Artistes contemporains d Asie du Sud-Est/ Contemporary artists in South-East Asia

L’art contemporain d’Asie de l'Est du Sud-Est, longtemps absent du marché international de l’art, a lui aussi bénéficié de l’extraordinaire développement économique des autres pays d’Asie. L’attention des collectionneurs s’est ainsi portée sur l’art et la culture de ces pays pour y découvrir de grands talents, beaucoup de diversité et de réflexion. Art Stage, la foire internationale d’art de Singapour, contribue grandement à faire connaître l’art contemporain de l’Asie de l'Est et du Sud Est dans le monde, sans compter sur la deuxième grande foire artistique asiatique, Art Basel Hong Kong. Art Stage vient aussi de créer une édition en Indonésie, à Jakarta, en 2016De plus en Novembre 2017, le Modern and Contemporary Art Museum (MACAN) ouvrira ses portes à JakartaL’Indonésie, les Philippines et la Corée du Sud sont en effet un marché artistique très dynamique bien que ces pays doivent lutter pour s’émanciper de la domination locale de Hong Kong et Singapour. En effet, une fois la reconnaissance établie, expliquait Artprice dans son dernier rapport (2016), les artistes de ces pays sont contraints de passer par HK et Singapour pour être vendus.
En 2016, le marché indonésien (qui totalise en chiffre d’affaires 312 000 $) bénéficiait de nouveau des très bons résultats des ventes de I Nyoman Masriadi et Christine Ay Tjoe, tous les deux dans le Top 500 des artistes contemporains dans le monde. En 2015, l’art indonésien dominait le marché de l’art avec 54% du marché des ventes aux enchères, d’après la société ArtTactic. Les ventes aux enchères en Corée du Sud atteignaient 5,5 millions $ en 2015, faisant un bond de 52% par rapport à l’année précédente. 7 artistes coréens sont notamment dans le Top 500 des artistes contemporains dans le monde. 
Les travaux des artistes peuvent atteindre des prix élevés comme ceux de l'artiste philippin Ronald Ventura qui se situait au 97ème rang du classement Artprice (Produit des ventes) du marché de l’art dans le monde en 2016 avec des ventes cumulées de 2,1 millions $ ou tout récemment l'artiste indonésienne Christine Ay Tjoe qui a obtenu en Mai 2017 pour sa peinture « Small Flies and Other Wings » (2013) chez Phillips HK 1,5 million $, soit 10 fois sa valeur estimée ou encore les artiste japonais, Yoshitomo Nara qui se situait au 6ème du rang du classement Artprice,  avec des ventes cumulées de 
31, 7 millions $, eTakashi Murakami au 19ème rang avec des ventes cumulées de 12,8 millions $ en 2015-2016.
Par contre l'art contemporain est encore assez inexistant dans certains pays d'Asie du Sud-Est comme le Vietnam et les oeuvres d'art recherchées sont toujours celles des artistes du début du XXème siècle. A Saigon il n’y a guère en effet de foires d'art pour promouvoir l’art vietnamien ou attirer les visiteurs locaux ou internationaux. Et il y a très peu de collectionneurs ou riches investisseurs.
 Les attitudes semblent toutefois évoluer avec l'organisation de marchés de l'art à Hanoi, de ventes aux enchères informatisées organisées et l'ouverture récemment de galeries consacrées à l'art contemporain à HCMV.

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CAMBODGE

YIM MALINE est une jeune artiste cambodgienne contemporaine qui réalise à la fois des dessins et des installations.
L'artiste
Yim Maline est née en 1982 à Battambang. Elle a étudié l’art en France à l’École des Beaux-Arts de Beauvais puis à l’École Supérieure des Beaux-arts, Caen la mer, en 2010 où elle a obtenu son BFA. Elle a complété sa formation à
la Phare Ponleu Selpak Art School de Battambang. Elle vit et travaille à Siem Reap près d’Angkor.
Son oeuvre
Yim Maline évoque dans son travail ses souvenirs d’enfance passée dans un camp de réfugié ou bien elle parle du procédé de transformation des émotions. Elle utilise le dessin et réalise des installations sculpturales, peut-être dans un processus de reconstruction personnelle. Le coté sombre de ses travaux a ainsi à voir avec le manque de liberté dans sa vie quotidienne. “Bien que j’explore l’idée de restriction dans chaque dessin, il y a aussi une idée d’explosion – un monde imaginaire où je peux échapper aux limitations établies par la société, la culture et l’histoire - », déclare l'artiste. En 2013, en résidence pour 2 mois à Bose Pacia, à New York city, elle a notamment travaillé sur ces souvenirs difficiles de son enfance impactée par la guerre civile au Cambodge. Elle a aussi dessiné des immeubles de Manhattan sur des  murs, puis décidé d'arrêter d’utiliser le fusain qu’elle lie à la tristesse et à ses premiers dessins, pour passer à la couleur. Ses installations sculpturales sortant de la terre à la Bose Pacia Gallery étaient semblables à un jardin coloré. “L’addition de nombreuses couleurs dans mon travail est une nouvelle trajectoire en relation directe avec mon expérience de vie à New York City », confirme Yim Maline.
En l'absence de figures de référence localement, Yim Maline a cherché son inspiration à l'étranger, elle s'est ainsi inspirée d'artistes comme Kiki Smith pour les monochromes, Pierre Soulages pour l'abstraction ou encore Anselm Keifer.
Expositions

Citons les dernières expositions personnelles de Yim Maline : "Yim Maline : Recompositions", série de dessins récents, Galerie Lee, Paris, du 6 au 29 Avril, 2017. "Decomposition", galerie SA Bassac, du 27 Octobre 2016 au 7 Janvier 2017. L'exposition parlait de la compréhension du cycle de la vie, de son déclin et de la renaissance et aussi de la protection de la planète. Du 30 Avril au 6 Juin 2015, l'artiste avait exposé à la galerie SA Bassac à Phnom Penh une série de singulières sculptures faites de plantes incrustées dans du charbon de bois qu'elle intitulait : ‘Having a hole or empty space inside’. "C'est sans vie, mort... comme le pays", déclarait-elle. “There are holes inside my sculptures as if they had outer shells but inside were empty,” expliquait-elle. "C'est comme le Cambodge beau extérieurement et à l'intérieur, tout est pourri".  
En 2013, elle était exposée au Transparent Studio, Bose Pacia Gallery, New York ; en 2012, elle exposait à Phom Penh : ‘Silk Threads’, The Insider Gallery at Inter Continental, Phnom Penh, ‘ No Name’, Galerie SA SA BASSAC, Phnom Penh ; en 2011, ‘Remember’, SA SA BASSAC, Phnom Penh ; en 2007 au Centre Socio Culturel – Caen Chemin Vert, France ; en 2006 au Château de Beauregard, France.
Yim Maline a aussi participé à plusieurs expositions collectives : en 2015 'And that is what was always known à la Yavuz Gallery, Singapour  ; en 2012 'Dom-naer - mey (New Journey), Cambodian Living Arts', Phnom Penh, 'Seven', Hotel de la Paix Arts Lounge, Siem Reap, 'La Galerie, Luxe et Art de Livre', Canadia Tower, Phnom Penh, 'Salon of Creators', No Problem Mansion, Phnom Penh, Cambodia ; en 2011 'Eight Women', French Cultural Center, Phnom Penh, 'Salon du Creatures', No Problem Mansion, Phnom Penh, 'Between / Myanmar-Cambodia', Metahouse, Phnom Penh.

Yim Maline, Scar 3, graphite on paper, 2010, the East gallery (Toronto)

Yim Maline, Scurry, graphite on paper, 2012

Yim Maline, Silk Threads, graphite and pencil on paper, 2012

Yim-Maline, No One toTake Care, graphite on paper, 2015, Yavuz gallery

Yim Maline, I want to be a sunflower, graphite, colored pencil and watercolor on paper, 2013, Bose Pacia gallery

Yim Maline, New York City, charcoal, installation, 2013, Bose Pacia gallery

Yim Maline, The Foolish Act, Wise, graphite on paper, 2014-2015, Yavuz gallery

Yim Maline, charcoal and plant Serie, 2015

Yim Maline, Drawing, Galerie Lee Exhibition (Paris), 2017

Yim Maline

SOPHEAP PICH est considéré comme l’artiste cambodgien contemporain le plus connu au plan international. Il réalise des sculptures - entre abstraction et représentation - à partir de rotin et de bambou, utilisant une technique de tissage traditionnelle. 
L'artiste
Sopheap Pich est né à Battambang au Cambodge en 1971. Fuyant le régime des khmers rouges, il part en 1984 s’installer avec sa famille aux Etats-Unis. Il a obtenu son BFA à l’University du Massachusetts à Amherst, en 1995, et son MFA à la School of the Art Institute of Chicago, en 1999. Il est rentré dans son pays natal en 2002. 
Son oeuvre
Sopheap Pich a démarré ses travaux artistiques avec la peinture. De retour au Cambodge en 2002, il a trouvé son medium dans la sculpture ; il a commencé à travailler avec des matériaux locaux comme le bambou, le rotin, les sacs de jute, la cire d’abeille et des pigments minéraux pour créer des sculptures inspirées par les formes végétales, les organes corporels et les structures abstraites géométriques. Son travail peut aussi faire allusion au régime répressif des khmers rouges comme dans ‘Morning glory’ - acquis par le Guggenheim Museum NY en 2011 - où l’artiste montre une plante courante devenue source importante d'alimentation pour une population souvent affamée. « En tant qu’artiste né au Cambodge, ayant vécu du temps des Khmers rouges et en tant que réfugié ensuite, il me parait évident que ces expériences se retrouvent dans mon travail 
», déclarait Sopheap Pich. Il ajoutait toutefois : « Les gens associent souvent mon travail aux souvenirs des Khmers rouges mais je réalise des oeuvres qui sont reliées à beaucoup de choses qu’elles soient connues ou inconnues. Mes sculptures ne peuvent aisément être mises dans des catégories ». Les sculptures de Sopheap Pich sont toute en subtilité, raffinées et en même temps émotionnelles. 
En Mars 2015, dans le cadre de Art Basel Hong Kong il présentait une nouvelle Série ‘Wall structures’, composées d'échafaudages, de grillages et d'oeuvres incluant pour la première fois des pierres sculptées.
Expositions
Le travail de Sopheap Pich a été montré dans de nombreuses expositions et biennales en Asie, Europe, Australie et aux Etats-Unis. Jusqu’au 10 Mai 2015, il participait à une exposition intitulée, ‘The Art of Our Time: Masterpieces from the Guggenheim Collections’ au Guggenheim Museum de Bilbao. En 2013, une exposition personnelle lui était consacrée au Metropolitan Museum of Art, NY, dans le cadre du Festival du Cambodge.
Parmi les dernières expositions personnelles de Sopheap Pich, citons :
 June 24, 2017 - January 07, 2018, 
'Hidden Nature: Sopheap Pich', The Crow Collection of Asian Art, Dallas, USA, 2016/2017 Rang Phnom Flower" à la Tyler Rollins Fine Art, New York ; en 2016 'Elemental' H Gallery, Bangkok, 'For the Love of Things: Still Life', The Albright-Knox Art Gallery, Buffalo, NY, 'Sopheach Pich: from studio to fine art", Galerie L'Institut français du Cambodge, Phnom Penh ; en 2015 'Structures' à la Tyler Rollins Fine Art, New York, en Mars 2015, Art Basel Hong Kong, 'Medium at Large', Singapore Art Museum; en 2014 ‘A Room’, Indianapolis Museum of Art; en 2013, Metropolitan Museum of Art de New York: ‘Cambodian Rattan: The Sculptures of Sopheap Pich’, Compound, Brookfield Place, Winter Garden, New York, NY, Reliefs, Tyler Rollins Fine Art, New York, NY, ‘Collection + Sopheap Pich’, à la Sherman Contemporary Art Foundation, Sydney, Australie ; en 2012 'In Spite of Order', H Gallery, Bangkok, Thailand ; il a aussi exposé en 2012 sa série géométrique ‘Wall Reliefs’ au Documenta de Kassel en Allemagne, qui reflétait déjà l'intérêt croissant de l'artiste pour l'abstraction et la conceptualisation. En 2011,  'Morning Glory', à la Tyler Rollins Fine Art, New York, NY.
Sopheap Pich participe aussi à des expositions collectives comme : July 5 - October 23, 2017 'Sunshower: Contemporary Art from Southeast Asia 1980s to now', Mori Art Museum Tokyo, Japon, en Juin -Novembre 2017, show “Viva Arte Viva” de Christine Macel à la 57ème  Biennale de Venise, ; en 2016 : Histories of the Future, The National Museum, Phnom Penh, Cambodia.,For the Love of Things: Still Life, Albright-Knox Art Gallery, Buffalo, NY ; en 2015 Drawn from Nature, Asia Society Texas Center, Houston, TX., Renaissance, Lille3000, Lille, France, First Look: Collecting Contemporary at the Asian, The Asian Art Museum, San Francisco, CA., "I Want Justice,” United States Holocaust Memorial Museum, Washington, DC. Selected works on exhibition, Minneapolis Institute of Art, Minneapolis, MN. ; en 2014 No Country:  Contemporary Art for South and Southeast Asia, Centre for Contemporary Art, Singapore, Medium at Large, Singapore Art Museum, Singapore, Re: Collection, Museum of Arts and Design, New York, NY., Transmission, Jim Thompson Art Center, Bangkok, Thailand. Il a participé à différentes biennales comme en 2013 Biennale de Moscou, en 2011 Asian Art Biennale et Singapore Biennale.
http://sopheap-pich.com/

Sopheap Pich, cycle, rattan, iron wire, 2004-08

Sopheap Pich, cycle 2, version 3, rattan, iron wire, 2008

Sopheap Pich, Double Funnel, rattan, iron wire, 2008

Sopheap Pich, Raft, bamboo, rattan, 2009

Sopheap Pich, Seated Buddha, bamboo, rattan, iron wire, 2011

Sopheap Pich, Morning glory, rattan, bamboo, 2012

Sopheap Pich, Compound installation, rattan, 2012

Sopheap Pich, Installation Documenta, Kassel, 2012

Sopheap Pich, Seed, stone, bamboo, rattan, iron wire, 2015

Sopheach Pich, Pulse-No.-3, red iron oxide gum arabic on arches watercolor-paper, 2016, photo of the artist

Sopheach Pich, Monument 2, installation Viva Arte Viva, 57th Venice Biennale 2017, photo of the artist

Sopheap Pich

LEANG SECKON compte parmi les artistes cambodgiens contemporains les plus connus. Il combine les récits anciens khmers avec les préoccupations actuelles du Cambodge comme le développement rapide du pays, les dégradations environnementales et son passé comme le régime brutal des Khmers rouges.
L'artiste
Leang Seckon né au début des années 70 dans la province de Prey Veng. Il est diplômé de la Royal University of Fine Arts, BA in Design (1997-2002) et de la Royal University of Fine Arts, Bachelor Degree in Plastic Arts, (1992-1996).

