Les artistes coréens contemporains

Korean Artists/ Art News

NAM JUNE PAIK
Très grande exposition de l’artiste coréen
Nam June Paik (1932-2006), considéré comme l'un des fondateurs de l'art video, à la Tate Modern, London, du 17 Octobre 2019 au 8 Février 2020. L’exposition intitulée "Nam June Paik: The Future Is Now
", rassemble plus de 200 travaux de l’artiste, visionnaire, au long de ses 50 années de carrière : de robots faits de vieux écrans TV à ses travaux video innovants et ses installations de la taille d’une pièce

MIN JUNG-YEON
Le Musée Guimet (MNAAG) à Paris a donné carte blanche à Min Jung-Yeon  sur le thème de la Réconciliation, du 6 Novembre au 17 Février 2020. « L’œuvre s’appuie sur l’histoire de cette jeune femme coréenne et la réalité tragique d’un pays scindé en deux depuis soixante-six ans. Dans le monde à l’extrême délicatesse de Min Jung-yeon, agitation et calme, plein et vide se relaient, éléments figuratifs et zones d’abstraction cohabitent ». L’artiste se base globalement sur deux socles théoriques : la pensée de Lao-Tseu sur les contraires et les considérations sur le temps et l’espace du physicien quantique Carlo Rovelli.


HAEGUE YANG
L'artiste présente "When the Year 200 comes" à la Kukje Gallery à Seoul, du 3 Septembre au 17 Novembre 2019. Cette exposition transforme l'espace de la galerie avec des éléments multisensoriels évoqués par une série de sculptures soniques et mobiles. 
Le titre de l’exposition, vient de la chanson «AD 2000» du chanteur coréen Hae-kyung Min (1982). Transporté dans un avenir bien au-delà de celui décrit dans les paroles de la chanson, le public se souvient de ses espoirs passés. En d’autres termes, la temporalité de l’an 2000 incarne à la fois le passé et le futur; nous pouvons traverser les sentiments du temps figés dans la chanson et en percevoir les complexités.

SUH DO HO participe à l'exposition collective "When Home Won’t Let You Stay: Migration through Contemporary Art", à l'Institute of Contemporary Art de Boston, du 23 Octobre 2019 au 23 Janvier 2020. L'exposition analyse les diverses réponses d'artistes internationaux à la migration, l'immigration et au déplacement des populations aujourd'hui, tant par des oeuvres personnelles que des méditations poétiques, dans divers mediums comme la sculpture, les installations, la peinture et la video

LEE BUL est artiste invitée à la 58ème Biennale de Venise (11 Mai -24 Novembre 2019). Elle présente une installation intitulée 'Aubade V' qui symbolise la tragique séparation des deux Corées. Deux autres oeuvres de Lee sont également exposées, dont une sculpture intitulée «Scale of Tongue»

Du 16 juin au 24 novembre 2019, la Wilmotte Foundation Gallery accueille l'exposition «Venice Wood Water» de LEE BAE dans le cadre de la Biennale d'art de Venise 2019

LEE UFAN présente “Open Dimension” au Hirshhorn Museum &  Sculpture Garden, Washington D.C, Usa, du 27 Septembre 2019 au 13 Septembre 2020 : il expose en extérieur 10 de ses dernières sculptures

Seoul has become a major hub for contemporary art in Asia. South Korea is one of the most robust art markets in the world, according to Sotheby’s Institute faculty and art business expert, Iain Robertson. “Key drivers include its two main auction houses, K and Seoul”. Sales at Korean auctions totaled $91.8 million USD in the first half of 2018. South Korea has the highest number of private art museums in the world (around 45). Many of them propel Korean contemporary art on the international scene, thus developing a South Korean cultural aura. Based on Buddhist or Confucian values, as well as popular culture and social issues, South Korean art continues to flourish.
“The dynamism of the local scene and the growing interest of international collectors for the big names in Korean art have influenced western galleries to invest in the market over the past few years". The biennials of Gwanju and Busan contribute to instilling a dynamic of events and networks between South Korea, the USA and EuropeVery recently, in April 2019, not less than 60 Korean galleries have flown artwork to Hong Kong Art Basel where Seoul Auction held its first Hong Kong auction. Today, many Korean artists are being courted by major international galleries: Lee Bul is exhibited by Lehmann Maupin and Thaddaeus Ropac , Lee Ufan by Pace, Blum & Poe, Kamel Mennour and Lehmann Maupin, Lee Bae and Bae Bien-U by Rx. 
The great trend on the market currently appears to be the Dansaekhwa. This is a Korean painting school from the 70s-80s, which produced abstract and monochrome works. One of the masters of the genre is Lee Ufan.

 

 

