturbé son calendrier de ventes aux enchères en direct, devenant le lot le plus cher de la soirée.

En octobre 2019 déjà, "Nu", qui représente une femme allongée sur le dos, s’était vendu un peu moins de 198 millions de dollars KK (25 millions US$) chez Sotheby's. Un mois plus tard, "Five Nudes", s’est vendu chez Christie's pour près de 304 millions de dollars HK (39 millions US$), marquant un nouveau record d'enchères pour le travail de Sanyu.
Cette flambée des prix reflète ainsi un regain d'intérêt des collectionneurs asiatiques. Entre 2000 et 2019, le prix du travail de Sanyu a fait un bond de plus de 1100%, d'après la société Artprice, et les marchés de la Chine continentale
et de Hong Kong représentent désormais 91% des ventes. Artprice révélait aussi que les 109 millions de dollars obtenus par Sanyu en 2019 en faisaient le 16e plus gros vendeur de l'année dans le monde, le plaçant au-dessus de Mark Rothko et Roy Lichtenstein.
Né en 1901 dans la province du Sichuan, dans le sud-ouest de la Chine, Sanyu a été l'un des nombreux jeunes artistes à s'installer à Paris au début des années 1920. Par contre il est resté largement méconnu de son vivant, non reconnu par ses pairs, et il était même démuni à sa mort à Paris
 en 1966.

 

GEOPOLITIQUE DU MARCHE DE L'ART CONTEMPORAIN : L’ASIE EN SECONDE PLACE
Les États-Unis demeuraient le principal moteur de croissance du marché de l’art contemporain en 2019, bien que le marché asiatique se développe et se diversifie, mené par Hong Kong, qui permet d'établir des ponts entre l'Asie et l'Occident. Avec 29 % de part de marché, et malgré un ralentissement du chiffre d’affaires chinois dans le secteur de l’art contemporain (-13%), l’Asie reste la deuxième puissance mondiale grâce notamment au développement du marché à Hong Kong.
Hong Kong représente près de la moitié (46%) du marché de l'art contemporain en Asie et 14% du marché mondial. C’est désormais la troisième ville la plus dynamique au monde après New York et Londres pour les ventes aux enchères d'art contemporain. Aucune taxe n'est perçue sur les importations et les exportations d'art à Hong Kong qui joue pleinement son rôle de plate-forme internationale de commerce.
Le Japon est un autre marché important en Asie et il a enregistré en 2018/19 une augmentation de 38% du chiffre d'affaires de l'art contemporain, atteignant un total d'environ 20 millions de dollars. Tokyo est désormais la 5e plus grande ville en volume de ventes, juste derrière Pékin. Le marché japonais est porté par un certain nombre d’artistes stars dont Yayoi Kusama (née en 1929), Yoshimoto Nara (6e dans le top 500) et Takashi Murakami (3e artiste contemporain le plus vendu avec un total de 594 lots vendus en 2018 / 19)
En janvier 2019, Taiwan a inauguré une nouvelle foire, Taipei Dangdai, dont la première édition a montré un excellent niveau de professionnalisme. Les poids lourds du marché de l'art occidental (Gagosian, David Zwirner, Hauser & Wirth et Thaddaeus Ropac) côtoyaient leurs homologues asiatiques Kukje (Corée du Sud) et Tina Keng (Taïwan). Ces galeries ont fait un choix stratégique sachant que Taiwan abrite 521 000 millionnaires pour seulement 23 millions d'habitants.
Le ralentissement le plus spectaculaire en Asie a été à Singapour, où le chiffre d'affaires des ventes aux enchères d'art contemporain était en baisse de 64% par rapport à l'année précédente. Il a seulement atteint 655 000 $ sur 95 lots vendus en 12 mois. La détérioration semble avoir anticipé la contraction de l'économie singapourienne au deuxième trimestre 2019, frappée par la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine et aussi l'annulation d'Art Stage Singapore début 2019.
Le marché de l'art contemporain sera forcément très perturbé en 2020, conséquence de la pandémie et du recul des économies mondiales. Il sera d'autant plus difficile de comparer les évolutions dans les différents pays.
Source: Artprice, The Contemporary Market Report 2019