Son oeuvre
Si l’artiste parle de pauvreté, de puissance, d’environnement, de spiritualité et de capitalisme dans son travail, c’est aussi un personnage extraverti qui chante et danse volontiers. Lors d’une exposition en  2013 à Singapour, il présentait une série - mélange de collages et peintures - inspirée par la mort du roi Norodom Sihanouk. Celle-ci fut critiquée par certains dans le monde de l’art pour être un hommage et non pas aussi critique que ses autres travaux. Mais pour Leang Seckon comme pour beaucoup de cambodgiens de son âge, la vie et la mort du monarque a marqué des chapitres importants de sa vie. D’ailleurs, précisait-il, il y a une grande demande d’impressions pour ces peintures. En 2014, à l’Asia House, à Londres, l’artiste présentait des peintures, collages et vidéos qui concentraient ses expériences et souvenirs de la période des Khmers rouges et de la guerre civile qui s’en est suivie. Il utilisait pour sa démonstration et ses illustrations des textes sacrés et légendes bouddhistes. Dans son oeuvre “the elephant and the pond of blood” (2013), il fait aussi référence à un verset bouddhiste bien connu des Cambodgiens : l'éléphant est décoré de fleurs pour ressembler à un éléphant royal, les passagers sont un tigre et un chien, ils représentent des gens stupides qui tuent des millions d'autres gens. Le sang coule dans le champ où marchent les éléphants.
Expositions
Parmi ses expositions personnelles récentes, citons : en 2015 Art Basel Hong Kong, Paris Art Fair 2015, Palais de Tokyo, Jeu de Paume, Paris ; en 2014, ‘Hell on Earth’, Rossi & Rossi à l' Asia House, Londres ;  en 2011 ‘Shadow of the Heavy Skirt’, Centre Culturel Français, Phnom Penh ; en 2009 ‘See You Later’ Pt. 1, Galeria 346, Phuket, Thailande. L’artiste a aussi participé à de nombreuses expositions collectives depuis l’année 2000 comme : en 2013, le New York’s Season of Cambodia Festival, ‘WE = ME Asean Art Exhibition and Symposium’, Silpakorn University - Wang Tha Pra Campus, Bangkok, Thailande, 'Phnom Penh: Rescue Archaeology. Contemporary Art and Urban Change in Cambodia, ifa-Galerie Stuttgart, Stuttgart, ifa-Galerie Berlin, Berlin, Allemagne, 'Leang Seckon and Palden Weinreb’, Art Stage Singapour. Il participait en 2009 à la 4ème Fukuoka Asian Art Triennale au Japon.

Leang Seckon, Phnom Penh today, mixed media on canvas, 2009

Leang Seckon, Prison guard, mixed media on canvas, 2009

Leang Seckon Golden Flower Skirt (Somphut Picar Mier), mixed media on canvas, 2009

Leang Seckon, Farewell Cambodia, mixed media and collage on canvas, 2012

Leang Seckon The God of the Rice Field (Brangelina Avatar) mixed media on canvas, images Rossi & Rossi, 2011

Leang Seckon Bids Sihanouk Farewell, mixed media on canvas, 2013

Leang Seckon, Seven days mourning, mixed media on canvas, 2013

Leang Seckon Ghosts in Hell mixed media and collage on canvas 2014

Leang Seckon, New Influence, mixed media and collage on canvas, images Rossi & Rossi, 2015

Leang Seckon, photo John Vink

Ing PhouSéra, plus connu sous le nom de SERA est un artiste franco-cambodgien contemporain. Il trouve son expression aussi bien dans la sculpture, le dessin, la peinture, la gravure et les romans graphiques. L’artiste a été meurtri par le génocide cambodgien qui occupe une large partie de son travail. Son histoire est en effet intrinsèquement liée à celle du Cambodge.
L’artiste
Séra est né à Phnom Penh en 1961. Quand les Khmers rouges ont envahi Phnom Penh le 17 Avril 1975, avec sa mère ils ont trouvé refuge à l'ambassade de France. Cette dernière étant française, ils furent autorisés à quitter le pays, vers la France. Son père sera tué par les Khmers rouges.
Séra est diplômé d’un Master et d'un DEA en Arts et Sciences de l’Art, option Arts plastiques, de Paris Panthéon-Sorbonne (1985-1987). Il est actuellement chargé de cours de bandes dessinées à la Sorbonne depuis 1989, il est aussi chargé de cours de narration visuelle (pratique du story-board) au CNED-Institut de Vanves depuis 1997. Il est par ailleurs directeur pédagogique de l’école Phare Ponleu Selpak à Battambang, au Cambodge depuis 2012. Depuis 1999 il dirige en outre les Ateliers de la mémoire au Centre de ressources audiovisuelle Bophana.

Son œuvre
De la bande dessinée à la sculpture en passant par la peinture, Séra est un artiste de la mémoire. Dans nombre de ses bandes dessinées, il parle de la prise de Phnom Penh, de la fuite, de la peur, de ses interrogations et de son histoire comme dans  «Impasse et rouge’ (1995), ‘L’eau et la Terre’ (2005), ou  Lendemains de cendres (2007). De même dans son roman graphique ‘Bitter Cucumbers’(2015), il  raconte encore la prise du Cambodge par les Khmers.
Pour la date anniversaire des 40 ans de la chute de Phnom Penh en Avril 2015, Séra a voulu rendre hommage aux victimes. 7 bronzes monumentaux, intitulés « Pour ceux qui ne sont plus là », étaient ainsi exposés devant l’ambassade de France à Phnom Penh. Parlant de ces sculptures, Séra explique que leur mutilation montre les tentatives par les Khmers rouges de briser des êtres humains et leur identités. « En représentant des personnages sans tête, sans bras, je parle de cette mutilation de la tête et de l’esprit autant que du corps ». Le 30 Septembre 2016, le phnompenpost annonçait que Phouséra “Séra" prévoyait d’ériger un mémorial consacré au génocide au Cambodge. L'artiste a prévu de le terminer en Avril 2017. L’ambassade de France a financé le projet à hauteur de 50.000 euros. En Octobre 2016, “Séra” exposait à l’Institut Français de Phnom Penh ses dessins, recherches et sculptures en préparation pour ce mémorial. Un documentaire réalisé par Adrien Genoudet, intitulé "Waxing Moon" qui retrace le combat de l'artiste pour la création de ce mémorial a été projeté à l'Institut Français les 8 et 22 Avril 2017.
Mais Séra réalise aussi des peintures et dessins de grands formats. Si la trame de ses créations demeure ces souffrances endurées par « son pays », ses œuvres peuvent se lire librement, autrement. Ses œuvres, très graphiques, sont aussi un mélange de l’influence des deux pays de l'artiste, le Cambodge et la France.
Expositions
En avril 2012, l’Institut français de Phnom Penh - pour marquer ses 20 ans - a présenté une spectaculaire exposition des œuvres de Séra.

Parmi les expositions personnelles récentes de l'artiste, citons : en 2014 ‘Séra - Les fantômes du royaume’, Galerie Oblique, Paris IV. Dessins et peintures de grands formats ; en 2013 ‘Séra - La Terrasse des Éléphants’, Cabinet Arayo & Montini A&M Partners, Paris VIII, Séra, Espace Culturel de Saint-Jean-de-Maurienne (73), 'A thing of smoke', dessins et planches de bande dessinée de Séra, Galerie Romeet, Phnom Penh ; en 2012, Séra, Galerie Oblique, Paris IV, Peintures, dessins, planches Samanea, Galerie de l’Orme, Paris XV ; en 2010 ‘Étreintes’, Galerie XEM Design à Phnom Penh, dessins de grands formats.
Séra a par ailleurs participé à des expositions collectives comme : en 2014 ‘De Sel, de Terre & de Pierre’, peintures, sculptures et dessins, Vannes, Morbihan, avec les artistes Julianne Sibiski et Hervé Baquet. Création d’œuvres à quatre mains ; en 2013 ‘Création et post-mémoire’, Peintures à la Maison Française de l’Université de Columbia, New York, Dessins à l’Académie Italienne, Site/Cambodia, Karin Weber Gallery, Hong Kong ; en 2011 ‘Cambodge, le génocide effacé’, Forum des Images, Les Halles, Paris ; en  2010 - "Surtout n'en oubliez aucun!". Regards dessinés sur les génocides, Cambodge, le génocide effacé, Université de Paris 8, St Denis.
En 2012, Séra a été consacré comme un des 101 meilleurs artistes contemporains en France des 10 dernières années par la revue Art Absolument (N° Spécial Novembre/Décembre 2012). Il a aussi reçu en 2012 le Prix Polar Meilleur Album BD : One Shot, Festival Polar de Cognac pour Flic (éd. Casterman), tiré du livre éponyme de Bénédicte Desforges.

Séra, Impasse et rouge, graphic novel, detail, 1995

Séra, L'eau et la Terre, graphic novel, detail, 2005

Séra, Lendemains de cendres, graphic novel, detail, 2007

Séra, Lendemains de cendres, graphic novel, detail, 2007

Séra, Embrace-VI mime graphite, ink and acrylic on paper on canvas, 2009, Karin Weber Gallery

Séra, Deep Inside, painting, 2012

Séra, Painting 1, acrylic on paper, 2014, Galerie Oblique

Séra, figure reminiscent of ancient Khmer-sculptures, 2014 prepared for a memorial sculpture to Khmer Rouge victims and survivors

Séra, figure reminiscent of ancient Khmer-sculptures, 2014, prepared for a memorial sculpture to Khmer Rouge victims and survivors

Séra

INDONESIE

CHRISTINE AY TJOE est l’artiste femme contemporaine la plus connue en Indonésie. Avec des ventes cumulées de 637 297 $, elle se situait au 233ème rang du classement Artprice (produits des ventes) du marché de l'art en 2015/2016.
L'artiste
Christine Ay Tjoe est née en 1973 à Bandung (Indonésie) où elle vit. Elle
a étudié la gravure et l’art graphique au Bandung Institute of Technology dont elle est diplômée (1997). Elle a aussi étudié en Allemagne en 2004 et elle était artiste résident à Singapour en 2008.
Son oeuvre
Elle est connue plus particulièrement pour ses peintures très colorées avec superpositions et son usage de la pointe sèche (drypoint technique). Elle créé aussi des sculptures, de l’art cinétique et des installations à grande échelle. Elle constitue des barres d’huile protéiformes, mélangeant figuration et abstraction. A la différence d'autres artistes qui ont pu ou tendent vers la satire politique en Indonésie, Christine Ay Tjoe parle plutôt de sa vie personnelle, de la société moderne et de l’existence humaine. Elle exprime ainsi au travers de son art ses sentiments profonds tels que la mélancolie, la soufrance, le combat ou
la joie. On peut aussi voir dans son travail son rejet du glamour et des productions commerciales rémunératrices. 
L'artiste s’est vue décerner le SCMP Art Futures Prize à la Hong Kong International Art Fair en 2009 et le Top 5 Philip Morris Indonesian Art Award en 2011. Elle a par ailleurs gagné le Prudential Eye Award for " Best Emerging Artist using Painting" décerné par Ota Fine Arts à Singapour en Janvier 2015.
En 2016, elle exposait pour la première fois au Royaume-Uni, à Londres, au White Cube Bermondsey, 10 peintures comprenant deux grands diptychs. Dans ses dernières peintures, Christine Ay Tjoe s’intéresse à notre époque de consommation : à l'hyper-urbanité, la densité de population, le surcroit d’information et l’inévitable recherche de compétitivité.

Expositions
Les travaux de Christine Ay Tjoe ont fait l’objet de nombreuses expositions notamment à Shanghai, Beijing, Hong Kong, New York, Miami, London, Paris, Melbourne, Sydney, Taipei, Jakarta et Bandung.
Citons ses toutes dernières expositions : en 2016 White Cube Bermondsey, Londres ; en 2015
 'Perfect Imperfection' SogEun Artspace, Seoul, Corée du Sud, Exposition au ArtScience Museum, Prudential Singapore Eye ; en 2013 'Myriad of Paste, Ota Fine Art, Tokyo, Japon; Sip! Indonesian Art Today ; en 2012 ARNDT, Berlin; The Path Less Found, Michael Ku Gallery, Taipei, Taiwan; Singapore Art Museum.  En  2012, elle participait à Singapour à l'une des expositions proposées à travers le monde par la société française de luxe Hermès pour soutenir les artistes asiatiques.
Ota Fine Arts Singapore présentait en Décembre 2015 “Our Nature: Ay Tjoe Christine + Zai Kuning”, une exposition de deux des plus importants artistes d'Asie du Sud-Est.
Christine Ay Tjoe participait récemment au "Art Basel Hong Kong 2017" du 21 au 25 Mars 2017. 
En Février 2012, Christine Ay T Joe vendait une oeuvre intitulée "Langit - Langit Merah (Red Ceiling)" pour 257 600 $ chez Sotheby’s Hong Kong. En Mai 2016, elle a vendu une autre oeuvre intitulée 'Generation 01'(2006) pour 70 800$ chez Christies HK. Le 28 Mai 2017, son oeuvre "Small Flies and Other Wings" (2013) dépassait 10 fois sa valeur estimatée, et s'est vendue chez Phillips Hong Kong 1,5 million $, lui faisant faire un bond dans le niveau de ses ventes.

Christine Ay Tjoe, Jangall III, mixed media on canvas, 2001

Christine Ay Tjoe, Lift the scenery, oil on canvas, 2009

Christine Ay Tjoe, oil on canvas, 2009

Christine Ay Tjoe, Langit-Langit Merah, acrylic on canvas, 2010

Christine Ay Tjoe, Wall of Hermès,hand-stitched, feather-stuffed figurines, 2011

Christine Ay Tjoe, Talking about the stars, acrylic on canvas, 2011

Christine Ay Tjoe, The Famous One from Lucas, installation Hermès, mixed media, 2011