Lee Bae

LEE BAE est parmi les plus grands artistes internationaux coréens. Il est connu pour ses peintures monochromes de couleur noir. En 2011, il est nommé artiste de l’année 1995-2010 par le National Museum of Contemporary Art, Gwacheon, Corée du Sud. Le 10 décembre 2013, il reçoit le prix de l'Association nationale des critiques d'art de Corée du Sud.   ENG
Actualité
Du 16 juin au 24 novembre 2019, la Wilmotte Foundation Gallery accueille l'exposition «Venice Wood Water» de Lee Bae dans le cadre de la Biennale d'art de Venise 2019
L’artiste
Lee Bae est né à Chung-Do, Corée du Sud, en 1956. Très jeune il apprend la calligraphie. Il obtient son B.F.A, Painting, College of Fine Arts, Hongik University en1979 et son M.F.A, Painting, College of Fine Arts, Hongik University en 1985. En 1990 il arrive à Paris où il rencontre Lee Ufan qu’il admire et dont il deviendra l’assistant. Il s'intéresse par ailleurs à Simon Hantai et à Pierre Soulages. Il vit et travaille à Paris.
Son œuvre
L'œuvre de Lee Bae s'inscrit dans un mouvement artistique coréen, appelé le « Dansaekhwa », un courant monochrome né au début des années 70, après des années de guerre en Corée. Tout le sens du Dansaekhwa est que les artistes qui lui sont associés se sont refusés à choisir un sujet, préférant construire leurs images à partir de rien et de les découvrir comme elles ont été révélées.
 L'univers pictural et abstrait de Lee Bae se concentre ainsi sur le matériau. Il crée un équilibre essentiel entre le noir profond du charbon de bois pour ses formes abstraites et la couleur blanche laiteuse obtenue grâce à la résine et aux couches successives de peinture acrylique, lisses. Ce sont des images mentales que l'artiste pose sur la toile pour leur donner vie. Il créé des formes abstraites sans aspect narratif et donne à sa peinture énergie, pureté et spiritualité.
Arrivé en France, l’artiste a cherché un matériau peu couteux pour s’exprimer. Il découvre le charbon de bois et c’est une révélation pour lui. Le charbon de bois lui rappelait ses origines, l’univers de l’encre de Chine, la calligraphie et le profond ancrage de ce matériau dans la tradition coréenne. En 2000/2001, Lee Bae a l'idée de mélanger de l'acrylique au charbon. Avec le temps, sa peinture acrylique crème a évolué vers le blanc. Auparavant Lee Bae avait déjà réalisé  des « tableaux reliefs », en utilisant de petits morceaux de charbon de bois brut, taillés, poncés et fixés sur la toile. Son travail autour du charbon, s’étend aussi à des sculptures telles ses installations de blocs de charbons ligotés ensemble, présentés au Musée Guimet en 2015.
Expositions
Depuis 1982 Lee Bae a eu de nombreuses expositions personnelles : en France, Corée du Sud, Etats-Unis, entre autres. Citons ses plus récentes expositions : 2019 Lee Bae, Johyun Gallery, Art Basel HK ; 2018 « Black Mapping », Galerie Perrotin, Paris, France ; « Plus de Lumière : The Illuminating Spirituality of Lee Bae’s Charred Cosmo », Fondation Maeght, France
Expositions passées/Past exhibitions

Ba Bien-U

BA BIEN-U est considéré comme un maître de la photographie contemporaine en Corée du Sud mais il est célèbre aussi dans le monde entier. Une photo de Bae Bien-U se vend autour de 100 millions won (86 603$) en Corée du Sud mais le prix est plus élevé à l’étranger, précisait l’artiste en 2012.   ENG
L'artiste
Ba Bien-U est né en 1950 à Yeosu en Corée du Sud. Il est diplômé de la Hongik University de Seoul (1978) ; il est actuellement professeur de photographie au Seoul Institute of the Arts. 
Son oeuvre
Depuis 1985, Ba Bien-U concentre son travail sur les forêts de pins, un symbole très important de la culture et  de l’âme coréenne, considéré comme la jonction entre la terre et le ciel. Ainsi "Les pins de Gyeon Gju" sont une œuvre majeure de l'artiste. Bae Bien-U fait apparaître l'énergie vitale des arbres. Il utilise des jeux d'ombres et de lumières, repoussant ainsi les contours, créant une atmosphère telle qu’elle incite à la méditation. Il se dégage beaucoup de sérénité de son travail. Il photographie aussi les plaines, les océans et les montagnes qui se confondent avec le ciel. Il est toujours en osmose avec la nature. La composition de ses photos, généralement en noir et blanc, rappelle par ailleurs les techniques de peinture traditionnelle extrême-orientale. Bae Bien-U a travaillé à une dizaine de reprises et à différentes saisons sur la forêt de Chambord au cours de ces dernières années. Il était en résidence au domaine de Chambord en 2014 et 2015. Le résultat de son travail était présenté dans une exposition à Chambord du 29 Septembre 2015 au 10 avril 2016. Cette exposition ouvrait l'année croisée France Corée. 
Expositions
Bae Bien-U expose depuis 1982 en Corée et un peu partout dans le monde : Asie, Europe, Etats-Unis.
La Galerie RX exposait dans le cadre de ASIA NOW Paris Asian Art Fair (18-22 Octobre 2017) les tirages argentiques des séries emblématiques de Bae Bien-U sur les arbres sacrés, les océans et les Orums - collines volcaniqes d'une île coréenne.
Expositions passées/ past exhibitions

Lee Bul

LEE BUL est une sculptrice-plasticienne coréenne contemporaine. C'est une parmi les femmes artistes asiatiques les plus marquantes qui ont émergé dans les années 90.   ENG
Actualité
Lee Bul est artiste invitée à la 58ème Biennale de Venise (11 Mai - 24 Novembre 2019)​ où elle présente une installation intitulée "Aubade" qui symbolise la tragique séparation de la péninsule coréenne​.

