Focus sur l'art contemporain asiatique ¤¤¤ Focus on Asian contemporary art

   Les Artistes Majeurs de Chine, Inde, Asie de l'Est et du Sud-Est : Peintres, Sculpteurs, Plasticiens, Photographes
Parcours, oeuvres, expositions
 
Leur place sur le marché de l'art contemporain
    

                        
Zheng Fanzhi                                Zhang Xiaogang                                Zao Wou-Ki                                        Bharti Kher                                   Anish Kapoor
                                                
                                                                                                                                                                                    



 



Extrait du Communiqué de presse annonçant la troisième édition de ASIA NOW, Paris Asian Art Fair, du 18 au 22 octobre 2017

Alors que l’édition 2016 explorait la création émergente de l’Asie du Sud-Est, ASIA NOW - première "boutique art fair" en Europe dédiée à l'art contemporain asiatique - se tourne cette année vers les nombreuses facettes de la scène sud-coréenne, avec une programmation spéciale coordonnée par la jeune curatrice Joanne Kim. Joanne Kim est une commissaire indépendante née à Séoul et basée à Berlin. Joanne Kim était directrice de la programmation pour le lancement d’ASIA NOW en 2015. ASIA NOW s’associe cette année avec l’équipe curatoriale de la Biennale de Busan 2018. Pour ASIA NOW, l’équipe de Busan a choisi de faire un focus sur les travaux de Jooyoung Kim, figure majeure de la première génération d’artistes coréens pratiquant l’art de la performance.
ASIA NOW s’associe avec le Korean Arts Management Service (KAMS) pour sa programmation « Young Media Artists' Exhibition and Talk: Non-Sense Music ». La foire présentera les films de trois figures de proue de la scène artistique contemporaine coréenne : Kelvin Kyung Kun Park, Ayoung Kim, Lee Wan et Hong Beum. L'artiste Kyungah Ham s’interroge pour sa part sur le regard et la conception que les gens peuvent avoir de la figure de Mona Lisa dans des sociétés et endroits différents, notamment en Corée du Nord. L’artiste transforme la Joconde en une sorte de timbre commémoratif évolutif. Réalisées avec un haut degré d'achèvement, ses broderies se mêlent à des vidéos de transfuges Nord-Coréens dont l’artiste a recueilli en secret les entretiens. 
Considéré comme l’un de plus grands collectionneurs d’art contemporain asiatique, Uli Sigg a choisi ASIA NOW pour présenter en avant-première le documentaire que lui a consacré le réalisateur Michael Schindhelm, intitulé « Les Vies Chinoise d’Uli Sigg ». Le suisse Uli Sigg a constitué au cours des années, l’une des collections les plus considérables d’art contemporain chinois, dont il a donné une grande partie à M+, future musée à Hong-Kong, qui doit ouvrir ses portes fin 2018. Cette donation, de plus de 1200 œuvres, est la plus importante réalisée à ce jour par un collectionneur privé à un musée.
Forte d’une première collaboration initiée en 2016, Christie’s et ASIA NOW poursuivent leur dialogue autour du design contemporain chinois en dévoilant un projet inédit de Studio MVW, aujourd’hui l’un des plus renommés en Chine. MVW présente en avant-première BlooMing : cette installation inspirée des vases traditionnels chinois transforme créations ancestrales à l’esthétique profondément ancrée, en œuvres de design éminemment contemporaines. En complément de ce projet, le bijoutier haut de gamme Kim Mee Hye et ASIA NOW s’associent pour la première fois cette année pour la présentation de la nouvelle collection de Kim Mee Hye.

Pour sa 3ème édition, ASIA NOW accueille une trentaine de galeries asiatiques et occidentales reconnues comme les plus influentes dans le rayonnement et leur soutien aux artistes contemporains venus d’Asie à l’échelle internationale. ASIA NOW ambitionne de partager avec les collectionneurs les plus avertis, les institutions et tous ceux désirant mieux connaître la scène contemporaine asiatique, une sélection rigoureuse opérée par les galeries locales les plus pointues ou pionnières de la région et validée par nos experts. Il s’agit de présenter les talents confirmés d’aujourd’hui et les étoiles montantes de demain.
ASIA NOW a lieu du 18 au 22 octobre 2017, 9 avenue Hoche, 75008 Paris.
Press Release (EN)

 


 


Pannaphan Yodmanee (Thailande)
  



 

        Lucian Freud  par Zheng Fanzhi

 


Childplay par Ai Weiwei (Bon Marché)


 

 
 

 
                Zao Wou-ki 25.09.60


  Mort de Marat par Yan Pei-Ming

 

 
                Anish Kapoor, mirror

 
        Bouton par Subodth Gupta

 
               Bharti Kher, sculpture

 


         Hiroshi Sugimoto, Japon

 

Coup de projecteur sur les artistes
 



L’artiste chinois Huang Yong Ping s’explique sur sa métaphorique installation « Theater of the World », présentée en Octobre 2017 au Guggenheim Museum de New York