Christine Ay Tjoe, Second Studio, oil on canvas, 2013

Christine Ay Tjoe, Two many fishes, oil on canvas, 2013

Christine Ay Tjoe

HENGKI KOENTJORO est un photographe indonésien reconnu au niveau international. Il réalise des photos en noir et blanc d’une pureté et d’une esthétique à couper le souffle.
L'artiste
Hengki Koentjoro est né à Semarang, Java, Indonésie. Il est diplômé du Brooks Institute of Photography de Santa Barbara, Californie, où il a étudié la production vidéo et quelque peu la photographie d’art. Il vit actuellement à Jakarta où il trouve son inspiration, notamment sur l’île de Java.
Son œuvre
Hengki Koentjoro développe ses sens et sa sensibilité au travers de la photographie d’art. Sa liberté d’expression se trouve surtout dans l’élaboration et l’exploration du noir et blanc
. Il observe la beauté mystique de la nature et des paysages de l’Asie du Sud-Est qu’il retraduit de façon extraordinaire, jusqu’à l’irréalité. Pratiquant la photographie sous-marine, il capture d’étonnantes images monochromatiques au-dessus de la surface de l’eau. Les nuages et les sommets des montagnes apparaissent si hauts et en même temps si proches comme si le ciel avait des règles du jeu différentes en Indonésie. Pour l’artiste, le déferlement d’une vague raconte des histoires qui font partie des mystères de l’océan.
Hengki Koentjoro utilise le papier baryté Hahnemühle, le plus beau papier d’art pour des photos noir et blanc.
Expositions
Hengki Koentjoro a participé à de nombreuses expositions dont les plus récentes : en 2016 Unseen Photo Fair - Amsterdam - The Netherlands, Frankfurt Book Fair, Allemagne,
Exhibition - Annenberg Space for Photography, USA, AAF Fair - Brussels – Belgique, Classic Photographs Los Angeles, USA ; en 2015, Fotofever Paris 2015 - Paris, AAF Fair – Amsterdam, Pays-Bas,  ‘See Me - Fifth Annual Exposure Award ‘, Musee du Louvre – Paris, "Eternal Moment" at Hasselblad Japan Gallery – Tokyo ; en 2014 Taiwan Photo Fair 2014, Taipei, Fotofever Paris 2014, IPA Best Of Show 2014, New York, Photokina 2014, Cologne, Allemagne, Wine | Water – Tobin Ohashi Gallery – Tokyo ; en 2013 Taiwan Photo Fair 2013 – Taipei ; en 2012, Tobin Ohashi Gallery Exhibition, Tokyo, Japan, en 2011 Beyond Photography" Ciputra Artpreneur Center, Jakarta ; Santa Lucia, Mostra Benefica di Fotografia, by Loredana  Guinicelli, Italy.
Il est représenté par la Tobin Ohashi Gallery à Tokyo, la Susan Spiritus Gallery en Californie, la galerie Lukisan à Amsterdam, Pays-Bas, Immagis Art Photography, à Würzburg en Allemagne.
Hengki Koentjoro a été récompensé par de très nombreux prix comme parmi les plus récents : PX3 Paris Photo Competition 2015 - 1st Prize in Nature Category/Animal, PX3 Paris Photo Competition 2015 – 1st Prize in Nature Category/Water, MIFA – Moscow International Foto Awards 2014  Honorable Mention  Fine Art Landscape, IPA Photography Awards 2014 – 1st place winner in Nature/Aerial category, l’Hasselblad Master 2014 -1st Place Winner in Landscapes/Nature category, l’International Photography Award ou encore le PX3 2013 Photography Competition, 3rd place in Fine Art Category, PX3 Honorable Mention Recipients of 2009 Water Competition;  Worldwide Photography Gala Awards – WPGA 2013 - 1st place in Seascape/Underwater Category
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Hengki Koentjoro vient de publier un ouvrage consacré à ses photographies "The Refined eye".

http://www.hengki-koentjoro.com/

Hengki Koentjoro sera présent à l'exposition "Image Nation Paris", International Photo Expo, Espace des Arts Sans Frontières, 44 Rue Bouret, 75019 Paris,
 du 10 au 12 Novembre 2017

Hengki Koentjoro, Noir Serie, Hahnemuhle paper

Hengki Koentjoro, Rider on the storm, Hahnemuhle paper, 2009, image of the artist

Hengki Koentjoro, Smile, Hahnemuhle paper 2012, image of the artist

Hengki Koentjoro, Waterscape Serie, Hahnemuhle paper, Image of the artist

Hengki Koentjoro, Borobudur Temple, Altitude Serie, Hahnemuhle paper

Hengki Koentjoro, Hahnemuhle paper

Hengki Koentjoro, Detach Serie, Hahnemuhle paper

Hengki Koentjoro, Sacred Path, Hahnemuhle paper, 2014, image of the artist

Hengki Koentjoro, Bodhi Tree, Hahnemuhle paper, 2016, image of the artist

Hengki Koentjoro

I NYOMAN MASRIADI est un peintre contemporain majeur de l’ère post Suharto. Il est sans contestation la tête d’affiche de la scène artistique indonésienne. 
Avec des ventes cumulées de 2,147,227 $, il se situait au 97ème rang du classement Artprice (Produit des ventes) du marché de l’art dans le monde en 2016.
L'artiste
I Nyoman Masriadi est né en 1973 à Gianyar, Bali. Il a  fait ses études d’art à l’Institut Seni Indonesia de Yogyakarta où il vit actuellement. En 1997, il a obtenu le prix : « Best Painting at the Dies Natalis ISI Yogyakarta ».
Son oeuvre
Tout en intégrant dans ses peintures l’histoire de la culture indonésienne, l’artiste observe la vie contemporaine, sociale et culturelle. Parfois ses personnages peuvent apparaitre comme des archétypes de héros de bandes dessinées, cow boys, soldats ou athlètes. Son imaginaire et ses techniques ont beaucoup évolué au cours des 15 dernières années, passant essentiellement du foklore au comic/pop radicalement contemporain. Dans ses peintures (‘Spares), exposées en 2014 à la Paul Kasmin Gallery, Hong Kong, I Nyoman Masriadi poursuivait toujours ses descriptions de personnages indonésiens forts, avec des traits exagérés comme cet homme noir musclé, en short, sans t-shirt, sans chaussure, et tenant des lunettes de soleil à la main avec un sous titre ‘No more lost glasses’.
 Pour sa deuxième exposition personnelle à la Paul Kasmin Gallery à New York, en 2016, Masriadi présentait des peintures qui, selon la galerie, "décrivaient des personnages surhumains dont les récits, enracinés dans l'histoire culturelle indonésienne, offraient des commentaires sociaux spirituels et souvent mordants sur la vie contemporaine et la culture pop mondiale".
Expositions
En 2011, l'artiste avait sa première exposition personnelle aux Etats-Unis, à New York, à la Paul Kasmin gallery, après une exposition au Singapore Art Museum ‘Black is My Last Weapon’ en 2008.  En 2014, il exposait à la Paul Kasmin Gallery Art Basel, Hong Kong ‘New Nyoman Masriadi works’. En 2016, il exposait de nouveau à la Paul Kasmin Gallery, à New York où il présentait notamment de nouvelles peintures comme "Old master (Angry Samuro)' et 'Bounty Hunter', des guerriers à la musculature monumentale.

Il a par ailleurs participé à des expositions collectives comme : en 2014 ‘Past Traditions/New Voices in Asian Art’ Hofstra University Museum, aux Etats-Unis (NJ) ; en 2010 Art Paris + Guests," Paris, "New Directions », Shanghai Museum of Contemporary Art ; en 2009 ‘In Rainbow’," Esa sampoerna Art House, Surabaya, Indonésie, ‘Jogja Biennale X’, Jogjakarta, ‘The Simple Art of Parody’, au MOCA, à  Taipei.
I Nyoman Masriadi est l’artiste vivant d’Asie du Sud-Est qui vend le plus cher aux enchères jusqu’à 1 million $ pour son triptyque “The Man From Bantul (The Final Round),” sur le thème de la boxe, en Octobre 2008. Toujours en 2008, il avait déjà vendu chez Sotheby’s une œuvre  « Sorry Hero, Saya Lupa” (Sorry Hero, I Forgot) », décrivant Batman et Superman assis à coté l’un de l’autre sur des sièges de toilettes, pour 619 000$. 

http://inyomanmasriadi.com/

 

I Nyoman Masriadi, Untitled, 1998

I Nyoman Masriadi, The man from Bantul, mixed media on canvas, 2000

I Nyoman Masriadi, acrylic on canvas, 2003

I Nyoman Masriadi, Titan arum, acrylic on canvas, 2003

I Nyoman Masriadi, Fans club, acrylic on canvas, 2005

I Nyoman Masriadi, Leyeh-leyeh (Relaxing), acrylic on canvas, 2007

I Nyoman Masriadi, Sorry heroe, I forgot, acrylic on canvas, 2008

I Nyoman Masriadi, The great daddy, acrylic on canvas, 2014

I Nyoman Masriadi, warrior, acrylic on canvas, 2016, Paul Karmin Gallery

I Nyoman Masriadi

LAOS

MARISA DARASAWATH est considérée comme un(e) des artistes majeurs de son pays, le Laos.
L'artiste
Marisa Darasawath est née en 1972 et a grandi à Vientiane. Elle est diplômée du Laos’s National Institute of Fine Arts (2008). 
Son oeuvre
Marisa Darasavath a toujours été passionnée d’art, y compris de bandes dessinées japonaises et de dessin.
Elle réalise de grandes peintures colorées, montrant des femmes laotiennes à leurs tâches quotidiennes comme le grattage des noix de coco et le tissage comme on peut le voir dans sa Untitledd Series,réalisée en 2013 . Elle a été découverte par hasard par Michael Chan – qui possède la M Gallery à Vientiane et à Singapour - lors d’un voyage au Laos pour approfondir l’art contemporain, en 2007. Il la fera exposer à Singapour et au Laos. « Si vous voyez son travail sur Internet ou dans des livres, ses peintures paraissent sans relief », déclarait Ms. Heuangsoukkhoun, un des commissaires de la Biennale de Singapour en 2013, « mais si vous voyez les œuvres elles-mêmes, vous voyez qu’elle a sa propre imagination sur le monde et les personnes qui l’entourent. En effet, à la différence de la plupart des autres pays de l’Asie du Sud Est, les facteurs politiques et sociaux n’ont pas joué un rôle majeur au Laos. « Il y a toujours un sens très fort de self-control », expliquait M. Khairuddin Hori, directeur au Palais de Tokyo. C’est la raison pour laquelle l’art est complètement traditionnel.
Expositions
En Juillet 2010, la M Gallery avait déjà organisé à Vientiane une exposition personnelle de Marisa Darasavath, intitulée 'Bond', dans laquelle elle proposait une série de travaux uniques et quelque peu provocateurs qui combinaient techniques occidentales et traditionnelles et montrait des moines, femmes, mères et enfants dans des postures enchevêtrées et dans des couleurs très fortes. Marisa Darasavath concentre toute son oeuvre sur la figure fémininine. 'Bond' parlait d'amour et faisait ressortir l'émotivité toute intérieure de cette artiste timide.
En Avril 2015, Marisa Darasavath était la seule artiste laotienne représentée dans l’exposition organisée par Musée d’art contemporain de Lyon, en collaboration avec le National Heritage Board of Singapore, consacrée à l’art d’Asie du Sud Est, « Open Sea », jusqu’au 12 Juillet. Elle a récemment fait l'objet d'un article élogieux dans le New York Times du 16 Mars 2015
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Marisa Darasavath, Spirit of Mother series, oil on canvas, 2008

Marisa Darasavath, Spirit of Mother series, oil on canvas, 2008

Marisa Darasavath, Spirit of Mother series, oil on canvas, 2008

Marisa Darasavath, Spirit of Mother Colourful Poppy, oil on canvas, 2010

Marisa Darvarsavath, oil on canvas, 2013

Marisa Darvarsavath, Untitled, oil on canvas, 2013

Marisa Darvarsavath, Farmers, oil on canvas, 2013

Marisa Darvarsavath, Two ladies, oil on canvas, 2014

Marisa Darvarsavath

MICK SAYLOM est un jeune artiste contemporain, parmi les plus reconnus au Laos.
L'artiste
Mick Saylom est né en 1977 à Huoaphan au Laos. Il est diplômé du National Institute of Fine Arts (NIFA) de Vientiane.
Son oeuvre
Mick Saylom est à la fois peintre et enseignant en arts plastiques. Il trouve son inspiration dans un certain désenchantement social, la solitude existentielle et urbaine, la vie quotidienne des gens.  C’est un artiste polyvalent qui s’essaie à toutes les techniques et influences. Il a par exemple réalisé des oeuvres inspirées par la peinture indonésienne comme des illustrations, influencé par l’imagerie publicitaire, ou des peintures murales dans les temples illustrant la vie du Bouddha. Dans sa série « Eat Man Eat », il montre le simple fait de manger pour faire valoir ses inquiétudes à propos du consumérisme et des habitudes de consommation.
« Singulier, est le parcours de cet artiste qui a quelque peu voyagé hors de son pays et qui cherche de toute évidence à vivre de son art, un art qui prend place au milieu de sources multiples et parfois antagonistes, entre une réelle expression autochtone et un pastiche », commentait en 2014 Michèle-Baj Strobel dans le cadre d’un article consacré à la création contemporaine au Laos    http://aica-sc.net/2014/07/28/creation-contemporaine-au-laos-en-son-contexte/
Expositions.
Mick Saylom a participé à de grandes expositions, ateliers, séminaires
. Parmi ses dernières expositions personnelles, citons : en 2015 ‘The stroke of a pen’, Maison de la Culture de Ban Naxay, Laos ;  en  2014, Maison de la culture de Ban Naxay ; en 2011 ‘In between the Lines »  M Gallery, Singapour, « Voices », M Gallery Singapour. L’artiste a aussi participé à des expositions collectives à Singapour : en 2013 « Allure », M Gallery ; en 2012 ‘Crosswinds » M Gallery.
L’artiste est par ailleurs exposé en permanence à la M Gallery à Vientiane. 
Il a aussi été en résidence à Bali, Indonésie, en 2007 et trois mois en résidence à Singapour en 2011.

Les œuvres de Mick Saylom font partie de collections nationales et internationales, qu’elles soient publiques et privées, et parmi elles la National Art Gallery, de Singapour.

Mick Saylom, Puppets No. , oil & ink on canvas, 2009, M Gallery

Mick Saylom, Social Network, oil & ink on canvas, 2011, M Gallery

Mick Saylom, Slow and Steady, oil & ink on canvas, 2012, M Gallery

Mick Saylom, Follow Me, oil & ink on canvas, 2012, M Gallery

Mick Saylom, Buddha, Exhibition 2014

Mick Saylom, Indonesia, Exhibition 2014

Mick Saylom, Eat Man Eat Series, oïl & ink on canvas

Mick Saylom, Helium-Parade, oil & ink on canvas, 2013

Mick Saylom, Breakfall, oil & ink on canvas

Mick Saylom

SIVILAY SOUVANNASING fait partie des principaux artistes contemporains laotiens.
L'artiste
Sivilay Souvannasing est né en 1983 à Savannakhet au Laos. Il est diplômé du National Institute of Fine Arts de Vientiane.
Son oeuvre
Sivilay Souvannasing, né dans un environnement agricole du Sud du Laos, s'est tout d'abord inspiré de son environnement naturel, les champs de riz. Devenu un urbain, et ayant voyagé à l’étranger pour des expositions ou des stages en résidence, il a alors saisi le contraste entre ce qu’il a vécu et son présent. Il est ainsi resté 8 semaines en résidence à la M Gallery à Singapour, ce qui l'a conduit à présenter en 2012 l'exposition intitulée "Emotions", dans laquelle il faisait valoir ses inquiétudes concernant l'urbanisation et la destruction de l'environnement naturel. Dans l'exposition 'Currents – A moving landscape', en 2016, Sivilay Souvannasing témoignait d'un style plus introspectif, développant un nouveau language pour exprimer son combat permanent contre la dégradation des conditions urbaines et montrer la fragilité de leur coexistence avec la nature. Pour cette série, il a créé des paysages abstraits dans lesquels circule un réel courant d'énergie. Au début de sa carrière, Sivilay Souvannasing avait ainsi été influencé par le style de May Chandavong and Picasso. 

L'artiste peint aussi l’ethnie Hmong (vivant au Laos), montrant les personnes dans leur vie quotidienne, en train de marcher et danser. Ses peintures sont faites de coups de pinceaux appuyés, dans des couleurs fortes et brillantes. 
Expositions
Les œuvres de Sivilay Souvannasing sont largement exposées au Laos, Thailande et Singapour ; elles font par ailleurs partie de collections privées et institutionnelles au plan international, parmi celles-ci la National Art Gallery (Singapour).
Il est représenté par la M Gallery de Vientiane et Singapour.