L’installation monumentale de Lee Bul Civitas Solis II (2014) est au coeur de l’exposition “Cosmological Arrows », à la galerie Bonniers Konsthal, en Suède, depuis la fin Août 2019. L'exposition rassemble des artistes contemporains qui utilisent la science fiction et l’espace pour poser les questions fondamentales sur l’existence de l'homme.
L'artiste
Lee Bul est née en 1964 à Yeongju. Elle a obtenu son BFA en sculpture à la Hongik University, Seoul (1987).
Son oeuvre
S’insurgeant contre les conventions artistiques de son pays, Lee Bul a tout d’abord réalisé des performances fortement centrées sur le corps, avec notamment des costume-objets, des excroissances organiques réalisées en tissu. Lee Bul s'est vraiment faite connaître avec sa  célèbre Cyborg series (moulage de corps (1997-2011). Cyborg est une créature dans un "monde post genré". Après ses Séries Cyborgs et Anagrams, elle a entrepris de faire des installations, réalisant des paysages complexes, sortes de maquettes, reproduction d’architectures utopiques. Elle se revendique de l’héritage de l’architecte urbaniste allemand Bruno Taut qui utilisait la transparence du verre et l’acier. Lee Bul expliquait dans une interview en 2008: «Mon travail a toujours été une représentation d'un désir de transcender les limites. La transition a donc été de passer du corps à l'idée plus large des structures sociales. « Passant à une extériorisation de sa pratique, tout en conservant un élément de performance mais avec l'absence de son propre corps, Lee Bul a continué à interroger les concepts de beauté, sa transition dans le temps et le rôle social des femmes à travers l'introduction d'éléments de décoration, pourriture et odeur ».
Lee Bul puise son inspiration aussi bien dans le cinéma que dans l’histoire de la littérature et de l’architecture, en passant par l’histoire des idées en Europe et celle de son propre pays. 
Invitée par la maison Dior à figurer dans l’exposition « Esprit Dior » au Grand Palais, son interprétation de la "Lady Dior" était particulièrement complexe. Créé dans un style industriel, son sac comprenait des dizaines de minuscules miroirs en plexiglas, inclinés dans toutes les directions de sorte que le sac lui-même semblait être un miroir géant brisé. 
Au Mudam, en Juin 2014, le visiteur était invité à marcher sur un sol irrégulier avec au-dessus de sa tête un ensemble de sculptures blanches, créatures mi-humaines, mi-machines d'une ère postapocalyptique.
Lee Bul, représentée par la Galerie Thaddeus Ropac, exposait à l’Abu Dhabi Art Fair 2016 (16-19 Novembre 2016) une sculpture suspendue intitulée State of Reflection ressemblant à un paysage gelé composé de montagnes flottantes avec des routes sinueuses sur une terre enracinée dans des formes ressemblant à des stalactites. La sculpture était inspirée de l’architecte futuriste Bruno Taut, de ses visions fantastiques d’une « Alpine architecture » juste avant la fin de la deuxième guerre mondiale.
Lee Bul, représentée par la galerie Thaddeaus Ropac, exposait à Art Basel Hong Kong les 23-25 Mars 2017, une sculpture murale Civitas Solis lll8 (2015) inspirée par la ville utopique imaginée dans the City of the Sun, un texte du philosophe de la Renaissance italienne Tommaso Campanella. Elle présentait "Crashing" à Londres du 1er Juin au 19 Août 2018, à la Hayward Gallery, qu'elle avait transformée en un paysage de rêve spectaculaire faisant apparaître des corps monstrueux, des cyborgs futuristes, des environnements miroitants étincelants et un Zeppelin monumental et surréaliste. Environ 180 000 cristaux avaient aussi été intégrés dans un filet style militaire qui enveloppait le bâtiment de la galerie. Cette exposition rétrospective était aussi présentée au Martin-Gropius-Bau, à Berlin, du 28 Septembre au 13 Janvier 2019. A la Biennale de Venise 2019, elle présentait une installation intitulée "Aubade V" qui symbolisait la tragique séparation de la péninsule coréenne​ ainsi qu'une sculpture "Scale of Tongue" qui voulait rappeler le désastre du ferry Sewol et du naufrage de jeunes collégiens en 2014.
Expositions
Parmi les expositions personnelles les plus récentes de Lee Bul, citons : 2018, "Crashing", Hayward Gallery, Londres ; en 2017-2018, « After Bruno Taut », Galerie Thaddaeus Ropac, Londres,  en 2017 'Lee Bul', Galerie Lehmann Maupin, New York.
Lee Bul participait à la nouvelle foire internationale d’art de Taipei, Tapei Dangdai, du 18 au 20 Janvier 2019.
Expositions passées, past exhibitions

Suh Do Ho

SUH DO HO, né en 1963, un artiste contemporain coréen. Il est le fils du peintre Se Ok Suh qui a découvert le mélange entre art traditionnel et art moderne coréen. Avec des ventes cumulées de 321 272 $, il se situait au 409ème rang du classement Artprice (produits des ventes) du marché de l'art dans le monde en 2015/2016.

BIOGRAPHIE/OEUVRE   ENG

Actualité
Suh Do Ho participe à l'exposition "Homo Faber: Craft in Contemporary Sculpture", organisée par l’Asia Cultural Center à Gwangju, Corée du Sud, du 21 Septembre au 19 Octobre 2019

Suh Do Ho participe à l'exposition collective "When Home Won’t Let You Stay: Migration through Contemporary Art", à l'Institute of Contemporary Art de Boston, du 23 Octobre 2019 au 23 Janvier 2020.
Expositions
Depuis les annés 90, Suh Do Ho expose dans différents pays du monde. Parmi ses expositions personnelles récentes, citons : en 2019, Frieze London, Museum Voorlinden, Wassenaar, Pays-Basen 2018-2019 "The Perfect Home II", Brooklyn Museum, Usa, "Do Ho Suh - Korridor", ARoS Gallery, Aarhus Kunstmuseum, Danemark ; en 2018, «Do Ho Suh: Almost Home» au Smithsonian American Art Museum, Washington, Usa ; en 2017 "Passage/s", Lehmann Maupin Gallery, Hong Kong, "Passage/s", Galerie Victor Miro, Londres ; en 2015, Suh Do Ho New Works STPI Gallery, Singapore, Museum of Contemporary Art Cleveland, USA ; en 2014, "Specimen Series", Lehmann Maupin, Hong Kong, "Do Ho Suh drawings", Lehmann Maupin, New York, The Contemporary Austin - Jones Center, Austin ; en 2013 " Do Ho Suh", Lehmann Maupon Gallery, Hong Kong, 'Home within Home within Home within Home within Home, National Museum of Modern and Contemporary Art, Seoul ; Do Ho Suh: Perfect Home, 21st Century Museum of Contemporary Art, Kanazawa, Japan (2012-2013); en 2012,' In Between', Hiroshima City Museum of Contemporary Art, Hiroshima, Japan ; Fallen Star, Stuart Collection, University of San Diego, California (2012) ; en 2010, Storefront for Art And Architecture, New York.