 

LE MARCHE DE L'ART TRES REACTIF EN TEMPS DE CONFINEMENT

Annulation de foires, ventes aux enchères, expositions artistiques, fermeture des musées, le monde de l’art a rapidement réagi face à cet effondrement de l’activité. A Hong-Kong déjà début 2019, les galeristes avaient immédiatement opté pour une programmation d’expositions virtuelles. La grande maison Sotheby’s a pour sa part mis en place une stratégie multidirectionnelle sur le web et sa concurrente Christie’s en a rapidement fait de même. Aujourd’hui elles rivalisent d'imagination pour multiplier les transactions. La plus grande foire d'art contemporain dans le monde Art Basel qui devait se tenir en juin, a été annulée au profit d’une version sur le web, du 19 au 26 Juin 2020.
Le défi consiste pour les galeristes à vendre des œuvres en millions de dollars comme la foire les propose cette année sur son site, explique Judith Benhamou-Huet dans le Point. Une transaction a déjà été réalisée dans ce cadre. Une sculpture de Jeff Koons a été officiellement vendue pour 8 millions de dollars dans les premières heures VIP de l'opération. Le 29 Juin 2020 chez Sotheby’s, un triptyque de Francis Bacon sera proposé à la vente, exclusivement en ligne, depuis Londres, à partir de 60?millions de dollars.

 

DOUBLEMENT DES VENTES EN LIGNE D’ART CONTEMPORAIN PAR SOTHEBY’S
Les ventes en ligne d’art contemporain de Sotheby’s – du 4 au 14 Mai 2020 – ont atteint 13,7 millions de dollars – soit plus du double du record précédent pour une vente d’art en ligne il y a trois semaines. Toutefois les statistiques ne tiennent pas compte du nombre élevé d'œuvres retirées, indiquait Artnet News.
Dans l’ensemble, ce résultat est le plus élevé à ce jour pour une vente en ligne - et bon nombre des prix semblent montrer que les gens n’hésitent pas à acheter des oeuvres d’artistes plus jeunes et moins reconnus, notamment par les musées. Parmi les artistes asiatiques, il y avait une forte demande pour l'artiste japonais Yoshitomo Nara, dont le record d'enchères avait atteint un peu moins de 25 millions de dollars lors d'une vente aux enchères de Hong Kong l'automne dernier. Witching (1999), une peinture de l'une de ses figures enfantines emblématiques aux yeux fermés et à l'expression obstinée, s'est vendue 740 000 $, dans la moyenne de l'estimation de 600 000 $ à 900 000 $.

 

LA REUSSITE DE SINGULART DANS LA VENTE EN LIGNE D'ART CONTEMPORAIN
Singulart met en relation des artistes et des acheteurs du monde entier, en prenant en charge toute la partie administrative et logistique. La start-up française a été fondée par Vera Kempf, Brice Lecompte et Denis Fayolle. Lancée à Paris en Août 2017, son activité a triplé durant le confinement, avec une croissance de 86 % de son volume d'affaires en mars et avril, rapporte le journal Les Echos du 7 Mai 2020. 
Singulart vend des oeuvres d'artistes de 110 nationalités différentes et dans 55 pays. Aujourd'hui, « 92 % de nos ventes sont transfrontalières », indique Vera Kempf. L'entreprise met en avant plus de 2200 artistes sur sa plateforme et compte environ 200 acheteurs réguliers. Son panier moyen se situe aux alentours de 2.000 euros, et son modèle économique s'appuie sur une commission entre 40 et 50 %, appliquée au prix de vente final.
Récemment Singulart s'est tournée vers l'Asie. Elle a ainsi lancé un site totalement traduit en chinois, avec une approche locale différente, notamment commerciale. Par exemple, en Chine, le figuratif a plus de succès que l'abstrait. « Les ventes depuis Hong Kong sur notre plateforme fonctionnaient très bien, explique Vera Kempf. Nous avions des signaux très positifs et avons décidé de nous y implanter». L'entreprise a recruté un chinois pour développer le portefeuille d'acheteurs, elle n'envisage toutefois pas de proposer des artistes locaux sur sa plateforme pour l'instant.
https://www.singulart.com/fr/