Parmi ses expositions personnelles récentes citons : en 2016  'Currents – A moving landscape'  by Sivilay Souvannasing at the EY Gallery, Singapour ; en 2012 'Emotions', M Gallery Singapour ; en 2010 'Layered brilliance'M Gallery Singapour.
L'artiste a aussi participé à plusieurs expositions collectives dont  les plus récentes : en 2015 'Art of Asean – Our exhibition', Bank Negara Malaysia Museum and Art Gallery, Kuala Lumpur ; Art exhibition at National Institute of Fine Arts, Vientiane ; en 2014 'Mosaic: A Lao art collective', M Gallery Vientiane, 'We are Lao: Contemporary art in Lao Today', Art Trove in collaboration with M Gallery Singapour ; 'A joint exhibition by Lao and Thai artists, National Institute of Fine Arts, Vientiane ; 2013 Motives and movements, organized by Embassy of the Republic of Philippines at M Gallery, Vientiane, A traveling group exhibition by Lao and Vietnamese artists held in Hanoi and Vientiane ; 2012 'The lure of Mekong', M Gallery Singapore, Asean art exhibition, Thailand.

Sivilay Souvannasing, Cultural Life, oil on canvas, 2009

Sivilay Souvannasing Hmong village II, oil on canvas

Sivilay Souvannasing, Lao Culture, oil on canvas, 2010

Sivilay Souvannasing, Lao Culture, oil on canvas, 2010

Sivilay Souvannasing, Morning market, oil on canvas, 2011

Sivilay Souvannasing, City dreams, oil on canvas, 2012

Sivilay Souvannasing, Buddha, oil on canvas, 2013

Sivilay Souvannasing, Cityscape progression, oil on canvas, 2014

Sivilay Souvannasing, Cityscape Beautiful-City, oil on canvas, 2014

Sivilay Souvannasing

MALAISIE

AHMAD ZAKII ANWAR aussi connu comme "Zakii", est un des artistes malaisiens contemporains les plus connus au plan international. Depuis 2006, le prix de ses œuvres a été multipliés par 100.
L'artiste
Ahamad Zakii Anwar est né en 1955. Il est un des premiers de sa génération à être sorti de l’Ecole d’Art et de Design du MARA Institute of Technology de Malaisie. Il a commencé à travailler comme designer, puis dans la publicité où il a produit quelques unes des créations publicitaires les plus engagées à l’époque. A partir de là, il s’est affirmé dans le domaine des beaux arts.
Son oeuvre
Le travail d’Ahmad Zakii Anwar est facilement reconnaissable à ses portraits très graphiques réalistes pour lesquels il utilise à la fois le fusain et la peinture à l’huile. Ses premiers travaux faisaient référence à des masques traditionnels mais plus récemment il a réalisé des nus masculins qui combinent force et introspection. "It's painting the body from the inside out," déclare l’artiste. Ahmad Zakii Anwar a aussi rompu avec le courant artistique majeur en Malaisie en quittant Kuala Lumpur à l’âge de 32 ans pour retourner dans les collines où il a grandi, à Johor Bahru.
Ahmad Zakii Anwar est aussi un activiste dans le domaine social au sein de la communauté artistique. En 1994, il a fondé Life Zone, qui était parmi les premiers lieux d’accueil pour les malades du SIDA. L’activisme est une tradition familiale, le père d’Ahmad Zakii Anwar , Haji Anwar bin Abdul Malik, en effet était un éminent politicien.
Expositions
Ahmad Zakii Anwar est reconnu dans toute l’Asie du Sud- Est mais aussi aux Etats-Unis, Japon, Allemagne et Australie. Son travail est très recherché des collectionneurs, galeries et espaces artistiques dans la région.
Depuis 2000, Ahmad Zakii Anwar a fait l’objet de nombreuses expositions personnelles. Citons parmi les plus récentes : en 2015 Love + Lust, Galerie Huit, Art Central, Hong Kong ; en 2014, Pleasure & Pain, Galerie Huit, Hong Kong; en 2013, Orang Orang, Valentine Willie Special Projects, George Town Festival, Penang, Malaysia ; en 2012, Kota Sepi, Valentine Willie Fine Art, Kuala Lumpur, Malaysia ; en 2011 Bones and Sinews, AndrewShire Gallery, Los Angeles, US ; en 2010 Nafsu, Nadi Gallery, Jakarta, Indonesia ; en 2009 Being, NUS Museum, National University of Singapore, Singapore ; en 2008 Disclosure, a mid-career survey, Petronas Gallery, Kuala Lumpur, Malaysia, Drawings, Sketches & Studies, Richard Koh Fine Art, Kuala Lumpur, Malaysia Gimme Shelter, Rogue Art, Kuala Lumpur, Malaysia.

En Février 2017 et 2015, il participait à Art Basel, Hong Kong, représenté par la Gajah Gallery (Singapour). En 2016 il était présenté à Art Basel Hong Kong par la Yavuz Gallery (Singapour).

Ahmad Zakii Anwar, Man Unmasked, acrylic on canvas, 1997

Ahmad Zakii Anwar, Mymar Sereti, Mixed-on-Paper, 1998

Ahmad Zakii Anwar, Legong 7, acrylic on linen, 1998

Ahmad Zakii Anwar, dancers, acrylic on linen, 1998, Artsy

Ahmad Zakii Anwar, Portrait, 2005

Ahmad Zakii Anwar, Nudes, NUS Museum, Singapore, 2009

Ahmad Zakii Anwar, Nudes, NUS Museum, 2009

Ahmad Zakii Anwar, Nude, charcoal on paper, 2011

Ahmad Zakii Anwar, Guru-Silat, pastel and acrylic on paper, 2013

Ahmad Zakii Anwar, Tales from the Primordial Garden II, ultrachrome HDR pigment ink on Canson Edition Etching Fine Art on paper, 2015

Ahmad Zakii Anwar, Standing Figure, charcoal on paper, 2017, Yavuz Gallery

Ahmad Zakii Anwar

AWANG DAMIT AHMAD est un peintre de l’abstraction. Il est un des artistes contemporains les plus reconnus en Malaisie. Avec des ventes de 465 228 $, il se situait au 300ème rang du classement Artprice (produits des ventes) du marché de l'art dans le monde en 2015/2016.
L’artiste

Awang Damit Ahmad est né à Kuala Penyu, Sabah, Malaisie, en 1956. Formé à la technologie, il a d’abord travaillé chez Telekom Malaysia puis en 1979 il a rejoint l’Universiti Teknologi MARA (UiTM) où il a étudié à l’Ecole d’Art et de Design et obtenu un diplôme en 1983. Il a poursuivi ses études à la Catholic University of America à Washington D.C en 1989 où il a obtenu un MFA. Il est revenu en Malaisie en 1999 et en 2000 il était nommé professeur associé à l’ UiTM après y avoir occupé le poste de Responsable du Département des Beaux Arts. Il vit actuellement à Sijangkang, Teluk Panglima Garang.
Son Œuvre
Awang Damit Ahmad a commencé à peindre dès 1975 et réalisé ses premières séries au cours de ces 10 premières années. Son expérience de la pauvreté et du travail de son père, pêcheur et agriculteur, sont ses inspirations majeures. La couleur gris reste la plus sacrée et la plus importante car elle représente un message d’espoir. L’artiste mélange couleurs (acrylique ou huile) et matériaux comme le sable pour donner à sa peinture une apparence d’épaisseur.

Pendant ses études aux Etats-Unis, Awang Damit Ahmad a rejoint des collectifs artistiques comme l’Arlington Art Group et le Capitol Hill. Le professeur expressionniste abstrait Tom Nakashima aura sur lui une grande influence. De retour en Malaisie, il a réalisé ces séries très appréciées Marista (2002) et Iraga (2011).
L’une de ses peintures 'Nyanyian Petani Gunung' a obtenu le 1991 Salon Malaysia Award – une des plus prestigieuses récompenses en Malaisie. La Galerie Petronas - établie en 1993 par l'entreprise multinationale malaisienne Petronas à Kuala Lumpur pour promouvoir l'art et la culture - a acheté quelques unes de ses œuvres dont celle citée plus haut.
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Expositions
Awanf Damit Ahmad a eu de nombreuses expositions collectives et personnelles comme ‘l’Intipati Budaya-Satu Sintesis show’ à la  Shenn’s Fine Art à Singapour en 2015 (déjà exposée à la National Art Gallery, Kuala Lumpur en 1995).
Sa plus récente exposition personnelle ‘Dari Iraga Ke Payarama’(2003-2014) était organisée par le Segaris Art Center à Kuala Lumpur fin 2014. Une exposition personnelle consacrée à l’artiste à la National Art Gallery of Malaysia en 2002 "Alun-alun Ke Marista", rassemblait 70 peintures à l’huile réalisées entre 1996 et 2002.
L’artiste a ainsi participé à de nombreuses expositions collectives en Malaisie comme le Bentuk Dan Makna – Galeri Seni FSSR, Universiti Teknologi M ara Shah Alam, Selangor, et à l’étranger comme  le 15th Asia International Art Exhibition, Taipei, Taiwan, Perception and Perspective A Malaysian Eye View, Hotbath and Pittville Art Gallery, Londres, le 14th Asia International Art Exhibition, Fukuoka Asian Art Museum, Japan and Contemporary Malaysian Artist, Beijing Art Museum, Beijing, China.
De nombreux travaux de l’artiste se sont vendus chez Sotheby’s Hong Kong 'Modern and Contemporary Southeast Asian Paintings' dont Garis Mega (Raga Series) (2008) pour 77 352 $ et Perjalanan Utara: Kinkir Pun Mula Sepi  (a journey to the North : even the beginning of all things start with silence) (2010)  de la série Iraga pour 437,500 HKD, en 2014. Son oeuvre 'Alun Alun Kemarista' (2000) s’est vendue chez Christies Hong Kong 22 670 $ en 2014.

Awang Damit Ahmad, Sinuman Dak, Essence of Culture Series, acrylic on canvas, 1988

Awang Damit Ahmad, Alun Alun Kemarista, oil on canvas, 2000

Awang Damit Ahmad, Pelantar Waktu Iraga Series, oil on canvas, 2004

Awang Damit Ahmad, Purnama Merah Iraga, oil on canvas, 2007

Awang Damit Ahmad, Marista Belatak, acrylic on canvas, 2008

Awang Damit Ahmad, Perjalanan Utara Kinkir Pun Mula Sepi, oil on canvas, 2010

Awang Damit Ahmad, Iraga Perjalanan Utara Jejak Waktu Broken Gate II, oil on canvas, 2011

Awang Damit Ahmad, Payarama Kemarau Ini, oil on canvas, 2014

Awang Damit Ahmad, Payarama Baru Ubi Salai, mixed media on canvas, 2015

Awang Damit Ahmad

WONG HOY CHEONG  est l’artiste malaisien contemporain le plus connu au plan international. C’est un artiste conceptuel qui travaille le dessin, la photographie, la peinture, la vidéo, les performances et les films.
L'artiste
Wong Hoy Cheong est né à Penang en 1960. Il a fait ses études aux Etats-Unis à l’Université du Massachusetts, Amherst, où il a obtenu un Master of Fine Arts (MFA) (peinture) en 1986. Il a aussi été honoré par le Rockefeller Foundation Bellagio Creative Fellowship en 2011. Il vit et travaille à Kuala Lumpur.
Son oeuvre
Wong Hoy Cheong a commencé avec une présentation multimédia en 1989, intitulée ‘Sook Ching (Purge), qui incluait une chorégraphie de danse. Il s’est ensuite lancé dans la technologie digitale : vidéo, photographie et installations.
Pendant les années 90, il s’est intéressé aux ramifications de la migration humaine, aux questions de race et de colonisation. Il a en effet grandi dans ce qu’il appelle «le pays peut-être le plus complexe, multi-ethnique et culturel du monde ». Par ailleurs il a étudié dans les universités américaines où, explique-t-il, «pour la première fois, je sentais que j’étais plutôt un objet qu’un sujet ». Dans une vidéo présentée à la Biennale de Venise en 2003, il montrait ainsi un faux documentaire sur la colonisation de la Malaisie par l’Autriche. Wong Hoy Cheong s’interroge sur toutes les formes de colonisations et d’impérialismes, sur la domination et la soumission. Son film Doghole (2010) – acheté par le Guggenheim Museum - explore l’occupation japonaise de la Malaisie pré-indépendante durant la deuxième guerre mondiale et après. Après avoir peint The Discreet Charm of the Bourgeoisie’ en 1991, se moquant du maniérisme des nouveaux riches, Wong Hoy Cheong s'était alors tourné vers un nouveau média et il a ainsi réalisé des grandes toiles au fusain, collage sur papier et photocopytransfer (Migrants & Rubber Trees). En 2009 ‘Days of our lives’ comprenait une série de 6 photographies explorant l’identité européenne de nos jours. Dans ces images, l’artiste a utilisé des scènes de la vie quotidienne de peintures françaises du Musée des Beaux Arts de Lyon, pour dépeindre des populations de migrants des anciennes colonies anglaises : nigériens musulmans, turcs et birmans. Adaptant des images populaires de la mère et l’enfant – comme par exemple dans ‘la lecture’ de Fantin Latour (1877) - Wong Hoy Cheong montre le changement apparent dans la vie ordinaire en Europe tout en faisant ressortir les histoires culturelles obscures de communautés marginalisées ailleurs dans le monde.
En début 2017, ArtProjects présentait une exposition personnelle de l’artiste, ‘On Unlearning And Relearning’. L'exposition mettait en lumière quatre décennies du travail sur papier de Wong Hoy Cheong.

Expositions
Wong Hoy Cheong a fait l’objet de nombreuses expositions personnelles comme en 2017 Wong Hoy Cheong, ‘On Unlearning And Relearning’, Our ArtProjects, Kuala Lumpur
; en 2011 ‘Negotiating Home, History, and Nation’, au Singapore Art Museum ou PhotoEspana; en 2010 ‘Days of Our Lives: Wong Hoy Cheong Selected Works 1998-2010’, Eslite Gallery, Taipei ; en 2008 'Bound for Glory: Wong Hoy Cheong (2002-2007)' - National University of Singapore ; en 2006 Wong Hoy Cheong – Bound for Glory – wwfa Valentine Willie Fine Art – Kuala Lumpur. Sa première exposition personnelle en Europe  était organisée par la Djanogly Art Gallery,  Nottingham, Royaume-Uni en 2003.
Il  a aussi participé à de nombreuses expositions collectives, citons les plus récentes : en 2016,
Retrospektif Biennale – Lembaga Pembangunan Seni Visual Negara, Kuala Lumpur ; en 2015 3rd Ural Industrial Biennal of Contemporary Art – Mobilization – National Center for Contemporary Arts, Yekatrinburg, Hong Kong Arts Centre  ; en 2014 Medium at large, Singapore Art Museum ; en 2013 Concept Context Contestation: art and the collective in Southeast Asia- Bangkok Art And Culture Centre, No country: Contemporary Art for South and South East Asia, Solomon Guggenheim Museum, New York ; en 2012 Traces – Jim Thompson Art Center, Bangkok. En 2009 il avait participé à la Biennale de Lyon.
Son oeuvre 'In between two Victorias; In between tropics and temperate' s’est vendue chez Christie's Hong Kong 'Southeast Asian Modern & Contemporary Art' en 2007 pour 12.057 $. 