Du 28 Mars au 27 Septembre 2015, il présentait son installation 'New York City Apartment' au musée de Bristol, en Angleterre. Il était présent à la FIAC Paris les 22-25 Octobre 2015, représenté par la Galerie Lehmann Maupin. Il devrait être présent à la FIAC 2018.
Les oeuvres de Suh Do Ho font partie des collections du Museum of Modern Art, the Whitney Museum of American Art, the Albright-Knox Gallery, the Guggenheim Museum, et the Museum of Contemporary Art à Los Angeles.
Suh Do Ho a été reconnu par le Wall Street Journal Magazine comme l'artiste innovateur de l'année 2013.

MIN JUNG-YEON

MIN JUNG-YEON est une artiste contemporaine coréenne. Elle peint des paysages fantastiques, joue avec la forme, l’espace, la perspective et l’échelle.
http://jungyeonmin.com/about/
Actualité
Le Musée Guimet à Paris a donné carte blanche à Min Jun
g-Yeon, sur le thème de la Réconciliation, du 6 Novembre au 17 Février 2020​. « L’œuvre s’appuie sur l’histoire de cette jeune femme coréenne et la réalité tragique d’un pays scindé en deux depuis 70 ans », explique le curateur de l’exposition.​
Min Jung-Yeon sera présentée à ASIA NOW 2019, à Paris, du 16 au 20 Octobre 2019

L’artiste
Min Jung-Yeon est née en 1979 à Gwangju, Corée du Sud. Elle est diplômée en arts plastiques de l’Université Hongik à Séoul (2003), puis des Beaux-Arts de Paris (ENSBA) (2006). L’artiste vit et travaille en France depuis plus de 10 ans.
Son œuvre

Min Jung-Yeon créé aussi bien des formes féminines qui incarnent la douceur que des formes masculines porteuses d’énergie. Ces composants, contraires et complémentaires, constituent l’univers artistique de Min Jung-Yeon. 

Les dessins à l’encre de Chine (rehaussées parfois d’aquarelle ou d’acrylique) ou les peintures de Min Jung-Yeon relèvent aussi bien du monde imaginaire que du monde réel. Dans son univers, il n’y a pas d’ordre, pas de limite, puisque pour elle, « la limite entre la réalité et la fiction est inutile puisqu’il est possible de vivre pleinement dans un monde irréel », explique la galerie Maria Lund qui expose l’artiste depuis 2010. Si son oeuvre peut faire référence aux peintures et à l’univers apocalytique du peintre hollandais Jérôme Bosch, Min Jung-Yeon nie par contre toute filiation avec le mouvement surréaliste auquel son travail pourrait être rapproché ». « Je considère que nous vivons aujourd’hui dans un échange constant entre le réel et le virtuel», explique l’artiste. « Pour moi, c’est une sorte de surréalisme moderne, si mes œuvres ressemblent au surréalisme ‘traditionnel’, l’idée derrière tout cela est quelque peu différente. » Min Jung-Yeon s’appuie en fait sur un socle théorique double. Elle se réfère à la pensée de Lao-Tseu sur les contraires et sur les considérations sur le temps et l’espace du physicien quantique Carlo Rovelli.

Les propos de Min Jung-Yeon ne sont pas explicites mais passent par des métaphores. On voit ainsi se dresser des montagnes, se former des grottes ; il y a des éruptions, des roches et des tempêtes qui se lèvent sur la mer. Min Jung-Yeon ne nous renseigne pas sur ce que nous sommes supposés voir ou ce à quoi nous devons nous attendre. Elle désarme notre résistance à ce qui apparait autre, au changement, à la différence. Ses univers nous permettent de dépasser les frontières, à la fois géographiques et temporelles, et nous amènent à voir une vie au-delà des conventions.
A l’utilisation de traits et de formes géométriques, Min Jung-Yeon a récemment ajouté l’aquarelle, donnant par là un peu plus de douceur à ses travaux. 
En 2006 la planète Pluton s’est vu exclure du système solaire et reléguée au rang de « planète naine ». Le symbolisme de ce rejet d’une petite planète différente au grand cœur de glace a inspiré Min Jung-Yeon pour « La lettre de Pluton », en 2018. Elle explorait ici la notion de réconciliation avec une perte, de l’intégration de ce qui nous échappe, de points de vue et d’appréciations autres.

Min Yang-Yeon fait aussi un lien dans son travail avec la réalité politique. Dans son œuvre « Mensonge » (2018), elle montre ainsi des moutons qui broutent tranquillement d’un côté d’un mur obstruant leur vue, un mur qui bloque l’accès à l’information. En 2017, son installation « Blanc comme un héron » - une grande sculpture de plumes d’un blanc immaculé placée au centre d’un miroir - elle faisait allusion à l’innocence clamée de la présidente Park depuis destituée.