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https://www.singulart.com/zh/
 

THE ART ANGLE PODCAST : AI WEIWEI S’EXPRIME SUR LE CORONAVIRUS, LA CHINE, ET LE NOUVEAU ROLE QUE PEUT JOUER L’ART
Alors que la pandémie de coronavirus continue de faire des ravages à des degrés divers dans le monde, le célèbre artiste chinois Ai Weiwei s'est penché sur la façon dont la maladie montre les échecs des gouvernements et aggrave les lignes de fractures géopolitiques entre les puissances mondiales. Bien que la Chine, où la maladie a commencé en décembre 2019, semble avoir suffisamment contenu le virus pour commencer à revenir à une sorte de normalité, de sérieuses questions demeurent quant à la transparence du régime de Xi Jinping à l'égard de la maladie.
Après avoir été poursuivi par des responsables du Parti en réponse à ses travaux d'enquête, Ai Weiwei sait mieux que quiconque comment les tentacules du gouvernement autoritaire chinois peuvent atteindre des citoyens qui veulent critiquer l'État. Il estime qu'ici aussi, la réticence de la bureaucratie à admettre ses propres erreurs a eu des conséquences désastreuses pour les autres, cette fois dans le monde entier. Mais il considère également que les principaux pays occidentaux, en particulier les États-Unis, sont en partie responsables du fait qu'ils ont été trop accommodants envers la Chine depuis trop longtemps, le tout dans la poursuite du profit.

The Art Angle (Artnet News 23 avril 2020) a mis en ligne un podcast video dans lequel Ai Weiwei s’exprime sur la pandémie, ses effets sur la politique mondiale et la manière dont les artistes peuvent contribuer dans un monde en ébullition. "L'art joue un rôle crucial dans les sociétés mais, en Chine, il ne fonctionne jamais comme il le devrait en raison des lois strictes actuelles de censure", déclarait l'artiste lors d'une vision conférence à Oslo à la mi-Avril 2020.
https://news.artnet.com/the-art-angle/the-art-angle-podcast-ai-weiwei-1842471?utm_content=from_newscta&utm_source=Sailthru&utm_medium=email&utm_campaign=EUR%20April%2024%20AM&utm_term=EUR%20Daily%20Newsletter%20%5BMORNING%5D

 

PEU D'OEUVRES D'ART ONT DECRIT LA GRIPPE ESPAGNOLE
Au moment de la grippe espagnole en 1917-1918, seulement quelques œuvres d'art significatives en ont fait état. Edvard Munch, l'un des artistes les plus connus à avoir été contaminé, a été fasciné par la maladie. Il a peint deux œuvres notables décrivant les effets de la grippe : son inquiétant « Self-portrait for the Spanish flu »(1919) et plus macabre « Self-portrait After The Spanish Flu »(1919-20). Il y a aussi la peinture d'Egon Schiele de 1918, The Family, qui représente l'artiste, sa femme et un bébé. Celle-ci n’a jamais été terminée : Schiele et son épouse sont morts de la grippe avant que l’artiste puisse achever son travail.
Si la liste des œuvres d'art est peu importante, la liste des décès notables de la grippe espagnole, l'est également. Outre Egon Schiele, il y a eu l’américain Morton Schamberg et Guillaume Apollinaire, le poète français. Gustav Klimt aurait pu être une victime de la maladie : il a subi un accident vasculaire cérébral et a contracté une pneumonie avant le début de la grippe et il est décédé en février 1918.
"La pandémie de 1918, par opposition au coronavirus aujourd'hui, était une maladie de jeunes", explique Jane Kallir, directrice de la Galerie Saint-Etienne à New York, "notant que les personnes entre la fin de leur adolescence et la mi-trentaine étaient les plus fragiles. Ainsi beaucoup de gens sont morts de cette maladie avant même d'avoir eu la chance de réaliser quoi que ce soit."
Comment l’art actuel va refléter la pandémie du Covid 19? Est-ce que cette période sera différente en matière d’art ? «Je ne pense pas que cela va accélérer la domination des méga-galeries et des méga-artistes et des méga-riches», estime Jane Kallir , "Allons-nous avoir un appétit pour un gros lapin en argent de Jeff Koons après cela?"
Extr.de Artnet News, 16 Avril 2020