 

Wong Hoy Cheong, Migrant and Ruber trees, charcoal, photocopy transfer and collage on paper scroll, 1991

Wong Hoy Cheong, Aspirations of the working class, Migrants series, charcoal and photostat collage, 1994

Wong Hoy Cheong, Poison Series, skins of tea, soya, 2000

Wong Hoy Cheong, Chronicles of Crime Mandi Bung, Digital print on Kodak paper, 2006

Wong Hoy Cheong,the Charity lady, photo, 2009, after Jb Greuze, 1775

Wong Hoy Cheong, Reading, photo 2009, after H Fantin Latour 1877

Wong Hoy Cheong, Playing for dying mother, photo 2009, d'après Puvis de Chavannes, 1851

Wong Hoy Cheong, screening of Doghole, film, 2010

Wong Hoy Cheong, Doghole, color video, 2010, Eslite Gallery, Taipei

Wong Hoy Cheong

MYANMAR

MIN WAE AUNG est un artiste contemporain birman reconnu au plan mondial et le peintre birman probablement le plus célèbre.
L'artiste
Min Wae Aung est né en 1960 à Danubyu, Myanmar. Il a étudié, notamment le portrait et le paysage, à la State School of Fine Arts de Yangon. Il a ensuite travaillé comme graphiste commercial. Il développera son style définitif après un séjour aux Etats-Unis en 1993.
 
Son oeuvre
L'artiste est connu tout particulièrement pour ses représentations de moines et nonnes bouddhistes accomplissant leurs rites quotidiens, sur un fond subtilement travaillé, dans les dorés. Dans la plupart de ses peintures, les visages sont bordés de noir, ce qui leur donne une sorte d'aura. Min Wae Aung exprime au travers de ses personnages toute l’essence de l’âme birmane dans sa dimension spirituelle. On peut ressentir face à ses œuvres un sentiment de sérénité et de paix. Dans ses toutes dernières peintures, il continuait à explorer le pouvoir et l’énergie des groupes notamment pour défendre une cause commune. Le voyage est aussi chez lui un thème récurrent : si on se réfère en effet à sa précédente Série ‘Thinking of People on the Road’, Min Wae Aung a développé son sujet pour se concentrer sur ceux qui utilisent leurs pieds pour voyager.
Plusieurs œuvres de l’artiste ‘des peintures de vieux moines bouddhistes’ se sont vendues pour 20.000$ at Bay East Auctions 'The Art & Book Sale' in 2012, à Hong Kong, ou à Londres et Paris. Min Wae Aung possède une collection de peintres anciens qu’il appelle ‘‘Old Burmese Masters », et prévoit de créer une galerie pour les héberger près de son atelier à Yangon.
Expositions
Min Wae Aung compte à ce jour plus de 50 expositions dans le monde. Il était exposé pour la 6ème fois à Londres en Octobre 2016,
The Journey Begins’, une exposition organisée conjointement par le Millennium Hotel Mayfair et la Tanya Baxter Contemporary.
Parmi ses autres expositions personnelles, citons : en 2014, Min Wae Aung “Travellers ; en 2013, Min Wae Aung ’, Asia Fine Art Gallery, San Francisco ; en 2010 “ Golden Heritage” Solo Exhibition, Asia Fine Art Limited, in association with Wan Fung Art Gallery, Shanghai ; en 2009 “Another Journey to Asia” Solo Exhibition, Global Art Source (Contemporary Art Advisement), en association avec Art-St-Urban, Lucerne, Suisse, “May the Road Rise with you” Solo Exhibition, Kings Road Gallery, Londres, “Min Wae Aung - “Portraits” Solo Exhibition, Karin Weber Gallery, Hong Kong. 
Il a aussi participé à de nombreuses expositions collectives dont en 2015 ‘Masters of Myanmar : New Works by Aung Myint and Min Wae Aung’, Hong Kong ; en 2013 Myanmar Masters Exhibition - A Burmese Private Collection, Art Seasons Gallery, Yangon ; en 2007 “Burmese Masters Hong Kong 2007” Exchange Square, Central, Hong Kong, Asia Fine Art Limited, “Traveller 2007, New Treasure Art Gallery, Yangon, “Burmese Contemporary Art Opus One Shanghai” Group Exhibition, Asia Fine Art Limited, in association with Wan Fung Art Gallery, Shanghai.
On peut trouver les oeuvres de Min Wae Aung dans des collections privées partout dans le monde ainsi qu’au Singapore Art Museum, Standard Chartered Bank à Hong Kong, Nation Museum du Myanmar et Fukuoka Art Museum au Japon.

Min Wae Aung, Monk, acrylic on canvas, 2001

Min Wae Aung, Waiting for sunshine, acrylic on canvas, 2009 Asia Fine Art Gallery

Min Wae Aung, Nuns on the morning round, acrylic on canvas, 2009 Asia Fine Art Gallery

Min Wae Aung, Into the rain, acrylic on canvas, 2010

Min Wae Aung, Towards monastery, acrylic on canvas, 2010

Min Wae Aung, Monks on the morning round, acrylic on canvas, 2010, Asia Fine Art Gallery

Min Wae Aung, Travellers, acrylic on canvas, 2013

Min-Wae-Aung, Traveller Monks, acrylic on canvas, 2015

Min Wae Aung, Towards Monastery 6, acrylic on canvas, 2016

Min-Wae-Aung

AUNG KO est un artiste peintre contemporain birman. Outre la peinture, il réalise des installations. Son travail est surtout basé sur « l’art communautaire ». Il a ainsi fondé en 2006 le « Thu Ye Dan Art Project », un centre de création pour améliorer les conditions de vie des habitants de son village natal où il a déjà su attirer de nombreux artistes, parmi les plus connus de Birmanie.
L'artiste
Aung Ko est né à Htone Boo en 1980. Il a étudié la peinture à l’University of Culture de Yangon dont il est diplômé (2002). Il vit et travaille à Yangon.
Son oeuvre
Ses thèmes de prédilection sont ses mémoires d’enfant et la culture rurale de son village, Thuye’dan, situé dans le nord du Myanmar au centre duquel coule coule la rivière Irrawaddy, une expérience unique pour lui. Pour ses installations il utilise des matériaux qu’il transforme, réutilise, réarrange, associant souvent plusieurs médiums. Parmi ceux-ci, bois, bambous, filets de pêche, etc., ce qui rend les œuvres accessibles aux villageois. Il a séjourné 8 mois en France, à Paris pour préparer l’exposition « L’archipel secret » au Palais de Tokyo, en 2015.
En 2013, il a réalisé une série de sculptures dorées dont celle intitulée "Onward" : cinq hommes représentant les personnes les plus impliqués dans l'établissement du processus de réforme. Ces hommes sont magnifiques avec leur peau dorée mais ils sont nus aussi, une exposition peu tolérée dans la société birmane.
En 2015, il a réalisé de petites sculptures en bois colorées intégrées à un arbre, une oeuvre intitulée "Padauk Tree",
 Vent des Forêts, en collaboration avec un artisan sculpteur, Jean Bergeron.
Expositions
Aung Ko a eu sa première exposition personnelle à Yangon en 2004 : ‘Aung Ko’s Art Work Solo Show’, Azada Gallery, Yangon. Parmi ses expositions personnelles, citons : en 
2013 Solo Exhibition, River Gallery, Strand Hotel, Yangon ; en 2011 The Organizer of Thu Ye Dan Event, Village Art Project, 2nd Solo Show, Aung Ko’s Village par Aung Ko (Myanmar), Esplanade Presents Visual Arts, (Visual Art Space).
Il a par ailleurs participé à plusieurs expositions collectives dont : en 2017 'Artist Beyond Boundaries', The American Center, Yangon ; en 2016 'Beyond the Source', PUN+Projec
t, Gothe Villa, Yangon, Myanmar ; 10/10 Anniversary Exhibitions, River Gallery, Yangon ; en 2015 « Open sea », une exposition consacrée à la scène artistique contemporaine de l’Asie du Sud-Est, au MAC de Lyon, « L’Archipel secret », exposition explorant l’Asie du Sud-Est à partir de Singapour, au Palais de Tokyo à Paris (Mars-Mai 2015), Art Stage Singapour en 2014, Deep Sea, Group Show, Guggenheim, Italie en 2013, "Riverscapes IN FLUX" Goethe Institue, Hanoi, en 2012 Blue Frogs, Group Art Exhibition, Dagaung Art Gallery, Yangon ; en 2009 4ème Fukuoka Asian Art Triennale ; New Zero Fine Art Show, Beikthano Art Gallery, Yangon, Exposition Decollective Art Show, Alliance Francaise de Yangon. Biennale de Singapour 2008 et la 8ème Open International Performance Festival, à Pékin, en 2007.

L’artiste  a aussi fait l’objet d’expositions personnelles à l’étranger comme : en 2015 ‘Tales of my Village’, Fukuoka Asian Art Museum, Japon ; en 2014 Afterimage, Galleria Civica di Trento, Trento, Italie; en 2013Breakfast with my Enemy’, Primo Marella Gallery, Milan, Italie.

Aung Ko, Burmese girl, acrylic on canvas, 2009

Aung Ko, Ayearwady river, acrylic on canvas, 2013

Aung Ko, acrylic on canvas, 2013

Aung Ko, We are moving, acrylic on canvas, 2013

Aung Ko, Untitled, acrylic on canvas, 2013

Aung Ko, Untitled, acrylic on canvas, 2013

Aung Ko, We are moving, fiberglass resin sculptures, 2013, Primo Marella Gallery

Aung Ko, Ko Shwe (Golden brothers), fiberglass statue, 2013

Aung Ko, Onward, fiberglass resin sculptures 2013

Aung Ko

AUNG MYINT est un artiste considéré comme un pionnier en art expérimental au Myanmar et aussi un des artistes birmans contemporains les plus célèbres.
L'artiste
Aung Myint est né en 1946 à Yangon où il vit. L’artiste est diplômé de la Rangoon Arts and Science University (Psychologie)) (1968). En tant qu'artiste, il s’est fait lui-même, ses premiers travaux étaient au début semi-abstraits dans le style cubiste, faits à partir de matériaux obtenus auprès de l’ambassade britannique ou américaine. En 1989, il était un des membres fondateurs de l’Inya Gallery qui offre un espace aux artistes pour s’exprimer et partager des idées ; il s’est alors détaché du romantisme traditionnel pour traiter plutôt de sujets sociaux en utilisant une pratique artistique multidisciplinaire incluant performances et installations. L’artiste est engagé depuis des décennies.
Son oeuvre
Aung Myint est surtout connu pour ses peintures abstraites et sa palette de couleurs - noir, blanc et rouge - qui sont sa signature. A partir des années 90 son style toutefois a évolué avec l’usage de larges coups de pinceaux pour créer comme des éclaboussures ou des gouttes de peinture qui évoque beaucoup le travail de Jackson Pollock. Il a aussi été inspiré par d’autres peintres de l’American New York School de la période d’après la guerre comme de Kooning pour ses visages torturés. Il a aussi réalisé une série photographique ‘Self Portrait’ toujours dans les années 90. Puis il est retourné vers la peinture birmane pour puiser son inspiration. Dans une Série intitulée 'World Series: Five Continents Tattered' en 2010, il remplit le bas d’une peinture avec des images du cri d’Edward Munch comme les effigies du Bouddha peuvent apparaître sur les temples de Bagan. Toujours en 2010, dans 'White Stupa Doesn’t Need Gold', il montre une pagode dans un aspect plus brut, moins sophistiqué, remontant là aux racines de l’histoire du pays. Cette peinture fait partie de la collection du Guggenheim Museum à New York.
Au fil des années, il a aussi développé son propre langage, incorporant la ligne associée à l’écriture et à l’art sacré birmans, pour réaliser des peintures non figuratives. Ses dessins monochromatiques de la mère et de l’enfant trouvent leurs racines dans le sentiment de perte et d’abandon ressenti après le décès de sa mère quand l’artiste était enfant. Le thème de la mère et l’enfant est récurrent chez lui. Il a perdu sa mère à l’âge de quatre ans. Son travail évoque la ligne fluide et la forme des travaux de maîtres modernes comme Henry Moore ou Picasso. Aung Myint a été le premier artiste birman à se voir décerner l’ASEAN Art Awards, à Bali, en 2002, par le jury du Philip Morris Group avec 9 peintures de sa série « Mother and Child », dont les formes peuvent plus ou moins rappeler la Piéta.
Lors de son exposition à la TS.1 Gallery à Rangoon intitulée ’14 A.M.', Aung Myint présentait sa série de 18 peintures appelées ‘Faces’, terminées en 2013 et 2014 dans lesquelles il propose une réflexion sur le traumatisme d’une population qui change en s’ouvrant sur le monde pour la première fois depuis des décennies.

Expositions
Aung Myint a eu sa première exposition personnelle à l’Inya Gallery of Art en 1994. Il a eu près de 60 expositions au Myanmar et plusieurs à l’étranger : Japon (1995, 1999, 2000), Singapour (1996, 1997, 1998, 1999, 2000, 2001), Taiwan (1996), Malaisie (1997, 1998), Allemagne (1997, 1999), Pays-Bas (1998), Vietnam (1998), Royaume-Uni (1999), Thailande (1999, 2001), Macau (2000), Hong Kong (2000), and Finlande (2001).  En 2010 il était exposé à la Yavuz Fine Art gallery à Singapour, 'Aung
Myint
- Citizen of the World' 
Aung Myint a aussi participé à de nombreuses expositions collectives dont :  en 2014 The Roving Eye - Contemporary Art from Southeast Asia -Arter - space for art, Istanbul ; en 2013 No country : Contemporary Art for South And Southeast Asia - Asia Society Hong Kong Center, No country Contemporary Art for South And Southeast Asia - Solomon Guggenheim Museum, New York, "From Myanmar with love" Calcutta Art Club, India, Contentions Four Artist from Myanmar, Singapore ; en 2012 Freedom in Blossom! FAAM Fukuoka Asian Art Museum, Gallery Plan B, Art Exhibition, Washington, DC, USA, Burma Rising, Art Exhibition, Hamptons, NY, USA, Myanmar Contemporary Art Exhibition, group show, Chiang Mai UniversityArt Center, Thailand ; en 2011 Group Exhibition of Gallery Artists - Karin Weber Gallery, Hong Kong ; en 2010 Play: Art from Myanmar Today -osage Singapore ; en 2009 Aye Ko, Aung Myint, Nyein Chan Su, Phyu Mom Burma - Speaking alone - Thavibu Gallery, Bangkok.
Il était présent au Theo Art Space and Art Stage à Singapour en Janvier 2014.
Aung Myint participait à la première exposition collective des artistes contemporains birmans en Italie, à Milan, en 2016.

Ses peintures font partie des collections de plusieurs musées et autres comme le Solomon R Guggenheim Museum, New York, National Gallery Singapour, la Fukuoka Asian Art Museum, The National Visual Art Gallery, Malaysie, Macau Performance Art Museum, Vohbi Koc Foundation, Turquie.