Le Musée Guimet (MNAAG) à Paris a donné carte blanche à Min Yang-Yeon, sur le thème de la Réconciliation (des deux Corées), du 6 Novembre au 17 Février 2020. 
Expositions
Min Jung-Yeon est exposée régulièrement en Asie, en Europe et en Orient depuis 2004. La Galerie Maria Lund à Paris lui a consacré plusieurs expositions depuis 2010. Elle l'a par ailleurs présentée dans de nombreuses manifestations d’art contemporain. 
Citons les dernières expositions personnelles de Min Jung-Yeon : 2018 « La Lettre de Pluton », Galerie Maria Lund, Paris ; 2017 Asia Now 2017, Paris, National Museum of Oriental Art, Moscou ; 2016, « Memories of Space », K.O.N.G. gallery, Seoul, Corée (suite)

Nam June Paik

NAM JUNE PAIK est un artiste sud coréen, considéré comme précurseur dans l’art vidéo, appelé aussi le « Michel-Ange de l’art électronique », ou encore « missionnaire visionnaire ». Le travail et les idées de Nam June Paik ont eu une influence majeure à la fin du 20ème siècle et continue d’inspirer une nouvelle génération d’artistes.
Actualité
Très grande exposition de Nam June Paik, intitulée "Nam June Paik: The Future Is Now", à la Tate Modern, London, du 17 Octobre 2019 au 8 Février 2020. L'exposition sera ensuite présentée au San Francisco Museum of Modern Art en 2021
L’artiste
Nam June Paik est né à Séoul le 20 juillet 1932. Il est décédé à Miami le 29 janvier 2006. Après avoir étudié la musique à la Kyungi High School de Séoul de 1945 à 1950, il poursuit ses études musicales à l’université de Tokyo dont il est diplômé (1956). Il y a fait une thèse sur le compositeur Arnold SchÖenberg. Nam June Paik part pour l’Allemagne en 1956 et s’inscrit au Conservatoire de Fribourg de 1957 à 1958. Il participe aux recherches de Karlheinz Stockhausen et Luigi Nono dans les studios de musique électronique de la WDR de Cologne. Il rencontre l’année suivante John Cage aux cours d’été de musique contemporaine de Darmstadt. Il entre ensuite au laboratoire de recherche du studio de musique électronique de Radio Cologne.  En 1961, il rencontre George Maciunas, le fondateur de Fluxus, et réalise dans le cadre de ce mouvement, concerts et performances. Fluxus mêle musique, action, arts plastiques et verbe. En 1964, il s’installe à New York. Il est nommé en 1979 professeur à l‘Académie des Beaux-Arts de Düsseldorf.
Son œuvre
Résultat de ses expériences menées au sein de Fluxus, Nam June Paik investit totalement cenouveau médium : l’image électronique. En 1963, il présente à la Galerie Parnass de Wuppertal en Allemagne, une « Exposition de musique et de télévision électronique ». On y trouve, posés à même le sol, treize téléviseurs branchés sur des générateurs de fréquences, ne diffusant que des images composées de zébrures et de striures. L'artiste détourne l'utilisation de la télévision. C’est ainsi que la télévision abstraite est née, et Nam June Paik ouvre la voie à l’art vidéo. En 1965 il présente ses premières vidéos d’Electronic Art.
À la fin des années 60, l’invention de la cassette vidéo va permettre une large distribution de l’art vidéo. Et on raconte ainsi que Nam June Paik a acheté son premier Sony portable mis sur le marché, leportapak, en 1964 et a réalisé le même jour sa première bande, en filmant de sa voiture la visite du Pape Paul VI. À la même époque, il rencontre la violoncelliste Charlotte Moorman avec qui il réalise de nombreuses performances, comme « l’Opéra Sextronique » (1967).  Dès 1964, il construit des robots en utilisant des câbles et du métal.
En 1970, Nam June Paik conçoit avec l’ingénieur Shuya Abe le premier synthétiseur d’images qui mélange les couleurs, et permet de séparer formes et contenus. Les images peuvent ainsi être multipliées, métamorphosées. Cet outil a révolutionné la technologie de la vidéo.  En 1973, il réalise « Global Groove », la plus connue des nombreuses bandes vidéo que Nam June Paik a réalisées et qui préfigure la communication universelle et la frénésie du zapping. »Global Grove » commence ainsi « Ceci est un aperçu de la vidéo de demain, lorsque vous aurez accès à toutes les télévisions du monde et que le programme T.V. sera aussi épais qu’un annuaire téléphonique ». Les images se superposent, des publicités japonaises de Pepsi Cola interfèrent avec des performances d’artistes. Humphrey Bogart et Richard Nixon font de brèves apparitions. 
En 1974, l’artiste réalise une de ses œuvres les plus célèbres : TV Buddha. 
Nam June Paik créé des "vidéos sculptures" dans lesquelles des images défilent à un rythme rapide sur plusieurs moniteurs. Dès 1984, Paik développe le visionnage de ses films par satellite. Pour les jeux Olympiques de Séoul en 1988 il construit Tadaikseon, une tour composée de 1003 téléviseurs, machine à visions et vidéo sculpture. En 1989, pour le bicentenaire de la révolution française, il rend hommage à la Fée électricité (1937) du peintre Raoul Dufy, au Musée d’Art Moderne de Paris. Il a assemblé 200 moniteurs, répartis dans la salle ainsi que 5 robots. Chacun représente une figure de la révolution. Ils font partie de la "Family of Robot", où les robots sont des humains faits en téléviseurs. Le robot le plus connu est la célèbre Olympe de Gouges.
Dans Electronic Superhighway en 1995. Il se sert de plus de 300 téléviseurs empilés les uns sur les autres ; devant ceux-ci, des néons tracent la carte des États-Unis. Les images passent à grande vitesse sur l'écran comme perçues depuis une voiture. Nam June Paik alimente les images par des clips audio de films classiques américains comme Le magicien d'Oz ou Oklahoma. On peut comprendre que l'image que l'on se fait des États-Unis est très influencée par le cinéma et la télévision.
Nam June Paik a reçu en 1998 le Prix de Kyoto (récompense internationale attribuée à certaines personnes pour leurs contributions dans le développement des sciences, de la civilisation mondiale ou de l'élévation spirituelle).
En 2009, le Smithsonian’s American Art Museum à Washington a accueilli les archives de Nam June Paik for Paik

 