 

AI WEIWEI EST AUJOURD'HUI L'ARTISTE LE PLUS POPULAIRE AU MONDE

The Art Newspaper vient de publier en Mars 2020 son classement annuel des visites de musées et galeries dans le monde en 2019, duquel il ressort que l’artiste chinois Ai Weiwei est l’artiste le plus populaire dans le monde. En effet la première exposition au Brésil d’Ai Weiwei - et aussi sa plus grande exposition à ce jour - a eu un succès fulgurant. Plus de 1,1 million de personnes au total ont vu l'exposition qui a commencé à Oca à São Paulo, puis à Belo Horizonte et Curitiba avant d’être programmée au Centro Cultural Banco do Brasil’s (CCBB’s) à Rio de Janeiro où il y a eu 9 172 visiteurs par jour (soit autour de 600 000 en tout). Parmi les plus grands succès de l'artiste, sa Serie de grandes sculptures faites à partir des racines d’arbres menacés de Pequi Vinagreiro trouvés dans la forêt atlantique du Brésil.
Une monographie très complète consacrée à Ai Weiwei par Bernard Fibicher, Hans Ulrich Obrist et Karen Smith vient d’être publiée par les éditions Phaidon, le 12 Avril 2020. Les analyses fines et précises des plus grands critiques du moment, la multiplicité des informations sur l'artiste et sur son engagement, ainsi que les images des différents projets de grande qualité, en font un superbe ouvrage pour les spécialistes mais également pour ceux qui voudraient découvrir l'un des artistes chinois le plus exposé à l'international, indique la librairei Le Phenix à Paris.

 

LANCEMENT DE LA VILLEPIN GALLERY LE 23 MARS A HONG KONG, DANS UN CONTEXTE TRES TROUBLÉ?

Mardi après-midi, deux douzaines de journalistes se sont rassemblés sur Hollywood Road à Hong Kong pour le lancement de la nouvelle galerie Villepin. Dans des circonstances normales, une ouverture de galerie ne serait pas inhabituelle. Mais alors que le monde est dévasté par la pandémie de coronavirus, rassembler des gens pour l'inauguration d'un nouvel espace artistique semblait peu en synchronisation avec le temps, mais aussi carrément risqué. Ceux qui sont venus étaient bien conscients des risques et ont pris de nombreuses précautions. Une grande bouteille de désinfectant pour les mains était placée à la réception. Les poignées de main ont été remplacées par le geste « Namaste ». Tout le monde est arrivé avec son masque tout en restant à distance les uns des autres, y compris les fondateurs de la galerie, Dominique de Villepin, l'ancien Premier ministre français, qui a passé 40 ans à constituer une collection d'art, et son fils Arthur, entrepreneur et résident à Hong Kong depuis 10 ans. Leurs visages auraient pu être couverts mais après près de deux mois de distanciation sociale, ils ne pouvaient dissimuler l'excitation procurée par une réunion avec des collègues du monde de l'art devant les peintures du maître Zao Wou-ki de la fin du XXe siècle.
La scène artistique florissante de Hong Kong a en effet subi un coup terrible lorsque le nouveau coronavirus originaire de Wuhan, en Chine, a commencé à frapper la ville fin janvier. Art Basel Hong Kong et la foire satellite Art Central qui devaient avoir lieu ce mois-ci, ont été annulées après que l'Organisation mondiale de la santé ait déclaré une urgence sanitaire mondiale, le 31 janvier.