Aung Myint, Blue and Red, acrylic on canvas, 1995

Aung Myint, mother and child, acrylic on Shan paper, 2008

Aung Myint, The five continents , acrylic on canvas with stitching, 2010

Aung Myint, Self Portrait, oil on canvas, 2010

Aung Myint, 4 or 5 faces, acrylic on canvas, 2013

Aung Myint, Faces, acrylic on canvas, 2014 show

Aung Myint, Faces, acrylic on canvas, 2014 show

Aung Myint, Faces, acrylic on canvas, 2014 show

Aung Myint, Mother and child, acrylic and handmade paper on canvas, 2014

Aung Myint

SINGAPOUR

CHEN WEN HSI  est considéré comme un des pères fondateurs de l’art moderne à Singapour et un des peintres les plus influents de la péninsule. Il est connu pour ses peintures abstraites, l’artiste combine art occidental et pinceaux chinois, un style qui sera appelé le Nanyang style.
L'artiste
Chen Wen Hsi est né en 1906 dans la province du Guangdong en Chine ; il était diplômé de la Xinhua Academy of Fine Arts. Il a commencé à enseigner dès son arrivée à Singapour, en 1949 à la Nanyang Academy of Fine Arts (NAFA).Il a aussi fondé la Chun Yang Painting Society. L'artiste a voyagé dans différents pays d'Asie du Sud-Est pendant ses vacances et il a été particulièrement inspiré par le peuple et les coutumes de Bali et Java, en Indonésie. En 1968, Chen Wen Hsi cesse l'enseignement pour se concentrer sur le dessin. Il est décédé en Décembre 1991 à Singapour.
Son oeuvre
Chen Wen Hsi s’est d’abord focalisé sur la peinture d’animaux, notamment les gibbons et les aigrettes. Sa première inspiration pour ses peintures de gibbons est venue d'une reproduction d'une peinture de gibbon, partie d'un triptique, de la célèbre oeuvre 'White Robed Guanyin, Crane and Gibbon' du 13ème siècle, de la Dynatie Song, par l'artiste Mu Xi.
Dans les années 50, son style a commencé à évoluer concernant ses peintures à l’encre vers le traditionnel style xieyi, coups de pinceaux chinois à main levée. Puis il a ensuite incorporé des formats de composition occidentaux dans ses peintures chinoises. Les personnages qu’il peignait sont devenus plus simples et plus abstraits. Dans les années 80 et 90, son style de peinture a encore évolué avec l’utilisation d’une nouvelle technique qui combinait les expressions cubistes et semi-abstraites. Chen Wen Hsi était aussi très habile pour peindre avec le doigt.
Entre 1923 et 1992, Chen Wen Hsi a eu plus de 38 expositions personnelles à Singapour et dans d'autres pays comme la Chine, Taiwan, Malaisie, Japon, Australie, New Zealand et Hong Kong.
Après sa mort, ses œuvres ont été très recherchées, atteignant aux enchères des prix exorbitants. En 1994, trois de ses peintures à l’huile ont battu des records de prix, soit plus de 100,000 S$ chacune, les oeuvres d’art les plus chères à cette  époque. En 2012, une peinture à l’encre de Chen Wen Hsi figurant 3 gibbons s’est vendue 187 500 HK$. En Juin 2015, une peinture à l'huile de l'artiste intitulée 'the Days' catch' s'est vendue 170 000 $ à Singapour.

Chen Wen Hsi, Three gibbons, Chinese ink on paper, hanging scroll

Chen Wen Hsi, gibbons ink and watercolor on paper

Chen Wen Hsi, egrets, ink and watercolor on paper1960, Mutual Art

Chen Wen Hsi, Two fishes, watercolor and ink on paper

Chen Wen Hsi, Gold Fish, ink on rice paper

Chen Wen Hsi, Herons, Exhibition Strokes Across Eternity A Tribute to Chen Wen Hsi

Chen Wen Hsi, The Days's catch, oil on board

Chen Wen Hsi, By the river, oil on canvas laid on board

Chen Wen Hsi, mother and child, oil on board

Chen Wen Hsi

LIM TZE PENG est un des artistes les plus reconnus à Singapour. Il est célèbre pour ses dessins à l’encre de Chine où il excelle et ses peintures d’après l’indépendance de Singapour.
L'artiste
Lim Tze Peng est né à Singapour en 1921. C'est un autodidacte qui est devenu artiste en enseignant. Il fait partie de ces artistes vivant importants actuellement de par leur mémoire de scènes et  depaysages d'une ville qui s'est beaucoup transformée ces trente dernières années. Lim Tze Peng a notamment peint Chinatown et la rivière de Singapour au début des années 80. L'artiste a été particulièrement affecté par la rapide modernisation qui a fait du vieux Singapour une nouvelle ville très cosmopolite. Et il s'est donné pour mission de laisser des témoignages du vieux Singapour avant sa disparition, avec un sens du romantisme et un respect pour la tradition.
Ayant une solide connaissance en philosophie, art et culture chinoises, Lim a aussi pratiqué la calligraphie chinoise, particulièrement dans les années 90. Ce sont des exemples de ce qu'on appellait l'esprit 'Nanyang'. En ajoutant de la couleur à la calligraphie, il lui a donné une nouvelle expression, plus moderne tout en préservant la tradition et la culture chinoises. 
Expositions
Lim Tze Peng a participé à de nombreuses expsotions au cours de ces 10 dernières années, citons parmi les plus récentes : en 2014 'Impressionist Contemporary, Cape of Good Hope Art Gallery, Singapour, ION Orchard ; en 2013 'The Singapore Showcase', Cape of Good Hope Art Gallery, ION Orchard, Singapour, 'Nanyang Inspirations', Cape of Good Hope Art Gallery, ION Orchard, Singapour ; en 2012 'Living with Art', Cape of Good Hope Art Gallery, ION Orchard, Singapour ; en 2012 'Nostalgic Memories of Chinatown', Cape of Good Hope Art Gallery, Singapour ;  en 2010 'My Kampong, My Home: Lim Tze Peng' – An exhibition of Lim Tze Peng’s Early Works of Chinese Ink on Paper, Singapore Management University, Singapour ; en 2009 'The Calligraphic Impulses by Lim Tze Peng', Cape of Good Hope Art Gallery, Singapour, ' Inroads: The Ink Journey of Lim Tze Peng', National Art Museum of China, Beijing.
Plus de 50 de ses oeuvres ont été exposées au China National Art Museum en 2013. « Larger than Life series”, une compilation de 15 de ses oeuvres était exposée à l’Art Stage Singapore 2014.
Lim Tze Peng a obtenu plusieurs distinctions dont le Special Prize at the Commonwealth Art Exhibition in England en 1977, et le prestigieux Cultural Medallion, à Singapore en 2003. En Mai 2012, il a atteint une vente record avec son œuvre « Singapore River Scene », datée de 1978, qui s’est vendue pas moins de 620 000 HK$ (80,263$) chez Christie’s Hong Kong. Récemment sa peinture « Boat quay » s’est vendue 220 000HK$ en Octobre 2014 chez Sotheby’s Hong Kong.

 

Lim Tze Peng, Circular road and Canton road, ink and colour, 1975

Lim Tze Peng Singapore river scene, ink and gouache on paper, 1978

Lim Tze Peng, Singapore river, ink and gouache on paper, 1980

Lim Tze Peng, Singapore Boat quay, ink on rice paper, 1980

Lim Tze Peng, Bali temple Series, ink and colour on paper, 1989

Lim Tze Peng, Street scene, Singapour, ink and colour on paper, 2007

Lim Tze Peng, All Rivers Run Into the Sea, ink on rice paper, Artsy

Lim Tze Peng, Abstract Calligraphy, ink on rice paper

Lim Tze Peng, Calligraphy Green and Gold II, Chinese ink and colour on rice paper, 2014

Lim Tze Peng,

BOO SZE YANG est un artiste peintre singapourien connu pour ses larges coups de pinceaux. Il n’est lié à aucune tradition ni aucun style.
L'artiste
Il est né en 1965 à Singapour où il vit actuellement. Après son diplôme de la Nanyang Academy of Fine Arts (NAFA) en 1991, il a complété sa formation en Angleterre, à l’université de Reading, en 1995, puis au Chelsea College of Art & Design, University of Arts of London, en 2005.
Son oeuvre
Boo Sze Yang traite d’objets banals, d’intérieurs architecturaux modernes, industriels, et de scènes de destruction, comme des métaphores de la condition humaine. Il s’inspire des méga structures architecturales des ‘shopping malls’ de Singapour. Sa série ‘the Mallis’ décrit des espaces instables au bord de la destruction et en ruine. C’est une étude de l’espace comme symbole, dans divers tons de gris, avec une ambiance de lumière. Dans son exposition ‘The Father’ en Février-Mars 2014 à Singapour, Boo Sze Yang s’est concentré sur le fondateur de Singapour, Lee Kuan Yew avec l’espoir de créer un débat sur l’avenir et sur les préoccupations qui règnent à Singapour, à savoir comment le pays va continuer à prospérer sans cette figure iconique qui a façonné Singapour depuis son indépendance. De même dans son exposition intitulée “29.03.15”, il reprend l’atmosphère de ce jour funeste du décès du fondateur qui est synonyme de deuil dans l’histoire de Singapour.
Expositions
Boo Sze Yang a fait l’objet de nombreuses expositions personnelles et collectives depuis 1999. Parmi ses expositions personnelles récentes, citons : iPreciation “29.03.15” en Août 2015  “The Father,” Singapore ; “Boo Sze Yang: AIR,” Kuandu Museum of Fine Arts, Taipei, Taiwan (2012); “Sanctuary,” Art at St Francis, Melbourne, Australia (2012); “The New Cathedral,” Nanyang Academy of Fine Arts Galleries, Singapore (2012).
Il a aussi participé à des expositions collectives telles que : “The Realm in the Mirror, the Vision Out of Image,” an Exhibition of Singapore Contemporary Art, Suzhou Jinji Lake Art Museum, Suzhou, China (2013); “The 2012-13 Sovereign Asian Art Prize,” Hong Kong (2013); “The 26th Asian International Art Exhibition (AIAE),” Hangaram Art Museum, South Korea (2011); “Exchange China-Singapore Art Showcase,” Yingu Art Mansion, Beijing, China (2010).
Il a reçu l' Asian Artist Fellowship Award 2010/2011 sponsorisé par Freeman Foundation  pour son séjour en résidence au Vermont Studio Center aux Etats-Unis; il avait déjà  obtenu en 2003 le prix du jury pour le Philip Morris Singapore-ASEAN Art Award et en 2009 le Platinum Award, UOB Painting of the Year Competition. On peut trouver ses œuvres dans les collections du Singapore Art Museum, le Singapore Istana Art Collection, le Ministère des Affaires étrangères de Singapour, United Overseas Bank, Simmons & Simmons Contemporary Art Collection, Nanyang Academy of Fine Arts et Yingu Art Mansion à Pékin.
http://www.booszeyang.com/

Boo Sze Yang, Horizons of change, oïl on canvas, 2011

Boo Sze Yang, Wonderland, oïl on canvas, 2011

Boo Sze Yang, Father, oïl on canvas, 2013

Boo Sze Yang, The Father IV, oil on canvas, 2013

Booe Sze Yang, The-Day-Before-Yesterday-1, oil on linen, 2014

Boo Sze Yang 290315#9, oil on linen, 2015

Boo Sze Yang 290315 #4, oil on canvas, 2015

Boo Sze Yang, 290315 #2, oil on linen, 2015

Boo Sze Yang, 290315 #1, oil on canvas, 2015

Boo Sze Yang

THAILANDE

THAWAN DUCHANEE est un des artistes les plus représentatifs de l’art thailandais et asiatique. Ses œuvres sont essentiellement basées sur des figures traditionnelles de l’art bouddhiste. Sa créativité va de la peinture à la sculpture, l'art décoratif, la musique et la littérature.
L'artiste

Thawan Duchanee est né le 27 septembre 1939 dans la province de Chiang Rai, il est mort le 3 septembre 2014. Il a d’abord étudié à la Pohchang Academy of Arts de Bangkok puis à la Silpakorn University sous la direction du sculpteur Silpa Bhirasri (le peintre italien Corrado Feroci connu comme le père de l’art moderne thailandais).
Son oeuvre
Après avoir passé environ 10 ans en Europe, notamment à la Royal Academy of Visual Arts d’Amsterdam et exploré différents styles et divers esthétismes, Thawan Duchanee est revenu en Thailande au début des années 70. Il a alors commencé à développer son propre style, basé sur l’art bouddhiste, en utilisant essentiellement deux couleurs, le rouge et le noir, tout en cherchant  "à explorer la noirceur qui se cache derrière l’humanité". Jugées au début comme blasphématoires envers le bouddhisme, ses peintures seront ensuite soutenues par les intellectuels thailandais. Le Ministre de la Culture thailandais, Apinan Poshyananda, déclarait en Septembre 2014 au Bangkok Post à propos de Thawan Duchanee : « C’était quelqu’un de la vraie avant-garde – pas parce qu’il faisait de l’art abstrait mais à cause de son individualisme. Il défiait les catégories de par sa grande habilité à assimiler et mélanger les différents éléments, les identités et les formes ». Son plus grand projet international a été la peinture d’une grande partie – une centaine de chambres - du château Gottorf en Allemagne, près de la mer Baltique. Il y a travaillé pendant 3 ans à partir de 1977.
Expositions
Thawan Duchanee a eu de nombreuses expositions en Thailande à partir de 1964 et dans le monde. Il a par ailleurs créé des panneaux muraux dans les ambassades thailandaises à l’ étranger et dans divers espaces publics. Il a reçu la médaille d’or de l’artiste de l’année de la part de la Siam Architects’ Association et il a été reconnu comme l' Artiste Thailandais de l’Année en 2001 ; il a aussi reçu l’Arts and Culture Prize 2001 de Fukuoka, au Japon. Près de 40 petites maisons noires accueillent actuellement les collections de l’artiste à Chiang Rai. Son œuvre ‘The Harvesters’ s’est venue chez Christie’s Hong Kong en 2014 pour 592.913 $.
http://www.thawan-duchanee.com/index-eng.htm

Thawan Duchanee, Thai Lanna Farmhouse, oil on board, 1962

Thawan Duchanee, Girl asleep in the forest, linocut, 1974

Thawan Duchanee, Horse, oil on paper, 1991

Thawan Duchanee, Red Bull, oil on canvas, 2001

Thawan Duchanee, Untitled, oil on canvas, 2001

Thawan Duchanee, Trinity, oil and gold leaf , 2004

Thawan Duchanee, Power of land, oil and gold leaf, 2011

Thawan Duchanee, Black House, Chiang Rai

Thawan Duchanee

PEERAWAT KRASAESOM est un jeune artiste et illustrateur contemporain thailandais. Son travail original en fait en ce moment un artiste montant. Peerawat Krasaesom pose la question de la violence de la nature humaine et son rattachement inévitable à notre ADN.
L'artiste
Il est né en 1981 dans la province de Surin. Issu d’une famille rurale, il s’est formé lui-même, réalisant des croquis pendant de nombreuses années. Il a travaillé pendant 6 ans comme graphic designer puis dans la production artistique pour la télévision. Il a ensuite poursuivi des études pour obtenir un MAF en arts visuels au King Mungkut’s Institute Technology Ladkrabang (KMITL), Bangkok (2014). Il vit et travaille à Bangkok.