Lee Ufan 

LEE UFAN est un artiste, sculpteur minimaliste, écrivain et philosophe. Il est surtout connu comme l'un des artistes les plus éminents du mouvement de l'avant-garde japonaise "Mono-ha movement".  ENG
http:://www.studioleeufan.org/
Actualité

Lee Ufan présente actuellement “Open Dimension” au Hirshhorn Museum &  Sculpture Garden, Washington D.C, Usa, du 27 Septembre 2019 au 13 Septembre 2020. Il s'agit d'une grande installation comprenant 10 nouvelles sculptures, dans la suite de sa Series Relatum. C’est le plus grand projet de sculpture en extérieur de Lee Ufan aux États-Unis, la première exposition de son travail à Washington D.C., et la première fois en 45 ans que le Hirshhorn Museum consacre 4,3 acres, soit presque toute sa surface, à l'œuvre d'un seul artiste.
Lee Ufan sera présent à la FIAC Paris, représenté par la Kukje Gallery, du 16 au 20 Octobre 2019
L'artiste
Lee Ufan est né le 24 juin 1936 à Haman-gun. Il a étudié la calligraphie, la poésie et la peinture au College of Kyongnam et à l' University of Séoul. Il a interrompu ses études à l'université de Séoul pour les poursuivre au Japon. Il est diplômé de la Nihon University, Department of Philosophy, Tokyo (1961). En 1997, il était professeur invité à l'Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris. ll vit entre Kamakura au Japon et Paris.
Son oeuvre 
Depuis la fin des années 1960, Lee Ufan conjugue la peinture monochrome et la sculpture in situ. C'est une figure du «Dansaekhwa» (courant monochrome de l'après-guerre en Corée). Il a aussi été le théoricien et le porte-parole du mouvement d’avant-garde Mono-ha (Object School group) à la fin des années 60 qui "rejetait les notions occidentales de la représentation".
En 1991, Lee Ufan a commencé une série de peintures - " Correspondance Serie" » - qui consistaient en un ou deux coups de pinceau gris-bleu appliqués sur une grande surface blanche. Relatum sera ensuite le titre de la plupart de ses sculptures. Il s'agit d'un terme philosophique qui désigne des choses ou des évènements ayant une relation entre eux. Ses sculptures sont minimales : une ou deux pierres rondes éclairées par la lumière, posées sur des plateaux en fer, plats. Le travail de Lee Ufan se concentre plus particulièrement sur le point et la ligne. Il réalise des installations méditatives et ultra épurées, dignes des plus beaux jardins zen comme lors de son exposition dans les jardins de Versailles en 2014.
Fin 2017, Lee Ufan exposait pour la première fois dans une institution artistique française - le Centre de Création Contemporaine Olivier Debré à Tours - depuis les rétrospectives que lui ont consacrées le Musée d’art contemporain de Saint-Étienne en 2005 et la Galerie nationale du Jeu de Paume en 1997. L’exposition intitulée « Pressentiment » présentait des sculptures associant la pierre trouvée dans la nature et le métal industriel, et des peintures recueillant sur la toile la trace d’un geste unique, un sorte de parcours entre ombre et lumière.  
Une sculpture de Lee Ufan « Relatum – Stage » (2018) était présentée dans les jardins de Kensington, à Londres, juqu'au 25 Juillet 2018. L'artiste présentait par ailleurs à Art Basel 2018, à Miami, une sculpture Relatum (field) (1969) : la terre servait de base, et des fils d'acier se dressaient pour atteindre une hauteur de quatre pieds.
En Septembre 2018, Le Ufan présentait à la Pace Gallery New York, 14 nouvelles peintures de sa Series Dialogue (avec la couleur), réalisées de 2016 à 2018.
Expositions
Lee Ufan a fait l'objet de nombreuses expositions personnelles à travers le monde : parmi les plus récentes, citons : en 2019, "Habiter le temps", Centre Pompidou-Metz, France, " From Point, From Line", Galerie Kamel Mennour, Paris ; en 2018 'Lee Ufan', Pace Gallery, New York, "Relatum-Stage", Serpentine Galleries, Londres
Expositions passées/Past exhibitions

Haegue Yang

HAEGUE YANG est une artiste contemporaine coréenne, plasticienne, parmi les plus réputées de sa génération. Elle est notamment connue pour son utilisation d'objets du quotidien au sein d'installations sensorielles. Elle utilise divers mediums qui vont du collage à la performance, aux videos, photographies, pièces sonores, installations. Elle s’est plus particulièrement fait connaître par son utilisation de stores vénitiens.
Actualité
La Tate Gallery à Londres a récemment annoncé le projet d’une exposition personnelle de Haegue Yang pour 2020

Haegue Yang présente à la Kukje Gallery à Seoul "When the Year 2000 comes", du 3 Septembre au 17 Novembre 2019

L'artiste participe actuellement à l’exposition de groupe « Homo Faber : Craft in Contemporary Sculpture”, organisée par l’Asia Cultural Center à Gwangju (Corée du Sud) du 5 Septembre 2019 au 2 Février 2020.
Elle participe également à la Biennale d'Istanbul, du 14 Septembre au 10 Novembre 2019

Elle serare présentée par la Kukje Gallery à la FIAC Paris, du 16 au 20 Octobre 2019
L’artiste

Haegue Yang est née en 1971 à Séoul, en Corée du Sud. Elle a obtenu son BFA à la Seoul National University. En 1994 elle part poursuivre ses études en Allemagne, à la Städelschule à Francfort, où elle obtient son MFA (1999). Elle y est enseignante depuis 2017. Elle vit en Allemagne et en Corée du Sud.

Son oeuvre

Depuis les années 1990, Haegue Yang vit une vie nomade, se partageant entre la Corée du Sud, l’Allemagne et ses expositions dans le monde. Ce déracinement constitue la base de sa pratique artistique. Haegue Yang utilise dans son travail des objets du quotidien, des objets industriels et des matériaux plus « pauvres », qu’elle associe parfois de manière éclectique. 