Néanmoins, père-fils ont décidé d'aller de l'avant et d’ouvrir la Villepin Gallery. Près de deux mois plus tard, le Covid-19 a envahi l'Europe et les États-Unis, tandis que la « peste » semblait maîtrisée en Asie. La semaine de l'ouverture de la Villepin Gallery a également vu quelques autres ouvertures de galeries ainsi que l'inauguration de la visualisation en ligne (viewing rooms) d'Art Basel, une alternative numérique à la foire de Hong Kong.

Dominique de Villepin a rapidement rejeté l'idée d'un retour à la normale. "Personne ne peut être en sécurité pour toujours", déclarait-il. «Un changement d'attitude et l'intégration de gestes disciplinés dans notre quotidien sont indispensables pour vivre une vie nouvelle et meilleure. Et l'art rend notre vie meilleure. »

Peu de temps après notre interview, rapporte Artnet news, il a été signalé que l'Asie faisait face à une deuxième vague d'épidémie, provoquée par ceux qui reviennent de l'étranger. Le pavillon M + et le musée d'art de Hong Kong ont de nouveau fermé leurs portes après une courte réouverture.
«Friendship and Reconciliation» by Zao Wou-Ki
Dominique de Villepin déclarait que l’exposition inaugurale, intitulée «Friendship and Reconciliation», avec des œuvres de Zao Wou-Ki, arrivait à point nommé. "Il y a eu une accélération de tendance ces derniers mois, qui est celle du nationalisme, du protectionnisme et de l'isolement", déclarait Dominique de Villepin. "Il y a eu la politique américaine depuis que [Donald] Trump a pris le pouvoir, et même avant cela", ajoutait-il, faisant référence à la division croissante provoquée par la fermeture des frontières du pays et au racisme au milieu de la peur des coronavirus.
«Nous devons mesurer le nouveau monde auquel nous sommes confrontés, pour faire face à cette peur. Bien sûr, nous devons nous adapter, nous protéger et être disciplinés collectivement. Mais la peur ne doit pas prendre le devant de la scène. Dans l'art, nous pouvons trouver la sagesse, la distance et le questionnement que l'art offre, pour nous aider à vivre ce moment de la meilleure façon. ».
L'exposition est plus qu'une simple présentation de tableaux à vendre de Zao Wou-Ki, bien que ce dernier était favori des ventes aux enchères ces dernières années. C'est aussi une tentative de retracer la trajectoire artistique d'un artiste qui se réconcilie avec son identité et la longue amitié entre Zao Wou-Ki et la famille Villepin.
"La quête de la vie de [Zao] était de trouver la vérité dans l'art", déclare Dominique de Villepin. «L'amitié a été une nécessité pour sa création. Il a également vu la division du monde, entre figuration et abstraction, entre Orient et Occident. La division doit être mise de côté afin de mettre l'accent sur la réconciliation. C'est une énorme leçon qu'il nous a donnée. "
Arthur de Villepin déclarait pour sa part que la galerie est conçue comme une maison pour donner aux visiteurs le sentiment de mettre le pied dans la maison d'un collectionneur d'art. "Nos expositions sont plus personnelles", précisait-il «Nous espérons créer un dialogue pour rassembler les gens.» Il ajoutait que sa nouvelle galerie de Hong Kong est un engagement à long terme: «Géographiquement, Hong Kong a un emplacement stratégique étant au centre de l'Asie-Pacifique. Et l'ambiance et l'énergie de la ville sont quelque chose que vous ne pouvez vivre nulle part ailleurs dans le monde. »

Extr. de Artnet news, 23 Mars 2020 > plus/more

 