Son œuvre
Le travail de Peerawat Krasaesom s’interroge ainsi sur la violence humaine qui a été pour lui un choc quand il est arrivé en ville, en l’occurrence Bangkok et qui trouve ses racines dans la nature humaine. Les fusils, les tanks et explosions nucléaires sont ingénieusement éclatés en structures cellulaires qui ressemblent à des vues microscopiques de cellules de sang humain. « J’essaie d’exprimer mes pensées sur ce qui nous entoure comme l’air, l’eau, les humains, les plantes et les animaux dans mon travail. J’ai vécu une vie à la campagne, facile, basée sur la nature, jusqu’à ce que, adulte, je déménage dans la capitale et la vie est devenue compliquée et j’ai du me battre. La lutte arrive souvent quand des humains, des animaux ou des plantes doivent vivre dans des environnements différents de ce qu’ils ont connu, et nous devons nous adapter pour survivre, physiquement et mentalement », déclare l’artiste. Dans ses illustrations, les objets naturels se combinent avec le synthétique pour refléter son nouvel environnement. L’artiste créé de multiples détails et des lignes imbriquées, à l’encre et à l’acrylique.
Dans sa dernière exposition, basée sur ses croquis réalisés ces dix dernières années, ‘Yeast’, à Bangkok au Brownstone studio en Mai 2015, Peerawat Krasaesom semblait aborder un processus de lente transformation. Dans cette série, son esprit créatif initie une interaction, mélangeant son passé et son présent, une sorte de catalyse. 

A l'opposé de ses dessins et peintures aux traits légers, Peerawayt Krasaesom réalise aussi des portraits usant pour ceux-ci de larges coups de pinceaux.
Expositions
Peerawat Krasaesom a exposé surtout en Thailande jusqu'à ce jour. Citons ses  expositions personnelles : en
2015 'Yeast : The work of a creative catalyst', Brownstone Studio, Sukhumvit 77, Bangkok ; en  2012 Back to Primitive, Whitespace Gallery, Bangkok ; en 2004 'Pheno-me–non', The Oddysse Mode Visual Loft, Bangkok.
Il a par ailleurs participé à de nombreuses expositions collectives depuis 2005 dont 'Sawatdee Anxiety', du 7 Juin 15 Août 2014, avec Suwit Maprajaub au Whitespace Gallery à Bangkok.  Il a aussi exposé
au Maduzi Hotel Art Fair, Jamjuree Gallery Bangkok en 2014 et à la Bangkok University Gallery en 2013. Il a exposé à Londres en 2013, 'Origin-Originality : A New Wave of Thai, Arts', Forty 7 Gallery. Tout récemment, en Novembre 2015, il a participé au Affordable Art Fair de Singapour.

Peerawat Krasaesom, Cyclone Cell, Pigment, ink drawing, 2012

Peerawat Krasaesom, How far, pen and acrylic on paper, 2014, Exhibition Whitespace Gallery Bangok

Peerawat Krasaesom, Last nuclear, pen and acrylic on paper, 2014, Exhibition Whitespace Gallery Bangkok

Peerawat Krasaesom, Battle, pen and acrylic on paper, 2014, exhibition Whitespace Gallery Bangkok

Peerawat Krasaesom, Napalm girl, pen and acrylic on paper, 2014, Exhibition Whitespace Gallery Bangkok

Peerawat Krasaesom, E-sarn Fisher, acrylic on canvas, 2013

Peerawat Krasaesom, acrylic on canvas, Yeast exhibition, 2015

Peerawat Krasaesom, Gathering Herbs, acrylic on canvas, 2015

Peerawat Krasaesom, Beethoven, acrylic on canvas, 2015

Peerawat Krasaesom

RATTANA SALEE  est une artiste contemporaine thailandaise, née en 1982.
L'artiste
Rattana Salee a obtenu son MFA en sculpture à la Silpakorn University en 2011.
Son oeuvre
Les sculptures de Rattana Salee sont essentiellement abstraites. L’artiste est inspirée par Alberto Giacometti. ‘Shell’, l’exposition personnelle qui a marqué ses débuts, montrait des sculptures installées dans l’atmosphère, faites de métal et d’architectures en plâtre. Elles se voulaient un reflet de la complexité de la vie urbaine. La capitale de la Thailande, Bangkok, est en effet devenue un vaste site en construction où l’on entend le bruit des perceuses et des marteaux. Les habitants se trouvent confinés dans de petits espaces. Rattana Salee réalise des formes qui montrent des centaines de structures délabrées, des tours non terminées qui continuent à pointer dans le ciel, témoignages de l’échec économique de la crise financière de 1997 en Thailande. L’artiste compose des sculptures en barres d’acier, profondément travaillées avec de la résine afin de nous montrer un sens de l’érosion, de la dématérialisation de la masse sculpturale.
Expositions
Parmi les expositions personnelles de cette jeune artiste, citons : en 2015 ‘Representing Localities: Memory and Experience’, avec Therdkiat Wangwatchakul, Thavibu Gallery, Bangkok ; en 2013 ‘Shell(Shocked)’.
Elle a aussi participé à plusieurs expositions collectives : en 2013 ‘Tropical Lab 7’, Lasalle College of the Arts, Singapore, ‘Artist Residencyn’, Wang Culture Highland, Chine, ‘Inevitably Imperfect’, Artery Post-Modern Gallery, Bangkok ;  en 2012 Myths - Five Female Artists, Myths - Five Female Artists ; en 2001 ‘How Did I Get Here’, Da Wang Culture Highland, Chine.
Parmi différents prix et récompenses, Rattana Salee a obtenu de l’ambassade de France la posssibilié d’étudier pendant un an, en 2011, à l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts (ENSBA), Paris, France.

https://rattanasalee.wordpress.com/

 

Rattana Salee, Architecture Project, 20110

Rattana Salee, The Bedroom, Steel, stainless steel, copper and brass, 2010

Rattana Salee, Shell (Shocked), 2010, Thavibu Gallery

Rattana Salee The Mirror, steel and stainless steel, 2010

Rattana Salee, City Image, 2013

Rattana Salee, A gift from Grandfather, Wood carving, paint, 2014, Thavibu Gallery

Rattana Salee, Across the Canal, 2010

Rattana Salee, Torn Bridge, steel, epoxy and paint, 2015, Thavibu Gallery

Rattana Salee, Widewalls, video, 2015

Rattana Salee

NATEE UTARI est un peintre contemporain thailandais, connu pour son travail sur les images - les photographies – au travers de la peinture. Il mélange réalité et fiction. Avec des ventes cumulées de  721 553 $ il se situait au  211ème rang du classement Artprice (produits des ventes) du marché de l'art dans le monde en 2015/2016.
L'artiste
Natee Utarit est né à Bangkok en 1970. Il est diplômé en Arts graphiques de
la Silpakorn University/ Painting and Sculpture Faculty de Bangkok.
Son oeuvre
L’artiste a commencé par la peinture abstraite, quelque peu influencé par l’expressionisme allemand, mais s’est rapidement tourné vers d’autres modes de peinture relevant de l’art classique occidental : figuration, paysage, nature morte, en les reliant à
la photographie. Derrière beaucoup de ses œuvres, on trouve des références à des maîtres européens comme Caravage, Gustave Courbet ou Le Titien. 
En 2000, les 
“Pictorial Statements” de Natee Utarit combinait des reproductions de travaux des Maîtres Anciens avec des peintures monochromatiques de photographies de paysages, avec un oeil critique sur les deux mediums. L’année 2007 sera un tournant pour le travail de l’artiste quand il commencera à utiliser des jouets d’enfants pour parler de la société thai. Dans sa peinture de 2009 “Tales of Yesterday, Today and Tomorrow,” il dispose des jouets, faisant librement référence à la composition de “Las Meninas,” de Diego Velázquez. Les personnages de cour ont été remplacés par des personnages très connus en Thailande. Il utilise des couleurs qui ont une signification symbolique pour les Thais comme le bleu et le jaune, associés au roi et à la royauté. Dans son œuvre « The Prince » en 2008, quand l’ex premier ministre Thaksin a été accusé de corruption, il montre un prince sous la forme d’un petit jouet faisant face au drapeau thailandais. Les symptômes de la crise (politique) sont exprimés par l’utilisation de machoires d’animaux, comme dans son œuvre "Inward Looking" en 2012 ou dans “ The Bridge » ou encore dans « Crocodile Tears » en 2011, le titre parlant de lui-même. "Je ne peux nier que le contexte politique m’influence", déclarait-il en 2010, mais «mon travail ne parle pas vraiment de politique, il traite davantage des changements sociaux». 
Début 2017, dans une exposition intitulée ‘Optimism is Ridiculous: The Altarpieces, au Alaya Museum à Manille, Natee Utarit faisait une critique du modernisme occidental. Il présentait 12 peintures à l'huile sur toile dans divers formats - diptyque, triptyque, ou polyptyque. Dans une composition surréaliste, en utilisant la technique du photoréalisme, il analyse la philosophie orientale (le bouddhisme) à travers le langage visuel de l’art occidental, et notamment celui des peintures religieuses de la Renaissance italienne au baroque, allant jusqu'aux clichés bibliques. Dans une de ses oeuvres “The Annunciation” il fait le parallèle entre l'Annonciation dans la Bible et le Bouddha ouvrant les portes du ciel, de la terre et de l'enfer. Dans Altarpieces, Natee Utarit s'interroge sur le rôle de l'art dans la société contemporaine et pose la question : est-ce que le monde de l'art est le nouvel "autel".
Expositions
Parmi les expositions personnelles récentes de Natee Utarit, citons : en 2017 'Optimism is Ridiculous
: The Altarpieces', Ayala Museum, Manila, Philippines 
; en 2016 “Samlee & Co, The Absolute Fabulous Show” by Natee Utarit at Art Stage Jakarta, Natee Utarit 'Optimism is ridiculous', Megumi Ogita Gallery, Tokyo ; en 2013 Natee Utarit 'Bourgeois Dilemma, Finale Art File, Makati City, Baroque paintings, Hyundai Gallery, Séoul ; en 2012 "Illustration of The Crisis" à l’ARNDT, Berlin ; en 2011 à l’Art Season Gallery, Zurich, Suisse ; en 2010 "After Painting" au Singapore Art Museum.
L'artiste a aussi participé à plusieurs expositions collectives : en 2016 'Time Of Others' Queensland Art Gallery / Gallery of Modern Art, Brisbane, QLD, Thailand Eye - Thai Contemporary Art Exhibition - Bangkok Art and Culture Centre (BACC), Bangkok, Behind Foreign Lands – Southeast Asian Contemporary Art - Soka Art Beijing, Beijing ; en 2015 Time of others - NMAO National Museum of Art Osaka, Osaka, A Window to the World - Asia’s New Trend - Soka Art Taipei, Taipei, Time of others - Museum of Contemporary Art Tokyo (MOT), Tokyo ; en 2014 Medium at Large - Singapore Art Museum, Singapore, Thinking of Landscape: Paintings from the Yeap Lam Yang Collection - LASALLE-SIA College of the Arts, Singapore ; en 2013 Everyday Life - 2013 Asian Art Biennial - National Taiwan Art Museum of Fine Arts, Taichung, The Big Small Show - Art Seasons - Singapore, Singapore, Inaugural Opening - Yallay Space, Hong Kong ; en 2012 Future Pass - National Taiwan Museum of Art, Taichung, Migration - ARNDT, Berlin.
Son oeuvre 'Steamboat Overture' s'est vendue chez Christie's Hong Kong 'Asian 20th Century & Contemporary Art (Evening Sale)' en 2015 221 916$.
http://www.nateeutarit.com/

Natee Utarit, Conversation with the Watering Place,Theodore Rousseau, oil on canvas, 1999

Natee Utarit, Celebrate to the Truth and Nothing, oïl on canvas, 2000

Natee Utarit, Tales of yesterday, oil on canvas, 2009

Natee Utarit, Inward looking, Revolutionist, oil on canvas, 2012

Natee Utarit, Everything is politics, oil on linen, 2012

Natee Utarit, Beyond the View Master oil on linen, 2014, Artsy

Natee Utarit, Passage to the Song of Truth and Equality, 2014, Artsy

Natee Utarit, Follower, oil on linen, 2015, Artsy

Natee Utarit, The Announciation, oil on canvas, 2016

Natee Utarit

VIETNAM

L'art contemporain au Vietnam, une mine d'or encore inexploitée    EN

BUI CONG KHANH est un peintre contemporain vietnamien, sculpteur, musicien, artiste vidéos, performer. Il a  été un des premiers artistes vietnamiens à acquérir une réputation internationale dès les années 90 avec des performances qui interrogeaient sur les restrictions en matière d'expression dans le Vietnam communiste.
L'artiste
Bùi Công Khành est né en 1972 à Danang. Il est diplômé du College of Fine Arts d’Ho Chi Minh City. Il vit actuellement près de Hoi An.  
Son oeuvre
Les sujets de Bùi Công Khành tournent autour de l’histoire contemporaine et la société du Vietnam, plus particulièrement l’impact croissant des capitaux dans le monde. 
Bùi Công Khánh s’inspire de la philosophie bouddhiste et taoiste ; dans certaines de ses peintures dévotionnelles, la calligraphie orne les livres de prières ou bien est introduite au cœur de la peinture pour donner une signification au rituel qui est en train d’être accompli.
Ses plus récentes séries de peintures sur porcelaine utilisent le dessin et la forme traditionnelle des vases en porcelaine bleu et blanc vietnamiens. Mais l'artiste y intègre le présent, les bruits et une vision de la vie quotidienne comme par exemple des conducteurs de motos, des panneaux de signalisation, des fils électriques, de
la publicité. Ses porcelaines sont uniques sur le marché de l'art contemporain vietnamien. Peintre de son époque, il peint aussi des flip flops et des cannettes de coca-cola ou encore des chaises en plastique. Il réalise des performances jugées parfois assez provocatrices.
En 2015 dans le cadre de son exposition “Fortress Temple” à la Chancery Lane Gallery à Hong Kong, il présentait le résultat de ses dernières explorations sur la reconstruction d'après guerre au Vietnam.
Plus récemment il est allé puiser dans la société ancestrale chinoise/vietnamienne en réalisant des sculptures dans du bois de jacquier - un matériau traditionnellement utilisé pour fabriquer des bateaux au Vietnam, et aussi bateaux typiques de la mer de Chine. Ces sculptures en jacquier "Dislocate" ont notamment été montrées lors de son exposition personnelle 'Lac place' à la Factory Contemporary Art Centre à Ho Chi Minh Ville de Juin à Août 2016.
Expositions
Le travail de Bùi Công Khánh a été exposé dans les plus grandes villes vietnamiennes mais aussi en France, Cambodge, Corée du Sud, Thailande et aux Etats-Unis. Il était en outre exposé dans des biennales internationales à travers le monde.
'Dislocate’ en Juillet- Août 2016 était sa plus grande exposition personnelle organisée à ce jour, au San Art avec le Factory Contemporary Arts Centre
à Ho Chi Minh Ville. "Fortress Temple" en 2015 était une autre exposition personnelle de Bùi Công Khánh, à la Chancery Lane Gallery, Hong Kong. En 2013, il présentait "For Home and Country: New Social Installations" à la Yavuz Fine Art Gallery à Singapour. En 2010 il exposait "Life is consumption" au Sàn Art à HCMV.
Bùi Công Khánh a par ailleurs participé à diverses expositions collectives comme : en 2016 5ème Biennale de Singapour, Shapeshifting: Contemporary Art from Southeast Asia, Chancery Lane Gallery Art Projects, HK ; en 2014 'The Roving Eye: Contemporary Art from Southeast Asia', Arter, Istanbul ; 'Concept, Context, Contestation: Art and the Collective in Southeast Asia', BACC, Bangkok (touring), 2013-2015; 6th Asia Pacific Triennial of Contemporary Art, Queensland Gallery of Modern Art, Brisbane, 2009.
Il était parmi les artistes d'Asie du Sud Est invités au Paris Art Fair du 26 au 29 Mars 2015. 
Bùi Công Khánh est considéré comme un des artistes les plus intéressants de la jeune génération artistique vietnamienne.