A ses débuts, elle associait les techniques de sculpture classique apprises en Corée, à des références à Georg Herold, son professeur à la Städelschule, ainsi que celles de certains mouvements européens et américains. Elle développait en parallèle sa Serie toujours en cours de Lacquer Paintings et de Hardware Store Collages. Dans les années 2000, Haegue Yang s’est lancée dans la production d’essais vidéo, d'écrits, la photographie, et les performances. En 2006 elle utilise pour la première fois les stores vénitiens et formalise ainsi son intérêt depuis longtemps pour la sculpture cinétique. Elle a alors attiré l’attention sur son travail.

Depuis dix ans, Haegue Yang utilise des objets du quotidien, des éléments artisanaux qui sont devenus son matériau de prédilection, par exemple des plantes en plastique qui poussent sur des rochers, des mannequins de vitrine qui entrent en conversation avec les pièces de vanneries. « Jetant un pont entre deux mondes, Haegue Yang tente l’hybridation entre ce qui, dans chaque culture, fonde les structures symboliques ou narratives ». Au Guggenheim Museum en 2009, dans sa Series of Vulnerable Arrangements -Voice and Wind, elle utilisait à nouveau des stores et des ventilateurs associés au concept de la maison. Au Centre Pompidou à Paris en 2016, elle présentait dans le forum une installation monumentale (12m ht), "Lingering Nous », composée de stores vénitiens suspendus éclairés par des néons. Haegue Yang détourne les stores de leur fonction première en les recomposant de manière abstraite pour leur donner un sens nouveau. Toujours en 2016, à Paris, sous la coupole des Galeries Lafayette, l’artiste remplissait les vitrines des magasins du boulevard Haussmann d’un mélange d’oeuvres emblématiques et quotidiennes pour faire écho aux nouvelles collections Automne-Hiver.

En 2019 à La Panacée – MoCo, à Montpellier, France, Haegue Yang se plongeait dans les cultures occitanes et industrielles locales mais aussi dans l’histoire du lieu, liée à la médecine et à la santé. Elle y ajoutait la biographie de Marguerite Duras qui se fondait avec les œuvres musicales du compositeur coréen Isang Yun, qu’elle intègre très volontiers dans son travail.
À la galerie South London en 2019, elle a pris pour sujet son propre récit politique, notamment dans l'une de ses deux installations sonores. Jusqu’à présent en effet, les travaux de Yang avaient tendance à ne pas aborder la politique de manière explicite, mais plutôt à réinterpréter les récits des autres. La bande sonore avait été enregistrée en avril 2018, lorsque Moon Jae-In, président sud-coréen, et le leader nord-coréen Kim Jong-Un se sont rencontrés dans la zone de sécurité commune de la zone démilitarisée pour un sommet intercoréen.

Expositions
Haegue Yang a déjà eu de nombreuses expositions personnelles, citons les plus récentes : 2019 'Tracing Movement', South London Gallery, Haegue Yang, "
Traversée Chronotopique," La Panacée – MoCo, Montpellier, France (2018 – 2019); Haegue Yang: ETA. 1994–2018, Museum Ludwig, Cologne (2018); Silo of Silence - Clicked Core, KINDL –  Centre for Contemporary Art, Berlin (2017-18) ( suite)

Ji Yo-Sang

JI YO-SANG est un artiste contemporain coréen. Il réalise des peintures à l’encre, tout à fait singulières et puissantes dans leur visuel. L’artiste a déjà vendu plusieurs de ses œuvres dans les grandes sociétés de ventes aux enchères. En 2013, sa peinture 'Solitary' s’est vendue chez Christie's lors du Hong Kong 'Asian Contemporary Art Day Sale' pour 6.449 $. ENG
L'artiste
Ji Yo-Sang est né en 1981. Il a obtenu un MFA en peinture orientale en 2003 et un Ph.D in art studies en 2011 à la Hongik University de Séoul.
Son  œuvre
Les peintures à l’encre de Ji Yo-Sang sont un exercice de précision, capturant la plus petite minutie. Il dessine dans le plus pur style traditionnel de peinture à l’encre tout en intégrant la technique occidentale de ‘chiaroscuro’ (terme artistique italien pour définir le "clair-obscur »). Ses travaux sont tant philosophiques que visuels, « représentant la coexistence du corps et de l’âme, de la matière et de l’idée, de la réalité et de l’imagination ».
Expositions
Ji Yo-Sang a exposé en Asie et dans le reste du monde, de New York au Caire, à Doha.
Parmi ses expositions personnelles, citons : en  2009 Serenity Modern Art Gallery of Hongik College, “Mi-A” Drawings by Ji, Yo-Sang Art Forum Newgate ; en 2005 Serenity – Nothing Leaves Traces on the Water Art Forum Newgate ; en 2004 Serenity – Remain With Eyes Closed Kongpyung Art Center.
Mais Ji Yo-Sang a surtout participé à de nombreuses expositions collectives dont parmi les plus récentes : en 2016, Asia Contemporary Art Show, HK,  Singapore Contemporary Art Show ; en 2014 “Ink & Yan IS’ Gallery Sensitive & Blech Akive Gallery Body and Soul Kim-Po Gallery Revolution of Korean Painting Seoul Museum of Art Finding Faces Shinha Gallery ; en 2013 The Communication of Korea Art Republic of Korean Council in Shanghai, China Korean and Japanese Contemporary Ink,  The 5th Anniversary GuRo Arts Valley Korean and Chinese Youth Art Exhibition ; en 2012 The 18th Contemporary Japanese and Korean Art Kubota Gallery, SOAF The Contemporary Ink in Korean and Chinese Yanji Museum Seoul, Korea Seoul, Shanghai, China Seoul, Korea Bejing, China Tokyo, Japan Seoul, Korea Yanji, China HIAF Hanoi Crown Plaza Hotel Bible and Love Ho Gallery.
Ji Yo-Sang a par ailleurs reçu de nombreux prix : en 2002 le Dong-A Art Award National Museum of Contemporary Art, en 1998  le Dong-A Art Award National Museum of Contemporary Art, en 1997 le Dong-A Art Award National Museum of Contemporary Art, en 1995, The Special Prize Misool-Saegae Grand Art Festival Seoul, Korea Seoul, New York, USA, Qatar Seoul,, Korea Seoul Metropolitan Museum of Art Excellent Prize Seoul, Korea Choon-Choo Grand Art Exhibition Korea Culture and Art Promotion Center.