Une pétition est en effet lancée actuellement auprès du Guggenheim Museum de New York s’opposant à la présentation d’une vidéo des artistes chinois Sun Yuan et Peng Yu « Dogs That Cannot Touch Each Other » et une installation du célèbre artiste chinois vivant en France, Huang Yong Ping, « Theater of the World » qui a donné le nom à l’exposition qui doit s’ouvrir le 6 Octobre 2017. Dans une cage en forme de tortue mythologique, des centaines de reptiles vivants et d'insectes se dévorent. Le spectateur assiste ici au jeu violent mais important des forces puissantes sur les plus faibles. 
Huang Yong Ping est précisément connu pour ses œuvres dans lesquelles il met en scène des animaux comme son « Theater of the World » (1993), son Serpent d'Océan (2012), une spectaculaire Mue de serpent translucide de 120 mètres de long, installé sur une plage près de Saint-Nazaire en France, et à nouveau un serpent au Grand Palais à Paris en 2016, en forme de verre et de fer.
Né en Chine en 1954, Huang Yong Ping s'est installé à Paris en 1989. Il a été découvert lors de la célèbre exposition « Les Magiciens de la Terre » au Centre Pompidou en 1989, l'année de la répression de la place Tiananmen. Après son déménagement en France, Huang Yong Ping a commencé à créer des œuvres sur et avec des animaux, comme the ‘Bridge’ et the ‘Theater of the World’. L’artiste semble avoir un intérêt particulier pour les reptiles, comme les serpents et les insectes. Il explique ainsi : « En l'état actuel des choses, j'ai utilisé un large éventail d'animaux pour créer des œuvres d'art. La première fois que j'ai utilisé des animaux vivants – des sauterelles - dans mon travail, c'était en 1993 pour Yellow Peril à Oxford. Peu de temps après, en 1994, j'ai utilisé une tortue vivante dans un travail à San Francisco.

Concernant « Theater of the World », l’artiste a placé des scorpions et toutes sortes de punaises, y compris des araignées et des grillons, dans une boîte en forme de tortue, les laissant se battre contre la mort, suscitant de fait beaucoup de contestations. Huang Yong Ping explique : « La première fois que ‘Theater of the World’ a été montré c’était à Stuttgart, dans un château, et il n’a pas été censuré. Il s'agissait d'un petit public, pour éviter les différends. Un peu plus tard, j'ai fait la même installation à Paris, à Amsterdam, au Walker Art Center de Minneapolis et à Pékin. Une fois à Vancouver (2007) et une autre fois au Centre Georges Pompidou à Paris, les choses ont mal tourné. À Pompidou, l’installation faisait partie d'une grande exposition collective, « Hors Limites » (1994). Le personnel avait entendu parler du projet et a écrit au conservateur en protestant farouchement. Finalement, ils ont attiré l'attention d'une ONG de protection des animaux en France, la Fondation Brigitte Bardot, et son président a écrit une lettre formelle au musée protestant contre tout et nous avons été poursuivis en justice ».
Réfléchissant sur la censure qui plane à présent autour de ses œuvres, Huang Yong Ping rappelle que dans les années 1980, son travail avait subi beaucoup de censure en Chine. « C'était la censure dans une société non démocratique. Mais aujourd'hui, dans une société démocratique, la censure fondée sur l'idéologie n'existe plus. Au lieu de cela, d'autres préoccupations se posent, comme la sécurité générale ou le bien-être des animaux. Aujourd'hui, il existe certaines lignes que vous ne pouvez pas traverser quand il s'agit d'animaux. En tant qu'artistes, nous avons souvent besoin de créer une position d'opposition ou de confrontation ; cependant, tout cela est positif car il aide notre processus créatif. Quand j'ai utilisé des punaises dans mes travaux, je n'avais pas l'intention de générer un conflit ; la provocation n'était pas mon but. Après tout, les insectes sont des créatures petites et insignifiantes ; de plus, je les ai acquis légalement auprès d'une boutique pour animaux de compagnie, et je ne les maltraitais pas. J'ai simplement modifié un peu leur environnement. Par exemple, les magasins d'animaux de compagnie vendent des insectes dans de petits cartons ; je les ai tout simplement placés dans un seul gros conteneur. Les insectes n'étaient pas en train de sortir de leur boite, ils ne causaient aucune menace pour les gens, et je n'essayais pas d'être cruels avec eux. A ma connaissance, les criquets sont élevés dans les magasins pour animaux domestiques afin de nourrir les scorpions, tous les insectes plus petits sont vendus pour nourrir des insectes plus gros. Lorsque j'ai laissé les scorpions manger les sauterelles dans mon installation, je n'essayais pas d'être cruel, j'essayais de présenter une métaphore à travers ces créatures. Je présentais un cas dans lequel les insectes représentaient différents types de personnes qui, supposément, ne peuvent pas exister ensemble, et soulèvent la question : comment serait-elles si elles coexistaient ? D'où le titre métaphorique de « Theater of the World ».
A ce jour la pétition envoyée au Guggenheim Museum de New York a obtenu plus de 700 000 signatures. S’agissant de la video « Dogs That Cannot Touch Each Other », celle-ci montre quatre paires de pit-bull américains placés face à face sur des tapis roulants non motorisés sans pouvoir se rejoindre. "Nous reconnaissons que le travail peut être bouleversant", a déclaré le musée dans un communiqué. « La présentation au Guggenheim est uniquement en format vidéo ; ce n'est pas un événement en direct ». Il ajoutait : « les conservateurs de l'exposition espèrent que les téléspectateurs examineront pourquoi les artistes l'ont produit et ce qu'ils peuvent dire sur les conditions sociales de la mondialisation et la nature complexe du monde que nous partageons ». Quant à l’installation de Huang Yong Ping, l’artiste a choisi comme enveloppe une tortue qui est le symbole pour la paix en Chine. On pourrait dès lors voir en son « Theater of the World » une "œuvre militante en faveur de l’harmonie des races".
L'exposition "Art and China after 1989: Theater of the World" au Guggenheim Museum de New York est une grande exposition d'art contemporain chinois, couvrant la période 1989 à 2008, sans doute celle qui a le plus transformé l'histoire moderne et récente de la Chine. Le 27 Septembre 2017, le musée
Guggenheim de New York annonçait le retrait de trois oeuvres qui devaient figurer dans l'exposition, après avoir reçu des "menaces de violence" liées à la mise en scène d'animaux vivants dans ces oeuvres.

 


Huang Yong Ping (France)

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