ART BASEL HONG KONG 2020 : DES RESULTATS POSITIFS POUR LES VENTES EN LIGNE DES GRANDES GALERIES

La vente en ligne s’est imposée pour Art Basel HK 2020 dans la situation extrême de l’épidémie du Covid 19. Des premières ventes en ligne VIP étaient ainsi proposées dès le 18 Mars 2020 au travers de « viewing rooms ». Dès le début, la société Hauser and Wirth a vendu des œuvres allant jusqu’à 350 000 $, rapportait Artnet News le 20 Mars. Interrogé sur les problèmes techniques, un représentant d'Art Basel déclarait : «Comme prévu, avec une nouvelle initiative numérique, nous avons rencontré quelques difficultés technologiques. Dans la première heure, les serveurs ont été submergés par le nombre d'utilisateurs et le site est tombé brièvement en panne (pendant 25 minutes). Heureusement, nos équipes techniques ont pu le restaurer rapidement, et nous avons depuis reçu de super retours des galeristes et des collectionneurs ».
La galerie Gagosian affichait aussi de bonnes ventes. Le 20 Mars 2020, la galerie annonçait six ventes allant de 260 000 $ à 1,3 million $ (1,2 million €). Une peinture de Georg Baselitz, « The other side of the oil stain (2019) est partie pour 1,2 million d'euros. Parmi les artistes asiatiques, l’oeuvre du japonais Tetsuya Ishida « Derelict Building Worker’s Chair » (1996) (voir ci-contre) s’est vendue 500 000 $, une autre œuvre du chinois Zeng Fanzhi's « Untitled » (2019) s’est vendue 450 000 $ et « Youth and Ultramarine » du chinois Jia Aili (2019) 260 000 $.
Toutefois si les très grandes galeries comme Hauser & Wirth, David Zwirner et Gagosian connaissaient des ventes relativement fortes, à des prix élevés, les résultats des galeries plus petites et moyennes semblent avoir été plus calmes. Certaines sources ont déclaré à Artnet News que les propriétaires de galeries disposant de leurs propres plates-formes numériques étaient mieux placés pour gérer l'ouverture de Art Basel on line et réaliser des ventes au milieu des problèmes du site Web.
Le directeur d'Art Basel Marc Spiegler déclarait : «Bien que rien ne puisse remplacer l'expérience de visiter une foire artistique par soi-même, nos VIP du monde entier ont été également ravis de voir plus de 2 000 œuvres d'art exceptionnelles dans un espace numérique.»

 

DES VENTES ESSENTIELLEMENT EN LIGNE POUR ART BASEL HONG KONG EN 2020

Dans le contexte du Covid-19, il a été décidé d’annuler Art Basel Hong Kong qui devait se dérouler du 19 au 21 Mars 2020 au HK Convention and Exhibition Centre. Pour répondre à cette situation de crise, les organisateurs ont décidé de lancer la vente en ligne des œuvres d'art qui devaient être proposées par les galeries. Celle-ci commencera pour les VIP du 18 au 20 Mars et pour le public du 20 au 25 Mars, rapporte le magazine Ocula. Avec des dizaines de millions de chinois confinés chez eux, beaucoup de galeries et autres institutions utilisent déjà la vente en ligne. 50 musées chinois dont celui de la Cité Interdite ont organisé des ventes virtuelles. Le 13 Février, le musée privé M Woods à Pékin lançait une exposition intitulée « Art Is Still Here: A Hypothetical Show for a Closed Museum ». « Nous avons eu de grandes contributions jusqu’ici comme Robert Zhao Renhui, Sun Xun, Oscar Murillo ou encore Zha Zhao mais je suis plus particulièrement enthousiasmé par la contribution d’artistes de Chine continentale qui sont directement affectés par l’épidémie », déclarait le directeur artistique et curateur en chef de M Woods Museum, Victor Wang. BANK/MABSOCIETY à Shanghai a aussi lancé sa propre exposition virtuelle intitulée « Pure Beauty », le 14 Février dernier (jusqu’au 7 Mars). Les travaux comprenaient des peintures, performances et captures d’écran partagés sur le réseau social de la galerie.