Kim YunSoo

KIM YUNSOO est une artiste plasticienne coréenne qui travaille le multi média, allant de l’installation à la sculpture, au dessin et à la photo.  ENG
Actualité
Kim Yunsoo participe à Asia Now 2019 à Paris du 16 au 20 Octobre 2019, présentée par la SoSo gallery
L’artiste
Kim YunSoo est née en 1975. Elle est diplômée de la Chungang University of Seoul (MFA Sculpture) (2005). Elle a obtenu plusieurs récompenses : en 2007 ‘Project Space Sarubia Grant for Artists’, en 2005 Korean Culture & Arts Foundation Grant for Young Artists et en 2002 Winner of the Youth Prize (Korea Young Artists Biennale). Elle vit et travaille en Corée du Sud.
Son oeuvre
Le travail de Kim YunSoo pose le questionnement de la trace et de la représentation de l’intériorité par la matière. Son travail est extrêmement délicat.
L’une des œuvres les plus emblématiques de Kim YunSoo est une Series « River of Winds » (2004-2005). Celle-ci consiste en une installation de 54 objets en vinyle posés au ras du sol et inspirés d’empreintes de pas. L’artiste a découpé à la main et superposé plus de 60 feuilles de PVC pour chaque empreinte, transformant les formes originales en une installation de ce qui semble être un paysage en expansion sans fin. Disséminés dans l’espace, des amoncellements de fines plaques bleues translucides composent des paysages abstraits aux escarpements circulaires. Ces ilots translucides évoquent le vent, des rivières, des montagnes ou des nuages suivant la façon dont l’artiste les dispose.
Depuis 1999, Kim YunSoo recueille ainsi les empreintes digitales et les empreintes de pas de ses amis et relations et leur donne une nouvelle dimension inspirée par le monde de la nature. Beaucoup de ses œuvres ressemblent à une vague où une seule empreinte de pied se répercute sur des formes et des contours empilés.
Kim YunSoo explique : « le pied est le point de rencontre entre l’être humain et la nature. Je pense que l’Homme n’est qu’un maillon d’un organisme plus grand dont font partie la terre, la nature, le ciel…  La sagesse de nos ancêtres découlait d’un mode de vie en harmonie avec la nature. Dans la société actuelle, l’intellect a pris le pas sur le rapport à la nature ».
Kim YunSoo utilise des matériaux fragiles et souples. Le carton ondulé permet un jeu de lumière à travers les sillons de l’ondulation. Le vinyle est un matériau translucide qui devient bleuté et profond quand il est superposé. L’artiste découpe les empreintes dans des couches de vinyle de 8mm d’épaisseur puis les superpose. Par la répétition, ces formes de pied au départ précises deviennent progressivement floues jusqu’à disparaître et devenir des paysages. En entassant ces couches une centaine de fois, une couleur bleutée émerge petit à petit. Le bleu et très présent dans le travail de Kim YunSoo. L’artiste explique : « c’est une couleur fugace. Le bleu se reflète dans nos yeux quand on regarde le ciel ou l’eau, mais disparaît quand on s’approche. Même si on tend la main, on ne peut pas le toucher. Si j’imagine une couleur au fond de moi, ce serait le bleu ».
Expositions
Kim YunSoo a déjà eu plusieurs expositions personnelles : en 2017 “A Walk in Whiteness”, Gallery Soso, Seoul ; 2015 “Turn on the Night”, Space Alter Ego ; 2011 “The Bluest scene”, Gallery Soso, Seoul ; 2008 “Ultra Marine - Beyond the Sea”, Project Space, Sarubia, Seoul; 2005 “Desert of Winds”, Gallery DOS, Seoul ; 2003 “Longing for Innocence”, Spacemom Museum of Art, Cheongju, Corée du Sud ; 2001 Yun Soo Kim solo exhibition, Gallery Sagan, Seoul.
En 2004, Special Exhibition “Longing for Innocence” de Kim YunSoo à la Hyundai Window Gallery, Séoul.
Kim YunSoo a participé depuis 2001 à de nombreuses expositions collectives. Citons les plus récentes : 2018  Gallery Soso, Asia Now 2018, 'You and My Time' Kim Yoon Soo et Lee Chang-hoon, écrivain, Fondation culturelle Gyeonggi, Corée du Sud ; 2016 ‘The Edge of Night’, OCI Museum of Art ; 2015 Salon of SEMA, SEMA’s new acquisitions 2014, Seoul Museum of Art ; 2014 Flow, Datz Museum of Art, “Now and Beyond”, Kim YunSoo et Choong Hyun Roh, Nook gallery, Séoul ; 2011 ‘The Bluest scene’, Gallery Soso, Séoul, ‘The Re-Composition of landscape’, Jeju Museum of Art ; 2009 Beginning of New Era, National Museum of Modern and Contemporary Art, Séoul ; 2008 Creation Anatomy - Gyeonggido Museum of Art, Ansan, Corée du Sud.
Kim YunSoo était représentée par la Gallery Soso à ASIA NOW 2018, Paris et Art Paris Art Fair 2016.


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