                         
 

Bùi Công Khánh, prayer, gouache on paper, 2008

Bùi Công Khánh, Television, Can, Juice Series, acrylic on canvas, 2009-2010

Bùi Công Khánh, installation, 2010

Bùi Công Khánh, installation view, porcelain, 6th Asia Pacific Triennial of Contemporary Art Brisbane, 2010

Bùi Công Khánh, porcelain, detail, 2013

Bùi Công Khánh, porcelain, 2015

Bùi Công Khánh, Mural painting, images of a complicated machinery system, 2015

Bùi Công Khánh, Untitled, Dislocate Series, jackfruit wood, 2015

Bùi Công Khánh, Lac place exhibition, jackfruit wood, 2016

Bùi Công Khánh

DINH Q.LE est un des artistes contemporains vietnamiens les plus connus au plan mondial. C’est un artiste conceptuel qui s’est fait connaître dans les années 90 par ses images créées à partir de bandes de photos - tissées à la main - suivant une technique de nattage traditionnelle vietnamienne qu’il a apprise enfant.
L'artiste
Dinh Q. Lê  est né en 1968 au Vietnam, près de la frontière cambodgienne. Sa famille fuira l’invasion du pays par les Khmers rouges en 1979 et il grandira aux Etats-Unis, à Los Angeles ; il a poursuivi ses études à la UC Santa Barbara puis à la School of Visual Arts à New York. En 1996, il quitte New York pour Ho Chi Minh Ville.
Son oeuvre
La plus connue des photos 
de Dinh Q. Lê  ‘From Vietnam to Hollywood' à partir de 2002 a été réalisée à partir d’images de photojournalisme et de films américains sur la guerre. Les autres travaux de Dinh Q. Lê au cours de ces dernières années étaient surtout des posters montrant par exemple des objets qui témoignent de la brutalité de l’Agent Orange qui contribue encore au décès d’enfants à la naissance au Vietnam. En 1998, l’artiste a ainsi organisé ‘Damaged Gene’, un projet artistique, informant les gens sur les dangers du Dioxine, au marché central de HCMC.  
Dinh Q. Lê est aussi connu pour ses analyses de l’histoire coloniale, en référence à son pays natal. Dans sa dernière installation vidéo,
intitulée 'The Colony" et présentée en 2016 à la Ikon Gallery à Birmingham, il ne parlait pas directement du Vietnam mais de l’exploitation des ressources dans un groupe d’îles au large du Pérou, riches en guano (déchet), un puissant engrais, au 19ème siècle, Celle-ci a engendré alors beaucoup de souffrances humaines et Dinh Q. Lê y voit là une similarité avec ce qui se passe aujourd’hui en mer de Chine.

En 2011 à la Sherman Contemporary Art Foundation, Sydney, Australie, il proposait une installation video interactive "Erasure" ayant trait aux débats en Australie sur les réfugiés et demandeurs d'asile.
En 2007 Dinh Q. Lê a cofondé un espace d’exposition pour artistes et une salle de lecture - Sàn Art  - pour promouvoir les jeunes artistes vietnamiens. Dinh Q. Lê défend ouvertement la liberté d’expression dans son pays.
Expositions
Le travail de Dinh Q. Lê est exposé dans des galeries et musées en Asie, en Europe et aux Etats-Unis depuis 1990. En 2003, six des travaux de sa série ‘From Vietnam to Hollywood’  étaient montrés à la Biennale de Venise. Cette série montre aux spectateurs comment leurs idées sur la guerre ont été fabriquées par les descriptions de Hollywood. En 2010 le Musée d’Art Moderne (MOMA), New York, a exposé puis acheté son installation video ‘The Farmers and the Helicopters’.
Parmi ses expositions personnelles récentes, citons : en 2016 "The colony" (video work), Ikon Gallery, Birmingham, Royaume-Uni ; en 2015, "Memory for tomorrow", Mori Museum, Tokyo, Japon ; en 2014, Warp, Woof, Zero, One, P·P·O·W, New York, Crossing the Farther Shore, Rice University Art Gallery, Houston, TX  ; en 2012, Erasure, Chancery Lane Art Gallery Projects, Hong Kong, Remnants Ruins, Civilization, and Empire, Soshana Wayne Gallery, Santa Monica CA ; en 2011, Dinh Q Lê: Saigon Diary, University of Buffalo Anderson Gallery, Buffalo, NY, Erasure, Sherman Contemporary Art Foundation, Sydney, Australie, Dinh Q. Lê, Prince Claus Fund Gallery, Amsterdam, South China Sea Pishkun, Ikon Gallery, Birmingham.

Dinh Q. Lê, Persistence of memory, 2000

Dinh Q. Lê, From Vietnam to Hollywood, 2003

Dinh Q. Lê, Double woman, 2003

Dinh Q. Lê, Untitled Flowers Purple Red 2006

Dinh Q. Lê, From the hill of poisonous trees, 2008

Dinh Q. Lê, Untitled woven photograph, 2012

Dinh Q. Lê, Fragile Springs (Burma), 2012

Dinh Q. Lê, Immolation in Add and the subcolors, 2013

Dinh Q. Lê, Ezekiel's whisper, 2014

Dinh Q. Lê

LE QUY TONG est un artiste contemporain vietnamien.
L'artiste
Le Quy Tong est né en 1977 à Hanoi. Il est diplômé du Hanoi Fine Art Institute (Département de peinture) (2001) où il est actuellement chargé de cours.
Son oeuvre
De sa ville, Hanoi, Le Quy Tong offre une palette de couleurs mais il propose surtout un nouveau ressenti en utilisant des tons de gris, bleus, voire des non couleurs. Les paysages qu’il dépeint ne montrent aucun humain mais plutôt le processus  de modernisation et d’industrialisation de sa ville. Il réalise par ailleurs des portraits qui sont une étude de lui-même. L’intensité de ses portraits est renforcée par l’habileté de l’artiste à capter l’humeur et la lumière sur son visage. Le temps, la mémoire, le vide, le doute, le questionnement sur le sens des choses et des évènements sont ce qui guide Le Quy Tong.
Le Quy Tong est entré sur la scène artistique vietnamienne avec une exposition impressionnante à l’Espace-Centre Culturel Français à Hanoi, montrant une collection de peintures à l’huile de grands formats du Long Bien Bridge, un symbole à Hanoi. Les spectateurs ont tout de suite adhéré à son travail. Il apportait là une sorte de nouvelle vision de la scène artistique de Hanoi au tout début du 21ème siècle.
En 2007, il proposait sa deuxième grande exposition avec une collection de 22 peintures grands formats sur sa ville, un Hanoi d’une grande créativité, emplie de fortes émotions, mais peinte malgré tout de façon assez romantique. A travers la plupart de ses nouvelles peintures, on peut voir le nouveau visage de l’Hanoi moderne, comme les Vietnamien peuvent le voir. Le Quy Tong ne veut pas peindre l’âme de sa ville aimée dans une approche traditionnelle ; il veut montrer sa ville en mouvement et ce que çà sous-tend, c’est-à-dire l’essence d’une nouvelle génération, la sienne, avec toute son émotion et sa sincérité.
Fin 2015, le Manzi Art Space d’Hanoi organisait une exposition de Le Quy Tong, intitulée ‘True Blue’ qui montrait son travail au cours de ces dernières années pendant lesquelles il a étudié de nouvelles techniques et de nouveaux thèmes. Le résultat de son travail marque une évolution dans les pratiques de l’artiste et le positionne parmi les forces les plus créatives d’Hanoi. Chacune de ses œuvres a comme point de départ des documents photographiques sur des réunions politiques importantes qui ont influencé le cours de l’histoire. Les images, toutes rassemblées mettent en relief les grands traits de tous ces meetings – des grands halls remplis de lourdes chaises, de grandes tables et de chandeliers travaillés, des hommes en pleine discussion ou en train de signer des papiers. La palette de bleus qui est utilisée évoque une atmosphère profondément triste et troublante.
Expositions
Parmi les expositions personnelles récentes de Le Quy Tong, citons :
en 2016 "True Gold", Dia Projects in SaiGon Domaine Luxury residences, Ho Chi Minh ; en 2015 "True Blue", Manzi Art Space à Hanoi ; en 2014 "Catalys”, Dong Phong Gallery, Hanoi ; en 2011 ‘Newday’  à l'Apricot gallery UK ; en 2008  ‘The pink days’, Vietart Center, Hanoi ; en 2008 "The Pink days", Vietart Center, Hanoi ; en 2007 ‘Hanoi on the move’,  Hanoístudio  Gallery, Hanoi ; en 2006 ‘The Bridges’, Dong Phong Gallery 14 Ngo Quyen Str, Hanoi ; "Memories Kept in the Bottom of a Box" Suffusive Art Gallery, Hanoi.
L’artiste a aussi participé à de nombreuses expositions collectives comme : en 2016 - VietNam Eye at CaSa Italia, CaSa Italia Space, Hanoi, The Contemporary Vietnamese Art colllecttion of Rmit University (Hanoi) at RMIT University-Handi Resco, Hanoi ;  The Grapevine Selection Serier, Volume1, at Vietnam National museum of Fine Arts, Hanoi
; en 2010 ‘Lee Quy Tong & Ha Manh Thang in Dr Zoltab Boldnar’s art collection’, Art Next Gallery, Budapest, Hongrie ; en 2007 ‘Hanoi 5000 Guom Lakes ( P Art Group)’, Vietnam Fine Arts Museum, Hanoi,  ‘Exhibition “ Young artist Festival”, Hanoi Fine Art University, Hanoi ; en 2006 - Project “Saigon Open City”, Fine Art Museum of HCM City, Vietnam – Group exhibition”Cua đồng chiên bơ”, Chim Sáo bar, Hanoi – Group exhibition “Menu”, at Young gallery – Hanoi – Group exhibition “Exchange”, à la Suffusive Art gallery, Hanoi.
Quelques unes de ses oeuvres ont déjà atteint aux enchères 12 000 $.
http://lequytong.com/

Le Quy Tong, Long Bien Bridge 5, oil on canvas, 2008

Le Quy Tong, Chuong Duong Overfly, oil on canvas, 2008

Le Quy Tong, Long Bien Bridge 6, oil on canvas, 2012

Le Quy Tong, Long Bien Bridge 7, oil on canvas, 2012

Le Quy Tong, Portrait Series, oil on canvas, 2013

Le Quy Tong, Portrait, oil on canvas, Catalyst Exhibition 2014

Le Quy Tong, Live Memory, True Blue Exhibition, 2015

Le Quy Tong, True Blue, oil on canvas, 2016

Le Quy Tong, Passover, oil on canvas, 2016

Le Quy Tong

VU TRONG THUAN est un peintre contemporain franco-vietnamien, installé en France depuis 1980. Des peintures réalistes de ses débuts, il a évolué vers l'abstraction et gagné ainsi une grande liberté d'expression dans des peintures acryliques mélangées sur toile.
L’artiste
Vũ Trọng Thuấn est né le 16 mars 1939 à Hải Phòng au Viêt-Nam. En 1954, il part étudier la peinture à l'École des Arts Appliqués de Saigon. En 1980, il s'installe avec sa famille en France. Puis en 1991, cherchant à s’investir plus profondément dans son art, il retourne au Vietnam où il ouvre sa propre galerie d’art à Da Nang afin d’y travailler et exposer son travail.

Son œuvre
Entre 1963 et 1999, Vũ Trọng Thuấn peint surtout des paysages, des natures mortes et quelques portraits à l’huile sur toile et en laque sur bois. 
« Peindre devient pour Vũ Trọng Thuấn un processus de création spontanée dans laquelle l'écoulement fluide et naturelle de la peinture sur les toiles, échappe entièrement au contrôle de l'artiste. Il recherche un langage plastique pur et libre qui exprime pleinement le sens profond de la spontanéité du vivant ». 
A partir de 1999, sa peinture tendra vers l'abstraction et l’utilisation de supports originaux de grands formats (pour les plus grands : 2m de hauteur sur 10 m de longueur et 2,5 m de hauteur sur 12 m de longueur). Sa technique de l’abstraction pourrait rappeler celle de certains grands artistes chinois du 20ème siècle comme Chu Teh-Chun ou encore Zao Wou-Ki.

Son œuvre ‘Voilier’, une huile sur toile inondée de lumière, peinte en noir et blanc, datant de 2004, pourrait marquer chez le peintre cette sorte de transition entre figuration et abstraction. Pour l’artiste, la peinture est un retour à la quiétude de l'âme après une longue période mouvementée. Vũ Trọng Thuấn a en effet passé une bonne partie de sa jeunesse pendant la difficile guerre du Viêt-Nam (1955-1975). C'est aussi un moyen de se libérer de sa souffrance et de se réconcilier avec soi. Ce chemin l’a conduit naturellement à la peinture abstraite, un esthétisme qui invite à la contemplation et au-delà car il décrit un univers très lumineux où il est question d’amour et de paix, porté par des couleurs magnifiques.
A partir de 1980, Vũ Trọng Thuấn a commencé à exposer ses œuvres dans différentes galeries en France, à Salon en Provence et en Ile de France.
Au Vietnam il expose de façon permanente dans sa galerie « Studio Vũ Trọng Thuấn », 277, rue Tran Hung Dao, dans le centre ville de Danang, plus de 300 toiles et tableaux.
De 2000 à 2003, Vũ Trọng Thuấn a exposé
une sélection de son travail d'inspiration abstraite, au Viêt-Nam au salon des Arts Plastiques de Hô-Chi-Minh-Ville.
En Janvier 2016, une exposition privée du peintre était organisée à Bourg La Reine, près de Paris. Il
 a aussi exposé à la Galerie de Nesle, rue de Nesle, Paris 75006, dans le cadre du Salon International des Arts, du 1er au 3 Avril 2016.
https://www.youtube.com/watch?v=CCDctKiB0Ps  Interview de Vũ Trọng Thuấn dans son atelier à Danang, sur les rives de la rivière Han

Vũ Trọng Thuấn, Voilier 1, oil on canvas, 2004

Vũ Trọng Thuấn, Paix, mixed technique on original support, 2009

Vũ Trọng Thuấn, Fleur, acrylic on canvas, 2009

Vũ Trọng Thuấn, Amour 07, acrylic on canvas, 2010

Vũ Trọng Thuấn, Marchands montagnards, mixed technique on original support, 2010

Vũ Trọng Thuấn, Solitaire 3, mixed acrylic on original support, 2010

Vũ Trọng Thuấn, Murmure, mixed acrylic on original support, 2010

Vũ Trọng Thuấn, Amour 6, acrylic on canvas, 2014

Vũ Trọng Thuấn, Amour 10, acrylic on original support, 2014

Vũ Trọng Thuấn

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