 

12EME EDITION DE L'INDIA ART FAIR DU 30 JANVIER AU 2 FEVRIER 2020

L’India Art Fair 2020 à New Delhi a rassemblé 75 exposants : des galeries nationales - 70 % de l’espace était réservé aux galeries indiennes – et de plus en plus de galeries internationales comme Aicon Contemporary, New York, Grosvenor Gallery, London et PSM. Le marché de l’art en Inde a connu une croissance lente et régulière et nous assistons aujourd'hui à une augmentation constante du nombre de jeunes collectionneurs - dans la gamme de prix moyens - achetant de l’art contemporain, explique Jagdip Jagpal qui a pris la direction de l’India Art Fair en 2018. Parmi les galeries les plus importantes, Chemould Prescott Road et Vadehra Art Gallery présentaient Atul Dodiya, Anju Dodiya et Reena Kallat. La Galleryske présentait Sakshi Gupta et Sudarshan Shetty. Ravinder Reddy était représenté par la Palette Art Gallery. Surendran Nair était représenté par la Sakshi Gallery, Sujata Bajaj par la Gallery Veda et Salman Toor par Aicon Art.

 
 

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MARCHE DE L'ART CONTEMPORAIN/ CONTEMPORARY ART MARKET

Chaque année, Artprice dresse un bilan international du marché de l’art contemporain aux enchères publiques. Cette édition est basée sur l’analyse de résultats de ventes enregistrés pour des artistes classés “contemporains” selon leur année de naissance, soit les artistes nés après 1945. Ce rapport contient des classements exclusifs tel que le Top 500 des artistes contemporains par chiffre d’affaires

Artprice. Top 1.000 artistes contemporains aux enchères (2000-2019)

Artprice le marché de l'art contemporain 2019 Top 500 des artistes contemporains

?Artprice le marché de l'art contemporain 2018 Top 500 des artistes contemporains     

Artprice le marché de l'art contemporain 2017 Top 500 des artistes contemporains

Artprice Top 500 des artistes contemporains dans le monde 2016

Each year, Artprice draws up an international report on the contemporary art market, as seen through the prism of auction sales. This report is based on an analysis of sales results registered for artists classified as “contemporary” according to their year of birth: here, those born after 1945.This report contains original rankings, such as the Top 500 contemporary artists according to turnover
 

Artprice Report. TOP 1,000 contemporary artists at auction (2000-2019)
 

Artprice The Contemporary Art Market 2019 Top 500 Contemporary Artists 

Artprice The Contemporary Art Market 2018 Top 500 Contemporary Artists

Artprice The Contemporary Art Market 2017 Top 500 Contemporary Artists 

Artprice The Contemporary World Art Market July 2015-June 2016

 
 

 

LES FEMMES ARTISTES

Artprice. 20 ans d’art contemporain aux enchères (2000-2019). “No Man’s Land”. La quête de parité a gagné le monde de l’art.
Selon Amy Cappellazzo, ancienne directrice de l’Art d’Après-guerre et Contemporain chez Christie’s, le Marché “s’améliore régulièrement pour les femmes à un rythme plus rapide au cours des cinq dernières années qu’au cours des 50 dernières années".

Artprice Report. 20 Years of contemporary art at auction (2000-2020). « No Man’s Land ». Another step towards gender parity.
According to Amy Cappellazzo, former Director of Post-War & Contemporary Art at Christie’s, the marketplace « has been improving steadily for women at a faster pace over the past five years than over the past 50 years ».

Les meilleurs résultats de l’histoire des enchères pour des artistes femmes, Artprice, ArtmarketInsight, 31/5/2019

Les femmes artistes sous-représentées dans le monde de l'art contemporain (Juin 2018)

Female artists still under-represented in the contemporary art world (June 2018)